Rénovations : quels travaux nécessitent un permis au Québec?

Rénovations : quels travaux nécessitent un permis au Québec?

Source : centris.ca

Rénover une propriété est souvent un bon investissement. Cependant, plusieurs propriétaires négligent l’étape de la demande de permis de construction, croyant à tort qu’il n’est pas obligatoire ou que l’entrepreneur qui effectue les travaux s’en occupe. Or, cette autorisation municipale est liée au bâtiment et non à la personne qui exécute les travaux. Ainsi, vous avez la responsabilité d’obtenir un permis même si vous faites appel à un spécialiste.

De plus, les règles varient selon la municipalité et le type d’habitation : unifamiliale, copropriété, chalet ou résidence locative. Rénover sans permis peut entraîner des amendes, compromettre votre assurance ou rendre la vente de votre propriété plus difficile.

Cet article vous explique la différence entre le permis de construction, le certificat d’autorisation et la déclaration de travaux, quand demander un permis de rénovation, ainsi que les démarches, les coûts et les délais à prévoir.

Pourquoi certaines rénovations nécessitent-elles un permis?

Le permis garantit que vos travaux de rénovation résidentielle respectent les normes de sécurité du Code national du bâtiment . Il assure aussi la sécurité des occupants, le respect du zonage municipal et la valeur des propriétés.

Les informations recueillies sont partagées avec différents organismes, comme la Régie du bâtiment du Québec (RBQ), la Commission de la construction du Québec (CCQ) et Revenu Québec . Cela permet au gouvernement de suivre les chantiers de rénovation en cours, tout en favorisant l’équité fiscale et la protection des consommateurs.

Quelle est la différence entre le permis de construction, le certificat d’autorisation et la déclaration de travaux?

Avant de commencer des rénovations résidentielles, il est important de déterminer l’autorisation nécessaire. Les municipalités utilisent généralement trois types d’approbations, selon la nature du projet.

  1. Le permis de construction : il s’applique aux travaux majeurs qui modifient la structure ou la valeur d’une maison, comme une construction neuve, un agrandissement, une transformation importante ou l’ajout d’un bâtiment. Le projet doit respecter les règlements municipaux en vigueur, notamment en matière de lotissement, de zonage et de construction.
  2. Le certificat d’autorisation : il s’applique à des interventions plus ciblées, souvent liées à l’aménagement du terrain ou aux installations extérieures. Il est requis, par exemple, pour un changement d’usage, des travaux d’excavation, la construction d’un cabanon, l’installation d’une piscine ou l’abattage d’un arbre.
  3. La déclaration de travaux : certaines villes l’utilisent pour encadrer des projets mineurs, tels que le remplacement de portes et fenêtres ou d’un revêtement extérieur identique, sans passer par un processus complet de demande de permis. Cette démarche est généralement simple, rapide et sans frais.

Quel est le risque de rénover sans permis?

Rénover sans autorisation peut entraîner diverses conséquences, puisque le permis de construction sert de preuve attestant que vos rénovations respectent les normes en vigueur. Sans ce document, vous risquez une amende pour rénovation sans permis, qui peut varier entre 350 $ et 4 000 $ . La ville peut aussi exiger des correctifs ou la remise en état du bâtiment pour assurer sa sécurité et celle du voisinage en cas d’irrégularités.

L’absence de permis peut aussi avoir un impact sur votre assurance habitation. En cas de sinistre lié à des travaux non déclarés ou non conformes, votre assureur pourrait refuser de couvrir les dommages.

À long terme, un historique de travaux incomplet peut compliquer la revente de votre propriété, en ralentissant l’ inspection préachat et les vérifications notariales. Régulariser la situation après coup n’est pas toujours simple; des frais supplémentaires peuvent s’appliquer, et, dans certains cas, des recours judiciaires peuvent être envisagés.

Trucs et conseils

Avant de rénover, prenez le temps de consulter le portail citoyen de votre municipalité. Plusieurs villes offrent des outils simples pour vous guider vers les démarches et formulaires appropriés selon votre projet.

Les rénovations résidentielles qui nécessitent un permis de construire

Chaque municipalité a ses propres règlements, mais la plupart exigent une autorisation pour tout projet d’ autoconstruction d’une maison ou de rénovation majeure qui touche la structure, l’usage ou la sécurité d’un bâtiment.

Dans certains cas, l’obligation d’obtenir un permis peut aussi dépendre de la valeur des rénovations. À Sherbrooke, par exemple, des travaux peuvent être réalisés sans permis si leur coût est inférieur à 25 000 $, une exception qui ne s’applique pas partout au Québec.

Agrandissement ou modification de la structure de la maison

Tout projet qui modifie l’empreinte au sol, l’intégrité structurale du bâtiment ou l’usage d’une pièce nécessite un permis de construction. Cela inclut :

  • Un agrandissement
  • La construction d’un étage
  • La modification des murs porteurs
  • La transformation d’un escalier intérieur
  • La construction d’un garage attaché à la maison
  • L’ajout d’une mezzanine ou d’une chambre
  • L’installation d’une cheminée ou d’un foyer intérieur

Pour bien préparer ce type de projet, consultez nos articles Planifier son agrandissement de maison : options et étapes clés et 8 conseils pour un projet d’agrandissement réussi .

Modification extérieure de la propriété

Certains travaux extérieurs nécessitent une autorisation, même s’ils ne modifient pas la structure du bâtiment. Ça peut être le cas si vous souhaitez :

  • Refaire votre toiture avec un nouveau type de revêtement
  • Modifier les dimensions des portes et fenêtres
  • Construire une galerie, une terrasse
  • Agrandir un balcon existant
  • Remplacer un escalier ou des rampes
  • Installer une piscine ou un spa de plus de 2 000 litres
  • Construire un cabanon

Modification de la plomberie ou de l’électricité

Les travaux de plomberie et d’électricité doivent généralement être approuvés, même s’ils semblent mineurs. Par exemple, refaire une partie de la plomberie d’une maison ou déplacer une installation existante – une douche, un bain, une toilette ou un robinet – nécessite une autorisation pour s’assurer que ces travaux respectent les normes du Code du bâtiment.

Ajout d’un logement ou d’une chambre en location

Vous voulez convertir un sous-sol en logement ou un duplex en unifamiliale? Les changements d’usage sont soumis à une réglementation stricte. Ainsi, l’ajout d’une unité d’habitation autonome ou la reconfiguration d’un espace nécessite un permis.

Trucs et conseils

Ne vous fiez pas uniquement à la valeur des travaux pour déterminer si un permis est requis, car même une rénovation mineure peut nécessiter un certificat d’autorisation. En cas de doute, communiquez avec le service de l’urbanisme de votre municipalité.

Les rénovations qui ne nécessitent généralement pas de permis

La plupart des travaux esthétiques ou d’entretien courant peuvent être réalisés sans permis, puisqu’ils ne sont pas considérés comme des travaux de construction au sens de la Loi sur le bâtiment . Cela dit, la réglementation dépend toujours de la municipalité : une vérification rapide sur le site web de votre ville demeure la meilleure pratique avant d’entreprendre des travaux.

Travaux mineurs

Si votre projet vise surtout à rafraîchir votre propriété, vous pouvez probablement rénover sans permis. La rénovation d’une cuisine ou d’une salle de bain, par exemple, est souvent exemptée tant qu’elle ne touche pas aux murs porteurs ni à la configuration de la plomberie. Même chose pour le changement d’armoires de cuisine, de la vanité de la salle de bain ou la modernisation des surfaces .

Voici d’autres exemples de rénovations intérieures généralement autorisées sans permis :

  • Peinture et décoration intérieure
  • Changement de revêtements de plancher
  • Remplacement d’un robinet ou d’un luminaire
  • Petites réparations de plâtrage et de menuiserie
  • Remplacement de portes intérieures
  • Aménagement paysager, incluant clôture et haie
  • Installation d’une thermopompe ou d’un climatiseur

Travaux extérieurs

La règle d’or est souvent le remplacement « à l’identique ». Tant que les travaux extérieurs ne modifient ni l’apparence ni la structure du bâtiment, aucune autorisation n’est généralement requise.

Beaucoup de propriétaires se demandent : faut-il un permis pour changer des fenêtres? Non, si vous installez des modèles de mêmes dimensions dans les ouvertures existantes. Il en va de même pour une toiture refaite avec un matériau identique, sans modification à la structure.

Trucs et conseils

Ce n’est pas parce que la ville n’exige pas de permis que l’entrepreneur que vous embauchez n’a pas besoin d’une licence de la RBQ . Saviez-vous que si un ami ou un membre de votre famille vous aide dans vos travaux et en retire un avantage ou un gain (par exemple, vous lui promettez vos vieilles armoires pour qu’il les revende), il peut être considéré comme un entrepreneur et doit détenir une licence? Consultez le site du gouvernement avant de vous lancer!

Comment demander un permis?

Formuler une demande de permis repose sur une bonne préparation. Bien que chaque ville possède ses propres outils – plusieurs d’entre elles ont maintenant des portails en ligne –, la démarche suit généralement un parcours similaire. Dans tous les cas, vous devrez présenter un dossier détaillé décrivant votre projet; un dossier incomplet peut entraîner des délais ou un refus.

Documents à fournir pour une demande de permis

Pour être analysée, votre demande doit démontrer que le projet respecte la réglementation en vigueur. Voici les documents les plus couramment exigés :

  • Certificat de localisation : permet de vérifier les distances avec les limites de terrain et les servitudes.
  • Plans et devis : les plans de construction, les croquis et la description des matériaux utilisés sont requis.
  • Photographies du bâtiment actuel : souvent demandées pour divers projets de rénovation, comme le changement du revêtement extérieur ou de nouvelles portes et fenêtres de tailles différentes.
  • Contrat de l’entrepreneur : certaines municipalités exigent une copie du contrat et le numéro de licence RBQ.

Principales étapes d’une demande de permis

Voici le déroulement typique d’une demande de permis de construction :

  • Validation du projet auprès de la municipalité : une première consultation avec le service de l’urbanisme permet de confirmer la faisabilité du projet et d’éviter des ajustements coûteux.
  • Dépôt de la demande et paiement des frais : le dossier est soumis avec les documents requis. Le traitement de la demande débute uniquement lorsque la municipalité le considère complet.
  • Analyse de conformité : un inspecteur ou un urbaniste évalue votre projet afin de s’assurer qu’il respecte les règlements municipaux et les normes de sécurité.
  • Affichage du permis : une fois obtenu, le permis doit être affiché sur le chantier. Cette étape officialise le début des travaux et facilite les inspections.

Combien coûte un permis de construction?

Au Québec, le prix d’un permis de construction n’est pas fixe : il varie selon la municipalité, la nature du projet et la valeur des travaux. Pour une rénovation résidentielle, le coût de base commence généralement entre 75 $ et 275 $, montant auquel s’ajoute souvent un supplément proportionnel à la valeur du projet. S’il s’agit d’une construction neuve, la tarification est souvent nettement plus élevée et dépasse fréquemment les 700 $.

Dans plusieurs localités, la demande de permis de construction implique des frais d’ouverture de dossier non remboursables. Ceux-ci sont habituellement déduits du coût total du permis, s’il est approuvé. Pour obtenir une estimation juste, consultez votre service d’urbanisme.

Coût moyen d’un permis de construction selon la ville

Ville

Coût de base

Supplément par tranche de 1 000 $ (valeur des travaux)

Sherbrooke

254 $

5,00 $

Laval

92 $

2,50 $

Montréal

167,40 $

9,80 $

Québec

275 $

50,00 $(par tranche de 100 000 $)

Longueuil

150 $

N/A

Saint-Jean-sur-Richelieu

75 $

1,50 $

Drummonville

150 $

N/A

Quel est le délai moyen d’obtention d’un permis?

Le délai pour obtenir un permis de construction au Québec varie également d’une ville à l’autre et selon la nature des travaux. En général, on doit prévoir entre 30 et 60 jours pour recevoir une autorisation. Dans le cas de projets plus complexes, ce délai peut s’étendre jusqu’à six mois.

Plusieurs facteurs peuvent influencer la période de traitement. D’abord, la période de l’année joue un rôle important. Puisque le printemps et l’été sont des périodes très achalandées, déposer une demande en hiver peut parfois accélérer le processus.

L’absence d’un document – comme un plan d’architecte ou un certificat de localisation – peut aussi retarder l’analyse de plusieurs semaines. Enfin, certains projets nécessitent des étapes supplémentaires, comme une dérogation mineure ou une approbation du Comité consultatif d’urbanisme (CCU).

Permis de construction : l’essentiel à retenir avant de rénover au Québec

En résumé, le permis de construction et le certificat d’autorisation ne doivent pas être vus comme de simples formalités administratives, mais plutôt comme des outils qui encadrent vos travaux et protègent votre investissement.

Avant d’entreprendre des rénovations, mieux vaut vérifier les exigences de votre municipalité, ce qui peut vous éviter des conséquences importantes sur le plan financier et lors de la revente de votre propriété.

Même si certaines rénovations intérieures offrent plus de liberté, chaque projet mérite d’être évalué avec attention. En respectant les règles en vigueur dès le départ et en formulant une demande de permis de construction lorsque nécessaire, vous vous assurez une rénovation résidentielle conforme et sécuritaire.

Foire aux questions

1. Est-ce qu’un permis est requis pour effectuer des travaux d’entretien?

En règle générale, les travaux d’entretien et les réparations mineures (peinture, revêtement de sol, changement de luminaire, etc.) n’exigent pas de permis de construction, car ils visent à maintenir l’état d’origine du bâtiment sans en modifier la structure ou l’usage.

