Rénovations : quels travaux nécessitent un permis au Québec?

Rénovations : quels travaux nécessitent un permis au Québec?

Source : centris.ca

Rénover une propriété est souvent un bon investissement. Cependant, plusieurs propriétaires négligent l’étape de la demande de permis de construction, croyant à tort qu’il n’est pas obligatoire ou que l’entrepreneur qui effectue les travaux s’en occupe. Or, cette autorisation municipale est liée au bâtiment et non à la personne qui exécute les travaux. Ainsi, vous avez la responsabilité d’obtenir un permis même si vous faites appel à un spécialiste.

De plus, les règles varient selon la municipalité et le type d’habitation : unifamiliale, copropriété, chalet ou résidence locative. Rénover sans permis peut entraîner des amendes, compromettre votre assurance ou rendre la vente de votre propriété plus difficile.

Cet article vous explique la différence entre le permis de construction, le certificat d’autorisation et la déclaration de travaux, quand demander un permis de rénovation, ainsi que les démarches, les coûts et les délais à prévoir.

Pourquoi certaines rénovations nécessitent-elles un permis?

Le permis garantit que vos travaux de rénovation résidentielle respectent les normes de sécurité du Code national du bâtiment . Il assure aussi la sécurité des occupants, le respect du zonage municipal et la valeur des propriétés.

Les informations recueillies sont partagées avec différents organismes, comme la Régie du bâtiment du Québec (RBQ), la Commission de la construction du Québec (CCQ) et Revenu Québec . Cela permet au gouvernement de suivre les chantiers de rénovation en cours, tout en favorisant l’équité fiscale et la protection des consommateurs.

Quelle est la différence entre le permis de construction, le certificat d’autorisation et la déclaration de travaux?

Avant de commencer des rénovations résidentielles, il est important de déterminer l’autorisation nécessaire. Les municipalités utilisent généralement trois types d’approbations, selon la nature du projet.

  1. Le permis de construction : il s’applique aux travaux majeurs qui modifient la structure ou la valeur d’une maison, comme une construction neuve, un agrandissement, une transformation importante ou l’ajout d’un bâtiment. Le projet doit respecter les règlements municipaux en vigueur, notamment en matière de lotissement, de zonage et de construction.
  2. Le certificat d’autorisation : il s’applique à des interventions plus ciblées, souvent liées à l’aménagement du terrain ou aux installations extérieures. Il est requis, par exemple, pour un changement d’usage, des travaux d’excavation, la construction d’un cabanon, l’installation d’une piscine ou l’abattage d’un arbre.
  3. La déclaration de travaux : certaines villes l’utilisent pour encadrer des projets mineurs, tels que le remplacement de portes et fenêtres ou d’un revêtement extérieur identique, sans passer par un processus complet de demande de permis. Cette démarche est généralement simple, rapide et sans frais.

Quel est le risque de rénover sans permis?

Rénover sans autorisation peut entraîner diverses conséquences, puisque le permis de construction sert de preuve attestant que vos rénovations respectent les normes en vigueur. Sans ce document, vous risquez une amende pour rénovation sans permis, qui peut varier entre 350 $ et 4 000 $ . La ville peut aussi exiger des correctifs ou la remise en état du bâtiment pour assurer sa sécurité et celle du voisinage en cas d’irrégularités.

L’absence de permis peut aussi avoir un impact sur votre assurance habitation. En cas de sinistre lié à des travaux non déclarés ou non conformes, votre assureur pourrait refuser de couvrir les dommages.

À long terme, un historique de travaux incomplet peut compliquer la revente de votre propriété, en ralentissant l’ inspection préachat et les vérifications notariales. Régulariser la situation après coup n’est pas toujours simple; des frais supplémentaires peuvent s’appliquer, et, dans certains cas, des recours judiciaires peuvent être envisagés.

Trucs et conseils

Avant de rénover, prenez le temps de consulter le portail citoyen de votre municipalité. Plusieurs villes offrent des outils simples pour vous guider vers les démarches et formulaires appropriés selon votre projet.

Les rénovations résidentielles qui nécessitent un permis de construire

Chaque municipalité a ses propres règlements, mais la plupart exigent une autorisation pour tout projet d’ autoconstruction d’une maison ou de rénovation majeure qui touche la structure, l’usage ou la sécurité d’un bâtiment.

Dans certains cas, l’obligation d’obtenir un permis peut aussi dépendre de la valeur des rénovations. À Sherbrooke, par exemple, des travaux peuvent être réalisés sans permis si leur coût est inférieur à 25 000 $, une exception qui ne s’applique pas partout au Québec.

Agrandissement ou modification de la structure de la maison

Tout projet qui modifie l’empreinte au sol, l’intégrité structurale du bâtiment ou l’usage d’une pièce nécessite un permis de construction. Cela inclut :

  • Un agrandissement
  • La construction d’un étage
  • La modification des murs porteurs
  • La transformation d’un escalier intérieur
  • La construction d’un garage attaché à la maison
  • L’ajout d’une mezzanine ou d’une chambre
  • L’installation d’une cheminée ou d’un foyer intérieur

Pour bien préparer ce type de projet, consultez nos articles Planifier son agrandissement de maison : options et étapes clés et 8 conseils pour un projet d’agrandissement réussi .

Modification extérieure de la propriété

Certains travaux extérieurs nécessitent une autorisation, même s’ils ne modifient pas la structure du bâtiment. Ça peut être le cas si vous souhaitez :

  • Refaire votre toiture avec un nouveau type de revêtement
  • Modifier les dimensions des portes et fenêtres
  • Construire une galerie, une terrasse
  • Agrandir un balcon existant
  • Remplacer un escalier ou des rampes
  • Installer une piscine ou un spa de plus de 2 000 litres
  • Construire un cabanon

Modification de la plomberie ou de l’électricité

Les travaux de plomberie et d’électricité doivent généralement être approuvés, même s’ils semblent mineurs. Par exemple, refaire une partie de la plomberie d’une maison ou déplacer une installation existante – une douche, un bain, une toilette ou un robinet – nécessite une autorisation pour s’assurer que ces travaux respectent les normes du Code du bâtiment.

Ajout d’un logement ou d’une chambre en location

Vous voulez convertir un sous-sol en logement ou un duplex en unifamiliale? Les changements d’usage sont soumis à une réglementation stricte. Ainsi, l’ajout d’une unité d’habitation autonome ou la reconfiguration d’un espace nécessite un permis.

Trucs et conseils

Ne vous fiez pas uniquement à la valeur des travaux pour déterminer si un permis est requis, car même une rénovation mineure peut nécessiter un certificat d’autorisation. En cas de doute, communiquez avec le service de l’urbanisme de votre municipalité.

Les rénovations qui ne nécessitent généralement pas de permis

La plupart des travaux esthétiques ou d’entretien courant peuvent être réalisés sans permis, puisqu’ils ne sont pas considérés comme des travaux de construction au sens de la Loi sur le bâtiment . Cela dit, la réglementation dépend toujours de la municipalité : une vérification rapide sur le site web de votre ville demeure la meilleure pratique avant d’entreprendre des travaux.

Travaux mineurs

Si votre projet vise surtout à rafraîchir votre propriété, vous pouvez probablement rénover sans permis. La rénovation d’une cuisine ou d’une salle de bain, par exemple, est souvent exemptée tant qu’elle ne touche pas aux murs porteurs ni à la configuration de la plomberie. Même chose pour le changement d’armoires de cuisine, de la vanité de la salle de bain ou la modernisation des surfaces .

Voici d’autres exemples de rénovations intérieures généralement autorisées sans permis :

  • Peinture et décoration intérieure
  • Changement de revêtements de plancher
  • Remplacement d’un robinet ou d’un luminaire
  • Petites réparations de plâtrage et de menuiserie
  • Remplacement de portes intérieures
  • Aménagement paysager, incluant clôture et haie
  • Installation d’une thermopompe ou d’un climatiseur

Travaux extérieurs

La règle d’or est souvent le remplacement « à l’identique ». Tant que les travaux extérieurs ne modifient ni l’apparence ni la structure du bâtiment, aucune autorisation n’est généralement requise.

Beaucoup de propriétaires se demandent : faut-il un permis pour changer des fenêtres? Non, si vous installez des modèles de mêmes dimensions dans les ouvertures existantes. Il en va de même pour une toiture refaite avec un matériau identique, sans modification à la structure.

Trucs et conseils

Ce n’est pas parce que la ville n’exige pas de permis que l’entrepreneur que vous embauchez n’a pas besoin d’une licence de la RBQ . Saviez-vous que si un ami ou un membre de votre famille vous aide dans vos travaux et en retire un avantage ou un gain (par exemple, vous lui promettez vos vieilles armoires pour qu’il les revende), il peut être considéré comme un entrepreneur et doit détenir une licence? Consultez le site du gouvernement avant de vous lancer!

Comment demander un permis?

Formuler une demande de permis repose sur une bonne préparation. Bien que chaque ville possède ses propres outils – plusieurs d’entre elles ont maintenant des portails en ligne –, la démarche suit généralement un parcours similaire. Dans tous les cas, vous devrez présenter un dossier détaillé décrivant votre projet; un dossier incomplet peut entraîner des délais ou un refus.

Documents à fournir pour une demande de permis

Pour être analysée, votre demande doit démontrer que le projet respecte la réglementation en vigueur. Voici les documents les plus couramment exigés :

  • Certificat de localisation : permet de vérifier les distances avec les limites de terrain et les servitudes.
  • Plans et devis : les plans de construction, les croquis et la description des matériaux utilisés sont requis.
  • Photographies du bâtiment actuel : souvent demandées pour divers projets de rénovation, comme le changement du revêtement extérieur ou de nouvelles portes et fenêtres de tailles différentes.
  • Contrat de l’entrepreneur : certaines municipalités exigent une copie du contrat et le numéro de licence RBQ.

Principales étapes d’une demande de permis

Voici le déroulement typique d’une demande de permis de construction :

  • Validation du projet auprès de la municipalité : une première consultation avec le service de l’urbanisme permet de confirmer la faisabilité du projet et d’éviter des ajustements coûteux.
  • Dépôt de la demande et paiement des frais : le dossier est soumis avec les documents requis. Le traitement de la demande débute uniquement lorsque la municipalité le considère complet.
  • Analyse de conformité : un inspecteur ou un urbaniste évalue votre projet afin de s’assurer qu’il respecte les règlements municipaux et les normes de sécurité.
  • Affichage du permis : une fois obtenu, le permis doit être affiché sur le chantier. Cette étape officialise le début des travaux et facilite les inspections.

Combien coûte un permis de construction?

Au Québec, le prix d’un permis de construction n’est pas fixe : il varie selon la municipalité, la nature du projet et la valeur des travaux. Pour une rénovation résidentielle, le coût de base commence généralement entre 75 $ et 275 $, montant auquel s’ajoute souvent un supplément proportionnel à la valeur du projet. S’il s’agit d’une construction neuve, la tarification est souvent nettement plus élevée et dépasse fréquemment les 700 $.

Dans plusieurs localités, la demande de permis de construction implique des frais d’ouverture de dossier non remboursables. Ceux-ci sont habituellement déduits du coût total du permis, s’il est approuvé. Pour obtenir une estimation juste, consultez votre service d’urbanisme.

Coût moyen d’un permis de construction selon la ville

Ville

Coût de base

Supplément par tranche de 1 000 $ (valeur des travaux)

Sherbrooke

254 $

5,00 $

Laval

92 $

2,50 $

Montréal

167,40 $

9,80 $

Québec

275 $

50,00 $(par tranche de 100 000 $)

Longueuil

150 $

N/A

Saint-Jean-sur-Richelieu

75 $

1,50 $

Drummonville

150 $

N/A

Quel est le délai moyen d’obtention d’un permis?

Le délai pour obtenir un permis de construction au Québec varie également d’une ville à l’autre et selon la nature des travaux. En général, on doit prévoir entre 30 et 60 jours pour recevoir une autorisation. Dans le cas de projets plus complexes, ce délai peut s’étendre jusqu’à six mois.

Plusieurs facteurs peuvent influencer la période de traitement. D’abord, la période de l’année joue un rôle important. Puisque le printemps et l’été sont des périodes très achalandées, déposer une demande en hiver peut parfois accélérer le processus.

L’absence d’un document – comme un plan d’architecte ou un certificat de localisation – peut aussi retarder l’analyse de plusieurs semaines. Enfin, certains projets nécessitent des étapes supplémentaires, comme une dérogation mineure ou une approbation du Comité consultatif d’urbanisme (CCU).

Permis de construction : l’essentiel à retenir avant de rénover au Québec

En résumé, le permis de construction et le certificat d’autorisation ne doivent pas être vus comme de simples formalités administratives, mais plutôt comme des outils qui encadrent vos travaux et protègent votre investissement.

Avant d’entreprendre des rénovations, mieux vaut vérifier les exigences de votre municipalité, ce qui peut vous éviter des conséquences importantes sur le plan financier et lors de la revente de votre propriété.

Même si certaines rénovations intérieures offrent plus de liberté, chaque projet mérite d’être évalué avec attention. En respectant les règles en vigueur dès le départ et en formulant une demande de permis de construction lorsque nécessaire, vous vous assurez une rénovation résidentielle conforme et sécuritaire.

Foire aux questions

1. Est-ce qu’un permis est requis pour effectuer des travaux d’entretien?

En règle générale, les travaux d’entretien et les réparations mineures (peinture, revêtement de sol, changement de luminaire, etc.) n’exigent pas de permis de construction, car ils visent à maintenir l’état d’origine du bâtiment sans en modifier la structure ou l’usage.

