Maison plus verte : les meilleures rénovations écoénergétiques

Source: Centris.ca

Maison plus verte : les meilleures rénovations écoénergétiques

Face à la hausse des coûts d’énergie et aux préoccupations environnementales grandissantes, plusieurs propriétaires cherchent à rendre leur maison plus verte. En améliorant l’efficacité énergétique de votre habitation, il est possible de réduire votre consommation d’énergie tout en réalisant des économies à long terme.

Dans bien des cas, rénover une propriété est une solution responsable . En modernisant une maison existante, on limite la consommation de ressources ainsi que l’empreinte écologique liée aux matériaux, au transport et aux travaux de construction.

Pour rendre votre maison écoénergétique, vous pouvez améliorer l’isolation, moderniser les systèmes de chauffage ou intégrer des équipements plus performants. De plus, grâce aux subventions et aux programmes d’aide financière offerts aux propriétaires, de nombreux travaux de rénovation peuvent être effectués à moindre coût , surtout lorsqu’ils sont bien planifiés.

Pourquoi habiter une maison verte?

Aujourd’hui, plusieurs propriétaires et futurs acheteurs recherchent des habitations plus confortables, économiques et durables. Transformer sa propriété en maison verte offre donc plusieurs avantages qui vont bien au-delà de l’aspect environnemental.

Améliorer le confort

Une habitation mieux pensée améliore le confort au quotidien en maintenant une température stable et en limitant les variations d’humidité et de chaleur. Cela favorise un environnement plus sain et plus agréable pour les occupants.

Réduire la consommation électrique

Les rénovations écoénergétiques réduisent la consommation électrique de la maison. Opter pour des fenêtres bien isolées, des appareils de chauffage performants, des électroménagers homologués ENERGY STAR ® , de l’éclairage DEL et des matériaux de construction durables permet de diminuer les coûts d’électricité à long terme et de rentabiliser les investissements initiaux.

Augmenter la valeur de la propriété

Les maisons écologiques sont de plus en plus recherchées sur le marché immobilier. Un bon entretien peut augmenter leur valeur et les rendre plus attrayantes pour les futurs acheteurs.

Préserver l’environnement

Choisir des solutions plus durables réduit l’impact environnemental d’une propriété. En consommant moins d’énergie et en utilisant des matériaux plus responsables, les propriétaires diminuent l’émission de gaz à effet de serre, tout comme l’empreinte écologique de leur maison.

Améliorer l’efficacité énergétique de votre habitation

Toutes les rénovations n’ont pas le même impact sur la performance d’une maison. Une planification réfléchie permet de cibler les améliorations qui auront le plus grand impact sur son efficacité énergétique.

Évaluer l’efficacité énergétique actuelle

Plusieurs habitations perdent de la chaleur sans qu’on s’en rende compte, ce qui augmente inutilement la consommation d’énergie. Pour améliorer l’efficacité énergétique d’une propriété, la première étape consiste à relever les signes d’une mauvaise isolation et les principales sources de déperdition de chaleur. Ces informations permettront de prioriser les meilleures rénovations pour isoler une maison déjà construite .

Le test d’infiltrométrie est particulièrement utile pour détecter les infiltrations d’air dans l’enveloppe du bâtiment autour des portes, des fenêtres et de la toiture. La thermographie, quant à elle, permet de repérer les pertes de chaleur à l’aide d’une caméra thermique.

Vous pouvez contacter un conseiller ÉnerGuide ou consulter les étiquettes ÉnerGuide pour obtenir un portrait plus complet de la performance énergétique de votre habitation. Cette démarche peut également vous donner accès à des subventions et vous aider à mieux planifier vos rénovations.

Choisir les meilleures rénovations énergétiques

Toutes les rénovations n’offrent pas le même rendement. Dans plusieurs cas, l’isolation thermique demeure l’investissement le plus rentable pour améliorer l’efficacité énergétique – les fuites d’air pouvant représenter jusqu’à 25 % des pertes de chaleur . Une meilleure isolation du grenier, des murs et du sous-sol peut avoir un impact majeur sur le confort et les coûts de chauffage.

Les portes et fenêtres influencent aussi la performance énergétique d’une habitation. Des modèles avec un bon isolant thermique limitent les courants d’air et améliorent le maintien de la température intérieure tout au long de l’année.

La thermopompe est une option populaire pour le chauffage et la climatisation. Selon le type d’installation et les habitudes de consommation, elle peut permettre de réaliser des économies allant jusqu’à 40 % de la facture d’électricité . Les systèmes de géothermie sont aussi une solution intéressante pour réduire les frais de chauffage et de climatisation de près de 60 % .

Enfin, les propriétaires qui utilisent encore le mazout peuvent vérifier les subventions pour remplacer leur système par une option plus écologique.

Trucs et conseils

Avant d’entreprendre des travaux, consultez notre article 7 étapes incontournables pour trouver un entrepreneur en rénovation afin de mieux planifier votre projet .

Plus d’améliorations écoénergétiques

D’autres améliorations peuvent rendre votre maison plus verte, comme les planchers chauffants , qui gagnent en popularité pour leur confort et leur diffusion uniforme de la chaleur.

Les panneaux solaires deviennent également plus accessibles pour les propriétaires qui souhaitent produire une partie de leur énergie.

Enfin, les toits verts sont appréciés pour leurs bénéfices environnementaux, leur capacité à améliorer l’isolation thermique d’un bâtiment et la gestion des eaux de pluie. Cependant, leur installation nécessite une structure adaptée, car le poids de la végétation et du substrat peut être considérable.

Acheter local pour utiliser des matériaux écologiques et durables

Opter pour des matériaux plus écoresponsables permet de minimiser l’impact environnemental des rénovations tout en améliorant le confort et la qualité de vie. Heureusement, il existe une multitude d’options écologiques, innovantes et non toxiques pour les revêtements intérieurs et les matériaux de construction, permettant de rénover de manière plus responsable.

Par exemple, les peintures écologiques contiennent moins de composés organiques volatils (COV). Cela contribue à limiter l’exposition à certains produits chimiques et à améliorer la qualité de l’environnement intérieur pour les occupants. Ainsi, la peinture à la chaux représente une option intéressante pour les propriétaires qui recherchent un fini naturel et respirant. Appréciée pour son aspect authentique et sa composition plus écologique, elle aide à réguler l’humidité et offre un cachet unique aux surfaces.

De plus en plus de propriétaires optent pour l’achat local afin de minimiser l’empreinte écologique du transport des matériaux. En plus d’encourager les entreprises de la région, cette démarche permet souvent d’obtenir des produits mieux adaptés aux conditions climatiques du Québec.

La récupération et la réutilisation de matériaux représentent une autre stratégie intéressante pour limiter le gaspillage des déchets liés aux rénovations, tout en ajoutant une touche originale à votre projet.

Astuces pour réduire sa consommation énergétique quotidienne

Pour rendre une maison plus écologique, il est possible d’adopter des habitudes quotidiennes simples, comme éteindre les lumières, baisser le chauffage ou utiliser des appareils économes en énergie.

Appareils énergivores

Même lorsqu’on ne les utilise pas, certains appareils électroniques continuent de consommer de l’électricité. Les téléviseurs, les ordinateurs et les petits électroménagers, par exemple, peuvent ainsi faire augmenter votre facture d’électricité de 5 % à 10 % sans que vous vous en rendiez compte.

Pour limiter sa consommation d’électricité, il est recommandé de choisir des appareils certifiés ENERGY STAR ® , autant pour les électroménagers que pour les équipements de chauffage et de climatisation. Ces appareils consomment généralement jusqu’à 25 % moins d’énergie tout en maintenant une bonne performance.

Les barres d’alimentation intelligentes avec minuterie représentent aussi une solution simple pour couper automatiquement l’alimentation de certains appareils pendant la nuit ou lors des périodes d’inactivité.

Avant de partir en vacances ou lors d’absences prolongées , adoptez les bons réflexes et débranchez les appareils faciles d’accès afin d’éviter la consommation inutile d’énergie.

Consommation d’eau

Réduire sa consommation d’eau contribue à rendre sa maison plus verte. Installer des équipements de plomberie à faible débit, comme les pommes de douche, les robinets et les toilettes, diminue la quantité d’eau utilisée au quotidien, sans nuire à la pression ou compromettre votre confort.

Changer certaines habitudes, comme laver les vêtements à l’eau froide, peut réduire la consommation énergétique et avoir un impact positif sur l’environnement. Pour une économie d’énergie supérieure, suspendez vos vêtements à l’air libre plutôt que d’utiliser la sécheuse.

Par ailleurs, la récupération de l’eau de pluie est une solution intéressante pour l’arrosage du jardin. Certains systèmes peuvent même être reliés à des bassins destinés pour alimenter les chasses d’eau.

Température et éclairage

Les thermostats intelligents offrent un meilleur contrôle de la température et permettent d’ajuster le chauffage et la climatisation selon vos habitudes de vie, sans compromettre votre confort.

Pour l’éclairage, les ampoules DEL sont plus efficaces et durables que les ampoules incandescentes, car elles consomment de 75 % à 90 % moins d’électricité . L’ajout de gradateurs de lumière sans résistance permet également d’adapter l’éclairage selon les moments de la journée.

Trucs et conseils

Plusieurs autres initiatives contribuent à réduire votre impact environnemental, comme le compostage, la végétalisation de votre terrain, l’ aménagement d’un potager et l’utilisation d’emballages réutilisables.

Prêts, subventions et aides financières pour une maison plus verte

Rendre sa maison plus verte implique certains investissements. Heureusement, plusieurs prêts, subventions et aides financières peuvent vous permettent de réduire le coût de vos rénovations écoénergétiques.


Aides financières pour rendre sa maison plus verte au Québec

Subvention

Description

Montant alloué

Remboursement de la TPS/TVH pour les acheteurs d’une première habitation

Pour les premiers acheteurs qui souhaitent obtenir un remboursement sur la TPS/TVH, pour les maisons neuves ou faisant l’objet de rénovations majeures.

Jusqu’à 50 000 $ pour une propriété de moins de 1 M$.

Remboursement partiel pour une propriété de 1 à 1,5 M$.

Produits ECO de la SCHL

Pour l’achat d’une habitation écologique ou la rénovation d’une propriété existante.

25 % de votre prime d’assurance SCHL.

Novoclimat

Pour la construction d’habitations homologuées Novoclimat offrant un plus grand confort et des économies d’énergie.

Le premier propriétaire d’une maison neuve homologuée Novoclimat reçoit une aide financière de 2 000 $ (4 000 $ pour un premier acheteur).

Si une thermopompe admissible est installée, le propriétaire peut recevoir une aide financière supplémentaire.

Énergir

Subventions pour améliorer l’enveloppe thermique des bâtiments ou construire des habitations écoénergétiques.

Programme Rénovation efficace, qui permet d’obtenir jusqu’à 100 000 $.

Subvention de 850 $ pour un système combo à très haute efficacité.

Jusqu’à 100 $ à l’achat et à l’installation d’un thermostat intelligent.

Hydro-Québec

Aide financière octroyée dans le cadre du programme LogisVert pour des travaux d’efficacité énergétique et l’achat d’équipements performants (thermopompe, cuisinière à induction, chauffe-piscine, etc.)

Les montants varient selon les équipements admissibles et les économies d’énergie prévues.

Pour une thermopompe, l’aide financière est de 50 $ par tranche de 1 000 BTU de chauffage à -8 °C ou de 120 $ par 1000 BTU/h à -8 °C lorsque celle‑ci est de type « climat froid ». Elle peut aller jusqu’à 6 700 $.

Éconologis

Les propriétaires et les locataires ayant un revenu modeste peuvent recevoir des conseils personnalisés et profiter de petits travaux d’amélioration énergétiques sans frais.

Services gratuits.

RénoRégion

Pour les familles à revenu faible ou modeste qui habitent en milieu rural, dont l’habitation nécessite d’importants travaux.

Jusqu’à 95 % du coût reconnu pour la réalisation des travaux admissibles, jusqu’à 20 000 $.

Municipalités

Certaines villes offrent des subventions, des financements ou même des congés de taxes à l’achat d’une maison certifiée.

Varie selon la municipalité.

Institutions financières

Plusieurs banques proposent des rabais ou une réduction du taux hypothécaire pour l’acquisition d’une maison écoénergétique.

Varie selon l’institution financière.


Rendre sa maison plus verte : une question de planification

Qu’on cherche à réduire sa consommation d’énergie, à améliorer son confort ou à réduire ses coûts énergétiques à long terme, plusieurs solutions permettent de rendre une maison plus verte.

Cibler les principales pertes de chaleur, évaluer l’efficacité énergétique, moderniser les systèmes de chauffage, adopter de meilleures habitudes de consommation, sont toutes des solutions qui améliorent la performance globale d’une propriété. Même des changements simples, comme l’utilisation d’appareils plus efficaces, la récupération de l’eau de pluie ou le lavage à l’eau froide, améliorent votre empreinte écologique.