2. La démarche pour obtenir un permis est-elle la même pour une maison patrimoniale?

Les bâtiments patrimoniaux sont protégés en raison de leur valeur culturelle, historique ou archéologique. Lors d’un projet les touchant, l’autorisation de construction ou de rénovation relève du ministère de la Culture et des Communications .

3. Existe-t-il des subventions pour les rénovations?

Oui, il existe plusieurs programmes et subventions pour alléger vos coûts, surtout pour les projets d’efficacité énergétique. Au Québec, le programme Rénoclimat offre des subventions pour l’isolation et l’étanchéité, tandis que LogisVert d’Hydro-Québec propose des remises pour l’installation de thermopompes. Certaines municipalités offrent également des crédits de taxes pour la rénovation résidentielle.

Source : centris.ca

Comment faire une offre d’achat sur une maison?

Source: Centris.ca

Lorsque vous trouvez enfin la propriété qui vous plaît, l’étape suivante consiste à déposer une offre d’achat. Encadrée par la Loi sur le courtage immobilier, l’offre d’achat signifie au vendeur votre intention d’acquérir son bien immobilier en définissant les conditions de la transaction. Cette procédure s’inscrit dans un processus plus large qui est détaillé dans notre Guide complet : comment acheter une maison en 12 étapes .

  1. Qu’est-ce qu’une offre d’achat?
  2. Où obtenir un modèle de promesse d’achat?
  3. Que contient une offre d’achat?
  4. Les clauses conditionnelles les plus courantes d’une offre d’achat
  5. Particularités de l’offre d’achat selon le type de bâtiment
  6. Peut-on annuler une promesse d’achat?
  7. Que faire si le vendeur fait une contre-proposition?
  8. Offre d’achat : les points essentiels à retenir
  9. Foire aux questions

Dans cet article, vous découvrirez comment proposer une offre d’achat sur une maison. Nous aborderons les formulaires requis, les clauses et conditions, les obligations des deux parties, le processus de contre-offre et les options d’annulation de l’offre. Ce guide pratique vous aidera à naviguer avec succès dans ce moment clé.

Qu’est-ce qu’une offre d’achat?

Une offre d’achat , aussi appelée promesse d’achat , est un contrat par lequel un acheteur propose d’acquérir une propriété à certaines conditions.

La promesse d’achat précise notamment le prix offert, les délais, les conditions de financement et d’inspection, ainsi que les différentes modalités de la transaction. Une fois acceptée par le vendeur, l’offre d’achat lie les deux parties jusqu’à la signature de l’acte de vente chez le notaire, sauf si certaines conditions ne sont pas respectées.

Où obtenir un modèle de promesse d’achat?

Au Québec, les courtiers immobiliers utilisent des formulaires de l’ Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) . Ceux-ci permettent de structurer la transaction et de s’assurer que toutes les informations essentielles à la protection des deux parties sont inscrites.

Il existe différents modèles de promesse d’achat selon le type de propriété : maison unifamiliale , condo, immeuble multilogement ou terrain. Les modèles de promesse d’achat en PDF sont mis en exemple sur le site web de l’OACIQ.

Que contient une offre d’achat?

Pour que la promesse d’achat soit valide, elle doit inclure plusieurs informations importantes sur la propriété, les modalités de paiement et les conditions de la vente. Le formulaire de promesse d’achat comprend aussi différentes clauses qui précisent les obligations de l’acheteur et du vendeur. Votre courtier immobilier prendra le temps de vous les expliquer avant la signature.

L’identification des parties

Le formulaire de promesse d’achat doit identifier clairement les parties impliquées dans la transaction. On y inscrit généralement :

  • Le nom complet de l’acheteur et du vendeur
  • Leur adresse
  • Leur numéro de téléphone, ainsi que leur adresse courriel (si disponible)

La désignation de la propriété

L’offre d’achat doit décrire précisément l’immeuble visé, incluant :

  • L’adresse de la propriété
  • La désignation cadastrale
  • Les dimensions et la superficie du terrain

Certaines particularités s’appliquent aux copropriétés par indivision, aux copropriétés divises et aux immeubles à revenus.

Le prix offert et l’acompte

La promesse d’achat indique le prix proposé par l’acheteur pour acquérir la propriété et prévoit un acompte sur le prix d’achat , recommandé afin de démontrer le sérieux de l’acheteur. Le formulaire précise alors :

  • Le montant de l’acompte
  • La façon dont il sera versé
  • Ce qu’il adviendra de cette somme si la transaction est annulée

L’acompte doit être déposé dans un compte en fidéicommis et y est conservé jusqu’à la signature de l’acte de vente chez le notaire.

Dans le cas d’une propriété assujettie à la TPS et à la TVQ, on y mentionne aussi la proportion de taxes.

Les modalités de paiement

La promesse d’achat précise également comment l’acheteur prévoit de payer la propriété. On y retrouve :

Ces informations permettent au vendeur d’évaluer la capacité financière de l’acheteur.

Les délais importants

L’offre d’achat prévoit plusieurs échéances, par exemple :

  • Le délai de réponse accordé au vendeur
  • La date d’occupation de la propriété
  • Les délais pour réaliser les conditions prévues (inspection, financement, etc.)
  • La date de signature de l’acte de vente chez le notaire

Ces délais structurent le processus et permettent aux différentes parties – acheteur, vendeur, institution financière et notaire – d’organiser la transaction immobilière. À titre informatif, le délai de réponse à une promesse d’achat est généralement de 24 à 72 heures. Toutefois, dans un marché actif, ce délai est souvent beaucoup plus court et peut varier de quelques heures à 24 heures, notamment en situation d’offres multiples.

Les inclusions et les exclusions

Une promesse d’achat précise aussi ce qui est inclus dans la vente , comme :

  • Les électroménagers
  • Les luminaires
  • Les habillages de fenêtres
  • Certains équipements extérieurs

Cette section indique également ce qui est exclu et vise à éviter les malentendus entre l’acheteur et le vendeur.

La garantie légale

L’offre d’achat précise si la propriété est vendue avec ou sans garantie légale . Pour faire ce choix, l’acheteur peut s’appuyer sur les renseignements fournis dans la déclaration du vendeur , qui décrit l’état de la propriété et les problèmes connus.

Les conditions

La promesse d’achat inclut généralement des conditions, telles que l’inspection ou l’obtention du financement. On parle alors de promesse d’achat conditionnelle .

Ces conditions doivent être réalisées dans les délais prévus pour que la transaction puisse aller de l’avant. Si elles ne sont pas réalisées ou levées dans les délais, la promesse d’achat peut devenir caduque, à moins d’une entente entre les parties.

À l’inverse, une promesse d’achat sans conditions engage les parties de façon ferme. L’acheteur et le vendeur sont alors tenus de conclure la transaction, même si un problème est découvert par la suite, par exemple lors d’une inspection , à moins d’une entente commune.

Trucs et conseils
Déposer une promesse d’achat constitue un engagement sérieux. Les parties doivent agir de bonne foi et respecter les conditions et les délais prévus afin de mener la transaction à terme.

Les clauses conditionnelles les plus courantes d’une offre d’achat

Voici les clauses conditionnelles les plus courantes que l’on retrouve dans une offre d’achat. Elles sont généralement proposées par l’acheteur, puis négociées avec le vendeur, et peuvent varier selon le type de bâtiment et les particularités de la propriété.

Offre d’achat conditionnelle au financement

Une offre d’achat conditionnelle au financement permet à l’acheteur de confirmer qu’il peut obtenir un prêt hypothécaire qui respecte les conditions prévues, comme le montant du prêt, le taux d’intérêt et la durée de l’amortissement.

Il dispose généralement d’un délai pour obtenir une confirmation de financement, souvent autour de quelques jours à deux semaines, selon l’entente entre les parties.

Promesse d’achat conditionnelle à l’inspection

Une promesse d’achat conditionnelle à l’inspection permet à l’acheteur de faire inspecter la propriété par un inspecteur en bâtiment afin d’en vérifier l’état général et de déceler d’éventuels problèmes avant de finaliser la transaction.

Si l’inspection révèle des défauts majeurs pouvant diminuer la valeur de la propriété ou entraîner des dépenses considérables, l’acheteur peut retirer son offre. Les défauts observés doivent toutefois ne pas avoir été divulgués avant la rédaction de la promesse d’achat et être significatifs, c’est-à-dire suffisamment sérieux pour affecter la valeur ou l’intégrité de la propriété. Cela peut concerner, par exemple, une problématique structurelle ou un défaut majeur du système électrique ou de la toiture.

En général, le délai pour réaliser une inspection préachat est de 7 à 10 jours, mais il peut varier selon l’entente prévue dans la promesse d’achat.

Offre d’achat conditionnelle à la vente de la maison de l’acheteur

Dans plusieurs cas, l’acheteur doit vendre sa propriété actuelle afin de pouvoir en acquérir une nouvelle. Il présente alors une promesse d’achat conditionnelle à la vente de sa propriété.

Dans ce contexte, il est fréquent qu’une clause soit ajoutée afin de permettre au vendeur de continuer à recevoir d’autres offres pendant que l’acheteur tente de vendre sa propriété. Si une autre offre est acceptée, l’acheteur dispose alors d’un délai déterminé (72 heures) pour lever sa condition de vente ou se retirer de la transaction.

Offre d’achat conditionnelle à l’examen de documents

Une promesse d’achat conditionnelle peut aussi prévoir une clause permettant à l’acheteur d’examiner certains documents avant de confirmer la transaction, comme :

  • Rapport d’expertise
  • Les documents de copropriété
  • Les baux en vigueur

Si les documents ne sont pas disponibles ou s’ils révèlent un élément problématique – par exemple des changements au zonage non divulgués, des irrégularités dans la gestion de la copropriété ou une prime d’assurance élevée –, l’acheteur pourrait, selon les conditions prévues à la promesse d’achat, se prévaloir de celles-ci pour se retirer ou renégocier.

Les délais et modalités varient selon l’entente entre les parties, et le courtier est là pour conseiller l’acheteur dans l’analyse de la situation et des options disponibles.

Particularités de l’offre d’achat selon le type de bâtiment

Le contenu d’une offre d’achat peut varier selon le type de propriété. Les clauses à inclure, les documents à vérifier et parfois même le type de formulaire utilisé varient pour l’achat d’un condo, d’une maison neuve ou d’un immeuble à revenus.

Copropriété divise

La promesse d’achat d’une unité en copropriété divise comprend généralement une clause permettant à l’acheteur d’examiner les documents de la copropriété, tels que la déclaration de copropriété, les états financiers du syndicat, le budget prévisionnel, le carnet d’entretien de l’immeuble et autres documents pertinents.

Cet examen permet à l’acheteur de mieux comprendre la situation financière et administrative de la copropriété, ainsi que les obligations qui y sont liées. Le courtier peut alors l’accompagner dans l’analyse de ces documents afin de prendre une décision éclairée.

Copropriété indivise

La copropriété indivise présente certaines particularités, notamment en matière de financement. Une mise de fonds minimale de 20 % est généralement requise, et les options de financement sont plus limitées. En pratique, seules certaines institutions financières offrent ce type de prêt.

L’acheteur doit aussi examiner la convention d’indivision, puisque ce type de propriété prévoit souvent un droit de préemption donnant aux autres copropriétaires la priorité pour acheter une part indivise mise en vente.

Propriété neuve

Le cadre juridique pour l’ achat d’une maison neuve ou d’une propriété vendue sur plan par un constructeur est différent. Plutôt qu’une promesse d’achat, les parties signent un contrat préliminaire , comme l’exige le Code civil du Québec.

Les constructeurs titulaires d’une licence de la Régie du bâtiment du Québec utilisent généralement le modèle de contrat préliminaire de copropriété divise résidentielle de la Garantie de construction résidentielle (GCR) . Ce document précise le plan de garantie applicable et prévoit un délai de résolution de 10 jours permettant à l’acheteur de se retirer du contrat après la signature.

Propriété multilogement

Une offre d’ achat d’un plex ou d’un multilogement comporte souvent des clauses liées aux revenus locatifs de l’immeuble. L’acheteur peut notamment demander à vérifier les baux en vigueur, les avis d’augmentation transmis aux locataires et l’état des loyers. Certaines clauses prévoient aussi l’examen des revenus et dépenses de l’immeuble afin d’évaluer sa rentabilité.

Peut-on annuler une promesse d’achat?

La possibilité d’annulation d’une promesse d’achat dépend des conditions prévues dans le document et du moment où le désistement survient.

Avant que l’offre d’achat soit acceptée

1. Propriété neuve

Dans le cas d’un achat auprès d’un constructeur, le Code civil du Québec prévoit un droit de dédit. L’acheteur dispose alors d’un délai de 10 jours pour annuler le contrat préliminaire. Le constructeur peut toutefois prévoir une pénalité pour l’annulation de la vente de la maison ne dépassant pas 0,5 % de son prix.

2. Propriété usagée

Pour une propriété existante, la possibilité de retirer une promesse d’achat dépend du moment où elle est acceptée.

Tant que le vendeur ne l’a pas acceptée, l’acheteur peut généralement la retirer. Toutefois, si un délai de réponse est prévu, la promesse d’achat demeure valide pendant cette période et ne peut pas être retirée une fois qu’elle a été reçue par le vendeur.

Une fois acceptée, la promesse d’achat devient un engagement. Les parties ne peuvent alors s’en dégager que selon les conditions prévues ou d’un commun accord.

Une fois l’offre d’achat acceptée

Une fois la promesse d’achat acceptée, l’acheteur ne peut plus se retirer simplement par changement d’idée. Il est tenu de conclure la transaction et pourrait être poursuivi pour une promesse d’achat annulée, notamment pour dommages-intérêts ou en passation de titre. L’acheteur pourrait se dégager de la promesse d’achat si les conditions prévues ne sont pas remplies, conformément aux modalités qui y sont indiquées.