2. La démarche pour obtenir un permis est-elle la même pour une maison patrimoniale?

Les bâtiments patrimoniaux sont protégés en raison de leur valeur culturelle, historique ou archéologique. Lors d’un projet les touchant, l’autorisation de construction ou de rénovation relève du ministère de la Culture et des Communications .

3. Existe-t-il des subventions pour les rénovations?

Oui, il existe plusieurs programmes et subventions pour alléger vos coûts, surtout pour les projets d’efficacité énergétique. Au Québec, le programme Rénoclimat offre des subventions pour l’isolation et l’étanchéité, tandis que LogisVert d’Hydro-Québec propose des remises pour l’installation de thermopompes. Certaines municipalités offrent également des crédits de taxes pour la rénovation résidentielle.

Source : centris.ca

Inspection de maison : 10 mythes à déconstruire avant l’achat

Source: centris.ca

L’achat d’une propriété représente souvent l’investissement d’une vie. Malgré cela, plusieurs futurs acheteurs entretiennent encore des perceptions erronées au sujet de l’inspection préachat. Certains croient que celle-ci est inutile ou superflue, alors qu’elle s’inscrit parmi les étapes déterminantes d’un projet immobilier, permettant de déceler des problèmes potentiels et d’obtenir un portrait plus juste de l’état d’un bâtiment.

Comme le rappellent les ressources gouvernementales en matière de protection du consommateur, l’inspection constitue un outil clé pour prendre une décision éclairée. Dans un marché immobilier où chaque décision peut avoir des répercussions importantes, il devient essentiel de départager les mythes et les réalités.

Mythe 1 : L’inspection préachat est obligatoire au Québec
Contrairement à une croyance répandue, l’inspection préachat n’est généralement pas obligatoire au Québec. Dans certains cas, toutefois, une institution financière peut l’exiger, notamment si la propriété présente des particularités ou si elle a un certain âge.

Dans tous les cas, elle demeure fortement recommandée. Elle permet notamment de :

  • Mieux comprendre l’état du bâtiment;
  • Repérer des problèmes potentiels;
  • Éviter des dépenses imprévues.

Dans un marché très compétitif, certains acheteurs peuvent être tentés de renoncer à cette condition pour rendre leur promesse d’achat plus attrayante. Cette décision augmente toutefois le risque de découvrir, après coup, des problèmes coûteux ou complexes.

Par ailleurs, le cadre réglementaire évolue : certaines mesures visent à rendre l’inspection obligatoire pour les bâtiments résidentiels de 25 ans et plus.

Mythe 2 : Une maison neuve ou un condo n’a pas besoin d’inspection
Même une propriété récente peut présenter des défauts qui ne sont pas visibles au premier coup d’œil.

Nouvelles constructions
L’inspection préréception, prévue dans la garantie de construction résidentielle (GCR), permet de vérifier l’état du bâtiment avant la remise des clés. Elle vise surtout à repérer les défauts apparents et les travaux à corriger.

Elle ne remplace toutefois pas une inspection préachat indépendante, plus complète. Certaines malfaçons ou installations inadéquates peuvent passer inaperçues, et même des constructions neuves peuvent faire l’objet d’avis de correction de la part de la Régie du bâtiment du Québec lorsqu’elles ne respectent pas les normes en vigueur.

Condos
Dans le cas d’un condo, l’inspection ne devrait pas se limiter à l’unité. Elle gagne à inclure :

  • Les composantes visibles du logement;
  • Les parties communes;
  • Les documents de copropriété.

Ces vérifications permettent d’anticiper d’éventuels travaux ou frais à venir. Pour approfondir, il peut être utile de consulter les éléments à vérifier avant d’acheter un condo.

Mythe 3 : N’importe qui peut faire une inspection préachat
C’est faux. Une inspection préachat exige des compétences techniques et le respect de critères précis. Cela suppose aussi une formation adaptée et une bonne connaissance du bâtiment, de ses composantes et des normes applicables.

Selon les bonnes pratiques du secteur, une inspection devrait notamment répondre à quatre exigences :

  • Une assurance responsabilité professionnelle;
  • Une convention de service précisant la portée de l’inspection;
  • Le respect d’une norme de pratique reconnue;
  • La remise d’un rapport écrit détaillé.

Ces éléments permettent de s’assurer que l’inspection de la maison est réalisée de façon rigoureuse et conforme aux standards de l’industrie.

La profession est d’ailleurs en voie d’être mieux encadrée, notamment à la suite de nouvelles mesures réglementaires, avec une certification obligatoire prévue d’ici 2027. D’ici là, il est recommandé de vérifier si l’inspecteur est inscrit dans un registre officiel ou membre d’une association reconnue, comme l’Association des inspecteurs en bâtiments du Québec (AIBQ), qui regroupe des inspecteurs à travers la province.

Mythe 4 : L’inspection peut nuire à la vente d’une propriété
L’inspection préachat ne vise pas à faire échouer une transaction, mais à protéger les acheteurs.

Dans le cadre d’une promesse d’achat, l’inspection constitue une condition importante. Pour se désister, il ne suffit pas de relever un défaut mineur : le problème doit être suffisamment important pour influencer la décision d’achat ou le prix offert. Des délais précis doivent également être respectés pour transmettre un avis écrit au vendeur.

Selon la nature des constats, les suites possibles varient : il peut s’agir de poursuivre la transaction telle quelle, de renégocier certaines conditions ou, dans les cas plus sérieux, de se retirer de la promesse d’achat.

Les constats du rapport peuvent ainsi mener à formuler une contre-proposition afin de tenir compte des travaux à prévoir.

Mythe 5 : La déclaration du vendeur remplace l’inspection
La déclaration du vendeur repose sur les connaissances et la bonne foi du propriétaire. Elle peut contenir des informations utiles, mais elle demeure limitée par ce que la personne connaît – ou croit connaître – de sa propriété.

L’inspection préachat, quant à elle, apporte un regard objectif et professionnel sur l’état du bâtiment. Elle permet de relever des indices, de poser des constats et, au besoin, de recommander des vérifications plus approfondies. C’est donc un complément essentiel, et non un substitut.

Un autre élément souvent méconnu concerne la notion d’acheteur prudent et diligent. En cas de vice caché, il est généralement nécessaire de démontrer que toutes les vérifications raisonnables ont été effectuées avant l’achat. Omettre de faire inspecter une maison peut ainsi compliquer un recours éventuel.

Mythe 6 : L’inspection garantit la détection de tous les vices cachés
C’est une attente fréquente, mais irréaliste. L’inspection d’une maison avant achat repose avant tout sur un examen visuel des composantes accessibles du bâtiment. Autrement dit, un vice caché, par définition dissimulé, peut ne présenter aucun signe visible au moment de l’inspection. Le rapport d’inspection permet plutôt de relever des indices, d’identifier des anomalies et, au besoin, de recommander des expertises supplémentaires.

Dans certains cas, l’intervention d’un spécialiste peut être nécessaire pour approfondir un doute, par exemple en présence de signes liés à l’humidité, à la structure ou à des matériaux problématiques, comme la pyrite.

Ainsi, même si une inspection préachat est une étape essentielle, elle ne constitue pas une garantie absolue contre les vices cachés. Il est donc important de mieux comprendre comment les repérer et s’en protéger et de connaître les vices cachés les plus courants.

Mythe 7 : Le rapport d’inspection est une perte de temps et d’argent
Perçue comme une dépense, l’inspection d’une maison avant achat s’avère plutôt un investissement. Le rapport d’inspection fournit des éléments concrets qui permettent d’agir avant de s’engager pleinement, notamment en s’y appuyant pour les négociations.

Il peut notamment servir à :

  • Demander des correctifs;
  • Ajuster le prix d’achat;
  • Planifier un budget de rénovation réaliste.

Le prix pour une inspection de maison se situe généralement autour de 750 $ à 850 $ pour une résidence unifamiliale, selon ses caractéristiques. Comparativement, certaines réparations majeures peuvent représenter des coûts dans les cinq, voire six chiffres.

Mythe 8 : L’inspection est inutile pour une vente sans garantie légale
C’est plutôt l’inverse. Lorsqu’il est question d’acheter sans garantie légale, l’acheteur assume une plus grande part de responsabilité, avec des recours plus limités en cas de problème.

Dans ce contexte, l’inspection préachat devient une étape clé pour documenter l’état du bâtiment avant l’achat et mieux cerner les risques réels, notamment en mettant en lumière des éléments qui pourraient autrement passer inaperçus.

Une vente sans garantie légale demande d’ailleurs une vigilance accrue, particulièrement dans certaines situations plus à risque, comme :

  • Une succession;
  • Une reprise bancaire;
  • Un immeuble à démolir;
  • Un changement d’usage prévu.

L’inspection permet surtout d’aborder la transaction en connaissance de cause, sans avancer à l’aveugle dans un contexte où les protections sont limitées.

Mythe 9 : L’inspecteur vérifie tout, même la piscine et le spa
L’inspection préachat vise principalement les composantes du bâtiment lui-même, comme la structure, la toiture, la plomberie ou les systèmes électriques.

Certains éléments ou équipements, comme une piscine, un spa ou des installations spécialisées, ne font généralement pas partie de l’inspection standard. Ils peuvent nécessiter une vérification distincte par un spécialiste, selon leur nature et leur état. Des organismes comme l’APCHQ permettent notamment de trouver des professionnels qualifiés selon le type d’inspection ou d’expertise requis.

De plus, certaines conditions peuvent limiter la portée de l’inspection. Une composante difficilement accessible, ou encore une toiture recouverte de neige, ne pourra pas être évaluée adéquatement au moment de la visite.

Mythe 10 : L’inspecteur tranchera si vous devez acheter ou non
C’est une attente fréquente, mais qui ne correspond pas à son rôle. L’inspecteur en bâtiment n’est pas un conseiller immobilier : il ne recommande pas d’acheter ou non une propriété.

Son mandat consiste plutôt à dresser un portrait objectif de l’état physique visible du bâtiment et à signaler les éléments à surveiller ou à faire vérifier. La décision finale revient toujours aux acheteurs, en fonction de leur tolérance au risque et de leur projet.

Le courtier immobilier peut ensuite aider à interpréter ces constats dans le cadre de la transaction, notamment pour orienter la suite des démarches. Il a d’ailleurs une obligation de conseil envers les parties, ce qui inclut de les guider adéquatement à la lumière des résultats de l’inspection.

Protégez votre investissement avec l’inspection préachat
En revisitant ces mythes, on réalise surtout que l’inspection de maison est souvent mal comprise. Ni superflue ni infaillible, elle constitue une étape clé pour éclairer une décision qui ne devrait jamais reposer sur une simple impression.

Prêt à passer à l’étape suivante? Parcourez les propriétés à vendre ou entourez-vous d’un courtier immobilier pour avancer avec confiance dans votre projet.

FAQ
1. Combien de temps dure une inspection de maison?

Une inspection de maison dure généralement entre deux et trois heures, selon la taille, l’âge et l’état de la propriété.

2. Est-ce que l’acheteur et les vendeurs sont présents durant l’inspection?

Il est recommandé que la personne qui achète soit présente. Le vendeur est généralement absent, à moins d’une entente contraire.

3. Combien coûte une inspection de maison?

Le prix d’une inspection de maison se situe généralement entre 750 $ et 850 $, selon le type de propriété, sa superficie et la région.

Source: centris.ca

Comment faire une offre d’achat sur une maison?

Source: Centris.ca

Lorsque vous trouvez enfin la propriété qui vous plaît, l’étape suivante consiste à déposer une offre d’achat. Encadrée par la Loi sur le courtage immobilier, l’offre d’achat signifie au vendeur votre intention d’acquérir son bien immobilier en définissant les conditions de la transaction. Cette procédure s’inscrit dans un processus plus large qui est détaillé dans notre Guide complet : comment acheter une maison en 12 étapes .

  1. Qu’est-ce qu’une offre d’achat?
  2. Où obtenir un modèle de promesse d’achat?
  3. Que contient une offre d’achat?
  4. Les clauses conditionnelles les plus courantes d’une offre d’achat
  5. Particularités de l’offre d’achat selon le type de bâtiment
  6. Peut-on annuler une promesse d’achat?
  7. Que faire si le vendeur fait une contre-proposition?
  8. Offre d’achat : les points essentiels à retenir
  9. Foire aux questions

Dans cet article, vous découvrirez comment proposer une offre d’achat sur une maison. Nous aborderons les formulaires requis, les clauses et conditions, les obligations des deux parties, le processus de contre-offre et les options d’annulation de l’offre. Ce guide pratique vous aidera à naviguer avec succès dans ce moment clé.

Qu’est-ce qu’une offre d’achat?

Une offre d’achat , aussi appelée promesse d’achat , est un contrat par lequel un acheteur propose d’acquérir une propriété à certaines conditions.

La promesse d’achat précise notamment le prix offert, les délais, les conditions de financement et d’inspection, ainsi que les différentes modalités de la transaction. Une fois acceptée par le vendeur, l’offre d’achat lie les deux parties jusqu’à la signature de l’acte de vente chez le notaire, sauf si certaines conditions ne sont pas respectées.

Où obtenir un modèle de promesse d’achat?

Au Québec, les courtiers immobiliers utilisent des formulaires de l’ Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) . Ceux-ci permettent de structurer la transaction et de s’assurer que toutes les informations essentielles à la protection des deux parties sont inscrites.

Il existe différents modèles de promesse d’achat selon le type de propriété : maison unifamiliale , condo, immeuble multilogement ou terrain. Les modèles de promesse d’achat en PDF sont mis en exemple sur le site web de l’OACIQ.

Que contient une offre d’achat?

Pour que la promesse d’achat soit valide, elle doit inclure plusieurs informations importantes sur la propriété, les modalités de paiement et les conditions de la vente. Le formulaire de promesse d’achat comprend aussi différentes clauses qui précisent les obligations de l’acheteur et du vendeur. Votre courtier immobilier prendra le temps de vous les expliquer avant la signature.