En somme, planifier les travaux de façon stratégique en priorisant les rénovations les plus rentables vous aidera à réduire progressivement votre consommation d’énergie tout en augmentant la valeur de votre propriété sur le marché immobilier.

Source: Centris.ca

Rénovations : quels travaux nécessitent un permis au Québec?

Rénovations : quels travaux nécessitent un permis au Québec?

Source : centris.ca

Rénover une propriété est souvent un bon investissement. Cependant, plusieurs propriétaires négligent l’étape de la demande de permis de construction, croyant à tort qu’il n’est pas obligatoire ou que l’entrepreneur qui effectue les travaux s’en occupe. Or, cette autorisation municipale est liée au bâtiment et non à la personne qui exécute les travaux. Ainsi, vous avez la responsabilité d’obtenir un permis même si vous faites appel à un spécialiste.

De plus, les règles varient selon la municipalité et le type d’habitation : unifamiliale, copropriété, chalet ou résidence locative. Rénover sans permis peut entraîner des amendes, compromettre votre assurance ou rendre la vente de votre propriété plus difficile.

Cet article vous explique la différence entre le permis de construction, le certificat d’autorisation et la déclaration de travaux, quand demander un permis de rénovation, ainsi que les démarches, les coûts et les délais à prévoir.

Pourquoi certaines rénovations nécessitent-elles un permis?

Le permis garantit que vos travaux de rénovation résidentielle respectent les normes de sécurité du Code national du bâtiment . Il assure aussi la sécurité des occupants, le respect du zonage municipal et la valeur des propriétés.

Les informations recueillies sont partagées avec différents organismes, comme la Régie du bâtiment du Québec (RBQ), la Commission de la construction du Québec (CCQ) et Revenu Québec . Cela permet au gouvernement de suivre les chantiers de rénovation en cours, tout en favorisant l’équité fiscale et la protection des consommateurs.

Quelle est la différence entre le permis de construction, le certificat d’autorisation et la déclaration de travaux?

Avant de commencer des rénovations résidentielles, il est important de déterminer l’autorisation nécessaire. Les municipalités utilisent généralement trois types d’approbations, selon la nature du projet.

  1. Le permis de construction : il s’applique aux travaux majeurs qui modifient la structure ou la valeur d’une maison, comme une construction neuve, un agrandissement, une transformation importante ou l’ajout d’un bâtiment. Le projet doit respecter les règlements municipaux en vigueur, notamment en matière de lotissement, de zonage et de construction.
  2. Le certificat d’autorisation : il s’applique à des interventions plus ciblées, souvent liées à l’aménagement du terrain ou aux installations extérieures. Il est requis, par exemple, pour un changement d’usage, des travaux d’excavation, la construction d’un cabanon, l’installation d’une piscine ou l’abattage d’un arbre.
  3. La déclaration de travaux : certaines villes l’utilisent pour encadrer des projets mineurs, tels que le remplacement de portes et fenêtres ou d’un revêtement extérieur identique, sans passer par un processus complet de demande de permis. Cette démarche est généralement simple, rapide et sans frais.

Quel est le risque de rénover sans permis?

Rénover sans autorisation peut entraîner diverses conséquences, puisque le permis de construction sert de preuve attestant que vos rénovations respectent les normes en vigueur. Sans ce document, vous risquez une amende pour rénovation sans permis, qui peut varier entre 350 $ et 4 000 $ . La ville peut aussi exiger des correctifs ou la remise en état du bâtiment pour assurer sa sécurité et celle du voisinage en cas d’irrégularités.

L’absence de permis peut aussi avoir un impact sur votre assurance habitation. En cas de sinistre lié à des travaux non déclarés ou non conformes, votre assureur pourrait refuser de couvrir les dommages.

À long terme, un historique de travaux incomplet peut compliquer la revente de votre propriété, en ralentissant l’ inspection préachat et les vérifications notariales. Régulariser la situation après coup n’est pas toujours simple; des frais supplémentaires peuvent s’appliquer, et, dans certains cas, des recours judiciaires peuvent être envisagés.

Trucs et conseils

Avant de rénover, prenez le temps de consulter le portail citoyen de votre municipalité. Plusieurs villes offrent des outils simples pour vous guider vers les démarches et formulaires appropriés selon votre projet.

Les rénovations résidentielles qui nécessitent un permis de construire

Chaque municipalité a ses propres règlements, mais la plupart exigent une autorisation pour tout projet d’ autoconstruction d’une maison ou de rénovation majeure qui touche la structure, l’usage ou la sécurité d’un bâtiment.

Dans certains cas, l’obligation d’obtenir un permis peut aussi dépendre de la valeur des rénovations. À Sherbrooke, par exemple, des travaux peuvent être réalisés sans permis si leur coût est inférieur à 25 000 $, une exception qui ne s’applique pas partout au Québec.

Agrandissement ou modification de la structure de la maison

Tout projet qui modifie l’empreinte au sol, l’intégrité structurale du bâtiment ou l’usage d’une pièce nécessite un permis de construction. Cela inclut :

  • Un agrandissement
  • La construction d’un étage
  • La modification des murs porteurs
  • La transformation d’un escalier intérieur
  • La construction d’un garage attaché à la maison
  • L’ajout d’une mezzanine ou d’une chambre
  • L’installation d’une cheminée ou d’un foyer intérieur

Pour bien préparer ce type de projet, consultez nos articles Planifier son agrandissement de maison : options et étapes clés et 8 conseils pour un projet d’agrandissement réussi .

Modification extérieure de la propriété

Certains travaux extérieurs nécessitent une autorisation, même s’ils ne modifient pas la structure du bâtiment. Ça peut être le cas si vous souhaitez :

  • Refaire votre toiture avec un nouveau type de revêtement
  • Modifier les dimensions des portes et fenêtres
  • Construire une galerie, une terrasse
  • Agrandir un balcon existant
  • Remplacer un escalier ou des rampes
  • Installer une piscine ou un spa de plus de 2 000 litres
  • Construire un cabanon

Modification de la plomberie ou de l’électricité

Les travaux de plomberie et d’électricité doivent généralement être approuvés, même s’ils semblent mineurs. Par exemple, refaire une partie de la plomberie d’une maison ou déplacer une installation existante – une douche, un bain, une toilette ou un robinet – nécessite une autorisation pour s’assurer que ces travaux respectent les normes du Code du bâtiment.

Ajout d’un logement ou d’une chambre en location

Vous voulez convertir un sous-sol en logement ou un duplex en unifamiliale? Les changements d’usage sont soumis à une réglementation stricte. Ainsi, l’ajout d’une unité d’habitation autonome ou la reconfiguration d’un espace nécessite un permis.

Trucs et conseils

Ne vous fiez pas uniquement à la valeur des travaux pour déterminer si un permis est requis, car même une rénovation mineure peut nécessiter un certificat d’autorisation. En cas de doute, communiquez avec le service de l’urbanisme de votre municipalité.

Les rénovations qui ne nécessitent généralement pas de permis

La plupart des travaux esthétiques ou d’entretien courant peuvent être réalisés sans permis, puisqu’ils ne sont pas considérés comme des travaux de construction au sens de la Loi sur le bâtiment . Cela dit, la réglementation dépend toujours de la municipalité : une vérification rapide sur le site web de votre ville demeure la meilleure pratique avant d’entreprendre des travaux.

Travaux mineurs

Si votre projet vise surtout à rafraîchir votre propriété, vous pouvez probablement rénover sans permis. La rénovation d’une cuisine ou d’une salle de bain, par exemple, est souvent exemptée tant qu’elle ne touche pas aux murs porteurs ni à la configuration de la plomberie. Même chose pour le changement d’armoires de cuisine, de la vanité de la salle de bain ou la modernisation des surfaces .

Voici d’autres exemples de rénovations intérieures généralement autorisées sans permis :

  • Peinture et décoration intérieure
  • Changement de revêtements de plancher
  • Remplacement d’un robinet ou d’un luminaire
  • Petites réparations de plâtrage et de menuiserie
  • Remplacement de portes intérieures
  • Aménagement paysager, incluant clôture et haie
  • Installation d’une thermopompe ou d’un climatiseur

Travaux extérieurs

La règle d’or est souvent le remplacement « à l’identique ». Tant que les travaux extérieurs ne modifient ni l’apparence ni la structure du bâtiment, aucune autorisation n’est généralement requise.

Beaucoup de propriétaires se demandent : faut-il un permis pour changer des fenêtres? Non, si vous installez des modèles de mêmes dimensions dans les ouvertures existantes. Il en va de même pour une toiture refaite avec un matériau identique, sans modification à la structure.

Trucs et conseils

Ce n’est pas parce que la ville n’exige pas de permis que l’entrepreneur que vous embauchez n’a pas besoin d’une licence de la RBQ . Saviez-vous que si un ami ou un membre de votre famille vous aide dans vos travaux et en retire un avantage ou un gain (par exemple, vous lui promettez vos vieilles armoires pour qu’il les revende), il peut être considéré comme un entrepreneur et doit détenir une licence? Consultez le site du gouvernement avant de vous lancer!

Comment demander un permis?

Formuler une demande de permis repose sur une bonne préparation. Bien que chaque ville possède ses propres outils – plusieurs d’entre elles ont maintenant des portails en ligne –, la démarche suit généralement un parcours similaire. Dans tous les cas, vous devrez présenter un dossier détaillé décrivant votre projet; un dossier incomplet peut entraîner des délais ou un refus.

Documents à fournir pour une demande de permis

Pour être analysée, votre demande doit démontrer que le projet respecte la réglementation en vigueur. Voici les documents les plus couramment exigés :

  • Certificat de localisation : permet de vérifier les distances avec les limites de terrain et les servitudes.
  • Plans et devis : les plans de construction, les croquis et la description des matériaux utilisés sont requis.
  • Photographies du bâtiment actuel : souvent demandées pour divers projets de rénovation, comme le changement du revêtement extérieur ou de nouvelles portes et fenêtres de tailles différentes.
  • Contrat de l’entrepreneur : certaines municipalités exigent une copie du contrat et le numéro de licence RBQ.

Principales étapes d’une demande de permis

Voici le déroulement typique d’une demande de permis de construction :

  • Validation du projet auprès de la municipalité : une première consultation avec le service de l’urbanisme permet de confirmer la faisabilité du projet et d’éviter des ajustements coûteux.
  • Dépôt de la demande et paiement des frais : le dossier est soumis avec les documents requis. Le traitement de la demande débute uniquement lorsque la municipalité le considère complet.
  • Analyse de conformité : un inspecteur ou un urbaniste évalue votre projet afin de s’assurer qu’il respecte les règlements municipaux et les normes de sécurité.
  • Affichage du permis : une fois obtenu, le permis doit être affiché sur le chantier. Cette étape officialise le début des travaux et facilite les inspections.

Combien coûte un permis de construction?

Au Québec, le prix d’un permis de construction n’est pas fixe : il varie selon la municipalité, la nature du projet et la valeur des travaux. Pour une rénovation résidentielle, le coût de base commence généralement entre 75 $ et 275 $, montant auquel s’ajoute souvent un supplément proportionnel à la valeur du projet. S’il s’agit d’une construction neuve, la tarification est souvent nettement plus élevée et dépasse fréquemment les 700 $.

Dans plusieurs localités, la demande de permis de construction implique des frais d’ouverture de dossier non remboursables. Ceux-ci sont habituellement déduits du coût total du permis, s’il est approuvé. Pour obtenir une estimation juste, consultez votre service d’urbanisme.

Coût moyen d’un permis de construction selon la ville

Ville

Coût de base

Supplément par tranche de 1 000 $ (valeur des travaux)

Sherbrooke

254 $

5,00 $

Laval

92 $

2,50 $

Montréal

167,40 $

9,80 $

Québec

275 $

50,00 $(par tranche de 100 000 $)

Longueuil

150 $

N/A

Saint-Jean-sur-Richelieu

75 $

1,50 $

Drummonville

150 $

N/A

Quel est le délai moyen d’obtention d’un permis?

Le délai pour obtenir un permis de construction au Québec varie également d’une ville à l’autre et selon la nature des travaux. En général, on doit prévoir entre 30 et 60 jours pour recevoir une autorisation. Dans le cas de projets plus complexes, ce délai peut s’étendre jusqu’à six mois.

Plusieurs facteurs peuvent influencer la période de traitement. D’abord, la période de l’année joue un rôle important. Puisque le printemps et l’été sont des périodes très achalandées, déposer une demande en hiver peut parfois accélérer le processus.