Une autre possibilité consiste en une résiliation à l’amiable, lorsque l’acheteur et le vendeur acceptent de mettre fin à la promesse d’achat par une entente écrite d’un commun accord.

Les obligations du vendeur

Une fois l’offre acceptée, le vendeur a certaines obligations. Il doit notamment remettre l’immeuble dans l’état où il se trouvait au moment de l’acceptation de l’offre, ce qu’on appelle l’obligation de délivrance. Il doit également fournir certains documents à l’acheteur, comme les titres de propriété, le certificat de localisation et toute déclaration pertinente.

Par ailleurs, l’acceptation de la promesse d’achat crée une exclusivité transactionnelle. Le vendeur ne peut plus vendre la propriété à un autre acheteur, sauf dans certaines situations particulières. Par exemple, lorsque la promesse d’achat est conditionnelle à la vente de la propriété de l’acheteur, une clause peut permettre au vendeur de continuer à recevoir d’autres offres. Si une autre offre est acceptée, l’acheteur dispose alors d’un délai pour lever sa condition ou se retirer.

Que faire si le vendeur fait une contre-proposition?

Lorsqu’il reçoit une offre d’achat, le vendeur a trois options : l’accepter, la refuser ou présenter une contre-offre , aussi appelée contre-proposition. Cette dernière consiste à modifier certains éléments de l’offre initiale et doit être faite par écrit à l’aide du formulaire de courtage prévu à cet effet afin d’assurer la clarté de la négociation.

La contre-offre peut porter sur différents aspects de la transaction : prix de vente, date d’occupation, inclusions et exclusions, conditions liées au financement ou à l’inspection. Comme pour l’offre d’achat, un délai de réponse est prévu. Pendant ce temps, l’autre partie peut accepter la contre-offre, la refuser ou présenter une nouvelle contre-proposition.

Lorsqu’une contre-offre est déposée, elle constitue une nouvelle proposition qui reprend et modifie certains éléments de l’offre initiale. La négociation se poursuit alors sur cette base jusqu’à ce qu’une entente finale soit acceptée par les deux parties.

Offre d’achat : les points essentiels à retenir

Le dépôt d’offre d’achat est un moment clé de toute transaction immobilière. Bien rédigée, elle précise les conditions de la transaction, protège les intérêts des deux parties et encadre leurs engagements.

Maintenant que vous avez constaté la complexité de cette étape — entre la précision des clauses conditionnelles et la difficulté de revenir en arrière une fois le document déposé — l’importance d’un accompagnement professionnel prend tout son sens. Le courtier immobilier est le meilleur allié pour guider, conseiller et s’assurer que chaque détail technique et légal est pris en compte afin de sécuriser la transaction.

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Foire aux questions

1. Peut-on présenter plusieurs offres d’achat en même temps?

Oui, mais cela comporte des risques. Chaque promesse d’achat est un engagement contractuel : si plusieurs vendeurs acceptent votre promesse d’achat, vous pourriez être tenu d’acheter plus d’une propriété.

Ce type de situation doit être évité ou encadré avec prudence. Le courtier pourra conseiller l’acheteur sur les options possibles afin de limiter les risques.

2. Une offre d’achat verbale est-elle valide?

En droit civil, une offre d’achat peut être verbale . Toutefois, en pratique, dans le cadre d’une transaction immobilière avec un courtier, la promesse d’achat doit être formulée par écrit à l’aide des formulaires prévus à cet effet . Cela permet d’assurer une preuve claire des conditions convenues et de protéger les parties.

3. Qu’est-ce qu’une offre d’achat de second rang?

Une offre d’achat de second rang est une promesse d’achat placée « en attente » sur une propriété déjà sous promesse acceptée. Elle ne devient active que si la première transaction ne se réalise pas.

Les informations fournies dans cet article sont uniquement à des fins informatives et ne constituent pas des conseils ou des avis financiers, juridiques, professionnels ou autres. À ce titre, aucune garantie, expresse ou implicite, n’est offerte quant à l’exactitude, la fiabilité, l’intégralité ou l’exhaustivité de ces informations, lesquelles vous utilisez à vos propres risques et périls.

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Source: Centris.ca

Acheter une maison en reprise de finance ?

Source: centris.ca
Pour bien des acheteurs, la reprise de finance est une occasion en or à ne pas manquer. L’idée d’acquérir une maison saisie par une institution financière, parfois affichée à un prix inférieur à sa valeur marchande, fait miroiter la bonne affaire. Mais est-ce vraiment aussi simple? La réalité est en effet plus nuancée… Derrière cette promesse d’économie se trouvent des règles particulières, des risques bien réels et un cadre juridique qu’il faut comprendre avant de se lancer.

Dans cet article, il sera question de définir clairement ce qu’est une reprise de finance, de la distinguer de la vente sous contrôle de justice, d’en examiner les avantages et les limites, puis de passer en revue les étapes à suivre pour comprendre la portée d’une telle transaction et mener à bien votre projet d’achat immobilier sans mauvaise surprise.

Qu’est-ce qu’une reprise de finance?
La reprise de finance d’une maison, aussi appelée prise en paiement ou saisie immobilière, survient lorsqu’un propriétaire ne respecte plus les obligations de son prêt hypothécaire. En contractant une hypothèque, l’emprunteur accepte que le prêt soit garanti par la propriété elle-même. Si les paiements cessent, l’institution financière peut reprendre possession de l’immeuble pour le revendre et récupérer les sommes dues.

Le défaut de paiement est la cause la plus fréquente, mais ce n’est pas la seule. La reprise de finance peut aussi résulter d’une négligence importante. Par exemple, si le propriétaire laisse la propriété se détériorer, omet d’entretenir les composantes essentielles ou ne paie pas ses taxes municipales et scolaires, la banque peut intervenir pour protéger la valeur de sa garantie.

Une fois la propriété reprise, l’institution financière la remet sur le marché. Son objectif est simple : récupérer le capital impayé et les frais engagés. Certaines propriétés peuvent ainsi être affichées sous leur valeur marchande… sans que cela constitue automatiquement une aubaine.

Reprise de finance ou vente sous contrôle de justice?
Il est essentiel de distinguer la reprise de finance de la vente sous contrôle de justice, car les mécanismes juridiques et le cadre d’intervention ne sont pas les mêmes.

La reprise de finance s’inscrit dans un recours hypothécaire exercé par un créancier garanti. Lorsque les conditions prévues au contrat ne sont plus respectées, le prêteur peut devenir propriétaire de l’immeuble afin de le revendre. On parle parfois de reprise par un créancier lorsque l’hypothèque ou une autre créance garantie permettent au prêteur d’exercer ce droit. Il s’agit d’un processus principalement administratif, encadré par les règles du contrat hypothécaire et par le Code civil.

La vente sous contrôle de justice, quant à elle, relève directement du tribunal. Un juge désigne la personne responsable de la vente, fixe les conditions et peut déterminer le mode de mise en marché. Cette procédure est généralement utilisée lorsque plusieurs créanciers sont impliqués ou lorsque les dettes excèdent la valeur marchande de la propriété. Le tribunal veille alors à ce que le produit de la vente soit réparti équitablement.

Avantages et inconvénients d’acheter une reprise de finance
Acheter une reprise de finance peut représenter une occasion stratégique… ou un pari risqué. Tout dépend du prix, de l’état de la propriété et de votre capacité à bien évaluer les coûts réels. Avant de déposer une offre, il est essentiel de soupeser les avantages et les limites de ce type de transaction avec lucidité.

Les avantages

  • Un prix parfois sous la valeur marchande : Les maisons saisies par la banque qui sont affichées sous leur valeur marchande nécessitent souvent des travaux. Si le solde hypothécaire à récupérer est limité, l’écart peut être intéressant. Toutefois, il faut comparer avec des ventes similaires pour éviter de surpayer la maison.
  • Un potentiel réel de retour sur investissement : Lorsque les rénovations sont ciblées et bien budgétées, une reprise de finance peut offrir un bon retour sur investissement, notamment en vue d’une revente. Tout l’enjeu consiste à prioriser les améliorations qui créent une valeur durable.
  • Moins de concurrence dans certains cas : Les propriétés vendues sans garantie légale ou nécessitant des travaux attirent un bassin d’acheteurs plus restreint. Cette réalité peut réduire la pression et laisser davantage de place à la négociation.

Les inconvénients

  • Une vente sans garantie légale : La majorité des reprises de finance sont vendues sans garantie légale de qualité. Même en cas de vice caché, les recours sont limités, ce qui augmente le niveau de risque.
  • Des coûts imprévus liés à l’état de la propriété : Une propriété négligée peut nécessiter des travaux importants. L’écart entre le prix affiché et le coût réel peut rapidement se réduire si les réparations sont mal évaluées.
  • Des documents possiblement manquants : Certains dossiers peuvent être incomplets. Il arrive qu’un certificat de localisation doive être refait et que le notaire doive effectuer des vérifications supplémentaires sur le titre de propriété, ce qui entraîne des frais additionnels. Le notaire pourrait également vous conseiller de prendre une assurance-titres pour vous protéger en cas d’irrégularité.
  • Des procédures plus rigides : Les institutions financières imposent souvent des délais serrés et des conditions standardisées. La négociation est généralement plus encadrée que dans une transaction entre particuliers.

L’inspection préachat : un réflexe non négociable
Dans une reprise de finance vendue sans garantie légale, l’inspection préachat devient votre principal filet de sécurité. Elle permet d’évaluer l’état réel de la propriété, de déterminer les travaux à prévoir et d’estimer les coûts avec précision.

Sans cette étape, le risque financier repose entièrement sur l’acheteur. Investir dans l’inspection rigoureuse de la maison convoitée, c’est acheter en connaissance de cause et éviter de payer pour une mauvaise surprise après la signature.

Comment trouver une reprise de finance à acheter?
La façon la plus simple de repérer une reprise de finance consiste à utiliser les outils de recherche offerts sur Centris.ca. Le filtre « Reprise de finance », accessible dans la section « Autres critères », permet de consulter à la fois les reprises de finance et les propriétés en vente sous contrôle de justice. Une recherche ciblée permet ainsi d’accéder rapidement aux propriétés concernées et de comparer les options disponibles dans un secteur donné.

Certains investisseurs expérimentés consultent également le Registre foncier du Québec afin de repérer les nouvelles inscriptions liées à des recours hypothécaires. Cette démarche demande toutefois une bonne compréhension des mécanismes juridiques et ne permet pas toujours d’obtenir une vision complète du marché actif.

Dans la majorité des cas, travailler avec un courtier immobilier demeure l’approche la plus efficace. Le courtier peut repérer les reprises de finance qui correspondent à vos critères, analyser la valeur marchande, évaluer le potentiel de négociation et vous accompagner à chacune des étapes de la transaction. Son expertise permet aussi d’éviter certains pièges propres à ce type de transaction immobilière.

Les étapes pour acheter une maison faisant l’objet d’une reprise de finance
La marche à suivre pour acheter une reprise de finance ressemble à celle de tout autre achat immobilier, avec quelques particularités. Pour connaître le processus complet, il peut être utile de revoir les étapes d’achat d’une maison.

1. Préapprobation hypothécaire

Obtenir une préapprobation hypothécaire est essentiel pour agir rapidement, car les reprises de finance peuvent se vendre vite. Elle confirme votre capacité d’emprunt, sans garantir le prêt final.

2. Recherche de la propriété

Avant de visiter, analysez le secteur, les ventes comparables et le positionnement du prix. Une reprise de finance doit être évaluée à la lumière de propriétés similaires pour vérifier si l’écart est réel… ou seulement apparent. L’accompagnement d’un courtier peut affiner cette lecture du marché et vous éviter bien des désagréments.

3. Promesse d’achat

La promesse d’achat est souvent rédigée à partir des formulaires du prêteur, et il peut arriver qu’un dépôt préachat, ou acompte, soit demandé. L’offre d’achat doit habituellement rester valide au moins 72 heures. Elle est généralement conditionnelle au financement et à l’inspection préachat.

4. Inspection préachat

L’inspection de la maison ne sert pas qu’à confirmer un coup de cœur. Elle doit permettre d’identifier les signes d’usure, les travaux prioritaires et les éléments susceptibles d’influencer la valeur à moyen terme. L’inspection devient alors un outil d’aide à la décision, et non pas seulement une formalité.

5. Acceptation et financement

L’institution financière, ou l’huissier, dans certains cas, analyse les offres — un processus qui peut prendre environ 3 à 5 jours —, et peut formuler une contre-proposition.

6. Demande de prêt hypothécaire

Même avec une préapprobation hypothécaire, une demande formelle de prêt hypothécaire doit être complétée. La préapprobation repose sur votre capacité d’emprunt et n’est pas liée à une propriété en particulier.

7. Signature de l’acte de vente

La transaction se conclut chez le notaire (parfois désigné par la banque, selon le dossier) par la signature de l’acte de vente. Des frais sont à prévoir, incluant les honoraires notariaux. La transaction se conclut généralement dans un délai d’environ 30 jours et se fait sans garantie légale de la part de la banque.

Une stratégie à évaluer avec lucidité
L’achat d’une maison qui fait l’objet d’une reprise de finance de maison ne devrait pas être motivé uniquement pas l’appât du gain. Se lancer dans ce processus d’achat, c’est accepter un cadre particulier, évaluer les risques avec rigueur et mesurer le véritable potentiel de la propriété. Pour certaines personnes, ce sera une occasion réfléchie. Pour d’autres, un projet qui exige préparation et sang-froid.