L’identification des parties

Le formulaire de promesse d’achat doit identifier clairement les parties impliquées dans la transaction. On y inscrit généralement :

  • Le nom complet de l’acheteur et du vendeur
  • Leur adresse
  • Leur numéro de téléphone, ainsi que leur adresse courriel (si disponible)

La désignation de la propriété

L’offre d’achat doit décrire précisément l’immeuble visé, incluant :

  • L’adresse de la propriété
  • La désignation cadastrale
  • Les dimensions et la superficie du terrain

Certaines particularités s’appliquent aux copropriétés par indivision, aux copropriétés divises et aux immeubles à revenus.

Le prix offert et l’acompte

La promesse d’achat indique le prix proposé par l’acheteur pour acquérir la propriété et prévoit un acompte sur le prix d’achat , recommandé afin de démontrer le sérieux de l’acheteur. Le formulaire précise alors :

  • Le montant de l’acompte
  • La façon dont il sera versé
  • Ce qu’il adviendra de cette somme si la transaction est annulée

L’acompte doit être déposé dans un compte en fidéicommis et y est conservé jusqu’à la signature de l’acte de vente chez le notaire.

Dans le cas d’une propriété assujettie à la TPS et à la TVQ, on y mentionne aussi la proportion de taxes.

Les modalités de paiement

La promesse d’achat précise également comment l’acheteur prévoit de payer la propriété. On y retrouve :

Ces informations permettent au vendeur d’évaluer la capacité financière de l’acheteur.

Les délais importants

L’offre d’achat prévoit plusieurs échéances, par exemple :

  • Le délai de réponse accordé au vendeur
  • La date d’occupation de la propriété
  • Les délais pour réaliser les conditions prévues (inspection, financement, etc.)
  • La date de signature de l’acte de vente chez le notaire

Ces délais structurent le processus et permettent aux différentes parties – acheteur, vendeur, institution financière et notaire – d’organiser la transaction immobilière. À titre informatif, le délai de réponse à une promesse d’achat est généralement de 24 à 72 heures. Toutefois, dans un marché actif, ce délai est souvent beaucoup plus court et peut varier de quelques heures à 24 heures, notamment en situation d’offres multiples.

Les inclusions et les exclusions

Une promesse d’achat précise aussi ce qui est inclus dans la vente , comme :

  • Les électroménagers
  • Les luminaires
  • Les habillages de fenêtres
  • Certains équipements extérieurs

Cette section indique également ce qui est exclu et vise à éviter les malentendus entre l’acheteur et le vendeur.

La garantie légale

L’offre d’achat précise si la propriété est vendue avec ou sans garantie légale . Pour faire ce choix, l’acheteur peut s’appuyer sur les renseignements fournis dans la déclaration du vendeur , qui décrit l’état de la propriété et les problèmes connus.

Les conditions

La promesse d’achat inclut généralement des conditions, telles que l’inspection ou l’obtention du financement. On parle alors de promesse d’achat conditionnelle .

Ces conditions doivent être réalisées dans les délais prévus pour que la transaction puisse aller de l’avant. Si elles ne sont pas réalisées ou levées dans les délais, la promesse d’achat peut devenir caduque, à moins d’une entente entre les parties.

À l’inverse, une promesse d’achat sans conditions engage les parties de façon ferme. L’acheteur et le vendeur sont alors tenus de conclure la transaction, même si un problème est découvert par la suite, par exemple lors d’une inspection , à moins d’une entente commune.

Trucs et conseils
Déposer une promesse d’achat constitue un engagement sérieux. Les parties doivent agir de bonne foi et respecter les conditions et les délais prévus afin de mener la transaction à terme.

Les clauses conditionnelles les plus courantes d’une offre d’achat

Voici les clauses conditionnelles les plus courantes que l’on retrouve dans une offre d’achat. Elles sont généralement proposées par l’acheteur, puis négociées avec le vendeur, et peuvent varier selon le type de bâtiment et les particularités de la propriété.

Offre d’achat conditionnelle au financement

Une offre d’achat conditionnelle au financement permet à l’acheteur de confirmer qu’il peut obtenir un prêt hypothécaire qui respecte les conditions prévues, comme le montant du prêt, le taux d’intérêt et la durée de l’amortissement.

Il dispose généralement d’un délai pour obtenir une confirmation de financement, souvent autour de quelques jours à deux semaines, selon l’entente entre les parties.

Promesse d’achat conditionnelle à l’inspection

Une promesse d’achat conditionnelle à l’inspection permet à l’acheteur de faire inspecter la propriété par un inspecteur en bâtiment afin d’en vérifier l’état général et de déceler d’éventuels problèmes avant de finaliser la transaction.

Si l’inspection révèle des défauts majeurs pouvant diminuer la valeur de la propriété ou entraîner des dépenses considérables, l’acheteur peut retirer son offre. Les défauts observés doivent toutefois ne pas avoir été divulgués avant la rédaction de la promesse d’achat et être significatifs, c’est-à-dire suffisamment sérieux pour affecter la valeur ou l’intégrité de la propriété. Cela peut concerner, par exemple, une problématique structurelle ou un défaut majeur du système électrique ou de la toiture.

En général, le délai pour réaliser une inspection préachat est de 7 à 10 jours, mais il peut varier selon l’entente prévue dans la promesse d’achat.

Offre d’achat conditionnelle à la vente de la maison de l’acheteur

Dans plusieurs cas, l’acheteur doit vendre sa propriété actuelle afin de pouvoir en acquérir une nouvelle. Il présente alors une promesse d’achat conditionnelle à la vente de sa propriété.

Dans ce contexte, il est fréquent qu’une clause soit ajoutée afin de permettre au vendeur de continuer à recevoir d’autres offres pendant que l’acheteur tente de vendre sa propriété. Si une autre offre est acceptée, l’acheteur dispose alors d’un délai déterminé (72 heures) pour lever sa condition de vente ou se retirer de la transaction.

Offre d’achat conditionnelle à l’examen de documents

Une promesse d’achat conditionnelle peut aussi prévoir une clause permettant à l’acheteur d’examiner certains documents avant de confirmer la transaction, comme :

  • Rapport d’expertise
  • Les documents de copropriété
  • Les baux en vigueur

Si les documents ne sont pas disponibles ou s’ils révèlent un élément problématique – par exemple des changements au zonage non divulgués, des irrégularités dans la gestion de la copropriété ou une prime d’assurance élevée –, l’acheteur pourrait, selon les conditions prévues à la promesse d’achat, se prévaloir de celles-ci pour se retirer ou renégocier.

Les délais et modalités varient selon l’entente entre les parties, et le courtier est là pour conseiller l’acheteur dans l’analyse de la situation et des options disponibles.

Particularités de l’offre d’achat selon le type de bâtiment

Le contenu d’une offre d’achat peut varier selon le type de propriété. Les clauses à inclure, les documents à vérifier et parfois même le type de formulaire utilisé varient pour l’achat d’un condo, d’une maison neuve ou d’un immeuble à revenus.

Copropriété divise

La promesse d’achat d’une unité en copropriété divise comprend généralement une clause permettant à l’acheteur d’examiner les documents de la copropriété, tels que la déclaration de copropriété, les états financiers du syndicat, le budget prévisionnel, le carnet d’entretien de l’immeuble et autres documents pertinents.

Cet examen permet à l’acheteur de mieux comprendre la situation financière et administrative de la copropriété, ainsi que les obligations qui y sont liées. Le courtier peut alors l’accompagner dans l’analyse de ces documents afin de prendre une décision éclairée.

Copropriété indivise

La copropriété indivise présente certaines particularités, notamment en matière de financement. Une mise de fonds minimale de 20 % est généralement requise, et les options de financement sont plus limitées. En pratique, seules certaines institutions financières offrent ce type de prêt.

L’acheteur doit aussi examiner la convention d’indivision, puisque ce type de propriété prévoit souvent un droit de préemption donnant aux autres copropriétaires la priorité pour acheter une part indivise mise en vente.

Propriété neuve

Le cadre juridique pour l’ achat d’une maison neuve ou d’une propriété vendue sur plan par un constructeur est différent. Plutôt qu’une promesse d’achat, les parties signent un contrat préliminaire , comme l’exige le Code civil du Québec.

Les constructeurs titulaires d’une licence de la Régie du bâtiment du Québec utilisent généralement le modèle de contrat préliminaire de copropriété divise résidentielle de la Garantie de construction résidentielle (GCR) . Ce document précise le plan de garantie applicable et prévoit un délai de résolution de 10 jours permettant à l’acheteur de se retirer du contrat après la signature.

Propriété multilogement

Une offre d’ achat d’un plex ou d’un multilogement comporte souvent des clauses liées aux revenus locatifs de l’immeuble. L’acheteur peut notamment demander à vérifier les baux en vigueur, les avis d’augmentation transmis aux locataires et l’état des loyers. Certaines clauses prévoient aussi l’examen des revenus et dépenses de l’immeuble afin d’évaluer sa rentabilité.

Peut-on annuler une promesse d’achat?

La possibilité d’annulation d’une promesse d’achat dépend des conditions prévues dans le document et du moment où le désistement survient.

Avant que l’offre d’achat soit acceptée

1. Propriété neuve

Dans le cas d’un achat auprès d’un constructeur, le Code civil du Québec prévoit un droit de dédit. L’acheteur dispose alors d’un délai de 10 jours pour annuler le contrat préliminaire. Le constructeur peut toutefois prévoir une pénalité pour l’annulation de la vente de la maison ne dépassant pas 0,5 % de son prix.

2. Propriété usagée

Pour une propriété existante, la possibilité de retirer une promesse d’achat dépend du moment où elle est acceptée.

Tant que le vendeur ne l’a pas acceptée, l’acheteur peut généralement la retirer. Toutefois, si un délai de réponse est prévu, la promesse d’achat demeure valide pendant cette période et ne peut pas être retirée une fois qu’elle a été reçue par le vendeur.

Une fois acceptée, la promesse d’achat devient un engagement. Les parties ne peuvent alors s’en dégager que selon les conditions prévues ou d’un commun accord.

Une fois l’offre d’achat acceptée

Une fois la promesse d’achat acceptée, l’acheteur ne peut plus se retirer simplement par changement d’idée. Il est tenu de conclure la transaction et pourrait être poursuivi pour une promesse d’achat annulée, notamment pour dommages-intérêts ou en passation de titre. L’acheteur pourrait se dégager de la promesse d’achat si les conditions prévues ne sont pas remplies, conformément aux modalités qui y sont indiquées.

Une autre possibilité consiste en une résiliation à l’amiable, lorsque l’acheteur et le vendeur acceptent de mettre fin à la promesse d’achat par une entente écrite d’un commun accord.

Les obligations du vendeur

Une fois l’offre acceptée, le vendeur a certaines obligations. Il doit notamment remettre l’immeuble dans l’état où il se trouvait au moment de l’acceptation de l’offre, ce qu’on appelle l’obligation de délivrance. Il doit également fournir certains documents à l’acheteur, comme les titres de propriété, le certificat de localisation et toute déclaration pertinente.

Par ailleurs, l’acceptation de la promesse d’achat crée une exclusivité transactionnelle. Le vendeur ne peut plus vendre la propriété à un autre acheteur, sauf dans certaines situations particulières. Par exemple, lorsque la promesse d’achat est conditionnelle à la vente de la propriété de l’acheteur, une clause peut permettre au vendeur de continuer à recevoir d’autres offres. Si une autre offre est acceptée, l’acheteur dispose alors d’un délai pour lever sa condition ou se retirer.

Que faire si le vendeur fait une contre-proposition?

Lorsqu’il reçoit une offre d’achat, le vendeur a trois options : l’accepter, la refuser ou présenter une contre-offre , aussi appelée contre-proposition. Cette dernière consiste à modifier certains éléments de l’offre initiale et doit être faite par écrit à l’aide du formulaire de courtage prévu à cet effet afin d’assurer la clarté de la négociation.

La contre-offre peut porter sur différents aspects de la transaction : prix de vente, date d’occupation, inclusions et exclusions, conditions liées au financement ou à l’inspection. Comme pour l’offre d’achat, un délai de réponse est prévu. Pendant ce temps, l’autre partie peut accepter la contre-offre, la refuser ou présenter une nouvelle contre-proposition.

Lorsqu’une contre-offre est déposée, elle constitue une nouvelle proposition qui reprend et modifie certains éléments de l’offre initiale. La négociation se poursuit alors sur cette base jusqu’à ce qu’une entente finale soit acceptée par les deux parties.

Offre d’achat : les points essentiels à retenir

Le dépôt d’offre d’achat est un moment clé de toute transaction immobilière. Bien rédigée, elle précise les conditions de la transaction, protège les intérêts des deux parties et encadre leurs engagements.

Maintenant que vous avez constaté la complexité de cette étape — entre la précision des clauses conditionnelles et la difficulté de revenir en arrière une fois le document déposé — l’importance d’un accompagnement professionnel prend tout son sens. Le courtier immobilier est le meilleur allié pour guider, conseiller et s’assurer que chaque détail technique et légal est pris en compte afin de sécuriser la transaction.

Prêt à passer à l’action? Découvrez les propriétés disponibles sur Centris.ca pour trouver la maison, le condo ou le plex qui correspond à vos critères.

Foire aux questions

1. Peut-on présenter plusieurs offres d’achat en même temps?

Oui, mais cela comporte des risques. Chaque promesse d’achat est un engagement contractuel : si plusieurs vendeurs acceptent votre promesse d’achat, vous pourriez être tenu d’acheter plus d’une propriété.

Ce type de situation doit être évité ou encadré avec prudence. Le courtier pourra conseiller l’acheteur sur les options possibles afin de limiter les risques.