L’absence d’un document – comme un plan d’architecte ou un certificat de localisation – peut aussi retarder l’analyse de plusieurs semaines. Enfin, certains projets nécessitent des étapes supplémentaires, comme une dérogation mineure ou une approbation du Comité consultatif d’urbanisme (CCU).

Permis de construction : l’essentiel à retenir avant de rénover au Québec

En résumé, le permis de construction et le certificat d’autorisation ne doivent pas être vus comme de simples formalités administratives, mais plutôt comme des outils qui encadrent vos travaux et protègent votre investissement.

Avant d’entreprendre des rénovations, mieux vaut vérifier les exigences de votre municipalité, ce qui peut vous éviter des conséquences importantes sur le plan financier et lors de la revente de votre propriété.

Même si certaines rénovations intérieures offrent plus de liberté, chaque projet mérite d’être évalué avec attention. En respectant les règles en vigueur dès le départ et en formulant une demande de permis de construction lorsque nécessaire, vous vous assurez une rénovation résidentielle conforme et sécuritaire.

Foire aux questions

1. Est-ce qu’un permis est requis pour effectuer des travaux d’entretien?

En règle générale, les travaux d’entretien et les réparations mineures (peinture, revêtement de sol, changement de luminaire, etc.) n’exigent pas de permis de construction, car ils visent à maintenir l’état d’origine du bâtiment sans en modifier la structure ou l’usage.

2. La démarche pour obtenir un permis est-elle la même pour une maison patrimoniale?

Les bâtiments patrimoniaux sont protégés en raison de leur valeur culturelle, historique ou archéologique. Lors d’un projet les touchant, l’autorisation de construction ou de rénovation relève du ministère de la Culture et des Communications .

3. Existe-t-il des subventions pour les rénovations?

Oui, il existe plusieurs programmes et subventions pour alléger vos coûts, surtout pour les projets d’efficacité énergétique. Au Québec, le programme Rénoclimat offre des subventions pour l’isolation et l’étanchéité, tandis que LogisVert d’Hydro-Québec propose des remises pour l’installation de thermopompes. Certaines municipalités offrent également des crédits de taxes pour la rénovation résidentielle.

Source : centris.ca

Inspection de maison : 10 mythes à déconstruire avant l’achat

Source: centris.ca

L’achat d’une propriété représente souvent l’investissement d’une vie. Malgré cela, plusieurs futurs acheteurs entretiennent encore des perceptions erronées au sujet de l’inspection préachat. Certains croient que celle-ci est inutile ou superflue, alors qu’elle s’inscrit parmi les étapes déterminantes d’un projet immobilier, permettant de déceler des problèmes potentiels et d’obtenir un portrait plus juste de l’état d’un bâtiment.

Comme le rappellent les ressources gouvernementales en matière de protection du consommateur, l’inspection constitue un outil clé pour prendre une décision éclairée. Dans un marché immobilier où chaque décision peut avoir des répercussions importantes, il devient essentiel de départager les mythes et les réalités.

Mythe 1 : L’inspection préachat est obligatoire au Québec
Contrairement à une croyance répandue, l’inspection préachat n’est généralement pas obligatoire au Québec. Dans certains cas, toutefois, une institution financière peut l’exiger, notamment si la propriété présente des particularités ou si elle a un certain âge.

Dans tous les cas, elle demeure fortement recommandée. Elle permet notamment de :

  • Mieux comprendre l’état du bâtiment;
  • Repérer des problèmes potentiels;
  • Éviter des dépenses imprévues.

Dans un marché très compétitif, certains acheteurs peuvent être tentés de renoncer à cette condition pour rendre leur promesse d’achat plus attrayante. Cette décision augmente toutefois le risque de découvrir, après coup, des problèmes coûteux ou complexes.

Par ailleurs, le cadre réglementaire évolue : certaines mesures visent à rendre l’inspection obligatoire pour les bâtiments résidentiels de 25 ans et plus.

Mythe 2 : Une maison neuve ou un condo n’a pas besoin d’inspection
Même une propriété récente peut présenter des défauts qui ne sont pas visibles au premier coup d’œil.

Nouvelles constructions
L’inspection préréception, prévue dans la garantie de construction résidentielle (GCR), permet de vérifier l’état du bâtiment avant la remise des clés. Elle vise surtout à repérer les défauts apparents et les travaux à corriger.

Elle ne remplace toutefois pas une inspection préachat indépendante, plus complète. Certaines malfaçons ou installations inadéquates peuvent passer inaperçues, et même des constructions neuves peuvent faire l’objet d’avis de correction de la part de la Régie du bâtiment du Québec lorsqu’elles ne respectent pas les normes en vigueur.

Condos
Dans le cas d’un condo, l’inspection ne devrait pas se limiter à l’unité. Elle gagne à inclure :

  • Les composantes visibles du logement;
  • Les parties communes;
  • Les documents de copropriété.

Ces vérifications permettent d’anticiper d’éventuels travaux ou frais à venir. Pour approfondir, il peut être utile de consulter les éléments à vérifier avant d’acheter un condo.

Mythe 3 : N’importe qui peut faire une inspection préachat
C’est faux. Une inspection préachat exige des compétences techniques et le respect de critères précis. Cela suppose aussi une formation adaptée et une bonne connaissance du bâtiment, de ses composantes et des normes applicables.

Selon les bonnes pratiques du secteur, une inspection devrait notamment répondre à quatre exigences :

  • Une assurance responsabilité professionnelle;
  • Une convention de service précisant la portée de l’inspection;
  • Le respect d’une norme de pratique reconnue;
  • La remise d’un rapport écrit détaillé.

Ces éléments permettent de s’assurer que l’inspection de la maison est réalisée de façon rigoureuse et conforme aux standards de l’industrie.

La profession est d’ailleurs en voie d’être mieux encadrée, notamment à la suite de nouvelles mesures réglementaires, avec une certification obligatoire prévue d’ici 2027. D’ici là, il est recommandé de vérifier si l’inspecteur est inscrit dans un registre officiel ou membre d’une association reconnue, comme l’Association des inspecteurs en bâtiments du Québec (AIBQ), qui regroupe des inspecteurs à travers la province.

Mythe 4 : L’inspection peut nuire à la vente d’une propriété
L’inspection préachat ne vise pas à faire échouer une transaction, mais à protéger les acheteurs.

Dans le cadre d’une promesse d’achat, l’inspection constitue une condition importante. Pour se désister, il ne suffit pas de relever un défaut mineur : le problème doit être suffisamment important pour influencer la décision d’achat ou le prix offert. Des délais précis doivent également être respectés pour transmettre un avis écrit au vendeur.

Selon la nature des constats, les suites possibles varient : il peut s’agir de poursuivre la transaction telle quelle, de renégocier certaines conditions ou, dans les cas plus sérieux, de se retirer de la promesse d’achat.

Les constats du rapport peuvent ainsi mener à formuler une contre-proposition afin de tenir compte des travaux à prévoir.

Mythe 5 : La déclaration du vendeur remplace l’inspection
La déclaration du vendeur repose sur les connaissances et la bonne foi du propriétaire. Elle peut contenir des informations utiles, mais elle demeure limitée par ce que la personne connaît – ou croit connaître – de sa propriété.

L’inspection préachat, quant à elle, apporte un regard objectif et professionnel sur l’état du bâtiment. Elle permet de relever des indices, de poser des constats et, au besoin, de recommander des vérifications plus approfondies. C’est donc un complément essentiel, et non un substitut.

Un autre élément souvent méconnu concerne la notion d’acheteur prudent et diligent. En cas de vice caché, il est généralement nécessaire de démontrer que toutes les vérifications raisonnables ont été effectuées avant l’achat. Omettre de faire inspecter une maison peut ainsi compliquer un recours éventuel.

Mythe 6 : L’inspection garantit la détection de tous les vices cachés
C’est une attente fréquente, mais irréaliste. L’inspection d’une maison avant achat repose avant tout sur un examen visuel des composantes accessibles du bâtiment. Autrement dit, un vice caché, par définition dissimulé, peut ne présenter aucun signe visible au moment de l’inspection. Le rapport d’inspection permet plutôt de relever des indices, d’identifier des anomalies et, au besoin, de recommander des expertises supplémentaires.

Dans certains cas, l’intervention d’un spécialiste peut être nécessaire pour approfondir un doute, par exemple en présence de signes liés à l’humidité, à la structure ou à des matériaux problématiques, comme la pyrite.

Ainsi, même si une inspection préachat est une étape essentielle, elle ne constitue pas une garantie absolue contre les vices cachés. Il est donc important de mieux comprendre comment les repérer et s’en protéger et de connaître les vices cachés les plus courants.

Mythe 7 : Le rapport d’inspection est une perte de temps et d’argent
Perçue comme une dépense, l’inspection d’une maison avant achat s’avère plutôt un investissement. Le rapport d’inspection fournit des éléments concrets qui permettent d’agir avant de s’engager pleinement, notamment en s’y appuyant pour les négociations.

Il peut notamment servir à :

  • Demander des correctifs;
  • Ajuster le prix d’achat;
  • Planifier un budget de rénovation réaliste.

Le prix pour une inspection de maison se situe généralement autour de 750 $ à 850 $ pour une résidence unifamiliale, selon ses caractéristiques. Comparativement, certaines réparations majeures peuvent représenter des coûts dans les cinq, voire six chiffres.

Mythe 8 : L’inspection est inutile pour une vente sans garantie légale
C’est plutôt l’inverse. Lorsqu’il est question d’acheter sans garantie légale, l’acheteur assume une plus grande part de responsabilité, avec des recours plus limités en cas de problème.

Dans ce contexte, l’inspection préachat devient une étape clé pour documenter l’état du bâtiment avant l’achat et mieux cerner les risques réels, notamment en mettant en lumière des éléments qui pourraient autrement passer inaperçus.

Une vente sans garantie légale demande d’ailleurs une vigilance accrue, particulièrement dans certaines situations plus à risque, comme :

  • Une succession;
  • Une reprise bancaire;
  • Un immeuble à démolir;
  • Un changement d’usage prévu.

L’inspection permet surtout d’aborder la transaction en connaissance de cause, sans avancer à l’aveugle dans un contexte où les protections sont limitées.

Mythe 9 : L’inspecteur vérifie tout, même la piscine et le spa
L’inspection préachat vise principalement les composantes du bâtiment lui-même, comme la structure, la toiture, la plomberie ou les systèmes électriques.

Certains éléments ou équipements, comme une piscine, un spa ou des installations spécialisées, ne font généralement pas partie de l’inspection standard. Ils peuvent nécessiter une vérification distincte par un spécialiste, selon leur nature et leur état. Des organismes comme l’APCHQ permettent notamment de trouver des professionnels qualifiés selon le type d’inspection ou d’expertise requis.

De plus, certaines conditions peuvent limiter la portée de l’inspection. Une composante difficilement accessible, ou encore une toiture recouverte de neige, ne pourra pas être évaluée adéquatement au moment de la visite.

Mythe 10 : L’inspecteur tranchera si vous devez acheter ou non
C’est une attente fréquente, mais qui ne correspond pas à son rôle. L’inspecteur en bâtiment n’est pas un conseiller immobilier : il ne recommande pas d’acheter ou non une propriété.

Son mandat consiste plutôt à dresser un portrait objectif de l’état physique visible du bâtiment et à signaler les éléments à surveiller ou à faire vérifier. La décision finale revient toujours aux acheteurs, en fonction de leur tolérance au risque et de leur projet.

Le courtier immobilier peut ensuite aider à interpréter ces constats dans le cadre de la transaction, notamment pour orienter la suite des démarches. Il a d’ailleurs une obligation de conseil envers les parties, ce qui inclut de les guider adéquatement à la lumière des résultats de l’inspection.

Protégez votre investissement avec l’inspection préachat
En revisitant ces mythes, on réalise surtout que l’inspection de maison est souvent mal comprise. Ni superflue ni infaillible, elle constitue une étape clé pour éclairer une décision qui ne devrait jamais reposer sur une simple impression.

Prêt à passer à l’étape suivante? Parcourez les propriétés à vendre ou entourez-vous d’un courtier immobilier pour avancer avec confiance dans votre projet.

FAQ
1. Combien de temps dure une inspection de maison?

Une inspection de maison dure généralement entre deux et trois heures, selon la taille, l’âge et l’état de la propriété.

2. Est-ce que l’acheteur et les vendeurs sont présents durant l’inspection?

Il est recommandé que la personne qui achète soit présente. Le vendeur est généralement absent, à moins d’une entente contraire.

3. Combien coûte une inspection de maison?

Le prix d’une inspection de maison se situe généralement entre 750 $ et 850 $, selon le type de propriété, sa superficie et la région.