La clé réside dans l’analyse, la stratégie et l’accompagnement. Une décision éclairée repose autant sur les chiffres que sur la compréhension de la démarche.

Passez à l’action dès aujourd’hui : explorez les propriétés à vendre ou trouvez un courtier immobilier pour vous guider à chaque étape de la transaction.

FAQ
1.  Est-ce vraiment moins cher d’acheter une reprise de finance?

Les maisons faisant l’objet d’une reprise de finance sont parfois vendues à un prix inférieur à leur valeur marchande, puisque la banque cherche surtout à récupérer les sommes dues. Toutefois, les travaux à prévoir et l’absence de garantie légale peuvent augmenter les coûts réels et les frais à débourser en fin de compte.

2.  Y a-t-il une garantie légale lors d’une reprise de finance?

Dans la majorité des cas, non. Les propriétés sont vendues sans garantie légale de qualité, aux risques et périls de l’acheteur. Les problèmes cachés découverts après la vente ne sont donc généralement pas couverts.

3.  Est-il possible de négocier le prix d’une maison en reprise de finance?

Oui, mais la négociation est souvent plus encadrée. Les institutions financières sont généralement moins flexibles que des vendeurs privés et imposent des conditions et des délais précis.
Les informations fournies dans cet article sont uniquement à des fins informatives et ne constituent pas des conseils ou des avis financiers, juridiques, professionnels ou autres. À ce titre, aucune garantie, expresse ou implicite, n’est offerte quant à l’exactitude, la fiabilité, l’intégralité ou l’exhaustivité de ces informations, lesquelles vous utilisez à vos propres risques et périls. En aucun cas Centris ne sera responsable des actions prises sur la base des informations contenues dans cet article ou de tout dommage ou perte, direct ou indirect, pouvant découler de, ou en relation avec, l’utilisation de celles-ci. Il est recommandé de consulter des professionnels du secteur afin d’obtenir des conseils personnalisés avant de prendre toute décision.
Source: centris.ca

Intentions d’achat et de vente au Québec selon la récente étude Léger

Source : centris.ca

Le marché immobilier au Québec traverse une période charnière. Inflation, hausse du coût de la vie, incertitude économique, retour progressif au bureau : les cinq dernières années ont profondément transformé les parcours résidentiels des ménages. Pourtant, malgré ces bouleversements, les intentions d’achat et de vente des Québécois demeurent étonnamment stables.

C’est ce que révèle l’édition 2025 de l’enquête sur les intentions d’achat et de vente dans le secteur immobilier au Québec, réalisée par la firme Léger pour l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ). Menée à l’automne 2025 auprès de 2 501 adultes québécois, cette étude d’envergure analyse à la fois les comportements observés depuis 2020 et les intentions pour les cinq prochaines années.

Que faut-il retenir? Qui sont les acheteurs d’aujourd’hui et de demain? Les jeunes peuvent-ils encore accéder à la propriété? Et que prévoient les vendeurs?

Intentions d’achat et de vente : une stabilité surprenante dans un contexte incertain

Premier constat : 21 % des Québécois prévoient acheter une résidence principale au cours des cinq prochaines années. Cette proportion est stable par rapport aux éditions précédentes de l’enquête.

Même chose du côté des vendeurs : 14 % des propriétaires envisagent de vendre leur résidence principale d’ici cinq ans, un niveau qui se maintient depuis plusieurs années.

Lors de son passage au balado de l’APCIQ L’Immobilier en mouvement, Sébastien Dallaire, vice-président exécutif pour l’Est du Canada chez Léger, explique :

« Ce qui est impressionnant, c’est la résilience. On a vécu la pandémie, l’inflation, les incertitudes géopolitiques… et malgré tout, quand on regarde les intentions d’achat et de vente, ça demeure stable. Les Québécois continuent de planifier leur avenir à long terme. »

Autrement dit, malgré la fatigue collective et les inquiétudes économiques, le désir d’accéder à la propriété ou d’améliorer sa situation résidentielle demeure bien ancré pour les Québécois.

Un prix d’achat moyen en hausse : pression accrue sur les ménages

Si les intentions restent stables, le contexte financier, lui, s’est complexifié.

En 2025, le prix moyen anticipé à l’achat d’une résidence principale atteint 485 000 $, soit une hausse de 28 000 $ par rapport à 2024. Cette progression exerce une pression directe sur la capacité d’emprunt des ménages, particulièrement chez les premiers acheteurs.

Selon les données analysées par l’APCIQ, le marché de la revente fait preuve d’une grande résilience depuis 2020. Mais les parcours résidentiels s’allongent : les ménages prennent plus de temps avant de passer à l’action, ajustent leurs critères ou reportent leur projet.

Les 18-34 ans : un moteur du marché… mais un écart grandissant

Les jeunes adultes demeurent le groupe le plus actif dans le marché immobilier au Québec, tant pour l’achat que pour la vente.

Au cours des cinq dernières années :

  • 33 % des 18-34 ans ont acheté une propriété.
  • 43 % déclarent avoir l’intention d’acheter au cours des cinq prochaines années.

Cet écart de 10 points attire l’attention. Comme l’explique Sébastien Dallaire :

« On voit un décalage de plus en plus marqué entre le désir d’acheter et la capacité réelle de passer à l’action. Ce n’est pas un manque d’intérêt, c’est une question d’accessibilité. »

Une hausse marquée du prix d’entrée

Chez les jeunes acheteurs, le prix moyen payé a atteint environ 392 000 $ en 2025, comparativement à 356 000 $ l’année précédente, une hausse d’environ 10 %, la plus importante parmi toutes les cohortes d’âge.

Résultat :

  • Endettement plus élevé
  • Achat à deux ou en copropriété
  • Aide financière des parents
  • Report du projet

Sébastien Dallaire parle même d’un « petit drapeau jaune » :

« Si l’écart entre les intentions et les achats réalisés continue de se creuser, il y a un risque de décrochage. Certains pourraient finir par planifier leur vie autrement. »

Montréal vs Québec : un accès inégal à la propriété

L’étude met également en lumière une différence marquée entre les régions métropolitaines.

Chez les 18-34 ans :

  • 35 % sont propriétaires dans la région de Montréal.
  • 44 % le sont dans la région de Québec.

Cette réalité reflète les enjeux d’abordabilité dans la métropole. Les jeunes ménages s’éloignent souvent du centre urbain, non par préférence, mais par nécessité économique.

M. Dallaire résume bien cette tension :

« Les désirs et la réalité sont plus distants chez les jeunes. On aimerait être proche du travail et des services, mais on se résigne à s’éloigner pour réduire le prix d’achat. »

Cette dynamique contribue à l’étalement urbain et transforme progressivement le visage du secteur immobilier au Québec.

Les 35–54 ans : pilier stratégique du marché de la revente

Majoritairement déjà propriétaires (67 %), les 35-54 ans représentent un segment clé du marché.

Leurs intentions d’achat s’établissent à 23 % pour les cinq prochaines années. Contrairement aux plus jeunes, leurs transactions sont souvent liées à :

  • Un changement familial (naissance, départ des enfants)
  • Une évolution professionnelle
  • Un désir d’améliorer la qualité de vie

M. Dallaire souligne que cette tranche d’âge se trouve souvent à un moment charnière :

« Nos vies sont plus stables, mais aussi plus complexes. On a les enfants, parfois les parents à soutenir. Quand on achète, on vise souvent plus grand et plus cher. »

Ce groupe contribue fortement à la valeur totale des transactions dans le marché de la revente.

Les 55 ans et plus : une transition progressive

  • 9 % ont l’intention d’acheter.
  • 13 % prévoient vendre leur résidence principale.

Les décisions sont souvent liées à des transitions de vie :

  • Entretien devenu trop exigeant
  • Mobilité réduite
  • Rapprochement des services ou de la famille

Fait important : la vente ne mène pas toujours à un nouvel achat. Certains optent pour la location ou une résidence pour aînés.

Comme le mentionne M. Dallaire :

« Quand on est un peu plus vieux, si on vend, c’est peut-être parce qu’on va passer à un autre niveau : on va devenir locataire, on va aller en résidence, on va aller vivre avec les enfants. Il y a plein d’autres choix qu’on a tendance à faire et qui explique qu’on a moins tendance à acheter. Au point de vue comportement achat, c’est un peu moins actif chez les plus âgés. On a tendance à être plus locataire, mais aussi parce que si on n’est pas déjà propriétaire dans la cinquantaine, les chances qu’on le devienne à 59, 60, 65 ans, si on ne l’était pas avant, sont quand même assez minces. »

Cette réalité influence directement l’offre disponible dans le marché immobilier au Québec.

Vente conditionnelle : un frein potentiel à l’offre

Un élément clé ressort de l’étude : plus de la moitié des vendeurs potentiels pourraient reporter leur projet s’ils ne trouvent pas une nouvelle propriété répondant à leurs besoins.

Autrement dit, la décision de vendre est de plus en plus conditionnelle à la capacité d’acheter ailleurs.

Cela crée une dynamique circulaire :

  • Moins d’acheteurs = moins de vendeurs
  • Moins de vendeurs = moins d’inventaire
  • Moins d’inventaire = pression sur les prix

Cette prudence pourrait ralentir la remontée de l’offre dans les prochaines années.

Depuis 2020 : des parcours résidentiels plus longs et plus complexes

Pourquoi avoir analysé une période de cinq ans? Sébastien Dallaire l’explique clairement :

« L’achat ou la vente d’une propriété, ce sont des décisions qu’on prend quelques fois dans une vie. C’est un cycle long. Se limiter à un an ne donnerait pas le portrait complet. »

Depuis 2020, le marché a été marqué par de nombreux facteurs :

  • La pandémie
  • Le télétravail
  • Les variations rapides des taux d’intérêt
  • L’inflation
  • Les incertitudes géopolitiques

Malgré ces changements, la perception de l’importance de la propriété n’a pas changé.

« Notre façon de concevoir l’importance de la propriété dans nos vies n’a pas changé », insiste Dallaire.

Ce qui change, en revanche, c’est la manière d’y accéder.

Vers une transformation du secteur immobilier au Québec?

Si les obstacles persistent, plusieurs transformations pourraient s’accélérer :

  • Augmentation des maisons en rangée et des plex
  • Projets multigénérationnels
  • Ajustements de zonage
  • Densification urbaine
  • Solutions alternatives à la maison unifamiliale traditionnelle

Selon l’analyse, le Québec affiche historiquement un taux de propriété plus faible que d’autres provinces canadiennes. Faciliter l’accès à la propriété pourrait devenir un enjeu structurant des prochaines années.

Ce qu’il faut retenir des intentions d’achat et de vente de l’étude 2025

  • Les intentions d’achat et de vente demeurent stables.
  • Le prix d’entrée continue d’augmenter chez les jeunes acheteurs (392 000 $ en moyenne pour 2025, soit une hausse d’environ 10 % par rapport à 2024).
  • Les 18-34 ans font face à un écart croissant entre désir et capacité.
  • Les vendeurs sont plus prudents et conditionnels.
  • Les parcours résidentiels s’allongent et se complexifient.

Malgré les changements dans les comportements et les préférences, les gens restent résilients et planifient de façon stable et prévisible, avec des intentions d’achat et de vente qui se maintiennent dans le temps.

Pourquoi l’accompagnement professionnel d’un courtier immobilier est plus crucial que jamais

Dans un contexte où les décisions sont plus réfléchies, plus conditionnelles et plus sensibles aux fluctuations économiques, l’accompagnement devient stratégique.

Comprendre les dynamiques locales, négocier efficacement, évaluer correctement une propriété, anticiper les conditions du marché : autant d’éléments qui peuvent faire une différence majeure dans un projet immobilier.

Collaborer avec un courtier immobilier demeure un levier essentiel pour sécuriser et optimiser un processus d’achat ou de vente.

Envie d’aller plus loin?

Pour entendre l’analyse complète de Sébastien Dallaire et mieux comprendre les grandes tendances des intentions d’achat et de vente dans le secteur immobilier au Québec, écoutez l’épisode du balado L’Immobilier en mouvement produit par l’APCIQ.

Article écrit en collaboration avec : APCIQ

Source : centris.ca

Acheter une maison ou un condo : tous les documents à avoir en main

Source: centris.ca

Au-delà de la recherche d’une propriété, la réussite d’une transaction immobilière repose sur une bonne préparation. Vous devrez avoir en main différents documents à chaque étape clé du processus d’achat : lors de la première rencontre avec votre courtier immobilier, de la préapprobation hypothécaire et de l’obtention du prêt, jusqu’à la signature chez le notaire.

Pour vous simplifier la tâche, nous avons créé cet aide-mémoire complet des documents pour l’achat d’une maison ou d’un condo. En suivant les sections ci-dessous, vous saurez exactement quoi planifier à chaque jalon du processus pour concrétiser votre projet immobilier en toute confiance.

Documents pour bien préparer sa première rencontre avec un courtier immobilier
La première rencontre avec un courtier immobilier permet de poser les bases de votre projet d’achat. Plus vous arriverez préparé, plus le courtier pourra vous conseiller efficacement et vous guider vers des propriétés qui respectent votre budget et votre réalité. Voici les documents à lui fournir lors du premier rendez-vous.

Une pièce d’identité valide avec photo
Dès la première rencontre, le courtier immobilier doit confirmer votre identité. Cette vérification fait partie de ses obligations professionnelles et vise à assurer une transaction encadrée, sécuritaire et conforme à la réglementation en vigueur.

Un budget réaliste
Le courtier s’appuiera sur vos informations financières pour vous aider à évaluer un prix réaliste, selon votre salaire et votre capacité d’emprunt.