2. Une offre d’achat verbale est-elle valide?

En droit civil, une offre d’achat peut être verbale . Toutefois, en pratique, dans le cadre d’une transaction immobilière avec un courtier, la promesse d’achat doit être formulée par écrit à l’aide des formulaires prévus à cet effet . Cela permet d’assurer une preuve claire des conditions convenues et de protéger les parties.

3. Qu’est-ce qu’une offre d’achat de second rang?

Une offre d’achat de second rang est une promesse d’achat placée « en attente » sur une propriété déjà sous promesse acceptée. Elle ne devient active que si la première transaction ne se réalise pas.

Les informations fournies dans cet article sont uniquement à des fins informatives et ne constituent pas des conseils ou des avis financiers, juridiques, professionnels ou autres. À ce titre, aucune garantie, expresse ou implicite, n’est offerte quant à l’exactitude, la fiabilité, l’intégralité ou l’exhaustivité de ces informations, lesquelles vous utilisez à vos propres risques et périls.

En aucun cas Centris ne sera responsable des actions prises sur la base des informations contenues dans cet article ou de tout dommage ou perte, direct ou indirect, pouvant découler de, ou en relation avec, l’utilisation de celles-ci. Il est recommandé de consulter des professionnels du secteur afin d’obtenir des conseils personnalisés avant de prendre toute décision.


Source: Centris.ca

Acheter une maison en reprise de finance ?

Source: centris.ca
Pour bien des acheteurs, la reprise de finance est une occasion en or à ne pas manquer. L’idée d’acquérir une maison saisie par une institution financière, parfois affichée à un prix inférieur à sa valeur marchande, fait miroiter la bonne affaire. Mais est-ce vraiment aussi simple? La réalité est en effet plus nuancée… Derrière cette promesse d’économie se trouvent des règles particulières, des risques bien réels et un cadre juridique qu’il faut comprendre avant de se lancer.

Dans cet article, il sera question de définir clairement ce qu’est une reprise de finance, de la distinguer de la vente sous contrôle de justice, d’en examiner les avantages et les limites, puis de passer en revue les étapes à suivre pour comprendre la portée d’une telle transaction et mener à bien votre projet d’achat immobilier sans mauvaise surprise.

Qu’est-ce qu’une reprise de finance?
La reprise de finance d’une maison, aussi appelée prise en paiement ou saisie immobilière, survient lorsqu’un propriétaire ne respecte plus les obligations de son prêt hypothécaire. En contractant une hypothèque, l’emprunteur accepte que le prêt soit garanti par la propriété elle-même. Si les paiements cessent, l’institution financière peut reprendre possession de l’immeuble pour le revendre et récupérer les sommes dues.

Le défaut de paiement est la cause la plus fréquente, mais ce n’est pas la seule. La reprise de finance peut aussi résulter d’une négligence importante. Par exemple, si le propriétaire laisse la propriété se détériorer, omet d’entretenir les composantes essentielles ou ne paie pas ses taxes municipales et scolaires, la banque peut intervenir pour protéger la valeur de sa garantie.

Une fois la propriété reprise, l’institution financière la remet sur le marché. Son objectif est simple : récupérer le capital impayé et les frais engagés. Certaines propriétés peuvent ainsi être affichées sous leur valeur marchande… sans que cela constitue automatiquement une aubaine.

Reprise de finance ou vente sous contrôle de justice?
Il est essentiel de distinguer la reprise de finance de la vente sous contrôle de justice, car les mécanismes juridiques et le cadre d’intervention ne sont pas les mêmes.

La reprise de finance s’inscrit dans un recours hypothécaire exercé par un créancier garanti. Lorsque les conditions prévues au contrat ne sont plus respectées, le prêteur peut devenir propriétaire de l’immeuble afin de le revendre. On parle parfois de reprise par un créancier lorsque l’hypothèque ou une autre créance garantie permettent au prêteur d’exercer ce droit. Il s’agit d’un processus principalement administratif, encadré par les règles du contrat hypothécaire et par le Code civil.

La vente sous contrôle de justice, quant à elle, relève directement du tribunal. Un juge désigne la personne responsable de la vente, fixe les conditions et peut déterminer le mode de mise en marché. Cette procédure est généralement utilisée lorsque plusieurs créanciers sont impliqués ou lorsque les dettes excèdent la valeur marchande de la propriété. Le tribunal veille alors à ce que le produit de la vente soit réparti équitablement.

Avantages et inconvénients d’acheter une reprise de finance
Acheter une reprise de finance peut représenter une occasion stratégique… ou un pari risqué. Tout dépend du prix, de l’état de la propriété et de votre capacité à bien évaluer les coûts réels. Avant de déposer une offre, il est essentiel de soupeser les avantages et les limites de ce type de transaction avec lucidité.

Les avantages

  • Un prix parfois sous la valeur marchande : Les maisons saisies par la banque qui sont affichées sous leur valeur marchande nécessitent souvent des travaux. Si le solde hypothécaire à récupérer est limité, l’écart peut être intéressant. Toutefois, il faut comparer avec des ventes similaires pour éviter de surpayer la maison.
  • Un potentiel réel de retour sur investissement : Lorsque les rénovations sont ciblées et bien budgétées, une reprise de finance peut offrir un bon retour sur investissement, notamment en vue d’une revente. Tout l’enjeu consiste à prioriser les améliorations qui créent une valeur durable.
  • Moins de concurrence dans certains cas : Les propriétés vendues sans garantie légale ou nécessitant des travaux attirent un bassin d’acheteurs plus restreint. Cette réalité peut réduire la pression et laisser davantage de place à la négociation.

Les inconvénients

  • Une vente sans garantie légale : La majorité des reprises de finance sont vendues sans garantie légale de qualité. Même en cas de vice caché, les recours sont limités, ce qui augmente le niveau de risque.
  • Des coûts imprévus liés à l’état de la propriété : Une propriété négligée peut nécessiter des travaux importants. L’écart entre le prix affiché et le coût réel peut rapidement se réduire si les réparations sont mal évaluées.
  • Des documents possiblement manquants : Certains dossiers peuvent être incomplets. Il arrive qu’un certificat de localisation doive être refait et que le notaire doive effectuer des vérifications supplémentaires sur le titre de propriété, ce qui entraîne des frais additionnels. Le notaire pourrait également vous conseiller de prendre une assurance-titres pour vous protéger en cas d’irrégularité.
  • Des procédures plus rigides : Les institutions financières imposent souvent des délais serrés et des conditions standardisées. La négociation est généralement plus encadrée que dans une transaction entre particuliers.

L’inspection préachat : un réflexe non négociable
Dans une reprise de finance vendue sans garantie légale, l’inspection préachat devient votre principal filet de sécurité. Elle permet d’évaluer l’état réel de la propriété, de déterminer les travaux à prévoir et d’estimer les coûts avec précision.

Sans cette étape, le risque financier repose entièrement sur l’acheteur. Investir dans l’inspection rigoureuse de la maison convoitée, c’est acheter en connaissance de cause et éviter de payer pour une mauvaise surprise après la signature.

Comment trouver une reprise de finance à acheter?
La façon la plus simple de repérer une reprise de finance consiste à utiliser les outils de recherche offerts sur Centris.ca. Le filtre « Reprise de finance », accessible dans la section « Autres critères », permet de consulter à la fois les reprises de finance et les propriétés en vente sous contrôle de justice. Une recherche ciblée permet ainsi d’accéder rapidement aux propriétés concernées et de comparer les options disponibles dans un secteur donné.

Certains investisseurs expérimentés consultent également le Registre foncier du Québec afin de repérer les nouvelles inscriptions liées à des recours hypothécaires. Cette démarche demande toutefois une bonne compréhension des mécanismes juridiques et ne permet pas toujours d’obtenir une vision complète du marché actif.

Dans la majorité des cas, travailler avec un courtier immobilier demeure l’approche la plus efficace. Le courtier peut repérer les reprises de finance qui correspondent à vos critères, analyser la valeur marchande, évaluer le potentiel de négociation et vous accompagner à chacune des étapes de la transaction. Son expertise permet aussi d’éviter certains pièges propres à ce type de transaction immobilière.

Les étapes pour acheter une maison faisant l’objet d’une reprise de finance
La marche à suivre pour acheter une reprise de finance ressemble à celle de tout autre achat immobilier, avec quelques particularités. Pour connaître le processus complet, il peut être utile de revoir les étapes d’achat d’une maison.

1. Préapprobation hypothécaire

Obtenir une préapprobation hypothécaire est essentiel pour agir rapidement, car les reprises de finance peuvent se vendre vite. Elle confirme votre capacité d’emprunt, sans garantir le prêt final.

2. Recherche de la propriété

Avant de visiter, analysez le secteur, les ventes comparables et le positionnement du prix. Une reprise de finance doit être évaluée à la lumière de propriétés similaires pour vérifier si l’écart est réel… ou seulement apparent. L’accompagnement d’un courtier peut affiner cette lecture du marché et vous éviter bien des désagréments.

3. Promesse d’achat

La promesse d’achat est souvent rédigée à partir des formulaires du prêteur, et il peut arriver qu’un dépôt préachat, ou acompte, soit demandé. L’offre d’achat doit habituellement rester valide au moins 72 heures. Elle est généralement conditionnelle au financement et à l’inspection préachat.

4. Inspection préachat

L’inspection de la maison ne sert pas qu’à confirmer un coup de cœur. Elle doit permettre d’identifier les signes d’usure, les travaux prioritaires et les éléments susceptibles d’influencer la valeur à moyen terme. L’inspection devient alors un outil d’aide à la décision, et non pas seulement une formalité.

5. Acceptation et financement

L’institution financière, ou l’huissier, dans certains cas, analyse les offres — un processus qui peut prendre environ 3 à 5 jours —, et peut formuler une contre-proposition.

6. Demande de prêt hypothécaire

Même avec une préapprobation hypothécaire, une demande formelle de prêt hypothécaire doit être complétée. La préapprobation repose sur votre capacité d’emprunt et n’est pas liée à une propriété en particulier.

7. Signature de l’acte de vente

La transaction se conclut chez le notaire (parfois désigné par la banque, selon le dossier) par la signature de l’acte de vente. Des frais sont à prévoir, incluant les honoraires notariaux. La transaction se conclut généralement dans un délai d’environ 30 jours et se fait sans garantie légale de la part de la banque.

Une stratégie à évaluer avec lucidité
L’achat d’une maison qui fait l’objet d’une reprise de finance de maison ne devrait pas être motivé uniquement pas l’appât du gain. Se lancer dans ce processus d’achat, c’est accepter un cadre particulier, évaluer les risques avec rigueur et mesurer le véritable potentiel de la propriété. Pour certaines personnes, ce sera une occasion réfléchie. Pour d’autres, un projet qui exige préparation et sang-froid.

La clé réside dans l’analyse, la stratégie et l’accompagnement. Une décision éclairée repose autant sur les chiffres que sur la compréhension de la démarche.

Passez à l’action dès aujourd’hui : explorez les propriétés à vendre ou trouvez un courtier immobilier pour vous guider à chaque étape de la transaction.

FAQ
1.  Est-ce vraiment moins cher d’acheter une reprise de finance?

Les maisons faisant l’objet d’une reprise de finance sont parfois vendues à un prix inférieur à leur valeur marchande, puisque la banque cherche surtout à récupérer les sommes dues. Toutefois, les travaux à prévoir et l’absence de garantie légale peuvent augmenter les coûts réels et les frais à débourser en fin de compte.

2.  Y a-t-il une garantie légale lors d’une reprise de finance?

Dans la majorité des cas, non. Les propriétés sont vendues sans garantie légale de qualité, aux risques et périls de l’acheteur. Les problèmes cachés découverts après la vente ne sont donc généralement pas couverts.

3.  Est-il possible de négocier le prix d’une maison en reprise de finance?

Oui, mais la négociation est souvent plus encadrée. Les institutions financières sont généralement moins flexibles que des vendeurs privés et imposent des conditions et des délais précis.
Les informations fournies dans cet article sont uniquement à des fins informatives et ne constituent pas des conseils ou des avis financiers, juridiques, professionnels ou autres. À ce titre, aucune garantie, expresse ou implicite, n’est offerte quant à l’exactitude, la fiabilité, l’intégralité ou l’exhaustivité de ces informations, lesquelles vous utilisez à vos propres risques et périls. En aucun cas Centris ne sera responsable des actions prises sur la base des informations contenues dans cet article ou de tout dommage ou perte, direct ou indirect, pouvant découler de, ou en relation avec, l’utilisation de celles-ci. Il est recommandé de consulter des professionnels du secteur afin d’obtenir des conseils personnalisés avant de prendre toute décision.
Source: centris.ca

Intentions d’achat et de vente au Québec selon la récente étude Léger

Source : centris.ca

Le marché immobilier au Québec traverse une période charnière. Inflation, hausse du coût de la vie, incertitude économique, retour progressif au bureau : les cinq dernières années ont profondément transformé les parcours résidentiels des ménages. Pourtant, malgré ces bouleversements, les intentions d’achat et de vente des Québécois demeurent étonnamment stables.

C’est ce que révèle l’édition 2025 de l’enquête sur les intentions d’achat et de vente dans le secteur immobilier au Québec, réalisée par la firme Léger pour l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ). Menée à l’automne 2025 auprès de 2 501 adultes québécois, cette étude d’envergure analyse à la fois les comportements observés depuis 2020 et les intentions pour les cinq prochaines années.

Que faut-il retenir? Qui sont les acheteurs d’aujourd’hui et de demain? Les jeunes peuvent-ils encore accéder à la propriété? Et que prévoient les vendeurs?