Source: centris.ca

Trucs et conseils pour trouver un logement où les animaux sont permis

Source: centris.ca

Les Québécois adorent les animaux : plus de 52 % des ménages déclarent avoir un animal de compagnie. Pour beaucoup, un animal de compagnie n’est pas qu’un simple compagnon, c’est un membre à part entière de la famille. Pourtant, trouver un appartement où nos amis à quatre pattes (ou à plumes, ou à écailles!) sont acceptés peut rapidement devenir un véritable casse-tête. En effet, seulement 4,2 % des appartements disponibles accepteraient les chiens, et 41,9 % les chats.

Saviez-vous que, chaque année, un grand nombre d’animaux sont abandonnés en raison, entre autres, de difficultés liées au logement? En 2025 c’est déjà 1 200 animaux qui ont été délaissés, comparativement à environ 975 pour la même période l’an passé.

Découvrez des trucs et conseils pour vous aider dans votre recherche d’appartements qui autorisent les animaux.

Commencer la recherche très tôt
Trouver un logement qui accepte les animaux peut être plus long que prévu, surtout dans un marché locatif compétitif. Idéalement, commencez vos démarches au moins 3 à 5 mois avant votre date de déménagement. Vous aurez ainsi plus de temps pour repérer les logements compatibles, soumettre des candidatures solides et éviter de devoir faire des compromis de dernière minute. Plus vous commencez tôt, plus vous augmentez vos chances de trouver l’endroit idéal pour vous et votre compagnon à quatre pattes.

Pendant votre recherche, faites preuve d’ouverture quant aux quartiers et aux critères de l’appartement. Un peu de souplesse sur certains aspects, comme la superficie ou les commodités, peut grandement élargir vos options et accroître vos chances de trouver un logement qui tolère les animaux.

Consulter les sites d’annonces qui ont le filtre de recherche « Animaux acceptés »
Concentrez vos recherches sur les plateformes qui offrent un filtre de recherche adapté pour faciliter le processus.

  • Utiliser les filtres de recherche : Sur les sites de petites annonces et de recherche de logement, utilisez les filtres comme « Animaux acceptés ».
  • Rejoindre les groupes spécialisés : Recherchez des groupes locaux, forums de discussions ou autres espaces d’échanges de la sorte pour vous aider.
  • En parler avec la famille et les amis : Le bouche-à-oreille est souvent sous-estimé, mais il peut s’avérer très efficace. Mentionnez à vos proches que vous êtes à la recherche d’un logement autorisant les animaux. Un membre de votre famille, un ami ou un collègue connaît peut-être un propriétaire, ou encore un locataire qui s’apprête à quitter un appartement parfait pour vous. On ne sait jamais d’où viendra le bon coup de pouce!
  • Visiter les sites d’organismes pour la défense des animaux : Des organismes comme la SPCA de Montréal offrent souvent des ressources utiles pour les locataires avec animaux. Vous y trouverez des conseils pratiques ainsi que des listes ou des liens vers des plateformes qui facilitent la recherche de logements où les animaux sont acceptés.
  • Bien cibler sa recherche : Les propriétaires individuels (duplex, triplex, maisons de ville ou petits immeubles) sont souvent plus flexibles que les grandes sociétés de gestion immobilière, qui appliquent généralement des politiques uniformes et strictes. Pour maximiser vos chances, concentrez vos recherches sur les immeubles où certains types d’animaux sont déjà permis ou encore où une limite de taille est déterminée. Ces endroits sont généralement plus ouverts à la discussion que ceux qui interdisent les animaux sans exception.

Faire preuve de transparence
N’attendez pas la signature du bail pour parler de votre animal. Dès la première visite, posez la question clairement : est-ce que les animaux sont permis? La transparence est essentielle pour établir une relation de confiance avec le propriétaire.

S’il montre des signes de réticence, n’hésitez pas à lui demander s’il a eu une mauvaise expérience dans le passé. Comprendre ses craintes peut vous aider à y répondre de façon rassurante… et parfois à trouver un terrain d’entente.

Réaliser un CV à votre animal
Comme pour un emploi, pourquoi ne pas créer un petit CV pour Grisou? Cela peut faire toute la différence auprès d’un propriétaire hésitant. Voici quoi y inclure :

  • Photos de votre animal : mettez-y des photos craquantes de Grisou! Si vous avez un chien sociable, vous pouvez même planifier une rencontre avec le propriétaire.
  • Description de son comportement : est-il calme, propre, silencieux, sociable?
  • Résumé vétérinaire : sans entrer dans les détails, indiquez qu’il est stérilisé, vacciné et suivi, démontrant votre sens des responsabilités.
  • Lettres de référence : demandez à votre propriétaire actuel, vos voisins, voire à un vétérinaire ou à votre éducateur canin de confirmer le bon comportement de votre animal. Ou encore, incluez-y les certificats de complétion des cours d’éducation.
  • Preuve d’assurance : des assurances habitation « tous risques », offrent une couverture en cas de dommages causés par un animal . Une preuve peut rassurer le propriétaire. N’oubliez pas de déclarer votre animal à votre assurance à l’avance.
  • Photos du logement actuel : cela peut rassurer le propriétaire de voir à quel point votre logement est bien entretenu et que Grisou n’a rien abimé!

Un CV bien fait montre que vous prenez la location au sérieux et que votre animal est un colocataire modèle!

Mettre de l’avant son profil
Au-delà du CV de votre animal, il est essentiel de vous présenter comme un locataire de confiance. Après tout, un bon dossier, c’est aussi (et surtout) le vôtre. Posez-vous cette question : qu’est-ce qui ferait de moi un candidat rassurant pour un propriétaire?

Voici quelques éléments à mettre de l’avant :

  • Votre stabilité résidentielle : par exemple, si vous avez occupé votre précédent logement plusieurs années.
  • Votre situation professionnelle : un emploi stable inspire confiance.
  • Votre dossier de paiement impeccable : si vous avez toujours payé votre loyer à temps, mentionnez-le.
  • Votre attitude proactive : offrir des références, être poli, ponctuel, organisé… ça compte.

Ces éléments peuvent rassurer un propriétaire et montrer que vous êtes un locataire fiable, attentif et responsable — avec ou sans animal.

Quoi vérifier à la signature du bail
Si vous avez enfin trouvé l’appartement idéal qui accepte votre animal, voici quelques vérifications à effectuer et précautions à prendre.

1. S’assurer que les règlements de l’immeuble ne font pas mention d’une interdiction
Une personne tierce, comme un gestionnaire d’immeuble, vous a fait visiter la propriété à louer en question et vous avez conclu une entente verbale avec celui-ci pour l’animal? Assurez-vous d’obtenir une copie des règlements de l’immeuble pour vérifier qu’il n’y a pas une clause interdisant les animaux qui a été mise en place par le propriétaire ou le syndicat de copropriétaires.

2. S’assurer que le bail fait mention de votre animal
Un bail écrit protège autant le locataire que le propriétaire. Si vous avez obtenu l’autorisation verbale de vivre avec un animal, assurez-vous que cela figure clairement dans le bail ou dans une annexe signée par les deux parties afin d’éviter toute ambiguïté et de vous protéger légalement.

Vous pouvez demander l’ajout d’une clause rédigée de façon claire, par exemple :

« Le locataire est autorisé à garder un animal de compagnie (préciser l’espèce, et le nom, au besoin) dans le logement pendant la durée du bail. »

Le propriétaire doit vous remettre une copie du bail.

3. Enregistrer son animal auprès de la ville
N’oubliez pas d’inscrire votre animal auprès de la ville, notamment pour obtenir la médaille municipale valide. Cela constitue une preuve officielle que votre animal est bien enregistré.

Connaître vos droits (et vos devoirs!) au Québec
Contrairement à d’autres aspects du droit du logement, le Code civil ne contient pas de dispositions spécifiques concernant la présence d’animaux en appartement. Le propriétaire peut donc choisir d’indiquer dans le bail qu’il refuse tout animal ou certains animaux dans le logement, sauf dans certains cas : chiens d’assistance, zoothérapie avec preuve médicale, par exemple.

En tant que locataire, vous avez les mêmes responsabilités qu’un locataire sans animal. Vous devez utiliser votre logement de manière raisonnable, assurer la tranquillité des lieux, maintenir un bon niveau de propreté et l’état du logement et éviter de déranger les autres résidents. Vous devez donc vous assurer de ramasser les excréments à l’extérieur, que l’animal ne reste pas longtemps seul et qu’il a assez de stimulation et dépense son énergie adéquatement, ainsi que limiter les aboiements.

Louer avec un animal : c’est possible, avec un peu plus de préparation
Trouver un logement qui accepte les animaux peut représenter un défi, mais ce n’est pas une mission impossible. Avec de la préparation, de la transparence et les bons outils en main, il est possible de dénicher un endroit où toute la famille, poils, plumes ou écailles inclus, sera la bienvenue. Que ce soit en peaufinant le CV de votre compagnon, en utilisant les filtres sur Centris.ca ou en faisant appel à un courtier immobilier, chaque étape compte pour mettre toutes les chances de votre côté. Commencez votre recherche de propriétés à louer dès maintenant!

FAQ
1.  Est-ce que c’est vrai que les propriétaires peuvent interdire les animaux dans les logements?

Oui, un propriétaire peut inclure une clause interdisant les animaux dans le bail, et le locataire est tenu de la respecter s’il l’a signé.

2.  Existe-t-il des exceptions qui permettent de conserver un animal malgré l’interdiction du propriétaire?

Dans certains cas, un locataire pourrait être autorisé à garder un animal pour des raisons médicales ou d’accompagnement (ex. : chien d’assistance), avec les justificatifs nécessaires.

3.  Est-il légal de demander un dépôt de garantie pour d’éventuels dommages?

Au Québec, la loi interdit aux propriétaires d’exiger un dépôt de garantie, que ce soit pour l’animal ou pour autre chose.

4.  Est-il permis de garder des animaux dans un condo?

Pour que le propriétaire puisse vous autoriser à avoir un animal, il faut d’abord que le règlement de la copropriété le permette.

Source: centris.ca

Achat immobilier : 8 questions pour comprendre le rôle du courtier

Source: centris.ca

Acheter une propriété est un engagement financier majeur qui ne se résume pas à un coup de cœur. C’est un processus parfois complexe, qui vient bien souvent avec son lot de doutes et de questions : par où commencer? Comment éviter les erreurs coûteuses? Heureusement, le courtier immobilier constitue un allié précieux qui peut vous accompagner tout au long de la transaction en vous offrant son expertise et son regard objectif.

Dans cet article, Alain Demers, directeur adjoint, communication à l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) , explique le rôle clé du courtier et les avantages d’acheter une maison avec ce professionnel. Ces propos proviennent de l’épisode 33 du balado L’immobilier en mouvement , une édition spéciale dédiée aux futurs acheteurs.

Vous découvrirez qu’un courtier immobilier joue un rôle clé qui dépasse largement la transaction. Il agit comme conseiller et comme négociateur une fois que l’acheteur a signé un contrat achat.  Sa mission vise à transformer un processus complexe en une expérience fluide, sécurisée… et beaucoup moins stressante pour les acheteurs!

1. Comment un courtier immobilier facilite-t-il la recherche de propriétés?
Avant de se lancer dans la recherche de propriétés et de vous faire visiter une première maison, un courtier prend le temps de comprendre vos besoins, vos priorités et votre budget. Cette étape s’avère essentielle pour sélectionner des habitations qui vous correspondent.

Il peut aussi proposer des secteurs auxquels vous n’auriez peut-être pas pensé afin d’élargir géographiquement vos recherches. Par exemple, si vous considérez un quartier calme près d’une école, un courtier pourrait vous suggérer une municipalité voisine où les taxes sont moins élevées et où les maisons offrent plus d’espace pour le même prix.

Avec des critères de recherche bien définis, vos visites seront plus ciblées et vous éviterez les déplacements inutiles. Lorsqu’un courtier signe un contrat achat avec vous, il peut faire une analyse de la valeur marchande des propriétés qui vous intéressent et, en comparant des ventes récentes dans le secteur, votre courtier pourra rapidement vous dire si une maison est affichée à un prix juste.

2. Pourquoi un courtier détient-il plus d’informations?
Les courtiers ont accès à des données et à des outils exclusifs que le grand public ne peut pas consulter, notamment le système Centris Cela leur permet d’obtenir des informations précises et à jour sur chaque propriété.

Parmi les documents essentiels à bien comprendre, la déclaration du vendeur occupe une place importante. C’est un formulaire d’une douzaine de pages dans lequel le vendeur déclare ses connaissances sur le bien immobilier. Grâce à l’aide d’un courtier, il devient plus facile de l’interpréter pour prendre une décision éclairée.

3. Comment s’assurer que la propriété convoitée est vraiment la bonne?
Il peut être facile de tomber sous le charme d’une maison. Mais la réalité, c’est que chaque propriété a ses avantages et ses inconvénients. Comme un courtier est objectif dans la transaction, il peut vous conseiller adéquatement.