Vous devez être en mesure de préciser :

  • Vos revenus (salaire, revenus autonomes et autres sources)
  • Vos dépenses mensuelles récurrentes
  • Votre capacité d’épargne et la mise de fonds envisagée

Ces informations permettent d’éviter de cibler des propriétés qui ne correspondent pas à votre situation financière. Des outils, comme une calculatrice de capacité d’emprunt, peuvent aussi vous aider à mieux planifier votre budget.

Une liste de critères essentiels et souhaitables
Prenez le temps de définir vos besoins et attentes. Dressez une liste de critères en distinguant les éléments essentiels – comme le quartier, le type de propriété et le nombre de chambres – de ceux que vous aimeriez avoir, tels qu’une cuisine rénovée ou un garage.

Cet exercice aide le courtier immobilier à bien comprendre vos priorités et à vous proposer des propriétés cohérentes avec votre budget, tout en vous accompagnant efficacement dans vos recherches.

Documents pour obtenir une préapprobation hypothécaire
La préapprobation hypothécaire permet de connaître le montant maximal que vous pouvez emprunter, d’estimer vos paiements hypothécaires et de geler un taux d’intérêt pendant une période de 60 à 130 jours, avant même de déposer une offre d’achat. Il est important de comprendre que ce montant correspond à un maximum théorique et qu’il ne garantit pas automatiquement que vous obtiendrez une hypothèque de cette somme.

Pour confirmer votre préapprobation hypothécaire, le prêteur vous demandera certains renseignements personnels et documents justificatifs, en plus de procéder à la vérification de votre dossier de crédit, y compris de votre cote de crédit.

Une pièce d’identité valide avec photo
Comme pour toute démarche financière, une pièce d’identité avec photo est exigée afin de confirmer votre identité et de prévenir la fraude. Vous devez aussi fournir votre adresse actuelle ainsi que deux adresses antérieures, si applicable. Ces informations servent à obtenir votre consentement pour consulter votre dossier de crédit et à valider votre admissibilité à contracter un prêt au Canada.

La liste de vos actifs
Votre institution financière aura besoin d’un portrait clair de vos actifs afin d’évaluer votre solidité financière et votre capacité d’emprunt. Cela inclut notamment :

  • Une propriété actuelle ou une résidence secondaire
  • Des placements
  • De l’épargne ou des liquidités

La liste de vos dettes et de vos paiements à faire
Le prêteur analysera aussi l’ensemble de vos dettes pour évaluer votre ratio d’endettement et votre capacité à rembourser un prêt hypothécaire. Vous devrez dresser la liste de vos paiements en cours :

  • Les soldes de cartes de crédit
  • Les marges de crédit
  • Les prêts automobiles
  • Les prêts étudiants
  • Les pensions alimentaires
  • Toute autre dette ou obligation financière

La preuve d’emploi et la preuve de revenu
Une preuve d’emploi est exigée afin de confirmer la stabilité de vos revenus. Les documents demandés varient selon votre situation.

Pour un salarié, cela inclut généralement :

  • Une lettre de votre employeur indiquant votre poste et votre statut
  • Des relevés de paie récents

Si vous êtes travailleur autonome, vous devez fournir des preuves de revenu pour les deux dernières années, incluant vos avis de cotisation. Le prêteur peut aussi demander certains documents complémentaires pour démontrer que votre entreprise est active et financièrement stable :

  • Les statuts de constitution ou un permis d’exploitation
  • Une preuve d’inscription à la TPS/TVH
  • Des relevés bancaires du compte d’entreprise (souvent pour les six derniers mois)

Les documents liés à la mise de fonds
Que vous versiez la mise de fonds minimale de 5 % ou plus, votre prêteur doit en confirmer l’origine. Cette exigence réglementaire vise à prévenir la fraude et à s’assurer que vous ne comptez pas sur des fonds non vérifiés.

Les documents demandés peuvent inclure :

  • Des relevés bancaires ou de placements
  • Une preuve de retrait dans le cadre du RAP
  • Une preuve d’un compte CELIAPP
  • Une lettre signée si la mise de fonds provient d’un don d’un membre de la famille

Les relevés doivent être récents, indiquer clairement votre nom et couvrir généralement une période minimale de 90 jours. Tout document incomplet ou somme inexpliquée peut entraîner des délais et nuire à votre approbation.

Documents pour demander un prêt hypothécaire
Alors que la préapprobation hypothécaire sert à estimer votre capacité d’emprunt, la demande de prêt porte sur un achat précis. À cette étape, votre institution financière analyse la propriété choisie, les conditions de la transaction, votre mise de fonds et votre situation à jour pour confirmer le financement.

La promesse d’achat et les documents liés à la propriété
Pour obtenir un prêt hypothécaire, vous devez fournir une promesse d’achat signée, accompagnée de la fiche descriptive de la propriété. Ces documents confirment votre intention d’acheter et permettent au prêteur d’évaluer les conditions prévues, comme le prix, les délais et certaines clauses particulières.

La déclaration du vendeur est également requise. Elle contient des informations importantes sur l’état de l’immeuble et les éléments connus pouvant influencer la décision du prêteur. Divers documents supplémentaires peuvent être demandés dans certains cas, comme un certificat de conformité de la fosse septique ou un rapport d’analyse de l’eau.

Rapport d’inspection et certificat de localisation
Lorsque la promesse d’achat l’exige ou que le prêteur le recommande, le rapport d’inspection permet de confirmer l’état général de la maison ou du condo et d’identifier les travaux à prévoir. Le certificat de localisation, quant à lui, décrit la propriété, les limites du terrain et leur conformité aux règlements municipaux.

Mise de fonds et assurance prêt hypothécaire
Vous devez aussi fournir des preuves à jour de votre mise de fonds, incluant l’origine des sommes utilisées : épargne personnelle, RAP, CELIAPP ou don familial.

Si votre mise de fonds est inférieure à 20 % du prix d’achat, la banque peut exiger une assurance prêt hypothécaire. Le prêteur peut également demander que vous vous procuriez une assurance vie ou invalidité pour garantir le remboursement de votre prêt en cas de perte d’emploi, d’invalidité ou de décès.

Documents financiers mis à jour
Même si vous avez déjà fourni certains documents lors de la préapprobation, votre institution financière exigera des documents à jour concernant vos revenus et vos dettes. Cette étape permet de s’assurer que votre situation n’a pas changé entre la préapprobation hypothécaire et la demande de prêt, surtout si vous changez de prêteur.

Pour un condo
Des documents supplémentaires sont requis dans le cas de l’achat d’une copropriété : frais de condo, budget annuel et preuve d’assurance du syndicat de copropriété. Ces informations permettent d’évaluer la santé financière de la copropriété et les charges récurrentes, deux éléments qui influencent directement l’approbation du prêt hypothécaire.

Documents à fournir au notaire
Le notaire joue un rôle clé dans l’achat d’une maison. Il s’assure que la transaction respecte les règles juridiques en vigueur, tant pour l’acheteur que pour le vendeur. C’est lui qui vérifie la conformité des documents, prépare l’acte de vente et confirme le transfert de propriété.

L’achat d’une maison ou d’un condo se déroule généralement en deux rencontres. La première sert à signer l’hypothèque, puis la seconde, quelques jours plus tard, permet de signer l’acte de vente.

Deux pièces d’identité valides
Vous devez fournir deux pièces d’identité valides, ainsi qu’une copie de votre contrat de mariage ou de divorce, le cas échéant. Ces documents permettent au notaire de confirmer votre identité et de rédiger l’acte de vente selon votre situation personnelle.

Mise de fonds
Une fois que le notaire reçoit votre mise de fonds, un délai maximal de 10 jours ouvrables s’applique avant la signature de l’acte de vente. Ce délai, appelé délai de compensation, permet à l’institution financière de confirmer la disponibilité des fonds.

Confirmation du prêt hypothécaire
Le notaire doit recevoir la confirmation de votre prêt hypothécaire par votre institution financière. Sans celle-ci, il ne peut finaliser la transaction ni publier l’acte hypothécaire.

Preuve d’assurance habitation
Vous devez fournir une preuve d’assurance habitation valide à la date de prise de possession, puisque votre habitation doit être assurée dès le transfert de propriété.

Documents préparés par le notaire
De son côté, le notaire analyse le certificat de localisation, qui décrit la propriété, ses limites, les bâtiments qui s’y trouvent et la conformité aux règlements municipaux. Au besoin, il peut préparer uneassurance-titres pour protéger les deux parties contre certaines irrégularités juridiques. Il examine aussi les titres de propriété afin de confirmer que le vendeur est bien le propriétaire légal et que l’immeuble est libre de droits, d’hypothèques ou de charges non déclarées.

Le notaire rédige ensuite les documents officiels, soit l’acte de vente et l’acte hypothécaire, qui formalisent l’achat et le financement de la propriété. Il calcule également les ajustements, comme le partage des taxes municipales et scolaires, entre l’acheteur et le vendeur à la date de la transaction.

Documents à conserver après l’acquisition de la propriété
Une fois l’achat de la propriété officialisé, d’autres documents doivent être conservés précieusement, car ils peuvent être utiles en cas de réclamation, d’un refinancement hypothécaire et de la revente.

Assurance habitation
Votre police d’assurance habitation précise les protections en vigueur, les montants assurés et les démarches à suivre lors d’un sinistre. Elle doit être facilement accessible, puisque vous pourriez en avoir besoin rapidement en cas d’urgence.

Contrat de prêt hypothécaire
Le contrat de prêt hypothécaire doit être conservé pendant toute la durée de votre financement. Il contient les conditions du prêt, le taux d’intérêt et les modalités de remboursement. Ce document peut être requis lors d’un renouvellement hypothécaire ou d’un refinancement.

Comptes de taxes municipales et scolaires
Les comptes de taxes municipales et de taxes scolaires permettent de vérifier les montants payés et de répondre à certaines demandes financières.

Carnet d’entretien, factures des travaux et garanties
Le carnet d’entretien permet de consigner les travaux réalisés dans la propriété et de brosser un portrait de l’historique de la maison. Conservez toutes les factures liées aux travaux, aux rénovations et aux réparations. Elles démontrent l’entretien de la maison et peuvent influencer sa valeur lors de la revente. Les garanties associées aux appareils ou à certaines composantes du bâtiment doivent aussi être gardées, puisqu’elles peuvent être exigées en cas de problème ou de réclamation. Pour une maison neuve, ayez en main les documents liés à la garantie de construction résidentielle (GCR), ainsi que les plans et devis.

Tous les documents essentiels pour l’achat d’une maison, au bon moment
L’achat d’une maison ou d’un condo avec un courtier s’effectue étape par étape. À chaque moment du processus, certains documents doivent être prêts. De la première rencontre avec votre courtier à la préapprobation hypothécaire, en passant par la demande de prêt et jusqu’à la signature chez le notaire, un minimum de préparation est nécessaire.

Savoir à l’avance quels documents seront exigés et quand les fournir vous permet d’éviter les délais et de réduire le stress inutile. Une fois ces bases bien établies, il ne reste plus qu’à trouver l’habitation qui vous correspond parmi les propriétés à vendre sur Centris.ca.

Foire aux questions
1. Ai-je besoin d’une préapprobation hypothécaire avant de faire une offre?

Ce n’est pas obligatoire, mais c’est fortement recommandé. La préapprobation hypothécaire vous permet de connaître le montant que vous pouvez emprunter avant de faire une offre. Elle rassure aussi le vendeur, puisqu’elle démontre que votre demande de financement est déjà bien avancée. Dans un marché concurrentiel, cela peut jouer en votre faveur.

2. Les travailleurs autonomes doivent-ils fournir des documents différents?

Oui. Les travailleurs autonomes doivent généralement fournir plus de documents pour démontrer la stabilité de leurs revenus. Les institutions financières demandent souvent les déclarations de revenus et les avis de cotisation des deux dernières années, ainsi que certains états financiers ou relevés d’entreprise, selon la situation.

3. Est-ce qu’un courtier peut m’aider à savoir quels documents fournir?

Absolument. Le courtier immobilier est là pour vous guider à chaque étape de l’achat. Il vous indique quels documents préparer, quand les fournir et à qui les transmettre. Il peut aussi faciliter la coordination avec les autres professionnels impliqués.

4. Faut-il joindre des documents à la promesse d’achat?

Dans la plupart des cas, les documents ne sont pas joints directement à la promesse d’achat. Celle-ci inclut plutôt des conditions, comme l’obtention du financement ou l’inspection de la propriété. Les documents officiels sont généralement transmis à l’institution financière et au notaire une fois l’offre d’acceptée.

Source: centris.ca

Quoi savoir avant d’acheter une maison entre conjoints de fait

Source: centris.ca

Acheter une maison en couple est une grande étape dans un projet de vie à deux. Mais lorsqu’on est conjoints de fait, le contexte s’avère un peu plus complexe. Contrairement aux couples mariés ou unis civilement, vous ne profitez pas automatiquement des mêmes protections légales.

Dans cet article, on vous explique les grandes lignes à savoir avant d’acheter une maison entre conjoints de fait. À découvrir : le fonctionnement du régime d’union parentale en vigueur depuis le 30 juin 2025, les droits de propriété selon votre situation, les mesures pour assurer votre sécurité financière et les précautions à prendre en cas de séparation ou de décès. Parce qu’un couple bien informé est un couple mieux protégé!

Qui sont les conjoints de fait?

L’union de fait est aujourd’hui très répandue : selon le gouvernement du Québec, 42 % des couples québécois choisissent cette forme de vie commune. Bien qu’elle ressemble beaucoup au mariage dans la vie quotidienne, elle n’offre pas les mêmes protections juridiques.