Intentions d’achat et de vente : une stabilité surprenante dans un contexte incertain

Premier constat : 21 % des Québécois prévoient acheter une résidence principale au cours des cinq prochaines années. Cette proportion est stable par rapport aux éditions précédentes de l’enquête.

Même chose du côté des vendeurs : 14 % des propriétaires envisagent de vendre leur résidence principale d’ici cinq ans, un niveau qui se maintient depuis plusieurs années.

Lors de son passage au balado de l’APCIQ L’Immobilier en mouvement, Sébastien Dallaire, vice-président exécutif pour l’Est du Canada chez Léger, explique :

« Ce qui est impressionnant, c’est la résilience. On a vécu la pandémie, l’inflation, les incertitudes géopolitiques… et malgré tout, quand on regarde les intentions d’achat et de vente, ça demeure stable. Les Québécois continuent de planifier leur avenir à long terme. »

Autrement dit, malgré la fatigue collective et les inquiétudes économiques, le désir d’accéder à la propriété ou d’améliorer sa situation résidentielle demeure bien ancré pour les Québécois.

Un prix d’achat moyen en hausse : pression accrue sur les ménages

Si les intentions restent stables, le contexte financier, lui, s’est complexifié.

En 2025, le prix moyen anticipé à l’achat d’une résidence principale atteint 485 000 $, soit une hausse de 28 000 $ par rapport à 2024. Cette progression exerce une pression directe sur la capacité d’emprunt des ménages, particulièrement chez les premiers acheteurs.

Selon les données analysées par l’APCIQ, le marché de la revente fait preuve d’une grande résilience depuis 2020. Mais les parcours résidentiels s’allongent : les ménages prennent plus de temps avant de passer à l’action, ajustent leurs critères ou reportent leur projet.

Les 18-34 ans : un moteur du marché… mais un écart grandissant

Les jeunes adultes demeurent le groupe le plus actif dans le marché immobilier au Québec, tant pour l’achat que pour la vente.

Au cours des cinq dernières années :

  • 33 % des 18-34 ans ont acheté une propriété.
  • 43 % déclarent avoir l’intention d’acheter au cours des cinq prochaines années.

Cet écart de 10 points attire l’attention. Comme l’explique Sébastien Dallaire :

« On voit un décalage de plus en plus marqué entre le désir d’acheter et la capacité réelle de passer à l’action. Ce n’est pas un manque d’intérêt, c’est une question d’accessibilité. »

Une hausse marquée du prix d’entrée

Chez les jeunes acheteurs, le prix moyen payé a atteint environ 392 000 $ en 2025, comparativement à 356 000 $ l’année précédente, une hausse d’environ 10 %, la plus importante parmi toutes les cohortes d’âge.

Résultat :

  • Endettement plus élevé
  • Achat à deux ou en copropriété
  • Aide financière des parents
  • Report du projet

Sébastien Dallaire parle même d’un « petit drapeau jaune » :

« Si l’écart entre les intentions et les achats réalisés continue de se creuser, il y a un risque de décrochage. Certains pourraient finir par planifier leur vie autrement. »

Montréal vs Québec : un accès inégal à la propriété

L’étude met également en lumière une différence marquée entre les régions métropolitaines.

Chez les 18-34 ans :

  • 35 % sont propriétaires dans la région de Montréal.
  • 44 % le sont dans la région de Québec.

Cette réalité reflète les enjeux d’abordabilité dans la métropole. Les jeunes ménages s’éloignent souvent du centre urbain, non par préférence, mais par nécessité économique.

M. Dallaire résume bien cette tension :

« Les désirs et la réalité sont plus distants chez les jeunes. On aimerait être proche du travail et des services, mais on se résigne à s’éloigner pour réduire le prix d’achat. »

Cette dynamique contribue à l’étalement urbain et transforme progressivement le visage du secteur immobilier au Québec.

Les 35–54 ans : pilier stratégique du marché de la revente

Majoritairement déjà propriétaires (67 %), les 35-54 ans représentent un segment clé du marché.

Leurs intentions d’achat s’établissent à 23 % pour les cinq prochaines années. Contrairement aux plus jeunes, leurs transactions sont souvent liées à :

  • Un changement familial (naissance, départ des enfants)
  • Une évolution professionnelle
  • Un désir d’améliorer la qualité de vie

M. Dallaire souligne que cette tranche d’âge se trouve souvent à un moment charnière :

« Nos vies sont plus stables, mais aussi plus complexes. On a les enfants, parfois les parents à soutenir. Quand on achète, on vise souvent plus grand et plus cher. »

Ce groupe contribue fortement à la valeur totale des transactions dans le marché de la revente.

Les 55 ans et plus : une transition progressive

  • 9 % ont l’intention d’acheter.
  • 13 % prévoient vendre leur résidence principale.

Les décisions sont souvent liées à des transitions de vie :

  • Entretien devenu trop exigeant
  • Mobilité réduite
  • Rapprochement des services ou de la famille

Fait important : la vente ne mène pas toujours à un nouvel achat. Certains optent pour la location ou une résidence pour aînés.

Comme le mentionne M. Dallaire :

« Quand on est un peu plus vieux, si on vend, c’est peut-être parce qu’on va passer à un autre niveau : on va devenir locataire, on va aller en résidence, on va aller vivre avec les enfants. Il y a plein d’autres choix qu’on a tendance à faire et qui explique qu’on a moins tendance à acheter. Au point de vue comportement achat, c’est un peu moins actif chez les plus âgés. On a tendance à être plus locataire, mais aussi parce que si on n’est pas déjà propriétaire dans la cinquantaine, les chances qu’on le devienne à 59, 60, 65 ans, si on ne l’était pas avant, sont quand même assez minces. »

Cette réalité influence directement l’offre disponible dans le marché immobilier au Québec.

Vente conditionnelle : un frein potentiel à l’offre

Un élément clé ressort de l’étude : plus de la moitié des vendeurs potentiels pourraient reporter leur projet s’ils ne trouvent pas une nouvelle propriété répondant à leurs besoins.

Autrement dit, la décision de vendre est de plus en plus conditionnelle à la capacité d’acheter ailleurs.

Cela crée une dynamique circulaire :

  • Moins d’acheteurs = moins de vendeurs
  • Moins de vendeurs = moins d’inventaire
  • Moins d’inventaire = pression sur les prix

Cette prudence pourrait ralentir la remontée de l’offre dans les prochaines années.

Depuis 2020 : des parcours résidentiels plus longs et plus complexes

Pourquoi avoir analysé une période de cinq ans? Sébastien Dallaire l’explique clairement :

« L’achat ou la vente d’une propriété, ce sont des décisions qu’on prend quelques fois dans une vie. C’est un cycle long. Se limiter à un an ne donnerait pas le portrait complet. »

Depuis 2020, le marché a été marqué par de nombreux facteurs :

  • La pandémie
  • Le télétravail
  • Les variations rapides des taux d’intérêt
  • L’inflation
  • Les incertitudes géopolitiques

Malgré ces changements, la perception de l’importance de la propriété n’a pas changé.

« Notre façon de concevoir l’importance de la propriété dans nos vies n’a pas changé », insiste Dallaire.

Ce qui change, en revanche, c’est la manière d’y accéder.

Vers une transformation du secteur immobilier au Québec?

Si les obstacles persistent, plusieurs transformations pourraient s’accélérer :

  • Augmentation des maisons en rangée et des plex
  • Projets multigénérationnels
  • Ajustements de zonage
  • Densification urbaine
  • Solutions alternatives à la maison unifamiliale traditionnelle

Selon l’analyse, le Québec affiche historiquement un taux de propriété plus faible que d’autres provinces canadiennes. Faciliter l’accès à la propriété pourrait devenir un enjeu structurant des prochaines années.

Ce qu’il faut retenir des intentions d’achat et de vente de l’étude 2025

  • Les intentions d’achat et de vente demeurent stables.
  • Le prix d’entrée continue d’augmenter chez les jeunes acheteurs (392 000 $ en moyenne pour 2025, soit une hausse d’environ 10 % par rapport à 2024).
  • Les 18-34 ans font face à un écart croissant entre désir et capacité.
  • Les vendeurs sont plus prudents et conditionnels.
  • Les parcours résidentiels s’allongent et se complexifient.

Malgré les changements dans les comportements et les préférences, les gens restent résilients et planifient de façon stable et prévisible, avec des intentions d’achat et de vente qui se maintiennent dans le temps.

Pourquoi l’accompagnement professionnel d’un courtier immobilier est plus crucial que jamais

Dans un contexte où les décisions sont plus réfléchies, plus conditionnelles et plus sensibles aux fluctuations économiques, l’accompagnement devient stratégique.

Comprendre les dynamiques locales, négocier efficacement, évaluer correctement une propriété, anticiper les conditions du marché : autant d’éléments qui peuvent faire une différence majeure dans un projet immobilier.

Collaborer avec un courtier immobilier demeure un levier essentiel pour sécuriser et optimiser un processus d’achat ou de vente.

Envie d’aller plus loin?

Pour entendre l’analyse complète de Sébastien Dallaire et mieux comprendre les grandes tendances des intentions d’achat et de vente dans le secteur immobilier au Québec, écoutez l’épisode du balado L’Immobilier en mouvement produit par l’APCIQ.

Article écrit en collaboration avec : APCIQ

Source : centris.ca

Acheter une maison ou un condo : tous les documents à avoir en main

Source: centris.ca

Au-delà de la recherche d’une propriété, la réussite d’une transaction immobilière repose sur une bonne préparation. Vous devrez avoir en main différents documents à chaque étape clé du processus d’achat : lors de la première rencontre avec votre courtier immobilier, de la préapprobation hypothécaire et de l’obtention du prêt, jusqu’à la signature chez le notaire.

Pour vous simplifier la tâche, nous avons créé cet aide-mémoire complet des documents pour l’achat d’une maison ou d’un condo. En suivant les sections ci-dessous, vous saurez exactement quoi planifier à chaque jalon du processus pour concrétiser votre projet immobilier en toute confiance.

Documents pour bien préparer sa première rencontre avec un courtier immobilier
La première rencontre avec un courtier immobilier permet de poser les bases de votre projet d’achat. Plus vous arriverez préparé, plus le courtier pourra vous conseiller efficacement et vous guider vers des propriétés qui respectent votre budget et votre réalité. Voici les documents à lui fournir lors du premier rendez-vous.

Une pièce d’identité valide avec photo
Dès la première rencontre, le courtier immobilier doit confirmer votre identité. Cette vérification fait partie de ses obligations professionnelles et vise à assurer une transaction encadrée, sécuritaire et conforme à la réglementation en vigueur.

Un budget réaliste
Le courtier s’appuiera sur vos informations financières pour vous aider à évaluer un prix réaliste, selon votre salaire et votre capacité d’emprunt.

Vous devez être en mesure de préciser :

  • Vos revenus (salaire, revenus autonomes et autres sources)
  • Vos dépenses mensuelles récurrentes
  • Votre capacité d’épargne et la mise de fonds envisagée

Ces informations permettent d’éviter de cibler des propriétés qui ne correspondent pas à votre situation financière. Des outils, comme une calculatrice de capacité d’emprunt, peuvent aussi vous aider à mieux planifier votre budget.

Une liste de critères essentiels et souhaitables
Prenez le temps de définir vos besoins et attentes. Dressez une liste de critères en distinguant les éléments essentiels – comme le quartier, le type de propriété et le nombre de chambres – de ceux que vous aimeriez avoir, tels qu’une cuisine rénovée ou un garage.

Cet exercice aide le courtier immobilier à bien comprendre vos priorités et à vous proposer des propriétés cohérentes avec votre budget, tout en vous accompagnant efficacement dans vos recherches.

Documents pour obtenir une préapprobation hypothécaire
La préapprobation hypothécaire permet de connaître le montant maximal que vous pouvez emprunter, d’estimer vos paiements hypothécaires et de geler un taux d’intérêt pendant une période de 60 à 130 jours, avant même de déposer une offre d’achat. Il est important de comprendre que ce montant correspond à un maximum théorique et qu’il ne garantit pas automatiquement que vous obtiendrez une hypothèque de cette somme.

Pour confirmer votre préapprobation hypothécaire, le prêteur vous demandera certains renseignements personnels et documents justificatifs, en plus de procéder à la vérification de votre dossier de crédit, y compris de votre cote de crédit.

Une pièce d’identité valide avec photo
Comme pour toute démarche financière, une pièce d’identité avec photo est exigée afin de confirmer votre identité et de prévenir la fraude. Vous devez aussi fournir votre adresse actuelle ainsi que deux adresses antérieures, si applicable. Ces informations servent à obtenir votre consentement pour consulter votre dossier de crédit et à valider votre admissibilité à contracter un prêt au Canada.

La liste de vos actifs
Votre institution financière aura besoin d’un portrait clair de vos actifs afin d’évaluer votre solidité financière et votre capacité d’emprunt. Cela inclut notamment :

  • Une propriété actuelle ou une résidence secondaire
  • Des placements
  • De l’épargne ou des liquidités

La liste de vos dettes et de vos paiements à faire
Le prêteur analysera aussi l’ensemble de vos dettes pour évaluer votre ratio d’endettement et votre capacité à rembourser un prêt hypothécaire. Vous devrez dresser la liste de vos paiements en cours :

  • Les soldes de cartes de crédit
  • Les marges de crédit
  • Les prêts automobiles
  • Les prêts étudiants
  • Les pensions alimentaires
  • Toute autre dette ou obligation financière

La preuve d’emploi et la preuve de revenu
Une preuve d’emploi est exigée afin de confirmer la stabilité de vos revenus. Les documents demandés varient selon votre situation.