Voici quelques questions qu’il vous aidera à vous poser :

  • Après lecture de la déclaration du vendeur, des rénovations majeures semblent-t-elles à prévoir?
  • Le quartier correspond-il à mon style de vie?
  • Ai-je le temps d’entretenir cette maison?

Grâce à cette démarche structurée, vous éviterez les décisions impulsives et aurez le recul nécessaire pour vérifier si la propriété répond à vos besoins actuels tout en soutenant vos projets. Autrement dit, un courtier vous aide à choisir de façon éclairée en vous basant sur des faits et non les émotions.

4. Comment un courtier peut-il nous guider pour effectuer un achat sécuritaire?
La priorité de tout courtier immobilier est la sécurité et la protection de son client durant l’ensemble de la transaction. Par exemple, dans un marché actif où plusieurs offres peuvent être déposées au même moment, le courtier a l’obligation de vous recommander une inspection préachat par un professionnel reconnu, conformément à la Loi sur le courtage immobilier.

De plus, le courtier veille à ce que tous les documents légaux soient correctement rédigés. Une clause mal formulée ou mal interprétée peut causer des désaccords sur la date d’occupation ou les inclusions dans la transaction. Grâce à sa formation et à son expérience, un courtier vous accompagne dans la rédaction de votre promesse d’achat afin qu’elle soit bien formulée et qu’elle protège vos intérêts. De la préapprobation hypothécaire jusqu’à la signature chez le notaire, il veille à ce que chaque étape soit réalisée selon les règles de l’art.

Le courtier vous rappelle également vos obligations légales en tant qu’acheteur : respecter les délais de financement, fournir les documents demandés au notaire ou encore souscrire aux assurances nécessaires. Ces rappels pratiques évitent des oublis qui pourraient retarder la transaction.

5. Comment un courtier peut-il nous aider à négocier?
La négociation est souvent source de stress pour les acheteurs. Si vous êtes lié par contrat d’achat, votre courtier pourra négocier pour vous lors de la transaction. Il connaît les stratégies à adopter pour obtenir le meilleur prix et les meilleures conditions possibles.

Par exemple, s’il perçoit certains éléments pouvant influencer la négociation, votre courtier pourra vous conseiller en tant qu’acheteur afin que vous ajustiez votre offre. De même, il peut négocier des réparations à effectuer avant la prise de possession ou des inclusions supplémentaires, comme certains électroménagers ou du mobilier extérieur.

Un courtier expérimenté sait aussi quand il vaut mieux adopter une attitude ferme ou flexible. Dans une situation d’offres multiples, il pourrait recommander des clauses qui rendent votre proposition plus attrayante tout en vous évitant d’être exposé à des risques financiers, juridiques ou à des conséquences difficiles à gérer par la suite.

6. Est-ce qu’un courtier maîtrise les lois et règlements immobiliers?
Au-delà de la négociation, l’achat d’une propriété implique de naviguer dans un cadre légal complexe, puisque plusieurs lois et règlements encadrent les transactions immobilières. Le zonage, les règles entourant les copropriétés, les zones inondables sont autant d’éléments qu’un courtier surveille pour bien vous informer. Il peut également vous alerter sur certaines restrictions, comme l’interdiction d’aménager un logement supplémentaire ou d’exercer une activité commerciale dans une résidence et ainsi prévoir des clauses en conséquence afin de s’assurer que l’offre respectera vos besoins.

De plus, il vous aide à comprendre les obligations financières et administratives liées à l’achat d’une propriété : droits de mutation (taxe de bienvenue), règlement de copropriété, fonds de prévoyance, charges communes et plus encore!

7. Est-ce qu’un courtier peut recommander d’autres professionnels?
Dans l’exercice de ses fonctions, le courtier immobilier peut référer divers professionnels du milieu (notaires, inspecteurs en bâtiment, évaluateurs, courtiers hypothécaires, etc.). Il fournit une liste de références afin d’outiller l’acheteur dans son processus décisionnel, le choix final et la vérification des professionnels demeurant sous la responsabilité de l’acheteur.  

Que ce soit pour un test de pyrite ou de radon, ou encore la vérification des fondations, vous pouvez compter sur ses recommandations pour avancer en toute confiance. Bien sûr, vous pouvez toujours choisir avec quels experts vous souhaitez faire affaire, mais avoir accès à ce réseau fait gagner un temps précieux et enlève beaucoup de stress.

À la demande de l’acheteur, un courtier peut aussi coordonner les échanges entre ces différents intervenants. Il devient alors le point central de communication, ce qui simplifie grandement le processus d’achat.

8. Comment un courtier peut-il nous aider à garder une approche objective?
Si vous avez déjà acheté une propriété ou que des gens de votre entourage l’ont fait récemment, vous savez à quel point le processus d’achat d’une maison suscite plusieurs émotions. L’enthousiasme d’un coup de cœur peut parfois occulter certains défauts, surtout dans un contexte de surenchère. À l’inverse, la crainte de se tromper ou de manquer une opportunité peut freiner la prise de décision.

Dans ces situations, le courtier joue un rôle essentiel en apportant une vision rationnelle et objective. Grâce à son expérience, il vous aide à prendre du recul, à analyser chaque option et à évaluer les avantages et les inconvénients de la propriété convoitée. Son accompagnement favorise ainsi une décision réfléchie, alignée sur vos besoins et sur vos objectifs à long terme.

Acheter avec un courtier pour être bien accompagné à chaque étape
Pour qu’un courtier puisse poser l’ensemble des actions mentionnées précédemment, la signature d’un contrat de courtage exclusif achat est essentielle et avantageuse pour l’acheteur. Ce document encadre la relation et permet au courtier de défendre vos intérêts auprès du vendeur.

Au-delà de cet aspect légal, son rôle s’étend considérablement. Le courtier prend le temps de comprendre vos attentes, recherche des informations exclusives, évalue chaque propriété avec impartialité et veille à sécuriser chacune des étapes de la transaction. Habile négociateur et bien au fait du cadre législatif, il s’appuie également sur un vaste réseau de professionnels fiables pour vous offrir un accompagnement complet.

En somme, acheter une maison avec un courtier, c’est bénéficier de l’accompagnement d’un véritable allié. Ce dernier met son expertise au service de votre projet afin que vous dénichiez la propriété qui correspond le mieux à vos besoins, dans les meilleures conditions possibles. Trouvez celui avec qui faire équipe dès maintenant!

Article écrit en collaboration avec : APCIQ

Source: centris.ca

Quoi faire avant de partir en voyage : bien préparer sa maison

Source: centris.ca

Vous partez bientôt en vacances? Que vous alliez dans votre famille pendant la période des Fêtes ou que vous partiez à l’étranger quelques semaines, il est très important de prendre des précautions pour protéger votre maison. Une absence prolongée rend votre maison plus vulnérable à des tentatives de vol ou à des incidents domestiques comme un dégât d’eau.

Afin de sécuriser votre propriété, d’économiser sur vos factures, et de vous offrir une bonne tranquillité d’esprit, découvrez notre liste de choses à faire avant de partir en voyage.

Pour protéger la maison et les biens contre le vol
Une maison qui paraît inoccupée pendant un certain temps est le Saint Graal pour les voleurs. Ceux-ci sont attentifs à plusieurs signaux pour reconnaître ces absences prolongées. Voici donc quelques conseils sur comment protéger sa maison des mauvaises personnes.

  • Faites installer un système de sécurité ou effectuez des tests pour vous assurer que les dispositifs fonctionnent bien si vous en avez déjà un.
  • Bien sûr, vérifiez que toutes les fenêtres sont bien fermées et que les portes sont verrouillées.
  • Avertissez votre assureur si vous pensez être absent plus de 30 jours. Relisez également votre contrat d’assurance habitation pour vérifier si des exclusions s’appliquent si votre domicile reste inoccupé plusieurs jours.
  • Rangez vos documents importants et objets de valeur dans un coffre-fort résistant à l’eau et au feu ou confiez-les à quelqu’un de confiance. Prenez également des photos de votre maison et de vos biens les plus précieux, pour les compagnies d’assurance, en cas de mauvaise surprise.
  • Demandez à une personne de confiance de venir vérifier l’état de la maison environ une fois par semaine, d’arroser les plantes et de ramasser votre courrier. Si vous avez des journaux ou autres abonnements livrés directement devant la porte, il est préférable d’en suspendre la livraison, car l’accumulation de courrier est un signe d’absence évident. Pour vos colis (ex. Amazon), organisez les livraisons avant et après votre départ, ou avertissez la personne responsable de les ramasser pour qu’ils ne soient pas dérobés. N’oubliez pas de lui donner une clé de la maison, le code d’alarme et la façon de vous joindre en cas de nécessité.
  • Si vous avez des animaux de compagnie, confiez-les à un ami, à un membre de la famille ou à une pension. Assurez-vous de lui donner des instructions claires sur ce qu’il faut faire en cas d’urgence médicale s’il ne peut vous joindre (quel montant peut être dépensé en soins, par exemple).
  • Avertissez un voisin de confiance que vous serez absent pendant plusieurs jours ou semaines et informez-le si quelqu’un d’autre viendra surveiller la maison. Il pourra ainsi reconnaître toute activité suspecte et vous la signaler. Vous pouvez également lui demander de stationner son auto dans votre cour.
  • N’annoncez pas votre départ sur les réseaux sociaux! Les voleurs sont attentifs à ce genre de signaux.
    Fermez les rideaux et, si possible, installez une minuterie électronique pour allumer et éteindre certaines lampes dans votre maison afin de dissuader les cambrioleurs (les laisser allumées tout le temps n’est pas très efficace).
  • Rangez vos meubles et autres appareils extérieurs pour ne pas vous les faire voler ni risquer des dommages sur votre propriété en cas de vents forts.
  • Soignez l’extérieur pour votre départ. En hiver, il est conseillé d’engager un déneigeur, car une étendue de neige immaculée trahirait votre absence. Assurez-vous d’avoir terminé tout votre entretien de la maison à l’automne pour tâcher d’éviter les problèmes courants. En été, pensez plutôt à tondre votre gazon avant de partir et vérifiez que vous avez terminé les étapes d’entretien de la saison.

Pour éviter les mauvaises surprises
Les vacances, c’est fait pour se reposer et profiter de moments inoubliables. Mais ce qu’il ne faut surtout pas oublier, c’est de faire quelques vérifications qui pourraient prévenir bien des dommages. La dernière chose voulue au retour d’un voyage est un dégât d’eau ou un incendie! Voici quelques gestes simples à faire avant de partir.

  • Repérez l’entrée d’eau de la maison, puis fermez l’eau avant de partir en vacances. Cette étape est particulièrement importante en hiver, à cause du gel possible des tuyaux. Vous pouvez également éteindre votre chauffe-eau pour éliminer un montant inutile sur votre facture.
  • Coupez le gaz, si applicable, pour éviter les fuites potentielles.
    Débranchez vos appareils électriques, sauf le réfrigérateur et le congélateur. Cela vous permettra d’économiser de l’énergie et de diminuer les risques de surtension électrique en cas d’orage, par exemple.
  • Baissez le chauffage ou la climatisation, selon la saison de votre départ. Quelle température mettre pour votre maison en hiver en votre absence, au Québec? Au minimum 10 °C, pour prévenir le gel des tuyaux. Si vous avez des animaux qui resteront quelques jours sans vous, la température idéale de la maison serait de 18 à 25 °C. Un thermostat intelligent vous permettrait aussi de réduire considérablement les coûts énergétiques.
  • Abaissez la température de votre spa chauffé, ou de votre piscine en été.
  • Vérifiez les dates d’expiration de vos documents importants, comme votre permis de conduire, pour les renouveler à temps.
  • Assurez-vous de payer vos factures.
  • Videz le bac de glace de votre réfrigérateur pour éviter un écoulement d’eau en cas de panne de courant.
  • Faites le ménage du réfrigérateur : débarrassez-vous de tout ce qui ne sera plus bon à votre retour, en commençant d’abord par cuisiner ou congeler ce qui peut l’être. Assurez-vous que les produits dans le garde-manger sont bien fermés pour éviter les infestations d’insectes ou de rongeurs.
  • Videz toutes les poubelles et demandez à quelqu’un de mettre les sacs de poubelle au chemin au bon moment.
  • Versez du bicarbonate de soude ou un produit spécialisé dans la cuvette de toilette et les drains pour prévenir les odeurs.

Autres conseils si vous voyagez à l’extérieur
Pour vous permettre de bien profiter de vos vacances à l’étranger, quelques dernières préparations sont essentielles.

Documents à préparer

  • Votre passeport est-il bien valide? Vérifiez sa date d’expiration et assurez-vous que toutes les informations nécessaires sont là.
  • Avez-vous besoin d’un visa pour votre destination? Consultez cette page du gouvernement du Canada pour le savoir.
  • Si un enfant fera partie du voyage, mais qu’il ne sera pas accompagné de ses deux parents ou tuteurs légaux, une lettre de consentement est recommandée.