Généralement, les conjoints de fait sont réputés être deux personnes non mariées ni unies civilement, qui entretiennent une relation conjugale et dont la situation correspond à l’un ou l’autre des deux énoncés suivants :

  • Ils vivent ensemble depuis au moins 12 mois;
  • Ils sont les parents d’un même enfant ou en assurent la garde légale.

Différentes lois et institutions définissent « union de fait » différemment pour les fins de leur application, alors certains critères peuvent varier.

Si vous avez un enfant commun né ou adopté à compter du 30 juin 2025, vous êtes plutôt considérés comme étant en union parentale, ce qui change certaines règles.

Mariés, conjoints de fait ou en union parentale : quel régime s’applique?
Avant d’acheter une maison à deux, vous devez bien comprendre dans quelle situation vous vous trouvez. Les règles diffèrent si vous êtes mariés, conjoints de fait avec enfant né avant ou après le 30 juin 2025 ou conjoints de fait sans enfant.

Conjoints mariés ou unis civilement
Le patrimoine familial protège automatiquement les couples mariés ou unis civilement sous le régime de société d’acquêts. En cas de séparation, les biens inclus dans ce patrimoine sont normalement partagés en parts égales entre les deux conjoints. Cela comprend la maison familiale et les biens utilisés par le ménage, mais aussi les droits accumulés dans un régime de retraite, comme un REER et le Régime de rentes du Québec.

Conjoints de fait avec enfant né ou adopté à compter du 30 juin 2025
Le régime de l’union parentale s’applique systématiquement aux conjoints de fait ayant eu un enfant ensemble depuis cette date. Il vise à offrir des protections semblables à celles des couples mariés ou unis civilement en cas de séparation ou de décès.

Concrètement, il prévoit un patrimoine familial, dont la valeur accumulée pendant le régime est partagée en parts égales, comprenant :

  • La ou les résidences familiales (maison, condo, chalet, etc.);
  • Les meubles utilisés dans la ou les propriétés;
  • Les véhicules du ménage.

En cas de décès, le conjoint survivant hérite automatiquement du tiers des biens en l’absence de testament. À noter : même si la maison est à votre nom, vous devrez obtenir l’autorisation de votre conjoint pour la vendre ou la refinancer. Il est toutefois possible de renoncer à ce régime ou d’exclure certains biens par un acte notarié.

Conjoints de fait avec enfant né ou adopté avant le 30 juin 2025
Si vous avez un enfant commun né ou adopté avant le 30 juin 2025, vous pouvez souscrire volontairement au régime d’union parentale de deux façons :

  • Signer un acte notarié, préparé par un notaire;
  • Signer un contrat écrit devant deux témoins.

En adhérant à ce régime, vous profiterez de toutes les protections prévues par la loi, dont certaines offertes aux couples mariés ou unis civilement. Vous pouvez cependant adapter certaines règles à votre situation et décider, par exemple, quels biens seront inclus ou exclus du patrimoine d’union parentale.

Conjoints de fait sans enfant
Les conjoints de fait sans enfant ne bénéficient pas de protections automatiques. Vous pouvez toutefois prévoir des documents légaux pour y remédier :

Conjoints de fait sans régime d’union parentale : protégez-vous avant d’acheter
Comme les conjoints de fait sans régime d’union parentale ne bénéficient pas du patrimoine familial, prévoir comment seront répartis les biens en cas de séparation ou de décès s’avère essentiel pour déterminer ce qui revient à chacun.

Si un seul nom apparaît sur l’acte notarié :

  • La personne dont le nom apparaît sur l’acte notarié devient l’unique propriétaire, peu importe le nombre d’années de vie commune.
  • Le conjoint peut se protéger par une reconnaissance de dette pour prouver sa contribution financière. Celle-ci n’a pas à être signée devant un notaire.

Si vous achetez à deux :

  • Les conjoints deviennent copropriétaires en indivision et chacun détient une quote-part du bien.
  • Si rien n’est précisé dans l’acte notarié, la loi considère que vous possédez la maison en parts égales.

Prévoir un contrat de vie commune ou une convention d’indivision
Pour renforcer la protection du couple, un contrat de vie commune ou une convention d’indivision, cette dernière préparée par un notaire, pourraient être conclus.

Ces documents permettent de :

  • Préciser les droits de chacun sur la propriété;
  • Définir la répartition des dépenses et des responsabilités financières;
  • Gérer le prêt hypothécaire en cas de séparation, de décès ou de difficulté financière, notamment au moment du rachat ou de la vente.

Ce que vous devez prévoir en cas de rupture ou de décès
Pour les conjoints de fait sans régime d’union parentale, que se passe-t-il si l’un des conjoints veut racheter la moitié de la maison? Et comment partager les biens avec la famille en cas de décès? Voici les points essentiels à connaître pour protéger votre investissement… et votre tranquillité d’esprit en cas de séparation ou de décès.

Séparation : vendre la maison ou racheter la part de votre conjoint?
Une séparation est rarement simple et, quand la maison s’ajoute à l’équation, les décisions peuvent devenir encore plus complexes. Chez les conjoints de fait, la loi ne prévoit pas de partage automatique; c’est donc au couple de s’entendre sur la marche à suivre. L’idéal est d’en discuter dès l’achat de la propriété, pendant que tout va bien, pour éviter les tensions plus tard.

1. Vendre la maison

Lorsque deux conjoints de fait décident de vendre la maison après une séparation, ils doivent d’abord s’entendre sur les conditions de la vente : le prix demandé, la date de prise de possession, etc. Les frais liés à la vente, comme le remboursement du prêt hypothécaire et les frais de notaire, doivent aussi être abordés. Le capital restant sera ensuite divisé équitablement entre les anciens conjoints, de sorte que chacun récupère sa part conformément aux ententes conclues.

2. Racheter la part du conjoint

Si l’un des propriétaires souhaite garder la maison, il doit racheter la part de son conjoint. Pour cela, il faut évaluer la valeur marchande de la propriété, idéalement avec l’aide d’un évaluateur ou d’un courtier immobilier. Ensuite, on calcule la valeur nette de la maison, soit la différence entre la valeur marchande et le solde hypothécaire, en incluant la pénalité pour le remboursement anticipé, si c’est applicable. Le montant du rachat, devant être accepté par les deux parties, est alors établi en fonction de la quote-part détenue par chacun. Enfin, le conjoint qui garde la maison devra obtenir un nouveau prêt hypothécaire à son nom pour officialiser la transaction.

Succession : protéger son conjoint en cas de décès
En cas de décès, le conjoint survivant n’hérite pas automatiquement de la part du défunt, même s’il cosigne la maison. La transmission des biens dépend donc du testament notarié, qui devient alors essentiel pour exprimer clairement vos volontés et vous assurer que la succession se déroule selon vos souhaits.

Lors d’un décès sans testament, la maison, ou la quote-part du défunt, revient aux enfants du conjoint décédé, en parts égales. Si la personne n’a pas d’enfant, la moitié de la valeur de la maison ira à ses parents; l’autre moitié sera remise à ses frères et sœurs.

Dans le cadre du régime d’union parentale, le conjoint survivant pourrait toutefois hériter d’un tiers des biens. Consultez notre article concernant la vente de succession pour mieux comprendre les différents scénarios possibles.

Prêt hypothécaire et financement : ce que les couples doivent savoir
L’achat d’une maison en couple représente un beau projet qui implique de bien comprendre le fonctionnement des prêts hypothécaires et les responsabilités de chacun.

Les institutions financières évaluent généralement les deux partenaires séparément en fonction de leurs revenus, leur historique de crédit et leur capacité à rembourser le prêt. Dans le cadre d’un prêt hypothécaire conjoint, les responsabilités sont partagées solidairement. Cela signifie que chacun doit assumer la responsabilité de la totalité du prêt : si l’un ne peut plus payer, la banque peut se tourner vers l’autre pour récupérer l’argent dû.

Programmes d’accès à la propriété
Plusieurs programmes facilitent l’accès à la propriété, dont le Régime d’accès à la propriété (RAP). Celui-ci permet d’utiliser une partie de vos REER pour financer l’achat d’une première maison. Pour en profiter, les deux partenaires ne doivent pas avoir été propriétaires d’une habitation principale au cours des quatre dernières années. Cependant, le gouvernement a récemment assoupli les modalités d’accès au RAP pour permettre aux personnes séparées ou divorcées d’acheter une résidence avec un nouveau conjoint.

Acheter une maison entre conjoints de fait : un projet réfléchi pour bâtir un avenir à deux
Acheter une maison en couple, surtout quand l’on est conjoints de fait, demande quelques précautions. Avant de signer quoi que ce soit, prenez le temps de clarifier la mise de fonds, de déterminer la répartition des parts et de choisir le statut de copropriété.

Pour une meilleure protection, vous pourriez conclure une convention d’indivision ou encore un contrat de vie commune. Ces documents contribuent à votre protection : qui possède quoi, comment les paiements s’effectuent et ce qui arrive si la relation prend fin. Bien vous préparer permet d’éviter les mauvaises surprises et de sécuriser votre investissement commun.

Une fois ces étapes réglées, il ne reste plus qu’à chercher la maison idéale afin de profiter de votre vie à deux. Pour explorer les options disponibles et concrétiser l’achat d’une maison en couple, consultez les propriétés résidentielles à vendre sur Centris.ca.

Foire aux questions
1. Mon conjoint de fait a-t-il droit à la moitié de ma maison?

Non, pas automatiquement. Votre conjoint de fait n’a droit à une part de la maison que si son nom figure sur l’acte notarié, si vous êtes sous le régime d’union parentale (applicable aux couples ayant un enfant commun né ou adopté après le 30 juin 2025) ou s’il est nommé dans votre testament. Sinon, même après plusieurs années de vie commune, la maison appartient à l’unique propriétaire inscrit au titre de propriété.

2. Est-ce que l’acquisition d’une maison en commun équivaut à une union de fait?

Non. Au Québec, acheter une propriété ensemble ne suffit pas pour être reconnus comme conjoints de fait. Pour l’être, vous devez vivre ensemble en relation conjugale, ou être les parents d’un même enfant ou en avoir la garde légale.

3. Un couple non marié peut-il acheter une maison ensemble?

Bien sûr! Vous pouvez même acheter une propriété entre amis. L’important, c’est de prévoir les règles : qui paie quoi, comment le partage se fera en cas de séparation, etc. Pour vous protéger, un contrat de vie commune ou une convention d’indivision sont des options à considérer. Ces documents vous évitent bien des complications si la situation change plus tard.

Les informations fournies dans cet article sont uniquement à des fins informatives et ne constituent pas des conseils ou des avis financiers, juridiques, professionnels ou autres. À ce titre, aucune garantie, expresse ou implicite, n’est offerte quant à l’exactitude, la fiabilité, l’intégralité ou l’exhaustivité de ces informations, lesquelles vous utilisez à vos propres risques et périls. En aucun cas Centris ne sera responsable des actions prises sur la base des informations contenues dans cet article ou de tout dommage ou perte, direct ou indirect, pouvant découler de, ou en relation avec, l’utilisation de celles-ci. Il est recommandé de consulter des professionnels du secteur afin d’obtenir des conseils personnalisés avant de prendre toute décision.
Source: centris.ca

Comment augmenter sa cote de crédit pour une bonne santé financière

Source: centris.ca

Vous rêvez d’acheter une maison ou souhaitez simplement reprendre le contrôle de vos finances, mais la simple idée qu’on scrute votre dossier de crédit vous donne des sueurs froides? Cette appréhension est tout à fait normale, mais comprendre comment augmenter sa cote de crédit peut réellement changer la donne et vous ouvrir bien des portes. Ce pointage à trois chiffres influence votre parcours vers l’achat d’une propriété , votre capacité à obtenir du financement, les conditions des prêteurs et même votre pouvoir de négociation. Mais bonne nouvelle : il existe des gestes concrets pour l’améliorer, peu importe votre point de départ.

Qu’est-ce qu’une cote de crédit?
La cote de crédit, aussi appelée pointage de crédit, est un résumé numérique de vos habitudes de gestion du crédit qui en dit long sur votre crédibilité aux yeux des prêteurs. Cette note à trois chiffres est calculée à partir des données contenues dans votre rapport de crédit, un document qui dresse un portrait global de vos activités financières, notamment les cartes, prêts, marges, paiements effectués (ou manqués) et limites atteintes.

Ce rapport, compilé et mis à jour régulièrement par des agences comme Equifax ou TransUnion, sert de base au calcul de votre cote. Plus vous démontrez une gestion saine de vos finances, plus votre pointage a tendance à grimper. Il permet aux institutions financières d’évaluer le risque associé au fait de vous prêter de l’argent.

Comment est calculée la cote de crédit?
Selon Equifax, cinq critères principaux sont considérés dans le calcul de votre cote de crédit :

  • L’historique de paiement (35 %) :
    C’est l’indicateur le plus important pour les prêteurs. Régler vos factures à temps démontre votre fiabilité et inspire confiance.
  • Le ratio d’utilisation du crédit (30 %) :
    Idéalement, vous devriez utiliser moins de 30 % de votre limite disponible. Cela indique que vous gardez le contrôle de vos marges et que vous ne vivez pas à crédit.
  • La durée de l’historique de crédit (15 %) :
    Des comptes ouverts depuis longtemps témoignent d’une gestion stable et constante dans le temps.
  • Les nouvelles demandes de crédit (10 %) :
    Trop de demandes rapprochées peuvent faire baisser votre score. Cela peut suggérer que vous traversez une période financièrement incertaine.
  • Les types de crédit utilisés (10 %):
    Combiner différents produits (ex. : carte, prêt, marge) prouve que vous savez gérer divers types d’emprunts de manière responsable.

