Vices cachés dans les maisons : comment les détecter et les éviter?

Source: centris.ca

Devenir propriétaire est une étape excitante! Cependant, il est tout à fait normal d’avoir certaines appréhensions, notamment en ce qui concerne les vices cachés d’une maison. Heureusement, il existe des solutions pour réduire les risques et acheter en toute confiance.

Dans cet article, nous allons examiner les principaux facteurs à prendre en compte pour identifier l’avenue qui vous convient le mieux. Que vous soyez un potentiel premier acheteur ou un locataire de longue date, vous trouverez des informations essentielles pour déterminer s’il est plus rentable de louer ou d’acheter une maison.

Vous vous demandez ce qui est considéré comme un vice caché? Comment le prouver? Combien de temps avez-vous pour agir contre le vendeur? Pour éviter les mauvaises surprises, il est important de comprendre ce qu’est un vice caché, de savoir quoi surveiller et de s’entourer de professionnels. Grâce à ces connaissances, vous prendrez des décisions éclairées lors de votre prochaine transaction immobilière!

Qu’est-ce qu’un vice caché?
Selon l’article 1726 du Code civil du Québec : « Le vendeur est tenu de garantir à l’acheteur que le bien et ses accessoires sont, lors de la vente, exempts de vices cachés qui le rendent impropre à l’usage auquel on le destine ou qui diminuent tellement son utilité que l’acheteur ne l’aurait pas acheté, ou n’aurait pas donné si haut prix, s’il les avait connus. »

Un vice caché n’est donc pas qu’un simple défaut esthétique. Il s’agit d’un défaut, sérieux et important, qui existe au moment de l’achat mais qui n’est ni apparent ni détectable par un acheteur prudent et diligent, lors d’une simple inspection.

4 critères importants d’un vice caché
Pour qu’un problème soit considéré comme un vice caché, il doit répondre à quatre critères cumulativement :

1. Être grave

Le problème doit rendre l’habitation impropre à son usage ou en réduire considérablement l’utilité. Il doit être suffisamment sérieux, si bien que vous n’auriez pas acheté la maison, ou pas au même prix, si vous en aviez eu connaissance.

2. Être caché

Le vice ne doit pas être détectable lors d’un examen visuel attentif par un acheteur prudent. En d’autres mots, l’inspection préachat réalisée par un expert en bâtiment n’a révélé aucun indice de ce problème. Ce critère s’évalue au cas par cas, selon les circonstances. La question à se poser : un acheteur prudent et diligent, placé dans les mêmes circonstances, aurait-il vu le vice ou aurait-il détecté un indice pouvant mener à sa découverte sans l’aide d’un expert?

3. Exister au moment de la vente

Pour exercer un recours contre le vendeur, vous devez prouver que le vice existait déjà au moment de la vente, même s’il était inconnu ou invisible à ce moment-là.

4. Être inconnu de l’acheteur

Un vice ne peut être considéré comme caché si l’acheteur le connaît au moment de la vente. Le vendeur a l’obligation de divulguer toutes les informations connues sur la propriété dans la déclaration du vendeur, incluant les défauts et les problèmes potentiellement nuisibles.

La différence entre un vice caché et un vice apparent
Selon l’Office québécois de la langue française (OQLF), un vice apparent est un « Défaut d’une propriété, repérable lors d’une inspection sans avoir à recourir aux services d’un expert, et qui est inconnu de son propriétaire ». Contrairement aux vices cachés, les vices apparents peuvent être repérés par un acheteur prudent et diligent sans avoir besoin de recourir à un expert.

Si un problème est mentionné dans la déclaration du vendeur ou le rapport d’inspection préachat, il ne peut plus être qualifié de vice caché. En cas de doute, il revient à l’acheteur d’approfondir ses recherches en posant des questions ou en demandant une expertise additionnelle, afin de révéler l’existence éventuelle d’un vice avant la transaction.

Néanmoins, un vice apparent peut être considéré comme un vice caché si le vendeur a exercé des pressions pour flouer l’acheteur ou l’empêcher de procéder à une inspection de la propriété en bonne et due forme. En d’autres termes, un vendeur ne peut pas dissimuler un problème, omettre un renseignement essentiel ou vous rassurer avec de fausses informations pour vous inciter à conclure la transaction. Il s’agit alors d’un vice juridiquement caché.