Assurance voyage

  • Vérifiez votre contrat d’assurance voyage pour vous assurer d’avoir des protections maladie, vie et invalidité.
  • Prêtez attention aux exclusions pour bien vous préparer.

Santé et sécurité

  • Consultez une clinique voyages au moins 6 semaines d’avance pour savoir si des vaccins ou des traitements préventifs sont nécessaires pour la destination choisie.
  • Si vous comptez voyager avec des médicaments, laissez-les dans leurs emballages d’origine, emportez-en plus que nécessaire, ayez un double de vos ordonnances et, s’il s’agit de produits d’injection, validez que votre compagnie aérienne les accepte.
  • Avisez votre compagnie de carte de crédit que vous partez en voyage, afin qu’elle ne bloque pas votre carte de crédit en constatant une utilisation inhabituelle.
  • Informez une personne de confiance de vos déplacements. Fournissez-lui une copie de vos documents de voyage : vols, lieux d’hébergement, assurances et itinéraires, en cas de catastrophe naturelle, par exemple.

Bien se préparer pour mieux relaxer
Si votre sécurité et celle de votre maison est la priorité, il n’empêche que d’autres petits gestes pourraient améliorer votre confort à votre retour. Pensez à ces petits « plus » : nettoyez la maison avant de partir, lavez la vaisselle et les draps, puis vérifiez qu’il ne reste pas de vêtements mouillés dans la laveuse. Un espace propre est idéal pour retrouver le bonheur à la maison!

Maintenant que vous savez quoi faire avant de partir en vacances, il ne vous reste qu’à profiter de vos vacances en toute tranquillité d’esprit. Bon voyage!

Foire aux questions
1. Faut-il fermer l’arrivée d’eau avant de partir en voyage?

Oui, cela est préférable, pour éviter les dégâts d’eau en cas de fuite ou de bris de tuyaux.

2. Comment gérer le courrier pendant une absence prolongée?

Demandez à un voisin de le récupérer ou utilisez un service de rétention postale.

3. Que faire avec les appareils électriques avant de partir?

Débrancher les appareils non essentiels vous permettra non seulement de réduire les risques de surtension et d’incendie, mais également d’économiser de l’énergie.

Source: centris.ca

Marché immobilier québécois : une vive résilience au 3e trimestre 2025

Source: centris.ca

Malgré un climat économique incertain, le marché immobilier du Québec continue de surprendre par sa vigueur. Les plus récentes statistiques publiées par l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) pour le troisième trimestre de 2025 révèlent un marché toujours solide, où la demande reste soutenue et les prix poursuivent leur ascension.

Voyons en détail ce qui explique cette étonnante résilience, région par région et segment par segment.

Un marché qui garde le cap malgré les vents contraires
Entre juillet et septembre 2025, 22 690 propriétés résidentielles ont changé de main au Québec, soit une hausse de 11 % par rapport à 2024. Il s’agit du trimestre le plus actif depuis 2020.

Cette performance survient dans un contexte pourtant moins favorable : le PIB réel recule, le chômage augmente et le coût de la vie reste élevé. Toutefois, la baisse du taux directeur de la Banque du Canada à 2,5 % en septembre a contribué à stimuler les transactions en fin de trimestre.

Selon Hélène Bégin, économiste-experte à l’APCIQ, « la progression des prix n’a rien de surprenant. Elle est nourrie par une demande toujours active de la part des acheteurs expérimentés et par une offre de propriétés nettement inférieure à la moyenne historique ».

Une hausse généralisée des ventes
Aucune région n’a été épargnée par cette remontée. Toutes les régions métropolitaines de recensement (RMR) du Québec affichent une croissance des ventes.

Certaines agglomérations de plus petite taille se démarquent encore davantage.


Les plex sont les grands gagnants de ce trimestre, avec une hausse de 24 % des ventes. Ce segment attire les investisseurs, qui y voient une façon de compenser les coûts d’emprunt plus élevés grâce aux revenus locatifs.

Une offre de propriétés toujours limitée
Le nombre de propriétés à vendre au Québec demeure bien en dessous de la moyenne historique.

On dénombre 36 117 inscriptions en vigueur, un volume similaire à celui de l’an dernier, mais 30 % inférieur à la moyenne des 20 dernières années (environ 51 000 propriétés).

Les disparités régionales sont toutefois marquées :

  • Drummondville (-23 %), Québec (-22 %) et Saguenay (-17 %) affichent les plus fortes diminutions d’inventaire.
  • Montréal (+3 %) et Gatineau (+4 %) enregistrent de légères hausses.

Cette rareté de l’offre continue de favoriser les vendeurs et de maintenir la pression sur les prix.

Des prix en hausse partout au Québec
La tension entre l’offre et la demande continue de tirer les prix vers le haut.

Les plus fortes hausses de prix se concentrent dans certaines régions :

  • Québec et Saguenay : +17 % pour les unifamiliales
  • Sept-Îles et Victoriaville : +18 %
  • Trois-Rivières : +24 % pour les plex
  • Mont-Tremblant : -10 % pour les unifamiliales, mais +58 % pour les copropriétés
     

Un marché résidentiel robuste
Le troisième trimestre de 2025 confirme la robustesse du marché immobilier québécois, qui continue de garder le cap malgré les vents contraires. Qu’il s’agisse de Montréal, Québec, Saguenay ou Sherbrooke, une chose est claire : l’immobilier au Québec demeure un pilier solide de l’économie provinciale, soutenu par une demande constante et un déséquilibre persistant entre l’offre et la demande.

Quels que soient votre situation et vos projets immobiliers, un courtier immobilier peut vous aider à y voir plus clair et à repérer les meilleures opportunités. Consultez également le Baromètre du marché résidentiel ou les statistiques mensuelles détaillées de l’APCIQ pour obtenir les données les plus récentes sur l’évolution des prix et des tendances.

Article écrit en collaboration avec : l’APCIQ

Source: centris.ca

Tout savoir sur les minimaisons

Source: centris.ca

La minimaison, aussi appelée tiny house, ça vous dit quelque chose? Bien plus qu’une petite maison, c’est un mode de vie qui s’inscrit notamment dans les valeurs environnementales et minimalistes. De plus en plus populaire, la minimaison offre un choix plus économique pour les personnes qui souhaitent acquérir une propriété. Si c’est votre cas, voici notre guide complet pour acheter une maison, qu’elle soit mini ou non. Découvrez tout ce que vous devez savoir sur la minimaison.

Qu’est-ce qu’une minimaison?
Plusieurs graphies existent, mini-maison ou mini maison, mais l’idée demeure la même : une habitation de petite taille dont la superficie habitable est généralement limitée à 600 pieds carrés (environ 55 mètres carrés).

Le concept, né au Japon dans les années 1990, a toutefois gagné en popularité en Amérique du Nord vers 2007, notamment en réaction à la crise économique. L’objectif était clair : proposer des habitations plus abordables et compactes.

Aujourd’hui, la vocation est la même : réduire les coûts et maximiser l’espace. Chaque centimètre est utilisé avec ingéniosité, grâce à des rangements intégrés et des éléments multifonctions pour une fonctionnalité parfaite.

Types de minimaisons au Québec
La mini maison au Québec se décline de différentes manières : sur roues, fabriquée à partir d’un conteneur, en hauteur, mobile et en camion ou autobus converti, entre autres.

Catégories selon la taille de la minimaison
Tout d’abord, il faut savoir que, même si en moyenne la minimaison fait environ 600 pieds carrés, il existe des sous-catégories :

  • Micromaison (ou micro-maison) : moins de 300 pieds carrés, cette habitation est souvent sur roues ou sur remorque, et donc, facilement déplaçable.
  • Minimaison : entre 300 et 600 pieds carrés, souvent sur pieux, peut être sur une dalle de béton ou fondation en béton.
  • Petite maison : entre 600 et 1 000 pieds carrés, elle a parfois un sous-sol.

Saviez-vous qu’une habitation ayant une superficie habitable de plus de 1 000 pi2 est considérée comme une maison normale? Même si elle n’est pas très grande, ce n’est pas une minimaison.

Types courants de minimaison
Il y a deux types principaux :

  • La minimaison sur roues est généralement plus petite et se déplace facilement.
  • La minimaison fixe ne se déplace pas, elle est fixée au sol. L’habitation faite à partir d’un conteneur entre dans cette catégorie.

Propriétés similaires
L’unité d’habitation accessoire (UHA) s’apparente à la minimaison sans nécessairement en être une.

  • Unité d’habitation accessoire détachée : habitation secondaire bâtie sur un terrain où il y a déjà une maison principale. C’est souvent une minimaison.
  • Unité d’habitation accessoire attachée : annexe latérale ou étage ajouté à la propriété.
  • Logement accessoire : logement aménagé à l’intérieur de la maison.

Voici un exemple d’une UHA : vos parents âgés ne sont plus capables de vivre seuls et pourraient alors emménager dans une minimaison construite dans le fond de votre cour arrière. On peut qualifier cela de mode de vie en bigénération, plutôt qu’une maison bigénérationnelle, puisqu’il y a deux bâtiments distincts.

La maison mobile est, quant à elle, une petite habitation d’une superficie se situant entre 600 et 1 200 pi2. Comme la mini sur roues, il est possible de déplacer la maison mobile habituellement située dans un parc résidentiel privé ou une coopérative. Souvent, le terrain ne vous appartient pas, il est plutôt en location.

Avantages et inconvénients de vivre dans une minimaison
Ce mode de vie comporte de nombreux avantages, mais, comme pour toutes choses, il y a également des inconvénients, ou plutôt des défis à vivre dans un espace aussi compact.

Avantages
L’avantage principal de la minimaison est son coût : elle est plus abordable qu’une maison standard.

  • Abordable : pour les premiers acheteurs, les retraités ou les personnes qui souhaitent diminuer leurs obligations financières, la minimaison permet d’être plus libre financièrement pour d’autres activités, comme voyager.
  • Simplicité de vie : réduire ses possessions au minimum pour atteindre un certain minimalisme ou une simplicité volontaire permet de se concentrer sur l’essentiel. Et pour les personnes qui ne veulent pas habiter dans un condo entouré de voisins, cette option est très intéressante.
  • Moins d’entretien : un plus petit espace habitable signifie nécessairement moins d’entretien et de ménage. Les coûts et le temps accordés à ces tâches sont moins élevés. Un point qui pèse souvent beaucoup dans la balance.
  • Faible consommation d’énergie : réduire la taille de son habitation ou choisir le downsizing est un courant de plus en plus populaire qui engendre une diminution de l’empreinte écologique et des coûts reliés à la consommation d’énergie, puisqu’une superficie d’habitation plus petite nécessite moins de chauffage ou de climatisation, entre autres.
  • Facile à déplacer : les modèles sur roues peuvent être déplacés facilement, ce qui offre une grande liberté et flexibilité. Pouvoir bouger sa maison a un petit quelque chose de ludique, non?

Défis ou inconvénients
L’un des défis principaux est la limitation de l’espace. Ce n’est pas tout le monde qui souhaite réduire au maximum ses possessions pour vivre dans un espace de vie aussi compact.

  • Dimension restreinte : vivre à plusieurs dans une minimaison comporte plusieurs défis, dont le manque d’intimité, d’espace et de rangement.
  • Emplacements limités : ce n’est pas dans toutes les villes que les minimaisons sont acceptées à cause des différentes règlementations. Il y a quand même une coopérative de minimaisons à Sherbrooke, certains quartiers dédiés aux minimaisons (ex. Saint-Joseph-de-Sorel, Shawinigan) et certaines villes qui acceptent ce mode d’habitation sur tout leur territoire (ex. La Macaza, Lac-des-Écorces).
  • Retour sur investissement limité : la valeur d’une minimaison n’augmente pas ou très peu, particulièrement si elle est sur roues. La revente pourrait donc être plus difficile. Cependant, comme la demande pour ce type d’habitation augmente et qu’elle devient de plus en plus populaire auprès de la population, la valeur pourrait augmenter.
  • Financement : le coût d’une minimaison étant peu élevé, certaines institutions financières n’accordent pas de prêt hypothécaire. La solution est souvent de vous financer vous-même à l’aide de vos économies ou d’obtenir un prêt personnel. Notez que cette dernière solution est plus coûteuse, puisque le taux d’intérêt est plus élevé pour les prêts personnels qu’une hypothèque.

Tout savoir sur les minimaisons

Quel est le prix d’une minimaison?
Le prix d’une mini-maison varie selon différents facteurs : clés en main, autoconstruction, préfabriquée ou sur roues.