Equifax et TransUnion utilisent des modèles de calcul similaires, mais les résultats peuvent varier légèrement d’une agence à l’autre. Cela s’explique par trois facteurs principaux : les prêteurs ne rapportent pas tous les mêmes informations à chaque agence, les algorithmes utilisés sont distincts et les données ne sont pas nécessairement mises à jour au même moment.

Qu’est-ce qui est considéré comme une bonne cote de crédit?
Voici comment les cotes de crédit sont généralement interprétées selon Equifax Canada :

Ces catégories donnent un bon aperçu des seuils couramment utilisés, mais les prêteurs peuvent appliquer leurs propres critères selon leur politique de risque. Par exemple, certains considèrent qu’une cote de crédit de 800 et plus reflète une grande stabilité financière, ce qui peut donner accès à des taux préférentiels. Une bonne cote de crédit constitue donc un levier important pour obtenir des conditions de financement avantageuses, notamment lors d’un projet d’achat immobilier.

Le rôle de la cote de crédit en vue de l’achat d’une maison
Votre cote de crédit est habituellement consultée à deux moments clés : lors de la préapprobation hypothécaire et au moment de la demande finale de financement. Les institutions financières s’en servent pour évaluer votre profil et déterminer les conditions de votre prêt et les modalités de remboursement. Plus votre cote est élevée, plus vous augmentez vos chances d’obtenir un taux d’intérêt avantageux, une mise de fonds réduite et un processus d’approbation allégé.

Il faut savoir que plusieurs prêteurs imposent une cote de crédit minimale pour obtenir un prêt hypothécaire, généralement entre 620 et 680, selon leur politique. Le pourcentage de mise de fonds peut également varier selon la solidité de votre dossier. Il existe plusieurs scénarios possibles selon le prix de la propriété, le type de prêt et votre capacité financière.

Acheter une maison avec un mauvais crédit : est-ce possible?
Oui, mais cela comporte certains défis. Les institutions financières traditionnelles exigent généralement une cote de crédit minimale pour l’octroi d’un prêt hypothécaire. Cependant, des prêteurs alternatifs peuvent offrir des solutions aux personnes ayant un historique de crédit moins favorable ou un profil financier atypique.

Ces prêteurs exigent souvent une mise de fonds plus importante — parfois autour de 20 % ou davantage — afin de compenser le risque accru associé à ces dossiers. Il est donc essentiel d’évaluer dès le départ le montant que vous pouvez consacrer à votre mise de fonds et de bien comprendre les étapes liées à la préapprobation hypothécaire afin de bâtir une stratégie d’achat réaliste, même en présence d’une cote imparfaite. Certains programmes d’accès à la propriété pourraient vous aider dans cette situation.

Accéder à sa cote de crédit en toute simplicité
Connaître sa cote de crédit est une étape essentielle pour prendre en main ses finances personnelles, surtout en vue d’un futur achat immobilier. Voici deux façons simples d’y accéder :

  • Par l’entremise de votre institution financière :
    Plusieurs banques et caisses offrent la possibilité de vérifier sa cote de crédit gratuitement directement dans leur application ou sur leur portail client. Les fonctionnalités offertes peuvent varier selon l’établissement.
  • En consultant directement les agences de crédit :
    Les plateformes d’Equifax et de TransUnion permettent de connaître votre cote, mais aussi de consulter votre dossier de crédit complet (ex. : comptes ouverts, paiements, limites, etc.).

Vérifiez aussi que toutes les informations de votre rapport sont exactes et que celui-ci ne contient pas d’erreurs. Une adresse inexacte, une carte oubliée ou un solde mal indiqué peuvent fausser vos résultats. Il est recommandé de consulter votre dossier de crédit au moins une fois par année, ou plus fréquemment si vous préparez un projet important.

Conseils pratiques pour améliorer votre cote de crédit
Il n’existe pas de formule magique, mais adopter de bonnes habitudes financières peut grandement améliorer votre situation. Vous vous demandez comment augmenter votre cote de crédit de 100 points? Voici quelques gestes simples, mais efficaces pour y parvenir et favoriser un meilleur accès au financement immobilier.

  • Payer ses factures à temps :
    Les retards de paiement, même minimes, sont l’un des facteurs les plus nuisibles à votre cote. Songez à automatiser certains paiements pour éviter les oublis et favoriser la régularité, un facteur à ne pas sous-estimer.
  • Réduire votre utilisation du crédit :
    Le ratio idéal se situe sous la barre des 30 %, mais viser autour de 10 % peut avoir un impact encore plus positif. Comprendre la part du crédit utilisé par rapport à la limite disponible peut vous aider à mieux gérer vos limites.
  • Limiter les demandes de crédit rapprochées :
    Trop de demandes dans un court laps de temps peuvent nuire à votre pointage. Avant de faire une demande, assurez-vous d’en avoir réellement besoin.
  • Maintenir vos anciens comptes en bon état :
    L’ancienneté de vos comptes contribue à la stabilité de votre historique. Évitez de fermer un compte sans raison valable, surtout s’il est bien géré.
  • Diversifier vos types de crédit avec prudence :
    Une combinaison de produits comme une carte de crédit, un prêt auto ou une marge de crédit peut jouer en votre faveur, tant que vous les gérez de manière responsable.

Les erreurs à éviter
Même avec de bonnes intentions, certaines pratiques peuvent ralentir ou nuire à l’amélioration de votre pointage :

  • Oublier un paiement ou ne pas le régler en entier, même s’il ne manque que quelques dollars.
  • Dépasser régulièrement sa limite de crédit.
  • Ne pas signaler une erreur dans son dossier de crédit.
  • Cosigner un prêt sans connaître les habitudes de paiement de l’autre personne.
  • Annuler une carte de crédit active sans raison stratégique.

Combien de temps faut-il pour améliorer sa cote de crédit?
Améliorer une mauvaise cote de crédit ne se fait pas du jour au lendemain. Tout dépend de la gravité de la situation initiale et de votre constance à adopter de bonnes habitudes financières. Certaines informations négatives, comme un paiement en retard ou une faillite, peuvent rester inscrites à votre dossier pendant plusieurs années.

En général, il faut compter entre quelques mois et plusieurs années pour observer une progression notable. Par exemple, des événements comme une proposition de consommateur (une entente légale pour rembourser une partie de vos dettes) ou un solde impayé peuvent continuer à affecter votre dossier pendant une période prolongée, même après avoir repris vos paiements. L’important est de faire preuve de régularité et de patience : chaque mois de gestion saine vous rapproche d’une meilleure cote de crédit.

Une bonne cote de crédit, c’est bien plus qu’un chiffre
Améliorer sa cote de crédit, c’est plus qu’une formalité : c’est une stratégie à long terme pour accéder à une plus grande liberté financière. Comprendre comment augmenter sa cote de crédit peut véritablement transformer votre parcours financier. En instaurant dès aujourd’hui de saines habitudes, vous augmentez vos chances de concrétiser votre rêve immobilier dans les meilleures conditions. Une cote solide ne se limite pas à l’achat d’une maison : elle vous accompagne dans plusieurs sphères de votre vie, en facilitant vos démarches et en renforçant votre pouvoir de négociation. Assurez-vous de poser dès aujourd’hui les bons gestes pour renforcer la vôtre, et commencez votre recherche de propriété.

FAQ
1.  Est-ce que vérifier ma propre cote de crédit nuit à mon pointage?
Non. Lorsque vous consultez vous-même votre cote de crédit, cela n’a aucun impact sur votre pointage. Ce type de vérification est considéré comme une « demande de consultation à des fins personnelles », sans effet négatif.

2.  Quelle est la différence entre une cote de crédit et un rapport de crédit?
La cote est une note chiffrée qui se situe généralement entre 300 et 900. Elle reflète la santé globale de votre crédit. Le rapport, quant à lui, est un document complet qui détaille l’ensemble de votre historique de crédit.

3.  Que faire si je repère une erreur dans mon dossier?
Vous devez contacter l’agence concernée — Equifax ou TransUnion — et soumettre les documents justificatifs. Une fois l’erreur signalée, l’agence analysera votre demande et apportera les corrections, si elles sont justifiées.

4.  Est-il préférable de fermer mes anciennes cartes de crédit?
Pas nécessairement. Si vos cartes plus anciennes sont en bon état et sans frais annuels élevés, il peut être avantageux de les conserver actives. L’ancienneté des comptes est un facteur qui peut améliorer votre cote de crédit.

5.  À quelle fréquence devrais-je consulter mon dossier de crédit?
Idéalement une à deux fois par année, pour repérer les erreurs ou les activités suspectes. Si vous êtes en processus d’achat immobilier ou en train de redresser votre situation financière, un suivi plus régulier peut être utile.

Source: centris.ca

Devrais-je acheter ou louer une maison… et investir?

Source: centris.ca
Acheter une maison est un rêve pour beaucoup de jeunes adultes. Mais est-il plus rentable d’acheter, ou de louer et d’investir? Alors que certaines personnes voient l’achat comme un bon investissement, d’autres préfèrent louer un appartement pour la liberté. Chaque option a ses avantages et ses inconvénients. La meilleure solution? Ça dépend de votre situation.

Dans cet article, nous allons examiner les principaux facteurs à prendre en compte pour identifier l’avenue qui vous convient le mieux. Que vous soyez un potentiel premier acheteur ou un locataire de longue date, vous trouverez des informations essentielles pour déterminer s’il est plus rentable de louer ou d’acheter une maison.

Quelle est la différence entre la location et l’achat d’une maison?

Examinons de plus près les avantages et les inconvénients de la location d’une maison, puis ceux de l’achat. En plus des aspects financiers, plusieurs autres éléments influenceront votre décision.

Avantages de la location

Louer une maison présente plusieurs avantages sous-estimés. D’abord, la liberté et la mobilité qu’offre la location sont idéales si vous voyagez ou déménagez souvent. De plus, le loyer est généralement plus abordable et comporte moins de risques financiers, ce qui permet d’épargner pour d’autres projets. Les dépenses pour les travaux et l’entretien sont à la charge du propriétaire, limitant ainsi les imprévus. Enfin, la location est intéressante si vous vivez dans un grand centre ou un secteur prisé et que vous ne pouvez pas acheter.

Inconvénients de la location

En tant que locataire, vous ne pouvez pas personnaliser ou modifier l’appartement, le condo ou la maison sans l’accord du propriétaire, ce qui peut être frustrant. De plus, vous dépendez de ce dernier pour l’entretien et les travaux. Comme le propriétaire peut reprendre le logement à la fin du bail ou augmenter le loyer, la location peut entraîner une certaine instabilité. Enfin, l’absence de patrimoine est un inconvénient majeur, car contrairement à l’achat, louer ne permet pas d’investir à long terme ou de réaliser des gains en capital.

Avantages de l’achat

En devenant propriétaire, vous n’avez plus à payer un loyer mensuel, ce qui est une grande satisfaction pour plusieurs. En outre, l’achat d’une maison offre plus de stabilité puisque vous ne dépendez plus des décisions d’une tierce personne. Ainsi, vous avez le contrôle total sur les rénovations et les aménagements.

Il est vrai que vous devez rembourser votre prêt et payer des intérêts à votre institution financière. Cependant, une partie de chaque paiement rembourse le capital, ce qui équivaut à de l’épargne accumulée. L’achat d’une propriété peut donc améliorer votre sécurité financière, car vous pourrez utiliser sa valeur nette pour d’autres projets. Comme la valeur d’une habitation augmente généralement avec le temps, cela vous permet de vous constituer un patrimoine familial solide. De plus, il existe certains avantages fiscaux et crédits d’impôt liés à la propriété.

Inconvénients de l’achat

D’un autre côté, acheter une maison comporte aussi des inconvénients. Le profit n’est ni garanti ni immédiat, car la valeur de la propriété peut fluctuer selon le marché immobilier. En outre, une revente précipitée peut diminuer les gains potentiels.

Le propriétaire est responsable de l’entretien et des rénovations, ce qui demande du temps et de l’argent pour maintenir le bâtiment en bon état. Finalement, l’achat d’une maison peut réduire la flexibilité et la mobilité, rendant les déménagements plus complexes et coûteux.

Quels sont les frais liés à l’achat et à la location d’une propriété?

Plusieurs experts recommandent de planifier vos besoins sur un horizon de cinq ans pour déterminer l’option la plus intéressante. Comme les frais à prévoir pour l’acquisition d’une maison sont souvent négligés dans le calcul du gain potentiel, il est crucial d’évaluer toutes les dépenses liées à l’achat d’une propriété.

Est-il plus rentable de louer ou d’acheter une maison?

Pour répondre à cette question, voici deux simulations effectuées grâce à l’outil de l’Autorité des marchés financier permettant de déterminer si l’achat d’une maison ou la location d’un appartement combinée à un investissement sur le marché boursier est plus favorable. Les scénarios sont basés sur une période de 25 ans avec les taux hypothécaires à 4,5 % et prennent en compte une localisation métropolitaine et en région. Dans les deux scénarios, les taux de rendements des placements après impôt sont projetés à 4,5 % et la hausse annuelle de la valeur de la propriété est estimée à 3,0 %.

Scénario 1 : acheter ou louer à Montréal

Achat : Pour acheter une propriété unifamiliale dans l’arrondissement Sud-Ouest de Montréal, il vous faudra débourser en moyenne 794 500 $ en 2024. Vous devrez disposer d’une mise de fonds minimale de 54 450 $ (calculée à 6,85 %) et payer une prime assurance hypothécaire de 29 602 $ imposée par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Avec un taux d’intérêt de 4,5 % et un amortissement sur 25 ans, votre paiement mensuel total sera de 4 260 $. À cela, il faut ajouter les frais de démarrage, d’assurance habitation, d’entretien et les taxes scolaires et municipales. En supposant une augmentation annuelle moyenne de la valeur de la propriété à 3 %, votre investissement vaudra approximativement 1 663 507 $ dans 25 ans.