Vices cachés les plus courants
Voici cinq vices cachés fréquemment observés sur le marché immobilier :

1. Infiltration d’eau

Les infiltrations d’eau sont souvent occasionnées par un problème d’étanchéité de la maison, un mauvais écoulement des eaux de surface ou un aménagement paysager qui ne respecte pas les normes. Si elles ne sont pas corrigées rapidement, elles peuvent entraîner des dommages matériels considérables. De plus, un environnement favorable à la prolifération de plusieurs types de moisissures peut non seulement affecter la qualité de l’air intérieur, mais également affaiblir la structure de la maison.

2. Humidité excessive causant des moisissures

Un taux d’humidité élevé, particulièrement dans les sous-sols, les murs et les plafonds, peut être dû à une isolation défaillante ou vieillissante ou à une ventilation insuffisante de l’entretoit. Les moisissures peuvent alors se développer sur le plâtre, le bois et d’autres matériaux organiques de la maison. La présence d’efflorescence, un dépôt blanchâtre au bas des murs, est aussi un signe possible d’un problème d’humidité.

3. Panneau et circuit électrique non conformes

Un panneau électrique désuet, un câblage inapproprié ou des prises défectueuses peuvent compromettre la sécurité. Certains panneaux trop petits ne répondent plus aux exigences actuelles et doivent être remplacés pour garantir un fonctionnement sécuritaire du système.

4. Entretoit pourri

Une toiture abîmée ou une mauvaise isolation peut entraîner des infiltrations d’eau et des problèmes d’humidité dans l’entretoit. Une ventilation insuffisante peut également causer de la condensation et accélérer la dégradation du bois, ce qui peut nécessiter une décontamination afin d’éviter la propagation de moisissures. Ces vices cachés découlent généralement d’un défaut de construction ou d’un manque d’entretien.

5. Structure affaiblie

Des fissures dans les fondations peuvent entraîner des infiltrations d’eau et affaiblir la structure de la maison. Elles peuvent être causées par un défaut de construction, le gel et le dégel, l’affaissement du sol ou la présence de pyrite dans le remblai. Une mauvaise gestion des charges, incluant le retrait d’un mur porteur ou l’ajout d’un étage, peut également compromettre la stabilité du bâtiment. Si des signes de détérioration apparaissent, comme des murs fissurés ou des planchers affaissés, il est recommandé de consulter un expert et de vérifier la réputation de l’entrepreneur général qui a effectué les travaux.

Comment détecter un vice caché?
La meilleure façon de déceler un vice caché est de faire effectuer une inspection préachat avec un inspecteur en bâtiment certifié. Bien qu’elle ne soit pas obligatoire, elle est fortement recommandée, car elle pourrait jouer en votre faveur si des problèmes sont découverts après la transaction.

Lors de la visite d’une propriété, soyez attentif à l’état des murs et des plafonds, portez attention aux fissures et aux signes d’humidité, testez l’ouverture des portes et fenêtres, et posez des questions pour mieux comprendre la conformité du panneau électrique et des fondations.

Dans le cadre d’une inspection visuelle approfondie (inspection préachat), un bon inspecteur en bâtiment évaluera certains points critiques, comme la toiture, la plomberie et la ventilation, dans le but de détecter d’éventuels problèmes. Certains indices visuels, tels que des taches noires, une odeur persistante ou des fissures anormales, pourront justifier des examens et des expertises supplémentaires, comme un test de pyrite et un test de moisissure.

Acheteur : que faire si un vice caché est découvert après l’achat?
Même en prenant toutes les précautions avant d’acheter, il est possible de découvrir des défauts une fois devenu propriétaire. Certains d’entre eux peuvent même apparaître plusieurs années plus tard et être considérés comme des vices cachés.

Qu’est-ce que la garantie légale de qualité?
La garantie légale de qualité – aussi appelée garantie contre les vices cachés, assure la protection des acheteurs en cas de vice caché affectant une habitation ou ses éléments rattachés, comme une piscine, une cheminée, une galerie ou un garage.

Cette clause s’applique automatiquement à toutes les transactions, sauf s’il s’agit d’une vente sans garantie légale ou d’un immeuble vendu sous le contrôle de justice. Dans ce cas, l’acheteur accepte de prendre possession de la propriété dans son état actuel, ce qui limite ses recours s’il découvre un vice caché.

La garantie légale a des limites. Elle ne couvre pas les vices apparents, incluant les problèmes mentionnés dans la déclaration du vendeur ni ceux qui auraient pu être décelés par une inspection préachat, un certificat de localisation à jour ou une recherche au registre foncier réalisée par un notaire.