Précision : pour une minimaison préfabriquée ou usinée, certains modèles plus luxueux peuvent atteindre 200 000 $. Il existe aussi des ensembles qui incluent seulement la structure de base pour environ 20 000 $, mais attention! Vous n’avez que la coquille d’une habitation, il faut ajouter la fondation, la finition intérieure, l’isolation, l’électricité, la plomberie, etc.

Bien entendu, ces prix ne sont qu’une estimation et dépendent de nombreux facteurs.

Facteurs influençant le coût
Le coût d’une minimaison est influencé par des facteurs communs à toute construction (superficie, matériaux, complexité du design et emplacement du terrain). Toutefois, la mobilité de l’habitation et son intégration à un projet collectif, qui permet de partager certains frais, sont des éléments de coût qui lui sont propres.

Situation au Québec et règlementations
Depuis 2018, le Mouvement québécois des Mini-Maisons (MQMM) prouve que la popularité de ce mode de vie ne fait qu’augmenter. Vous y trouverez plusieurs informations, notamment une carte interactive des villes où les minis sont permises et des projets sur le territoire québécois.

Plusieurs municipalités acceptent les minimaisons, mais il y a encore beaucoup de chemin à faire. Souvent, c’est du cas par cas où le futur propriétaire doit faire ses propres démarches auprès des villes afin de connaître la superficie exigée pour le bâtiment, le type de fondation requis, etc. À noter qu’il y a parfois des quartiers dédiés à ce type d’habitation, comme à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, à Dixville ou à la municipalité de Lantier.

Sachez que ces démarches ne diffèrent pas des autres projets de construction. Peu importe la superficie, la première étape lorsque vous souhaitez acheter un terrain pour y faire construire une propriété est toujours de vous informer auprès de la ville et de demander un permis.

Règlementations au Québec
Le Code de construction du Québec (CCQ) ne s’applique pas aux habitations qui ont moins de 700 pi2. Les minimaisons n’ont donc pas l’obligation de se conformer à certaines normes techniques, comme la structure, l’isolation, la ventilation ou la sécurité incendie. Cette exemption au CCQ peut potentiellement faciliter la construction, mais les risques sont bien réels : certaines minimaisons pourraient ne pas être admissibles à une assurance habitation ou à un financement hypothécaire traditionnel.

Il y a toutefois une nuance à apporter. Même si le CCQ ne s’applique pas, le règlement provincial impose une superficie minimale au bâtiment pour qu’il soit reconnu comme une habitation principale : un minimum de 275 pi2 pour un studio et 320 pi2 pour une maison avec une chambre. Une minimaison plus petite n’étant pas considérée comme une résidence permanente, l’accès à certains permis et aux services municipaux, comme l’eau ou les égouts, est limité. Il revient aux municipalités de déterminer les règlements de zonage dans leur juridiction, dont la taille minimale d’une maison par secteur et les conditions à respecter

Alors, la minimaison est-elle pour vous?
Maintenant que vous savez tout sur la minimaison, qu’en pensez-vous? Est-ce que ce mode de vie pourrait vous convenir? Une façon de le savoir est de le vivre : louez une mini quelques jours pour le découvrir.

Si vous êtes prêt à faire le saut vers un espace plus petit, une des premières étapes pourrait être d’effectuer une recherche de terrains où construire votre nouvelle (mini) maison.

FAQ
1. Quelles villes au Québec acceptent les minimaisons?

Il y a plusieurs municipalités au Québec qui acceptent non seulement les minimaisons, mais les quartiers qui leur sont dédiés. Voici quelques exemples : Sainte-Luce, New Richmond, Sainte-Rose-du-Nord et bien d’autres que vous pouvez trouver sur la grande carte de la mini-maison du MQMM.

2. Ai-je besoin d’un permis pour construire ou installer une minimaison?

Comme pour n’importe quelle construction de propriété, vous devez vérifier avec la municipalité qui vous intéresse si c’est possible, et ensuite faire la demande d’un permis.

3. Quelle est la superficie moyenne d’une minimaison?

La superficie d’une minimaison se situe entre 300 et 600 pieds carrés, mais peut aller jusqu’à 1 000 pi2. Au-delà, la maison est considérée comme petite, mais pas mini. Moins de 300 pi2, l’habitation est une micromaison.

Source: centris.ca

Entretien de la maison à l’automne : aide-mémoire pratique

Source: centris.ca
L’automne s’installe tranquillement, avec ses couleurs flamboyantes, ses feuilles qui tapissent le sol… et ses premières bourrasques annonçant l’hiver à venir. C’est la période idéale pour préparer sa maison pour l’hiver, alors que la température est clémente et que le gel et les intempéries n’ont pas encore pointé le bout de leur nez.

Un entretien automnal bien planifié, c’est l’arme secrète contre l’eau qui s’infiltre, le système de chauffage qui brise et la toiture qui fuit. Bref, c’est une façon simple (et bien plus zen) de préserver la valeur de votre propriété tout en profitant d’un confort optimal durant les mois les plus froids.

Ce guide vous propose un aide-mémoire clair et pratique, divisé en deux volets : l’extérieur, pour protéger votre bâtiment et son environnement, et l’intérieur, pour assurer la chaleur et la sécurité de votre cocon.

Entretien de l’extérieur : protéger sa maison avant l’hiver
Avant de penser au confort de l’intérieur, il faut d’abord préparer l’extérieur. Un terrain bien entretenu et des installations protégées sont la première barrière contre les rigueurs de l’hiver. Ces quelques gestes simples vous permettront d’éviter bien des désagréments et de garder votre maison en bon état, saison après saison.

1. Préparer les plates-bandes et le jardin      
Quand les feuilles mortes s’accumulent et que les vivaces terminent leur cycle, il est temps de donner un dernier coup de râteau avant l’hiver.

  • Ramasser les feuilles mortes : en les retirant régulièrement, vous évitez qu’elles n’étouffent la pelouse ou ne nuisent aux plates-bandes, tout en favorisant un sol aéré et en réduisant les risques de moisissures. Les feuilles peuvent aussi être compostées pour enrichir le jardin au printemps.
  • Tondre une dernière fois la pelouse : un bon entretien de pelouse consiste à couper le gazon un peu plus court qu’à l’habitude afin de limiter les maladies et d’assurer une reprise vigoureuse dès la fonte des neiges.
  • Fertiliser le gazon : appliquez un engrais d’automne riche en potassium pour renforcer les racines et préparer le terrain pour les rudesses de l’hiver.
  • Protéger les arbustes et les jeunes arbres : utilisez des treillis ou des toiles de jute pour les mettre à l’abri du gel et des animaux, tout en évitant que les branches fragiles ne cassent sous le poids de la neige.
  • Ranger ou couvrir le mobilier de jardin : mettez à l’abri chaises, tables, pots décoratifs et fontaines afin de préserver l’aménagement de votre cour. Les pots de terre cuite doivent être vidés et entreposés, car ils se fissurent facilement lors des périodes de gel.
  • Vidanger les boyaux d’arrosage : videz l’eau restante et fermez l’entrée d’eau extérieure. Un simple oubli peut provoquer l’éclatement des tuyaux et engendrer des réparations coûteuses.
  • Nettoyer et ranger les outils de jardinage : retirez la terre, aiguisez les lames et entreposez-les dans un endroit sec pour prolonger leur durée de vie.

2. Inspection et réparations de l’enveloppe du bâtiment      
Une fois le terrain et les végétaux prêts pour la saison froide, concentrez votre attention sur l’état général de la maison.

  • Inspecter la toiture : repérez les bardeaux gondolés ou manquants. Un entretien préventif de la toiture permet non seulement d’éviter les infiltrations, mais aussi de prolonger la durabilité du revêtement.
  • Nettoyer les gouttières et les descentes pluviales : retirez feuilles et débris accumulés, et surveillez la présence de granules dans les gouttières, signe d’usure. Vérifiez aussi l’écoulement de l’eau autour de la maison pour éviter refoulements et formation de glace. Un entretien régulier des gouttières permet d’éloigner l’eau des murs et des fondations, réduisant ainsi les risques d’humidité et d’infiltration au sous-sol.
  • Vérifier les fondations : cherchez fissures, traces d’humidité ou effritement. Des signes comme l’efflorescence indiquent la présence d’humidité. Un produit d’étanchéité peut limiter les problèmes.
  • Examiner le calfeutrage extérieur : inspectez les joints autour des fenêtres, des portes et du revêtement. Rebouchez ou refaites le calfeutrage fissuré, et portez une attention particulière à la porte d’entrée et au garage, souvent des zones de fuite de chaleur et donc de perte énergétique.
  • Fermer la piscine : attendez que l’eau atteigne environ 10 °C, puis effectuez les étapes recommandées, comme abaisser le niveau d’eau, ajouter les produits d’entretien préhivernal, démonter les accessoires et installer une toile protectrice.
  • Sécuriser les structures extérieures : inspectez balcons, rampes, escaliers et margelles. Remplacez les pièces brisées et appliquez un scellant sur le bois exposé aux intempéries.

3. Dernières mesures à prendre pour l’extérieur 
Avant que la neige ne tombe, finalisez les préparatifs.

  • Vérifier et préparer la souffleuse : testez le démarrage, changez la bougie au besoin, examinez les courroies et assurez-vous d’avoir du carburant frais. Un entretien préventif évite bien des frustrations lors de la première bordée.
  • Ranger et entretenir les outils de jardin : nettoyez la tondeuse, le taille-haie et autres appareils. Videz l’essence des réservoirs ou ajoutez un stabilisateur pour éviter d’endommager les moteurs.
  • Installer les piquets à neige, marqueurs d’entrée et abri d’auto : ces repères facilitent le déneigement et préviennent les accidents. Mieux vaut le faire avant que le sol ne gèle.
  • Maintenir les entrées et voies d’urgence dégagées : l’accès doit rester praticable en tout temps pour les services d’urgence et les livraisons, même en hiver.

À l’intérieur : chaleur, sécurité et air sain pour l’hiver
Quand les journées raccourcissent, c’est le bon moment pour adapter l’intérieur de la maison à la saison froide. Un peu de ménage, quelques vérifications ciblées et une meilleure qualité de l’air contribueront à améliorer le confort… et à alléger la facture d’énergie.

1. Grand ménage d’automne      
Avant de mettre la maison en mode cocooning, un nettoyage en profondeur s’impose.

  • Laver les vitres et moustiquaires : démontez-les, nettoyez-les soigneusement et rangez-les dans un endroit sec. Cela limite l’accumulation de saleté pendant l’hiver et simplifie le travail au printemps. Un nettoyant maison à base d’eau et de vinaigre est efficace et écologique.
  • Nettoyer tapis, textiles et rideaux : les fibres emprisonnent poussière, allergènes et polluants. Passez l’aspirateur, utilisez une machine pour tapis ou confiez-les à un service spécialisé, surtout si vous avez des animaux.
  • Désencombrer et réorganiser les espaces : rangez les vêtements d’été, sortez manteaux, bottes et accessoires. Profitez-en pour réaménager l’entrée et prévoir des bacs ou paniers pour les mitaines et foulards.
  • Entretenir le garde-manger : vérifiez les dates de péremption, utilisez les produits avant qu’ils ne se perdent et réorganisez les réserves pour l’hiver.

2. Vérifications et réparations 
Avant que le chauffage fonctionne à plein régime, ces vérifications sont essentielles.

  • Tester les détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone : changez les piles et assurez-vous que le signal sonore est bien audible. Un test simple peut sauver des vies.
  • Vérifier le système de chauffage : faites inspecter la fournaise, les plinthes, les convecteurs et la thermopompe. Un entretien préventif améliore l’efficacité énergétique.
  • Ramoner la cheminée : si vous utilisez un foyer, un ramonage annuel est crucial pour éviter les feux de cheminée causés par l’accumulation de créosote.
  • Contrôler l’étanchéité des fenêtres et portes à l’intérieur : passez la main ou un bâton d’encens près des cadres et des prises murales pour détecter les infiltrations d’air. Remplacez les coupe-froid usés et assurez-vous que la trappe d’accès au grenier est bien fermée. Une bonne isolation intérieure réduit les pertes de chaleur et améliore le confort.
  • Inspecter la plomberie visible : examinez les tuyaux exposés, les raccords et appareils comme le chauffe-eau. Recherchez la corrosion et purgez les radiateurs à eau chaude, si vous en avez, pour optimiser leur efficacité.