Pour un salarié, cela inclut généralement :

  • Une lettre de votre employeur indiquant votre poste et votre statut
  • Des relevés de paie récents

Si vous êtes travailleur autonome, vous devez fournir des preuves de revenu pour les deux dernières années, incluant vos avis de cotisation. Le prêteur peut aussi demander certains documents complémentaires pour démontrer que votre entreprise est active et financièrement stable :

  • Les statuts de constitution ou un permis d’exploitation
  • Une preuve d’inscription à la TPS/TVH
  • Des relevés bancaires du compte d’entreprise (souvent pour les six derniers mois)

Les documents liés à la mise de fonds
Que vous versiez la mise de fonds minimale de 5 % ou plus, votre prêteur doit en confirmer l’origine. Cette exigence réglementaire vise à prévenir la fraude et à s’assurer que vous ne comptez pas sur des fonds non vérifiés.

Les documents demandés peuvent inclure :

  • Des relevés bancaires ou de placements
  • Une preuve de retrait dans le cadre du RAP
  • Une preuve d’un compte CELIAPP
  • Une lettre signée si la mise de fonds provient d’un don d’un membre de la famille

Les relevés doivent être récents, indiquer clairement votre nom et couvrir généralement une période minimale de 90 jours. Tout document incomplet ou somme inexpliquée peut entraîner des délais et nuire à votre approbation.

Documents pour demander un prêt hypothécaire
Alors que la préapprobation hypothécaire sert à estimer votre capacité d’emprunt, la demande de prêt porte sur un achat précis. À cette étape, votre institution financière analyse la propriété choisie, les conditions de la transaction, votre mise de fonds et votre situation à jour pour confirmer le financement.

La promesse d’achat et les documents liés à la propriété
Pour obtenir un prêt hypothécaire, vous devez fournir une promesse d’achat signée, accompagnée de la fiche descriptive de la propriété. Ces documents confirment votre intention d’acheter et permettent au prêteur d’évaluer les conditions prévues, comme le prix, les délais et certaines clauses particulières.

La déclaration du vendeur est également requise. Elle contient des informations importantes sur l’état de l’immeuble et les éléments connus pouvant influencer la décision du prêteur. Divers documents supplémentaires peuvent être demandés dans certains cas, comme un certificat de conformité de la fosse septique ou un rapport d’analyse de l’eau.

Rapport d’inspection et certificat de localisation
Lorsque la promesse d’achat l’exige ou que le prêteur le recommande, le rapport d’inspection permet de confirmer l’état général de la maison ou du condo et d’identifier les travaux à prévoir. Le certificat de localisation, quant à lui, décrit la propriété, les limites du terrain et leur conformité aux règlements municipaux.

Mise de fonds et assurance prêt hypothécaire
Vous devez aussi fournir des preuves à jour de votre mise de fonds, incluant l’origine des sommes utilisées : épargne personnelle, RAP, CELIAPP ou don familial.

Si votre mise de fonds est inférieure à 20 % du prix d’achat, la banque peut exiger une assurance prêt hypothécaire. Le prêteur peut également demander que vous vous procuriez une assurance vie ou invalidité pour garantir le remboursement de votre prêt en cas de perte d’emploi, d’invalidité ou de décès.

Documents financiers mis à jour
Même si vous avez déjà fourni certains documents lors de la préapprobation, votre institution financière exigera des documents à jour concernant vos revenus et vos dettes. Cette étape permet de s’assurer que votre situation n’a pas changé entre la préapprobation hypothécaire et la demande de prêt, surtout si vous changez de prêteur.

Pour un condo
Des documents supplémentaires sont requis dans le cas de l’achat d’une copropriété : frais de condo, budget annuel et preuve d’assurance du syndicat de copropriété. Ces informations permettent d’évaluer la santé financière de la copropriété et les charges récurrentes, deux éléments qui influencent directement l’approbation du prêt hypothécaire.

Documents à fournir au notaire
Le notaire joue un rôle clé dans l’achat d’une maison. Il s’assure que la transaction respecte les règles juridiques en vigueur, tant pour l’acheteur que pour le vendeur. C’est lui qui vérifie la conformité des documents, prépare l’acte de vente et confirme le transfert de propriété.

L’achat d’une maison ou d’un condo se déroule généralement en deux rencontres. La première sert à signer l’hypothèque, puis la seconde, quelques jours plus tard, permet de signer l’acte de vente.

Deux pièces d’identité valides
Vous devez fournir deux pièces d’identité valides, ainsi qu’une copie de votre contrat de mariage ou de divorce, le cas échéant. Ces documents permettent au notaire de confirmer votre identité et de rédiger l’acte de vente selon votre situation personnelle.

Mise de fonds
Une fois que le notaire reçoit votre mise de fonds, un délai maximal de 10 jours ouvrables s’applique avant la signature de l’acte de vente. Ce délai, appelé délai de compensation, permet à l’institution financière de confirmer la disponibilité des fonds.

Confirmation du prêt hypothécaire
Le notaire doit recevoir la confirmation de votre prêt hypothécaire par votre institution financière. Sans celle-ci, il ne peut finaliser la transaction ni publier l’acte hypothécaire.

Preuve d’assurance habitation
Vous devez fournir une preuve d’assurance habitation valide à la date de prise de possession, puisque votre habitation doit être assurée dès le transfert de propriété.

Documents préparés par le notaire
De son côté, le notaire analyse le certificat de localisation, qui décrit la propriété, ses limites, les bâtiments qui s’y trouvent et la conformité aux règlements municipaux. Au besoin, il peut préparer uneassurance-titres pour protéger les deux parties contre certaines irrégularités juridiques. Il examine aussi les titres de propriété afin de confirmer que le vendeur est bien le propriétaire légal et que l’immeuble est libre de droits, d’hypothèques ou de charges non déclarées.

Le notaire rédige ensuite les documents officiels, soit l’acte de vente et l’acte hypothécaire, qui formalisent l’achat et le financement de la propriété. Il calcule également les ajustements, comme le partage des taxes municipales et scolaires, entre l’acheteur et le vendeur à la date de la transaction.

Documents à conserver après l’acquisition de la propriété
Une fois l’achat de la propriété officialisé, d’autres documents doivent être conservés précieusement, car ils peuvent être utiles en cas de réclamation, d’un refinancement hypothécaire et de la revente.

Assurance habitation
Votre police d’assurance habitation précise les protections en vigueur, les montants assurés et les démarches à suivre lors d’un sinistre. Elle doit être facilement accessible, puisque vous pourriez en avoir besoin rapidement en cas d’urgence.

Contrat de prêt hypothécaire
Le contrat de prêt hypothécaire doit être conservé pendant toute la durée de votre financement. Il contient les conditions du prêt, le taux d’intérêt et les modalités de remboursement. Ce document peut être requis lors d’un renouvellement hypothécaire ou d’un refinancement.

Comptes de taxes municipales et scolaires
Les comptes de taxes municipales et de taxes scolaires permettent de vérifier les montants payés et de répondre à certaines demandes financières.

Carnet d’entretien, factures des travaux et garanties
Le carnet d’entretien permet de consigner les travaux réalisés dans la propriété et de brosser un portrait de l’historique de la maison. Conservez toutes les factures liées aux travaux, aux rénovations et aux réparations. Elles démontrent l’entretien de la maison et peuvent influencer sa valeur lors de la revente. Les garanties associées aux appareils ou à certaines composantes du bâtiment doivent aussi être gardées, puisqu’elles peuvent être exigées en cas de problème ou de réclamation. Pour une maison neuve, ayez en main les documents liés à la garantie de construction résidentielle (GCR), ainsi que les plans et devis.

Tous les documents essentiels pour l’achat d’une maison, au bon moment
L’achat d’une maison ou d’un condo avec un courtier s’effectue étape par étape. À chaque moment du processus, certains documents doivent être prêts. De la première rencontre avec votre courtier à la préapprobation hypothécaire, en passant par la demande de prêt et jusqu’à la signature chez le notaire, un minimum de préparation est nécessaire.

Savoir à l’avance quels documents seront exigés et quand les fournir vous permet d’éviter les délais et de réduire le stress inutile. Une fois ces bases bien établies, il ne reste plus qu’à trouver l’habitation qui vous correspond parmi les propriétés à vendre sur Centris.ca.

Foire aux questions
1. Ai-je besoin d’une préapprobation hypothécaire avant de faire une offre?

Ce n’est pas obligatoire, mais c’est fortement recommandé. La préapprobation hypothécaire vous permet de connaître le montant que vous pouvez emprunter avant de faire une offre. Elle rassure aussi le vendeur, puisqu’elle démontre que votre demande de financement est déjà bien avancée. Dans un marché concurrentiel, cela peut jouer en votre faveur.

2. Les travailleurs autonomes doivent-ils fournir des documents différents?

Oui. Les travailleurs autonomes doivent généralement fournir plus de documents pour démontrer la stabilité de leurs revenus. Les institutions financières demandent souvent les déclarations de revenus et les avis de cotisation des deux dernières années, ainsi que certains états financiers ou relevés d’entreprise, selon la situation.

3. Est-ce qu’un courtier peut m’aider à savoir quels documents fournir?

Absolument. Le courtier immobilier est là pour vous guider à chaque étape de l’achat. Il vous indique quels documents préparer, quand les fournir et à qui les transmettre. Il peut aussi faciliter la coordination avec les autres professionnels impliqués.

4. Faut-il joindre des documents à la promesse d’achat?

Dans la plupart des cas, les documents ne sont pas joints directement à la promesse d’achat. Celle-ci inclut plutôt des conditions, comme l’obtention du financement ou l’inspection de la propriété. Les documents officiels sont généralement transmis à l’institution financière et au notaire une fois l’offre d’acceptée.

Source: centris.ca

Trucs et conseils pour trouver un logement où les animaux sont permis

Source: centris.ca

Les Québécois adorent les animaux : plus de 52 % des ménages déclarent avoir un animal de compagnie. Pour beaucoup, un animal de compagnie n’est pas qu’un simple compagnon, c’est un membre à part entière de la famille. Pourtant, trouver un appartement où nos amis à quatre pattes (ou à plumes, ou à écailles!) sont acceptés peut rapidement devenir un véritable casse-tête. En effet, seulement 4,2 % des appartements disponibles accepteraient les chiens, et 41,9 % les chats.

Saviez-vous que, chaque année, un grand nombre d’animaux sont abandonnés en raison, entre autres, de difficultés liées au logement? En 2025 c’est déjà 1 200 animaux qui ont été délaissés, comparativement à environ 975 pour la même période l’an passé.

Découvrez des trucs et conseils pour vous aider dans votre recherche d’appartements qui autorisent les animaux.

Commencer la recherche très tôt
Trouver un logement qui accepte les animaux peut être plus long que prévu, surtout dans un marché locatif compétitif. Idéalement, commencez vos démarches au moins 3 à 5 mois avant votre date de déménagement. Vous aurez ainsi plus de temps pour repérer les logements compatibles, soumettre des candidatures solides et éviter de devoir faire des compromis de dernière minute. Plus vous commencez tôt, plus vous augmentez vos chances de trouver l’endroit idéal pour vous et votre compagnon à quatre pattes.

Pendant votre recherche, faites preuve d’ouverture quant aux quartiers et aux critères de l’appartement. Un peu de souplesse sur certains aspects, comme la superficie ou les commodités, peut grandement élargir vos options et accroître vos chances de trouver un logement qui tolère les animaux.

Consulter les sites d’annonces qui ont le filtre de recherche « Animaux acceptés »
Concentrez vos recherches sur les plateformes qui offrent un filtre de recherche adapté pour faciliter le processus.

  • Utiliser les filtres de recherche : Sur les sites de petites annonces et de recherche de logement, utilisez les filtres comme « Animaux acceptés ».
  • Rejoindre les groupes spécialisés : Recherchez des groupes locaux, forums de discussions ou autres espaces d’échanges de la sorte pour vous aider.
  • En parler avec la famille et les amis : Le bouche-à-oreille est souvent sous-estimé, mais il peut s’avérer très efficace. Mentionnez à vos proches que vous êtes à la recherche d’un logement autorisant les animaux. Un membre de votre famille, un ami ou un collègue connaît peut-être un propriétaire, ou encore un locataire qui s’apprête à quitter un appartement parfait pour vous. On ne sait jamais d’où viendra le bon coup de pouce!
  • Visiter les sites d’organismes pour la défense des animaux : Des organismes comme la SPCA de Montréal offrent souvent des ressources utiles pour les locataires avec animaux. Vous y trouverez des conseils pratiques ainsi que des listes ou des liens vers des plateformes qui facilitent la recherche de logements où les animaux sont acceptés.
  • Bien cibler sa recherche : Les propriétaires individuels (duplex, triplex, maisons de ville ou petits immeubles) sont souvent plus flexibles que les grandes sociétés de gestion immobilière, qui appliquent généralement des politiques uniformes et strictes. Pour maximiser vos chances, concentrez vos recherches sur les immeubles où certains types d’animaux sont déjà permis ou encore où une limite de taille est déterminée. Ces endroits sont généralement plus ouverts à la discussion que ceux qui interdisent les animaux sans exception.

Faire preuve de transparence
N’attendez pas la signature du bail pour parler de votre animal. Dès la première visite, posez la question clairement : est-ce que les animaux sont permis? La transparence est essentielle pour établir une relation de confiance avec le propriétaire.

S’il montre des signes de réticence, n’hésitez pas à lui demander s’il a eu une mauvaise expérience dans le passé. Comprendre ses craintes peut vous aider à y répondre de façon rassurante… et parfois à trouver un terrain d’entente.