3 étapes pour obtenir un recours pour vice caché
Pour établir la preuve d’un vice caché, il faudra démontrer les quatre (4) critères ci-haut mentionnés, afin de prouver que le problème existait avant l’achat, que le défaut n’était pas visible au moment de la transaction et fournir un rapport attestant la gravité et l’impact du vice. Voici trois étapes pour vous aider à structurer vos démarches :

1. Documenter le vice

Prenez des photos et des vidéos du problème. Demandez l’avis d’un expert-spécialiste, comme un architecte, un ingénieur, un électricien ou un expert en décontamination, pour évaluer la situation et estimer le coût des réparations nécessaires.

2. Faire parvenir un avis de dénonciation au vendeur

Envoyez un avis de dénonciation du vice au vendeur dans un délai raisonnable, soit généralement dans les six mois après la découverte du vice. Ce document officiel l’informe du défaut et lui donne la possibilité de constater le vice dénoncé et de corriger la situation avant d’entamer des procédures judiciaires. Ne faites pas de travaux avant d’avoir obtenu une réponse du vendeur, sans quoi vous risquez de compromettre votre droit de recours.

3. Évaluer si vous souhaitez entamer des procédures judiciaires

Si le vendeur refuse de prendre ses responsabilités, vous pouvez porter l’affaire devant les tribunaux, idéalement en étant accompagné d’un avocat. Un recours de moins de 15 000 $ relève de la Cour des petites créances, tandis qu’un litige entre 15 000 $ et 74 999,99 $ est traité exclusivement par la Cour du Québec. Entre 75 000$ et 99 999,99$, cela relève de la compétence concurrente entre la Cour du Québec et la Cour supérieure, et ce, au choix du demandeur, alors que la Cour supérieure a une compétence exclusive pour les montants dépassant 100 000 $.

Plusieurs options s’offrent à vous en déposant un recours judiciaire :

  • Demander la résolution de la vente si le problème est majeur.
  • Exiger une réduction du prix de vente en compensation.
  • Réclamer le remboursement des dommages-intérêts, s’il est prouvé que le vendeur connaissait ou ne pouvait ignorer les vices.

Délai pour déposer un recours au Québec
Vous devrez respecter un délai de prescription établi en fonction de la nature de la réclamation. Vous avez trois ans à partir de la découverte du vice pour déposer une demande concernant un vice caché auprès des instances judiciaires.

Assurez-vous toutefois d’informer le vendeur dès que possible pour lui donner l’occasion de régler le problème. Le point de départ du délai peut être la date à laquelle vous découvrez le vice ou celle où vous prenez conscience de sa gravité.

La prudence : la clé pour un achat immobilier réussi
De la signature du contrat de courtage jusqu’à celle de l’acte de vente, votre courtier immobilier sera présent pour vous guider, vous informer et détecter les facteurs susceptibles de compromettre la transaction. Le rôle d’un courtier a toutefois des limites : il ne peut pas vous fournir un avis juridique, rédiger une mise en demeure pour vice caché ni se substituer à un expert en bâtiment pour évaluer d’éventuels travaux.

En tant que propriétaire, l’entretien préventif est votre meilleur atout pour empêcher qu’un petit problème ne devienne un vice caché. Une toiture négligée, des infiltrations d’eau ou une fondation fissurée peuvent, avec le temps, engendrer des réparations coûteuses et des litiges. Il est donc crucial d’inspecter régulièrement votre propriété et agir dès les premiers signes d’anomalie est donc essentiel.

Quant aux acheteurs, la meilleure protection demeure l’inspection préachat. Un expert sera en mesure de repérer des indices visuels révélateurs qui permettront d’évaluer l’ampleur des travaux à effectuer.

Peu importe votre rôle dans la transaction, entourez-vous des bons professionnels : courtier immobilier, inspecteur en bâtiment, notaire et avocat. Cela vous permettra d’éviter bien des tracas et de conclure votre achat en toute confiance.

Prêt à passer à l’action? Trouvez dès maintenant un courtier immobilier avec qui faire équipe pour dénicher la propriété à vendre parfaitement adaptée à vos besoins!

Foire aux questions
1. Peut-on annuler l’achat si on découvre un vice caché?

En général, l’acheteur réclame une somme forfaitaire pour couvrir les travaux correctifs du vice. Si le problème est important, il peut demander une baisse du prix de vente correspondant aux coûts des travaux, en tenant compte d’une dépréciation applicable. Si le problème est tel qu’il entraîne un montant de réparations supérieur au prix d’achat, le tribunal pourrait ordonner la résolution de la transaction.