3. Qualité de l’air et préparation au chauffage      
L’air sec et confiné de l’hiver exige une attention particulière.

  • Changer les filtres du chauffage et de la ventilation : remplacez-les selon les recommandations du fabricant, souvent tous les deux à trois mois. Cela réduit la poussière ambiante et améliore la qualité de l’air.
  • Vérifier l’humidificateur ou le déshumidificateur : maintenez un taux d’humidité de 30 à 50 %. Un air trop sec favorise les irritations respiratoires, tandis qu’un excès d’humidité peut provoquer moisissures et condensation. Un système de ventilation, comme un ventilateur-récupérateur de chaleur (VRC) ou un ventilateur-récupérateur d’énergie (VRE), contribue aussi à maintenir un air sain et équilibré.
  • Laver les conduits de ventilation : si vous notez la présence de poussière excessive ou une odeur persistante, songez à un nettoyage professionnel. Certains modèles permettent aussi un entretien de base à faire soi-même.
  • Entreposer les produits inflammables : éloignez solvants, peintures et produits chimiques de toute source de chaleur. Rangez-les dans des contenants hermétiques et clairement étiquetés.
  • Mettre de côté les climatiseurs : retirez-les ou isolez-les pour éviter les infiltrations d’air froid. Profitez-en pour nettoyer les filtres avant de les ranger.
  • Aérer régulièrement, même en hiver : ouvrez les fenêtres quelques minutes après avoir cuisiné ou pris une douche pour renouveler l’air et réduire l’humidité.

L’automne : prévenir aujourd’hui pour profiter d’un hiver sans tracas
L’automne est une saison de transition, mais aussi d’action. En prenant le temps de préparer votre propriété maintenant, vous mettez toutes les chances de votre côté pour traverser l’hiver dans le confort, la tranquillité… et sans mauvaises surprises.

Chaque petit geste posé cet automne contribue à rendre votre maison plus saine, plus efficace et plus agréable à vivre – pour vous, votre entourage, et même votre voisinage. Une propriété bien entretenue valorise non seulement votre investissement, mais aussi l’harmonie du cadre de vie qui vous entoure.

À la recherche d’une propriété qui traverse les saisons en beauté? Faites une recherche immobilière dès aujourd’hui et trouvez la maison dont vous aimeriez prendre soin.

Source: centris.ca

3 enjeux clés du marché immobilier résidentiel au Québec en 2025

Source: centris.ca

Quels enjeux d’actualité impacteront le marché immobilier résidentiel au Québec au cours de la prochaine année? Plusieurs experts ayant participé au Forum immobilier résidentiel 2025 de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) partagent leur analyse de la situation. Inspiré du 35e épisode du balado L’Immobilier en mouvement, cet article aborde les impacts de l’économie sur le pouvoir d’achat des ménages, l’évolution des formes d’habitation au Québec et les enjeux juridiques liés au désistement après inspection. Voici tout ce que vous devez savoir sur les grandes tendances du marché immobilier québécois.

Les impacts de l’économie sur le pouvoir d’achat des ménages
Est-ce que les acheteurs ont le pouvoir d’achat nécessaire pour accéder à la propriété dans le contexte actuel? Entre les hausses de l’inflation, des taux d’intérêt hypothécaires et la montée des prix des maisons, le marché immobilier résidentiel québécois présente plusieurs défis.

Tania Bourassa-Ochoa, économiste en chef adjointe à la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), et Hélène Bégin, économiste experte, marché immobilier et économie du Québec, à l’APCIQ, partagent leur analyse des impacts de ces facteurs économiques.

Capacité d’achat des ménages et choix restreints
La capacité d’achat des ménages a considérablement diminué au cours des 20 dernières années. Selon Tania Bourassa-Ochoa, l’abordabilité s’est détériorée depuis la pandémie de COVID-19. « L’habitation représente maintenant une plus grande part du budget des ménages. Le choix accessible pour ceux-ci est également plus limité », explique-t-elle.

Aujourd’hui, de plus en plus d’acheteurs se tournent vers une propriété dont le prix correspond à la limite maximale de leurs capacités financières. Selon une enquête de la SCHL, environ 50 % des acheteurs contractent un prêt hypothécaire au maximum de ce qu’ils peuvent emprunter. Cette tendance découle, en partie, de la hausse marquée des prix des maisons au Québec.

Lorsque la marge financière se resserre, le choix de propriétés disponibles diminue aussi. L’exemple de la région d’Ottawa–Gatineau est parlant : en 2004, un ménage avec un revenu typique avait accès à 90 % des propriétés sur le marché. En 2024, ce pourcentage était de 25 %. Autrement dit, seul un quart des habitations est maintenant accessible à ce type de ménage, explique Tania Bourassa-Ochoa.

Reprise inégale du marché de l’habitation au Canada
Si le Québec subit moins durement les contrecoups que certaines régions, comme Toronto et Vancouver – où le prix moyen d’une propriété frôle ou dépasse le million de dollars –, il se montre résilient. « Les propriétés sont chères au Québec, mais le marché demeure moins sensible. Cependant, la détérioration du marché immobilier résidentiel québécois survient habituellement avec trois à six mois de décalage », précise Hélène Bégin.

Au Québec, la détérioration du marché de l’habitation commence à se faire ressentir dans les régions plus touchées par la hausse des tarifs douaniers et du taux de chômage. Même si les prévisions pour le marché immobilier québécois restent globalement positives, certains secteurs commencent déjà à ralentir.

Changements concernant les prêts hypothécaires
En parallèle, les habitudes de financement évoluent. Les prêts hypothécaires à taux variable et à taux fixe à court terme de deux ou trois ans gagnent en popularité, tant pour un premier achat que pour le renouvellement d’un prêt existant. « Le taux variable a été le choix le plus prisé, explique Tania Bourassa-Ochoa. D’une part, parce qu’il présente un escompte intéressant pour certains acheteurs. D’autre part, parce que plusieurs espèrent une baisse des taux d’intérêt par la Banque du Canada. »

Cette recherche de flexibilité se reflète aussi dans les refinancements. Selon la SCHL, la principale raison de refinancer un prêt hypothécaire en 2025 n’est plus la rénovation d’une propriété – comme c’était le cas auparavant –, mais plutôt l’amélioration de la santé financière d’un ménage, notamment par la consolidation ou le remboursement de dettes.

L’évolution des formes d’habitation au Québec
Le marché immobilier résidentiel québécois ne se transforme pas seulement par ses prix et son accessibilité; les formes d’habitation elles-mêmes évoluent. Parmi ces changements, les unités d’habitation accessoires (UHA) occupent une place grandissante.

Selon Guillaume Lessard, professeur invité à la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal et chercheur à l’Observatoire Ivanhoé Cambridge du développement urbain et immobilier, les UHA gagnent en popularité. Ils sont portés à la fois par un besoin de logements abordables et par des changements réglementaires récents.

Qu’est-ce qu’une unité d’habitation accessoire?
Une UHA est une seconde unité d’habitation résidentielle construite sur un lot où se trouve déjà un bâtiment principal. Elle peut prendre la forme d’une minimaison dans la cour arrière, d’un appartement aménagé dans un sous-sol ou encore d’un logement attenant à la propriété existante.

Contrairement à une minimaison, on ne considère pas une UHA comme une résidence indépendante : elle reste toujours liée au bâtiment principal, sans division légale du terrain.

Nouveautés en matière de réglementation au Québec
Deux lois récentes viennent encadrer et faciliter l’intégration des UHA dans le paysage immobilier québécois. Le projet de loi 16 rend impossible la demande de referendum lorsqu’une municipalité adopte un règlement d’UHA. Cependant, il est toujours possible de tenir des consultations publiques pour écouter la population.

Le projet de loi 31, quant à lui, impose à l’échelle provinciale l’autorisation d’une UHA attachée à un bâtiment principal. Pour Guillaume Lessard, cette mesure s’avère avantageuse pour les ménages qui souhaitent construire une maison intergénérationnelle et qui ne pouvaient pas le faire auparavant.

« Les règles ne sont toutefois pas uniformes dans l’ensemble des municipalités du Québec, précise l’expert. Chacune a sa propre définition, souvent liée à la taille du bâtiment principal, à la superficie du lot et au nombre de bâtiments accessoires permis ». De manière générale, la réglementation autorise une UHA représentant entre 40 % et 70 % de la superficie du bâtiment principal.

Tendances de construction des UHA
Bien souvent, la construction d’une UHA constitue une stratégie intergénérationnelle. Par exemple, un couple à deux revenus, limité dans ses options d’achat par la hausse des prix, peut s’associer avec un parent préretraité ou retraité pour financer ensemble un projet immobilier. Cette formule permet de mettre en commun leurs ressources pour mieux répondre à leurs besoins. C’est aussi une solution adaptée pour des personnes vieillissantes qui souhaitent repousser leur déménagement en résidence privée pour aînés (RPA).

Pour d’autres, l’UHA représente avant tout un investissement. Dans les secteurs proches des transports collectifs, d’un hôpital ou d’une université, la location d’un logement accessoire peut générer des revenus intéressants. Cette tendance, bien implantée dans des marchés immobiliers tendus comme Toronto, Vancouver et Edmonton, commence à se faire sentir au Québec.

Même si ce type d’habitation existe depuis longtemps, il reste nouveau dans les secteurs d’unifamiliales. Pour l’instant, les institutions financières offrent néanmoins peu de produits hypothécaires aux ménages qui souhaitent construire une UHA.

Les enjeux juridiques liés au désistement après inspection
Dans un marché immobilier compétitif, certaines pratiques prennent de l’ampleur, parfois en décalage avec les règles en vigueur. C’est le cas du désistement après inspection. Me Isabelle Sirois, avocate en droit immobilier et en droit du courtage immobilier, observe que cette situation survient de plus en plus souvent, alors même qu’elle soulève d’importants enjeux juridiques. Elle rappelle que l’inspection préachat constitue une étape cruciale pour sécuriser une transaction, mais qu’on ne doit pas s’en servir comme prétexte pour annuler une promesse d’achat sans motif valable.

Comment éviter un désistement après inspection?
La première étape pour éviter un désistement inutile ou abusif consiste à bien comprendre les résultats de l’inspection préachat. « L’acheteur doit bien lire le rapport et idéalement discuter avec l’inspecteur afin qu’il attire son attention sur les éléments importants », explique Me Sirois.

On doit aussi comprendre que le rapport d’inspection, surtout pour une maison plus ancienne, énumère souvent une longue liste de points à surveiller. Cela ne signifie pas que la propriété présente des défauts majeurs : dans bien des cas, il s’agit de points d’entretien préventif.

Le rôle du courtier immobilier dans cette étape clé
Pour un courtier immobilier, le rapport d’inspection est un outil d’accompagnement stratégique. Il lui permet de mieux informer et conseiller son client, qu’il soit acheteur ou vendeur. Me Sirois insiste d’ailleurs sur l’importance pour les courtiers d’assister à l’inspection préachat, lorsque c’est possible. En effet, certains détails ou nuances partagés verbalement par l’inspecteur ne figurent pas toujours dans le rapport écrit.

Dans quels cas un acheteur peut-il se désister légalement?
Un désistement après inspection est seulement envisageable dans des circonstances précises. En outre, le problème doit être significatif, affecter la valeur de l’immeuble et être coûteux à réparer. Il ne doit pas relever de l’entretien normal ni être un élément prévisible au moment où la promesse d’achat a été signée.

Si l’inspecteur recommande des tests supplémentaires – par exemple, un test de pyrite ou de qualité de l’air –, l’acheteur devra obtenir ces résultats avant de se prévaloir d’un droit de désistement.

Dans ce contexte, la déclaration du vendeur est d’une grande importance : « Depuis que ce formulaire existe, en 2002-2003, on assiste à une réforme complète du droit immobilier », souligne Me Sirois. Grâce à celui-ci, le vendeur divulgue des informations essentielles sur l’état de la propriété, ce qui permet d’éclairer l’acheteur, tout en protégeant les deux parties. Ainsi, tout ce qui est clairement indiqué dans la déclaration du vendeur empêche le désistement après inspection.

Négocier après inspection : un choix, pas un droit
La négociation après une inspection préachat est une possibilité, mais non une obligation. L’acheteur peut tenter de renégocier le prix ou demander des réparations, mais le vendeur n’est pas tenu d’accepter. À l’inverse, un vendeur peut proposer des ajustements ou une réduction de prix, mais l’acheteur est libre de refuser.

Transformer les enjeux actuels du marché immobilier résidentiel en opportunités
Le marché immobilier résidentiel québécois fait face à différents enjeux d’actualité. Entre la hausse du coût de la vie qui pèse sur le budget des ménages, les nouvelles tendances en matière de types d’habitation et les questions juridiques, comme le désistement après inspection, il y a plusieurs réalités à suivre.

Mais ces défis viennent aussi avec leur lot d’occasions : adapter ses stratégies d’achat, explorer des formes d’habitation innovantes et, surtout, s’entourer de professionnels compétents. Dans ce contexte en mouvement, le courtier immobilier joue un rôle clé pour guider les acheteurs et les vendeurs afin de concrétiser leur projet immobilier dans les meilleures conditions possibles.

Article écrit en collaboration avec : APCIQ
Source: centris.ca