Location : En contrepartie, la location d’un logement de deux chambres dans le Sud-Ouest coûte environ 1 950 $ par mois en 2024, selon les données fournies par Zipplex. En investissant la somme initiale (mise de fonds) et en investissant la différence entre le logement et le coût qu’on aurait payé pour une hypothèque dans des placements à un rendement projeté de 4,5 %, la valeur de vos placements dans 25 ans atteindra 1 935 012 $, soit un écart de  271 505 $ par rapport à l’achat de maison.

Scénario 2 : acheter ou louer en région

Achat : Acheter une maison unifamiliale à Drummondville vous coûtera 345 000 $ en moyenne en 2024. Vous aurez besoin d’une mise de fonds minimale de 17 250 $ (5 %) et vous devrez payer une prime assurance hypothécaire de 13 110 $. Avec un taux d’intérêt de 4,5 % et un amortissement sur 25 ans, votre paiement mensuel sera de 1 887 $. Comme dans le scénario 1, il faut ajouter les taxes, frais d’entretien, etc. Dans 25 ans, la maison pourrait valoir 722 348 $, si on projette une augmentation de la valeur à 3 %.

Location : En revanche, le loyer moyen à Drummondville durant la même période est de 1 055 $ par mois. En investissant la différence entre le coût mensuel du loyer et les frais associés à l’achat d’une maison, ainsi que la mise de fonds qui aurait été nécessaire pour l’achat d’une maison, vos placements pourraient valoir 704 487 $ après 25 ans, soit 17 861 $ de moins que la valeur projetée de la maison de 722 348 $. Dans ce scénario, c’est après 15 ans que l’achat de maison commence à être plus avantageux que la location.

Selon ces hypothèses, si on souhaite habiter dans un quartier central d’une région métropolitaine, la location se révèle plus avantageuse, tandis que dans les villes de plus petite taille, l’achat devient plus rentable après quelques années. Bien entendu, cette estimation dépend de plusieurs facteurs et les résultats peuvent varier.

Louer, un meilleur investissement… en théorie

Louer peut sembler être un meilleur choix en matière d’investissement, surtout si le souhait est de vivre en centre urbain. Toutefois, la plupart des locataires ont du mal à investir la différence entre le prix du loyer et celui de l’hypothèque sur le marché boursier ou à diversifier leurs placements dans différents secteurs économiques. C’est pourquoi les experts arrivent souvent à la conclusion que l’achat est une forme d’épargne forcée qui constitue un meilleur investissement.

Par ailleurs, les deux scénarios présentés tiennent uniquement compte de l’aspect financier. Cependant, au moment de déterminer s’il est plus rentable de louer ou d’acheter, il faut aussi penser à tous les éléments de son quotidien, tels que ses besoins et sa qualité de vie. Par exemple, seriez-vous prêts à vivre en famille dans une propriété louée?

5 questions à se poser avant d’acheter

En vous questionnant et en observant les tendances du marché immobilier, vous pouvez déterminer si vous êtes prêt à acquérir une habitation, que ce soit de manière traditionnelle ou en choisissant la location avec option d’achat, par exemple. Voici donc cinq questions à vous poser avant d’acheter une propriété.

1.  Quel est le salaire minimal pour acheter une maison?

Avant de vous lancer dans l’achat d’une maison, il est crucial de déterminer si vos revenus actuels vous permettent de couvrir les dépenses liées de la propriété souhaitée. Voici divers scénarios pour évaluer le salaire minimal pour acheter une maison dans différentes régions du Québec, basés sur les données du premier trimestre de 2024, incluant un taux d’intérêt de 5 % et un amortissement sur 25 ans.

Étant donné qu’il est recommandé d’accorder environ le tiers du revenu pour se loger, les calculs ont été faits en considérant que seulement 33 % du revenu annuel net servirait aux versements et qu’une mise de fonds, de 5 % ou de 20 %, serait donnée. N’oubliez pas d’ajouter la prime SCHL, au besoin, et les taxes foncières.

Notez qu’une mise de fonds initiale de 5 % est requise si le prix de vente est inférieur à 500 000 $. Pour les propriétés d’une valeur supérieure à 500 000 $, la mise de fonds est de 5 % pour la première tranche de 500 000 $ et de 10 % pour la tranche entre ce montant et un million de dollars, le montant maximal assurable par la Société canadienne d’hypothèques et de logement. Si votre mise de fonds initiale est de 20 % ou plus, vous n’avez pas à payer l’assurance de la SCHL.

2. Quel est l’état de mes finances? 

Les futurs acheteurs doivent se poser ces questions pour évaluer la santé de leurs finances. Quelle cote de crédit faut-il avoir pour acheter une maison? Comment calculer mon ratio d’endettement? Consultez un conseiller financier pour établir un plan solide qui prendra en compte vos autres dettes : cartes de crédit, prêts personnels et auto, etc.

3. Comment se porte le marché immobilier?

Si vous envisagez d’acheter une maison, surveillez de près le marché immobilier et les taux d’intérêt. Lorsque le marché est en hausse, les prix augmentent également. Ainsi, même si les prix semblent élevés, ils peuvent encore gonfler. Il pourrait donc être profitable d’acheter dès maintenant. Pour prendre une décision éclairée, faites équipe avec un courtier immobilier qui pourra vous renseigner sur l’état du marché, y compris sur le choix de votre futur quartier.

4. Quels seront mes besoins d’ici cinq ans?

Il est important de déterminer vos besoins sur un horizon de cinq ans en tenant compte de vos objectifs personnels et professionnels. Votre situation familiale et votre état civil sont donc des éléments à prendre en considération. Même chose si vous devez vous installer temporairement dans une région pour votre travail ou vos études. Ainsi, acheter une maison avec l’intention de la revendre dans deux ans ne serait certainement pas avantageux financièrement en raison des frais associés à la transaction elle-même.

5. Suis-je prêt à devenir propriétaire?

Devenir propriétaire implique de prendre en charge de nombreuses responsabilités en étant prêt à faire face à divers imprévus. L’entretien, les rénovations mineures et les travaux d’envergure peuvent engendrer des dépenses considérables. Toutefois, si vous êtes habile de vos mains et que vous disposez d’une certaine épargne, cela peut représenter un projet stimulant.

Acheter ou louer : une décision qui dépend de sa situation personnelle

En fin de compte, plusieurs experts estiment que le critère déterminant pour acheter ou louer une maison est le désir de devenir propriétaire. Il s’agit de l’enthousiasme lié à la perspective de posséder sa propre maison et d’avoir la possibilité de la personnaliser. La véritable question n’est donc pas de savoir s’il est plus rentable d’être propriétaire ou locataire, mais plutôt : « Est-ce que la satisfaction d’être propriétaire justifie les frais et responsabilités qui y sont associés? ».

Prêt à entreprendre les démarches pour louer une propriété ou acheter une maison? Faites équipe avec un courtier immobilier qui vous accompagnera à chaque étape de votre projet.

Source: centris.ca

Test de résistance hypothécaire : tout ce qu’il faut savoir

Source: centris.ca

L’obtention d’une préapprobation hypothécaire ou le renouvellement d’une hypothèque existante sont des étapes qui peuvent être stressantes. Alors que le marché immobilier évolue rapidement et que les conditions de financement fluctuent, il devient essentiel de savoir si vous pourrez assumer le remboursement de votre prêt en cas de situation de crise : c’est ici qu’intervient le test de résistance hypothécaire. En parcourant cet article vous découvrirez ce qu’est un test de résistance hypothécaire et pourquoi le passer. Vous verrez également les facteurs clés à prendre en considération et les impacts sur les acheteurs. C’est parti!

Qu’est-ce que le test de résistance hypothécaire?

Le test de résistance hypothécaire – aussi appelé test de stress hypothécaire – est une simulation de crise qui démontre la capacité d’un emprunteur à effectuer ses paiements hypothécaires advenant une hausse des taux d’intérêt. Si celui-ci échoue au test, le prêt sollicité lui sera refusé. L’exercice est d’autant plus révélateur dans le cas d’un prêt à taux variable.

Les entités fédérales, comme les banques et les institutions financières, peuvent vous demander de passer le test pour obtenir un prêt hypothécaire, que vous ayez recours à une assurance prêt hypothécaire ou non. En revanche, certaines coopératives de crédit ou autres prêteurs ne sont pas soumis à cette réglementation.

Comment le test de résistance est-il calculé?

Pour évaluer la capacité de remboursement d’un emprunteur, la banque ou l’institution financière utilisera un taux de qualification. Celui-ci représente le taux le plus élevé entre le taux de référence de la Banque du Canada et votre taux d’intérêt négocié plus 2 % . Ce taux de simulation de crise ou taux d’admissibilité est basé sur les taux hypothécaires fixes à cinq ans affichés par les grandes banques canadiennes qui sont mis à jour chaque semaine.

En complément, les prêteurs utilisent deux ratios, soit l’amortissement brut de la dette (ABD) et l’amortissement total de la dette (ATD). Ces derniers permettent de déterminer si votre capacité d’emprunt pourra faire face à une possible situation de crise.

Qui doit effectuer un test de stress hypothécaire?

Tous les nouveaux acheteurs doivent se soumettre à la simulation de crise. Cela comprend les acquéreurs qui versent une mise de fonds minimale, tout comme ceux dont la mise de fonds est supérieure à 20 % .

De plus, les propriétaires ayant déjà une hypothèque devront le faire s’ils souhaitent[6]  :

  • Refinancer une propriété
  • Changer de prêteur
  • Obtenir une marge de crédit hypothécaire

Les renouvellements hypothécaires avec un même prêteur en sont toutefois exemptés.

Quels sont les impacts pour les acheteurs?

En estimant votre capacité financière à partir d’un taux plus élevé, le montant de votre prêt hypothécaire sera réduit puisque le calcul prévoit qu’une bonne partie de vos revenus sera attribuée au remboursement de la dette. Pour les premiers acheteurs, cela pourrait également complexifier l’accès à la propriété, car ceux-ci disposent généralement d’une mise de fonds moins importante.

En somme, le test de résistance hypothécaire agit comme un mécanisme de protection permettant de visualiser un scénario pire que celui de l’état actuel de la situation pour éviter le surendettement. Pour trouver une habitation qui répondra parfaitement à vos besoins – et à votre budget –, faites équipe avec un courtier immobilier qui saura vous guider dans vos démarches.

Source: centris.ca

Quels sont les frais de notaire pour l’achat d’une maison?

Quels sont les frais de notaire pour l’achat d’une maison?

Source: centris.ca

Il n’y a pas à dire, acheter une propriété, c’est beaucoup plus que du bois, de la brique et du béton! En fait, il s’agit d’une transaction relativement complexe qui nécessite l’intervention de plusieurs professionnels en immobilier en vue de bien vous protéger. Parmi ceux-ci, le notaire joue un rôle de premier plan. Mais quels sont les frais de notaire pour l’achat d’une maison? C’est ce que vous découvrirez en lisant cet article.

Un notaire voit à la vérification, à la préparation et à la signature de nombreux documents légaux, comme :

  • Les titres de propriété;
  • Les avis d’adresse;
  • L’acte d’hypothèque;
  • L’acte de vente.

Au Québec, il est obligatoire de recourir aux services d’un notaire pour conclure une transaction immobilière. Dans la plupart des cas, le choix de ce professionnel revient à l’acheteur.

2. Les coûts d’un notaire pour l’achat d’une maison

Règle générale, les prix d’un notaire en immobilier varient entre 1 500 $ et 3 000 $. Par ailleurs, ceux-ci peuvent différer d’une étude à l’autre puisqu’ils ne sont pas fixés par la loi. Selon les circonstances, les coûts du notaire peuvent être répartis entre l’acheteur et le vendeur. De plus, la plupart d’entre eux sont habituellement assumés par l’acheteur, mais le vendeur pourrait avoir à payer les honoraires associés à la radiation des charges existantes et à la correction des titres, au besoin.

3. Les frais de transaction et honoraires professionnels

Les coûts d’un notaire sont habituellement de deux ordres : les frais de transaction et les honoraires professionnels.

En plus de la rédaction des documents mentionnés précédemment, les frais de transaction incluent de nombreuses dépenses taxables et non taxables, dont les coûts pour:

La consultation des index aux immeubles, plans et actes au registre foncier;
L’utilisation de diverses plateformes électroniques;
La gestion de la comptabilité en fidéicommis.
Les honoraires, quant à eux, comprennent les services-conseils préalables à la signature de la promesse d’achat, l’examen des titres, la préparation des actes d’hypothèque et de vente, la publication des avis d’adresse, ainsi que la réception des signatures des deux parties. Ces frais sont facturés selon un taux horaire qui peut varier en fonction de l’expertise du notaire, de la complexité de la transaction et de l’urgence de la situation.

4. Bien préparer sa rencontre devant le notaire

Afin d’éviter des recherches inutiles, l’acheteur et le vendeur devront fournir un certain nombre de documents en vue de bien préparer la rencontre devant le notaire. Parmi ceux-ci, il faudra remettre :

  • Les titres de propriété;
  • Le certificat de localisation à jour;
  • L’état des taxes municipales et scolaires;
  • L’attestation de l’état civil de chacune des parties.

Une fois ces renseignements en main, ce professionnel vérifiera s’il y a des irrégularités et veillera à les corriger, au besoin.

En somme, le travail d’un notaire est un gage de sécurité vous assurant que la transaction immobilière se déroule dans les meilleures conditions possibles. Il est donc préférable de considérer les coûts d’un notaire comme un investissement, plutôt qu’une dépense dans le processus d’achat d’une maison.

Source: centris.ca