2. Qu’arrive-t-il si j’achète une maison sans garantie légale avec un vice caché?

Lors d’une vente sans garantie légale, l’acheteur assume tous les risques et responsabilités liés à l’acquisition de la propriété. Cela signifie que l’acheteur n’a que peu ou pas de recours contre le vendeur pour des problèmes découverts après la vente, sauf si le vendeur a sciemment dissimulé des informations importantes ou s’il était de mauvaise foi. L’acheteur devra alors démontrer que sa décision a été influencée par les manœuvres dolosives, les mensonges ou la réticence du vendeur à dévoiler un élément essentiel quant à la qualité de la propriété.

3. Le Plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs couvre-t-il les vices cachés?

Le Plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs couvre les maisons unifamiliales isolées, jumelées ou en rangée, les bâtiments multifamiliaux, comme les plex, et un grand nombre de condos neufs. Celui-ci s’applique à condition que l’entrepreneur responsable de la construction détienne une licence RBQ et soit accrédité par Garantie de construction résidentielle (GCR). Ce plan comprend la réparation des défauts évidents et des défauts cachés.

4.  L’assurance-titres offre-t-elle une protection contre les vices cachés?

L’assurance-titres ne couvre pas les éventuels vices cachés de la propriété. Elle couvre toutefois les vices dans les titres de propriété, les aménagements non conformes à la réglementation municipale, les empiètements sur le terrain du voisin et plusieurs autres risques.

Source: centris.ca

Comment augmenter sa cote de crédit pour une bonne santé financière

Source: centris.ca

Vous rêvez d’acheter une maison ou souhaitez simplement reprendre le contrôle de vos finances, mais la simple idée qu’on scrute votre dossier de crédit vous donne des sueurs froides? Cette appréhension est tout à fait normale, mais comprendre comment augmenter sa cote de crédit peut réellement changer la donne et vous ouvrir bien des portes. Ce pointage à trois chiffres influence votre parcours vers l’achat d’une propriété , votre capacité à obtenir du financement, les conditions des prêteurs et même votre pouvoir de négociation. Mais bonne nouvelle : il existe des gestes concrets pour l’améliorer, peu importe votre point de départ.

Qu’est-ce qu’une cote de crédit?
La cote de crédit, aussi appelée pointage de crédit, est un résumé numérique de vos habitudes de gestion du crédit qui en dit long sur votre crédibilité aux yeux des prêteurs. Cette note à trois chiffres est calculée à partir des données contenues dans votre rapport de crédit, un document qui dresse un portrait global de vos activités financières, notamment les cartes, prêts, marges, paiements effectués (ou manqués) et limites atteintes.

Ce rapport, compilé et mis à jour régulièrement par des agences comme Equifax ou TransUnion, sert de base au calcul de votre cote. Plus vous démontrez une gestion saine de vos finances, plus votre pointage a tendance à grimper. Il permet aux institutions financières d’évaluer le risque associé au fait de vous prêter de l’argent.

Comment est calculée la cote de crédit?
Selon Equifax, cinq critères principaux sont considérés dans le calcul de votre cote de crédit :

  • L’historique de paiement (35 %) :
    C’est l’indicateur le plus important pour les prêteurs. Régler vos factures à temps démontre votre fiabilité et inspire confiance.
  • Le ratio d’utilisation du crédit (30 %) :
    Idéalement, vous devriez utiliser moins de 30 % de votre limite disponible. Cela indique que vous gardez le contrôle de vos marges et que vous ne vivez pas à crédit.
  • La durée de l’historique de crédit (15 %) :
    Des comptes ouverts depuis longtemps témoignent d’une gestion stable et constante dans le temps.
  • Les nouvelles demandes de crédit (10 %) :
    Trop de demandes rapprochées peuvent faire baisser votre score. Cela peut suggérer que vous traversez une période financièrement incertaine.
  • Les types de crédit utilisés (10 %):
    Combiner différents produits (ex. : carte, prêt, marge) prouve que vous savez gérer divers types d’emprunts de manière responsable.

Equifax et TransUnion utilisent des modèles de calcul similaires, mais les résultats peuvent varier légèrement d’une agence à l’autre. Cela s’explique par trois facteurs principaux : les prêteurs ne rapportent pas tous les mêmes informations à chaque agence, les algorithmes utilisés sont distincts et les données ne sont pas nécessairement mises à jour au même moment.

Qu’est-ce qui est considéré comme une bonne cote de crédit?
Voici comment les cotes de crédit sont généralement interprétées selon Equifax Canada :

Ces catégories donnent un bon aperçu des seuils couramment utilisés, mais les prêteurs peuvent appliquer leurs propres critères selon leur politique de risque. Par exemple, certains considèrent qu’une cote de crédit de 800 et plus reflète une grande stabilité financière, ce qui peut donner accès à des taux préférentiels. Une bonne cote de crédit constitue donc un levier important pour obtenir des conditions de financement avantageuses, notamment lors d’un projet d’achat immobilier.