Réaliser un CV à votre animal
Comme pour un emploi, pourquoi ne pas créer un petit CV pour Grisou? Cela peut faire toute la différence auprès d’un propriétaire hésitant. Voici quoi y inclure :

  • Photos de votre animal : mettez-y des photos craquantes de Grisou! Si vous avez un chien sociable, vous pouvez même planifier une rencontre avec le propriétaire.
  • Description de son comportement : est-il calme, propre, silencieux, sociable?
  • Résumé vétérinaire : sans entrer dans les détails, indiquez qu’il est stérilisé, vacciné et suivi, démontrant votre sens des responsabilités.
  • Lettres de référence : demandez à votre propriétaire actuel, vos voisins, voire à un vétérinaire ou à votre éducateur canin de confirmer le bon comportement de votre animal. Ou encore, incluez-y les certificats de complétion des cours d’éducation.
  • Preuve d’assurance : des assurances habitation « tous risques », offrent une couverture en cas de dommages causés par un animal . Une preuve peut rassurer le propriétaire. N’oubliez pas de déclarer votre animal à votre assurance à l’avance.
  • Photos du logement actuel : cela peut rassurer le propriétaire de voir à quel point votre logement est bien entretenu et que Grisou n’a rien abimé!

Un CV bien fait montre que vous prenez la location au sérieux et que votre animal est un colocataire modèle!

Mettre de l’avant son profil
Au-delà du CV de votre animal, il est essentiel de vous présenter comme un locataire de confiance. Après tout, un bon dossier, c’est aussi (et surtout) le vôtre. Posez-vous cette question : qu’est-ce qui ferait de moi un candidat rassurant pour un propriétaire?

Voici quelques éléments à mettre de l’avant :

  • Votre stabilité résidentielle : par exemple, si vous avez occupé votre précédent logement plusieurs années.
  • Votre situation professionnelle : un emploi stable inspire confiance.
  • Votre dossier de paiement impeccable : si vous avez toujours payé votre loyer à temps, mentionnez-le.
  • Votre attitude proactive : offrir des références, être poli, ponctuel, organisé… ça compte.

Ces éléments peuvent rassurer un propriétaire et montrer que vous êtes un locataire fiable, attentif et responsable — avec ou sans animal.

Quoi vérifier à la signature du bail
Si vous avez enfin trouvé l’appartement idéal qui accepte votre animal, voici quelques vérifications à effectuer et précautions à prendre.

1. S’assurer que les règlements de l’immeuble ne font pas mention d’une interdiction
Une personne tierce, comme un gestionnaire d’immeuble, vous a fait visiter la propriété à louer en question et vous avez conclu une entente verbale avec celui-ci pour l’animal? Assurez-vous d’obtenir une copie des règlements de l’immeuble pour vérifier qu’il n’y a pas une clause interdisant les animaux qui a été mise en place par le propriétaire ou le syndicat de copropriétaires.

2. S’assurer que le bail fait mention de votre animal
Un bail écrit protège autant le locataire que le propriétaire. Si vous avez obtenu l’autorisation verbale de vivre avec un animal, assurez-vous que cela figure clairement dans le bail ou dans une annexe signée par les deux parties afin d’éviter toute ambiguïté et de vous protéger légalement.

Vous pouvez demander l’ajout d’une clause rédigée de façon claire, par exemple :

« Le locataire est autorisé à garder un animal de compagnie (préciser l’espèce, et le nom, au besoin) dans le logement pendant la durée du bail. »

Le propriétaire doit vous remettre une copie du bail.

3. Enregistrer son animal auprès de la ville
N’oubliez pas d’inscrire votre animal auprès de la ville, notamment pour obtenir la médaille municipale valide. Cela constitue une preuve officielle que votre animal est bien enregistré.

Connaître vos droits (et vos devoirs!) au Québec
Contrairement à d’autres aspects du droit du logement, le Code civil ne contient pas de dispositions spécifiques concernant la présence d’animaux en appartement. Le propriétaire peut donc choisir d’indiquer dans le bail qu’il refuse tout animal ou certains animaux dans le logement, sauf dans certains cas : chiens d’assistance, zoothérapie avec preuve médicale, par exemple.

En tant que locataire, vous avez les mêmes responsabilités qu’un locataire sans animal. Vous devez utiliser votre logement de manière raisonnable, assurer la tranquillité des lieux, maintenir un bon niveau de propreté et l’état du logement et éviter de déranger les autres résidents. Vous devez donc vous assurer de ramasser les excréments à l’extérieur, que l’animal ne reste pas longtemps seul et qu’il a assez de stimulation et dépense son énergie adéquatement, ainsi que limiter les aboiements.

Louer avec un animal : c’est possible, avec un peu plus de préparation
Trouver un logement qui accepte les animaux peut représenter un défi, mais ce n’est pas une mission impossible. Avec de la préparation, de la transparence et les bons outils en main, il est possible de dénicher un endroit où toute la famille, poils, plumes ou écailles inclus, sera la bienvenue. Que ce soit en peaufinant le CV de votre compagnon, en utilisant les filtres sur Centris.ca ou en faisant appel à un courtier immobilier, chaque étape compte pour mettre toutes les chances de votre côté. Commencez votre recherche de propriétés à louer dès maintenant!

FAQ
1.  Est-ce que c’est vrai que les propriétaires peuvent interdire les animaux dans les logements?

Oui, un propriétaire peut inclure une clause interdisant les animaux dans le bail, et le locataire est tenu de la respecter s’il l’a signé.

2.  Existe-t-il des exceptions qui permettent de conserver un animal malgré l’interdiction du propriétaire?

Dans certains cas, un locataire pourrait être autorisé à garder un animal pour des raisons médicales ou d’accompagnement (ex. : chien d’assistance), avec les justificatifs nécessaires.

3.  Est-il légal de demander un dépôt de garantie pour d’éventuels dommages?

Au Québec, la loi interdit aux propriétaires d’exiger un dépôt de garantie, que ce soit pour l’animal ou pour autre chose.

4.  Est-il permis de garder des animaux dans un condo?

Pour que le propriétaire puisse vous autoriser à avoir un animal, il faut d’abord que le règlement de la copropriété le permette.

Source: centris.ca

Achat immobilier : 8 questions pour comprendre le rôle du courtier

Source: centris.ca

Acheter une propriété est un engagement financier majeur qui ne se résume pas à un coup de cœur. C’est un processus parfois complexe, qui vient bien souvent avec son lot de doutes et de questions : par où commencer? Comment éviter les erreurs coûteuses? Heureusement, le courtier immobilier constitue un allié précieux qui peut vous accompagner tout au long de la transaction en vous offrant son expertise et son regard objectif.

Dans cet article, Alain Demers, directeur adjoint, communication à l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) , explique le rôle clé du courtier et les avantages d’acheter une maison avec ce professionnel. Ces propos proviennent de l’épisode 33 du balado L’immobilier en mouvement , une édition spéciale dédiée aux futurs acheteurs.

Vous découvrirez qu’un courtier immobilier joue un rôle clé qui dépasse largement la transaction. Il agit comme conseiller et comme négociateur une fois que l’acheteur a signé un contrat achat.  Sa mission vise à transformer un processus complexe en une expérience fluide, sécurisée… et beaucoup moins stressante pour les acheteurs!

1. Comment un courtier immobilier facilite-t-il la recherche de propriétés?
Avant de se lancer dans la recherche de propriétés et de vous faire visiter une première maison, un courtier prend le temps de comprendre vos besoins, vos priorités et votre budget. Cette étape s’avère essentielle pour sélectionner des habitations qui vous correspondent.

Il peut aussi proposer des secteurs auxquels vous n’auriez peut-être pas pensé afin d’élargir géographiquement vos recherches. Par exemple, si vous considérez un quartier calme près d’une école, un courtier pourrait vous suggérer une municipalité voisine où les taxes sont moins élevées et où les maisons offrent plus d’espace pour le même prix.

Avec des critères de recherche bien définis, vos visites seront plus ciblées et vous éviterez les déplacements inutiles. Lorsqu’un courtier signe un contrat achat avec vous, il peut faire une analyse de la valeur marchande des propriétés qui vous intéressent et, en comparant des ventes récentes dans le secteur, votre courtier pourra rapidement vous dire si une maison est affichée à un prix juste.

2. Pourquoi un courtier détient-il plus d’informations?
Les courtiers ont accès à des données et à des outils exclusifs que le grand public ne peut pas consulter, notamment le système Centris Cela leur permet d’obtenir des informations précises et à jour sur chaque propriété.

Parmi les documents essentiels à bien comprendre, la déclaration du vendeur occupe une place importante. C’est un formulaire d’une douzaine de pages dans lequel le vendeur déclare ses connaissances sur le bien immobilier. Grâce à l’aide d’un courtier, il devient plus facile de l’interpréter pour prendre une décision éclairée.

3. Comment s’assurer que la propriété convoitée est vraiment la bonne?
Il peut être facile de tomber sous le charme d’une maison. Mais la réalité, c’est que chaque propriété a ses avantages et ses inconvénients. Comme un courtier est objectif dans la transaction, il peut vous conseiller adéquatement.

Voici quelques questions qu’il vous aidera à vous poser :

  • Après lecture de la déclaration du vendeur, des rénovations majeures semblent-t-elles à prévoir?
  • Le quartier correspond-il à mon style de vie?
  • Ai-je le temps d’entretenir cette maison?

Grâce à cette démarche structurée, vous éviterez les décisions impulsives et aurez le recul nécessaire pour vérifier si la propriété répond à vos besoins actuels tout en soutenant vos projets. Autrement dit, un courtier vous aide à choisir de façon éclairée en vous basant sur des faits et non les émotions.

4. Comment un courtier peut-il nous guider pour effectuer un achat sécuritaire?
La priorité de tout courtier immobilier est la sécurité et la protection de son client durant l’ensemble de la transaction. Par exemple, dans un marché actif où plusieurs offres peuvent être déposées au même moment, le courtier a l’obligation de vous recommander une inspection préachat par un professionnel reconnu, conformément à la Loi sur le courtage immobilier.

De plus, le courtier veille à ce que tous les documents légaux soient correctement rédigés. Une clause mal formulée ou mal interprétée peut causer des désaccords sur la date d’occupation ou les inclusions dans la transaction. Grâce à sa formation et à son expérience, un courtier vous accompagne dans la rédaction de votre promesse d’achat afin qu’elle soit bien formulée et qu’elle protège vos intérêts. De la préapprobation hypothécaire jusqu’à la signature chez le notaire, il veille à ce que chaque étape soit réalisée selon les règles de l’art.

Le courtier vous rappelle également vos obligations légales en tant qu’acheteur : respecter les délais de financement, fournir les documents demandés au notaire ou encore souscrire aux assurances nécessaires. Ces rappels pratiques évitent des oublis qui pourraient retarder la transaction.

5. Comment un courtier peut-il nous aider à négocier?
La négociation est souvent source de stress pour les acheteurs. Si vous êtes lié par contrat d’achat, votre courtier pourra négocier pour vous lors de la transaction. Il connaît les stratégies à adopter pour obtenir le meilleur prix et les meilleures conditions possibles.

Par exemple, s’il perçoit certains éléments pouvant influencer la négociation, votre courtier pourra vous conseiller en tant qu’acheteur afin que vous ajustiez votre offre. De même, il peut négocier des réparations à effectuer avant la prise de possession ou des inclusions supplémentaires, comme certains électroménagers ou du mobilier extérieur.

Un courtier expérimenté sait aussi quand il vaut mieux adopter une attitude ferme ou flexible. Dans une situation d’offres multiples, il pourrait recommander des clauses qui rendent votre proposition plus attrayante tout en vous évitant d’être exposé à des risques financiers, juridiques ou à des conséquences difficiles à gérer par la suite.

6. Est-ce qu’un courtier maîtrise les lois et règlements immobiliers?
Au-delà de la négociation, l’achat d’une propriété implique de naviguer dans un cadre légal complexe, puisque plusieurs lois et règlements encadrent les transactions immobilières. Le zonage, les règles entourant les copropriétés, les zones inondables sont autant d’éléments qu’un courtier surveille pour bien vous informer. Il peut également vous alerter sur certaines restrictions, comme l’interdiction d’aménager un logement supplémentaire ou d’exercer une activité commerciale dans une résidence et ainsi prévoir des clauses en conséquence afin de s’assurer que l’offre respectera vos besoins.

De plus, il vous aide à comprendre les obligations financières et administratives liées à l’achat d’une propriété : droits de mutation (taxe de bienvenue), règlement de copropriété, fonds de prévoyance, charges communes et plus encore!

7. Est-ce qu’un courtier peut recommander d’autres professionnels?
Dans l’exercice de ses fonctions, le courtier immobilier peut référer divers professionnels du milieu (notaires, inspecteurs en bâtiment, évaluateurs, courtiers hypothécaires, etc.). Il fournit une liste de références afin d’outiller l’acheteur dans son processus décisionnel, le choix final et la vérification des professionnels demeurant sous la responsabilité de l’acheteur.  

Que ce soit pour un test de pyrite ou de radon, ou encore la vérification des fondations, vous pouvez compter sur ses recommandations pour avancer en toute confiance. Bien sûr, vous pouvez toujours choisir avec quels experts vous souhaitez faire affaire, mais avoir accès à ce réseau fait gagner un temps précieux et enlève beaucoup de stress.

À la demande de l’acheteur, un courtier peut aussi coordonner les échanges entre ces différents intervenants. Il devient alors le point central de communication, ce qui simplifie grandement le processus d’achat.

8. Comment un courtier peut-il nous aider à garder une approche objective?
Si vous avez déjà acheté une propriété ou que des gens de votre entourage l’ont fait récemment, vous savez à quel point le processus d’achat d’une maison suscite plusieurs émotions. L’enthousiasme d’un coup de cœur peut parfois occulter certains défauts, surtout dans un contexte de surenchère. À l’inverse, la crainte de se tromper ou de manquer une opportunité peut freiner la prise de décision.

Dans ces situations, le courtier joue un rôle essentiel en apportant une vision rationnelle et objective. Grâce à son expérience, il vous aide à prendre du recul, à analyser chaque option et à évaluer les avantages et les inconvénients de la propriété convoitée. Son accompagnement favorise ainsi une décision réfléchie, alignée sur vos besoins et sur vos objectifs à long terme.

Acheter avec un courtier pour être bien accompagné à chaque étape
Pour qu’un courtier puisse poser l’ensemble des actions mentionnées précédemment, la signature d’un contrat de courtage exclusif achat est essentielle et avantageuse pour l’acheteur. Ce document encadre la relation et permet au courtier de défendre vos intérêts auprès du vendeur.

Au-delà de cet aspect légal, son rôle s’étend considérablement. Le courtier prend le temps de comprendre vos attentes, recherche des informations exclusives, évalue chaque propriété avec impartialité et veille à sécuriser chacune des étapes de la transaction. Habile négociateur et bien au fait du cadre législatif, il s’appuie également sur un vaste réseau de professionnels fiables pour vous offrir un accompagnement complet.

En somme, acheter une maison avec un courtier, c’est bénéficier de l’accompagnement d’un véritable allié. Ce dernier met son expertise au service de votre projet afin que vous dénichiez la propriété qui correspond le mieux à vos besoins, dans les meilleures conditions possibles. Trouvez celui avec qui faire équipe dès maintenant!

Article écrit en collaboration avec : APCIQ

Source: centris.ca

Quoi faire avant de partir en voyage : bien préparer sa maison

Source: centris.ca

Vous partez bientôt en vacances? Que vous alliez dans votre famille pendant la période des Fêtes ou que vous partiez à l’étranger quelques semaines, il est très important de prendre des précautions pour protéger votre maison. Une absence prolongée rend votre maison plus vulnérable à des tentatives de vol ou à des incidents domestiques comme un dégât d’eau.

Afin de sécuriser votre propriété, d’économiser sur vos factures, et de vous offrir une bonne tranquillité d’esprit, découvrez notre liste de choses à faire avant de partir en voyage.

Pour protéger la maison et les biens contre le vol
Une maison qui paraît inoccupée pendant un certain temps est le Saint Graal pour les voleurs. Ceux-ci sont attentifs à plusieurs signaux pour reconnaître ces absences prolongées. Voici donc quelques conseils sur comment protéger sa maison des mauvaises personnes.

  • Faites installer un système de sécurité ou effectuez des tests pour vous assurer que les dispositifs fonctionnent bien si vous en avez déjà un.
  • Bien sûr, vérifiez que toutes les fenêtres sont bien fermées et que les portes sont verrouillées.
  • Avertissez votre assureur si vous pensez être absent plus de 30 jours. Relisez également votre contrat d’assurance habitation pour vérifier si des exclusions s’appliquent si votre domicile reste inoccupé plusieurs jours.
  • Rangez vos documents importants et objets de valeur dans un coffre-fort résistant à l’eau et au feu ou confiez-les à quelqu’un de confiance. Prenez également des photos de votre maison et de vos biens les plus précieux, pour les compagnies d’assurance, en cas de mauvaise surprise.
  • Demandez à une personne de confiance de venir vérifier l’état de la maison environ une fois par semaine, d’arroser les plantes et de ramasser votre courrier. Si vous avez des journaux ou autres abonnements livrés directement devant la porte, il est préférable d’en suspendre la livraison, car l’accumulation de courrier est un signe d’absence évident. Pour vos colis (ex. Amazon), organisez les livraisons avant et après votre départ, ou avertissez la personne responsable de les ramasser pour qu’ils ne soient pas dérobés. N’oubliez pas de lui donner une clé de la maison, le code d’alarme et la façon de vous joindre en cas de nécessité.
  • Si vous avez des animaux de compagnie, confiez-les à un ami, à un membre de la famille ou à une pension. Assurez-vous de lui donner des instructions claires sur ce qu’il faut faire en cas d’urgence médicale s’il ne peut vous joindre (quel montant peut être dépensé en soins, par exemple).
  • Avertissez un voisin de confiance que vous serez absent pendant plusieurs jours ou semaines et informez-le si quelqu’un d’autre viendra surveiller la maison. Il pourra ainsi reconnaître toute activité suspecte et vous la signaler. Vous pouvez également lui demander de stationner son auto dans votre cour.
  • N’annoncez pas votre départ sur les réseaux sociaux! Les voleurs sont attentifs à ce genre de signaux.
    Fermez les rideaux et, si possible, installez une minuterie électronique pour allumer et éteindre certaines lampes dans votre maison afin de dissuader les cambrioleurs (les laisser allumées tout le temps n’est pas très efficace).
  • Rangez vos meubles et autres appareils extérieurs pour ne pas vous les faire voler ni risquer des dommages sur votre propriété en cas de vents forts.
  • Soignez l’extérieur pour votre départ. En hiver, il est conseillé d’engager un déneigeur, car une étendue de neige immaculée trahirait votre absence. Assurez-vous d’avoir terminé tout votre entretien de la maison à l’automne pour tâcher d’éviter les problèmes courants. En été, pensez plutôt à tondre votre gazon avant de partir et vérifiez que vous avez terminé les étapes d’entretien de la saison.

Pour éviter les mauvaises surprises
Les vacances, c’est fait pour se reposer et profiter de moments inoubliables. Mais ce qu’il ne faut surtout pas oublier, c’est de faire quelques vérifications qui pourraient prévenir bien des dommages. La dernière chose voulue au retour d’un voyage est un dégât d’eau ou un incendie! Voici quelques gestes simples à faire avant de partir.

  • Repérez l’entrée d’eau de la maison, puis fermez l’eau avant de partir en vacances. Cette étape est particulièrement importante en hiver, à cause du gel possible des tuyaux. Vous pouvez également éteindre votre chauffe-eau pour éliminer un montant inutile sur votre facture.
  • Coupez le gaz, si applicable, pour éviter les fuites potentielles.
    Débranchez vos appareils électriques, sauf le réfrigérateur et le congélateur. Cela vous permettra d’économiser de l’énergie et de diminuer les risques de surtension électrique en cas d’orage, par exemple.
  • Baissez le chauffage ou la climatisation, selon la saison de votre départ. Quelle température mettre pour votre maison en hiver en votre absence, au Québec? Au minimum 10 °C, pour prévenir le gel des tuyaux. Si vous avez des animaux qui resteront quelques jours sans vous, la température idéale de la maison serait de 18 à 25 °C. Un thermostat intelligent vous permettrait aussi de réduire considérablement les coûts énergétiques.
  • Abaissez la température de votre spa chauffé, ou de votre piscine en été.
  • Vérifiez les dates d’expiration de vos documents importants, comme votre permis de conduire, pour les renouveler à temps.
  • Assurez-vous de payer vos factures.
  • Videz le bac de glace de votre réfrigérateur pour éviter un écoulement d’eau en cas de panne de courant.
  • Faites le ménage du réfrigérateur : débarrassez-vous de tout ce qui ne sera plus bon à votre retour, en commençant d’abord par cuisiner ou congeler ce qui peut l’être. Assurez-vous que les produits dans le garde-manger sont bien fermés pour éviter les infestations d’insectes ou de rongeurs.
  • Videz toutes les poubelles et demandez à quelqu’un de mettre les sacs de poubelle au chemin au bon moment.
  • Versez du bicarbonate de soude ou un produit spécialisé dans la cuvette de toilette et les drains pour prévenir les odeurs.

Autres conseils si vous voyagez à l’extérieur
Pour vous permettre de bien profiter de vos vacances à l’étranger, quelques dernières préparations sont essentielles.

Documents à préparer

  • Votre passeport est-il bien valide? Vérifiez sa date d’expiration et assurez-vous que toutes les informations nécessaires sont là.
  • Avez-vous besoin d’un visa pour votre destination? Consultez cette page du gouvernement du Canada pour le savoir.
  • Si un enfant fera partie du voyage, mais qu’il ne sera pas accompagné de ses deux parents ou tuteurs légaux, une lettre de consentement est recommandée.

Assurance voyage

  • Vérifiez votre contrat d’assurance voyage pour vous assurer d’avoir des protections maladie, vie et invalidité.
  • Prêtez attention aux exclusions pour bien vous préparer.

Santé et sécurité

  • Consultez une clinique voyages au moins 6 semaines d’avance pour savoir si des vaccins ou des traitements préventifs sont nécessaires pour la destination choisie.
  • Si vous comptez voyager avec des médicaments, laissez-les dans leurs emballages d’origine, emportez-en plus que nécessaire, ayez un double de vos ordonnances et, s’il s’agit de produits d’injection, validez que votre compagnie aérienne les accepte.
  • Avisez votre compagnie de carte de crédit que vous partez en voyage, afin qu’elle ne bloque pas votre carte de crédit en constatant une utilisation inhabituelle.
  • Informez une personne de confiance de vos déplacements. Fournissez-lui une copie de vos documents de voyage : vols, lieux d’hébergement, assurances et itinéraires, en cas de catastrophe naturelle, par exemple.

Bien se préparer pour mieux relaxer
Si votre sécurité et celle de votre maison est la priorité, il n’empêche que d’autres petits gestes pourraient améliorer votre confort à votre retour. Pensez à ces petits « plus » : nettoyez la maison avant de partir, lavez la vaisselle et les draps, puis vérifiez qu’il ne reste pas de vêtements mouillés dans la laveuse. Un espace propre est idéal pour retrouver le bonheur à la maison!

Maintenant que vous savez quoi faire avant de partir en vacances, il ne vous reste qu’à profiter de vos vacances en toute tranquillité d’esprit. Bon voyage!

Foire aux questions
1. Faut-il fermer l’arrivée d’eau avant de partir en voyage?

Oui, cela est préférable, pour éviter les dégâts d’eau en cas de fuite ou de bris de tuyaux.

2. Comment gérer le courrier pendant une absence prolongée?

Demandez à un voisin de le récupérer ou utilisez un service de rétention postale.

3. Que faire avec les appareils électriques avant de partir?

Débrancher les appareils non essentiels vous permettra non seulement de réduire les risques de surtension et d’incendie, mais également d’économiser de l’énergie.

Source: centris.ca

Marché immobilier québécois : une vive résilience au 3e trimestre 2025

Source: centris.ca

Malgré un climat économique incertain, le marché immobilier du Québec continue de surprendre par sa vigueur. Les plus récentes statistiques publiées par l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) pour le troisième trimestre de 2025 révèlent un marché toujours solide, où la demande reste soutenue et les prix poursuivent leur ascension.

Voyons en détail ce qui explique cette étonnante résilience, région par région et segment par segment.

Un marché qui garde le cap malgré les vents contraires
Entre juillet et septembre 2025, 22 690 propriétés résidentielles ont changé de main au Québec, soit une hausse de 11 % par rapport à 2024. Il s’agit du trimestre le plus actif depuis 2020.

Cette performance survient dans un contexte pourtant moins favorable : le PIB réel recule, le chômage augmente et le coût de la vie reste élevé. Toutefois, la baisse du taux directeur de la Banque du Canada à 2,5 % en septembre a contribué à stimuler les transactions en fin de trimestre.

Selon Hélène Bégin, économiste-experte à l’APCIQ, « la progression des prix n’a rien de surprenant. Elle est nourrie par une demande toujours active de la part des acheteurs expérimentés et par une offre de propriétés nettement inférieure à la moyenne historique ».

Une hausse généralisée des ventes
Aucune région n’a été épargnée par cette remontée. Toutes les régions métropolitaines de recensement (RMR) du Québec affichent une croissance des ventes.

Certaines agglomérations de plus petite taille se démarquent encore davantage.


Les plex sont les grands gagnants de ce trimestre, avec une hausse de 24 % des ventes. Ce segment attire les investisseurs, qui y voient une façon de compenser les coûts d’emprunt plus élevés grâce aux revenus locatifs.

Une offre de propriétés toujours limitée
Le nombre de propriétés à vendre au Québec demeure bien en dessous de la moyenne historique.

On dénombre 36 117 inscriptions en vigueur, un volume similaire à celui de l’an dernier, mais 30 % inférieur à la moyenne des 20 dernières années (environ 51 000 propriétés).

Les disparités régionales sont toutefois marquées :

  • Drummondville (-23 %), Québec (-22 %) et Saguenay (-17 %) affichent les plus fortes diminutions d’inventaire.
  • Montréal (+3 %) et Gatineau (+4 %) enregistrent de légères hausses.

Cette rareté de l’offre continue de favoriser les vendeurs et de maintenir la pression sur les prix.

Des prix en hausse partout au Québec
La tension entre l’offre et la demande continue de tirer les prix vers le haut.

Les plus fortes hausses de prix se concentrent dans certaines régions :

  • Québec et Saguenay : +17 % pour les unifamiliales
  • Sept-Îles et Victoriaville : +18 %
  • Trois-Rivières : +24 % pour les plex
  • Mont-Tremblant : -10 % pour les unifamiliales, mais +58 % pour les copropriétés
     

Un marché résidentiel robuste
Le troisième trimestre de 2025 confirme la robustesse du marché immobilier québécois, qui continue de garder le cap malgré les vents contraires. Qu’il s’agisse de Montréal, Québec, Saguenay ou Sherbrooke, une chose est claire : l’immobilier au Québec demeure un pilier solide de l’économie provinciale, soutenu par une demande constante et un déséquilibre persistant entre l’offre et la demande.

Quels que soient votre situation et vos projets immobiliers, un courtier immobilier peut vous aider à y voir plus clair et à repérer les meilleures opportunités. Consultez également le Baromètre du marché résidentiel ou les statistiques mensuelles détaillées de l’APCIQ pour obtenir les données les plus récentes sur l’évolution des prix et des tendances.

Article écrit en collaboration avec : l’APCIQ

Source: centris.ca