Le rôle de la cote de crédit en vue de l’achat d’une maison
Votre cote de crédit est habituellement consultée à deux moments clés : lors de la préapprobation hypothécaire et au moment de la demande finale de financement. Les institutions financières s’en servent pour évaluer votre profil et déterminer les conditions de votre prêt et les modalités de remboursement. Plus votre cote est élevée, plus vous augmentez vos chances d’obtenir un taux d’intérêt avantageux, une mise de fonds réduite et un processus d’approbation allégé.

Il faut savoir que plusieurs prêteurs imposent une cote de crédit minimale pour obtenir un prêt hypothécaire, généralement entre 620 et 680, selon leur politique. Le pourcentage de mise de fonds peut également varier selon la solidité de votre dossier. Il existe plusieurs scénarios possibles selon le prix de la propriété, le type de prêt et votre capacité financière.

Acheter une maison avec un mauvais crédit : est-ce possible?
Oui, mais cela comporte certains défis. Les institutions financières traditionnelles exigent généralement une cote de crédit minimale pour l’octroi d’un prêt hypothécaire. Cependant, des prêteurs alternatifs peuvent offrir des solutions aux personnes ayant un historique de crédit moins favorable ou un profil financier atypique.

Ces prêteurs exigent souvent une mise de fonds plus importante — parfois autour de 20 % ou davantage — afin de compenser le risque accru associé à ces dossiers. Il est donc essentiel d’évaluer dès le départ le montant que vous pouvez consacrer à votre mise de fonds et de bien comprendre les étapes liées à la préapprobation hypothécaire afin de bâtir une stratégie d’achat réaliste, même en présence d’une cote imparfaite. Certains programmes d’accès à la propriété pourraient vous aider dans cette situation.

Accéder à sa cote de crédit en toute simplicité
Connaître sa cote de crédit est une étape essentielle pour prendre en main ses finances personnelles, surtout en vue d’un futur achat immobilier. Voici deux façons simples d’y accéder :

  • Par l’entremise de votre institution financière :
    Plusieurs banques et caisses offrent la possibilité de vérifier sa cote de crédit gratuitement directement dans leur application ou sur leur portail client. Les fonctionnalités offertes peuvent varier selon l’établissement.
  • En consultant directement les agences de crédit :
    Les plateformes d’Equifax et de TransUnion permettent de connaître votre cote, mais aussi de consulter votre dossier de crédit complet (ex. : comptes ouverts, paiements, limites, etc.).

Vérifiez aussi que toutes les informations de votre rapport sont exactes et que celui-ci ne contient pas d’erreurs. Une adresse inexacte, une carte oubliée ou un solde mal indiqué peuvent fausser vos résultats. Il est recommandé de consulter votre dossier de crédit au moins une fois par année, ou plus fréquemment si vous préparez un projet important.

Conseils pratiques pour améliorer votre cote de crédit
Il n’existe pas de formule magique, mais adopter de bonnes habitudes financières peut grandement améliorer votre situation. Vous vous demandez comment augmenter votre cote de crédit de 100 points? Voici quelques gestes simples, mais efficaces pour y parvenir et favoriser un meilleur accès au financement immobilier.

  • Payer ses factures à temps :
    Les retards de paiement, même minimes, sont l’un des facteurs les plus nuisibles à votre cote. Songez à automatiser certains paiements pour éviter les oublis et favoriser la régularité, un facteur à ne pas sous-estimer.
  • Réduire votre utilisation du crédit :
    Le ratio idéal se situe sous la barre des 30 %, mais viser autour de 10 % peut avoir un impact encore plus positif. Comprendre la part du crédit utilisé par rapport à la limite disponible peut vous aider à mieux gérer vos limites.
  • Limiter les demandes de crédit rapprochées :
    Trop de demandes dans un court laps de temps peuvent nuire à votre pointage. Avant de faire une demande, assurez-vous d’en avoir réellement besoin.
  • Maintenir vos anciens comptes en bon état :
    L’ancienneté de vos comptes contribue à la stabilité de votre historique. Évitez de fermer un compte sans raison valable, surtout s’il est bien géré.
  • Diversifier vos types de crédit avec prudence :
    Une combinaison de produits comme une carte de crédit, un prêt auto ou une marge de crédit peut jouer en votre faveur, tant que vous les gérez de manière responsable.

Les erreurs à éviter
Même avec de bonnes intentions, certaines pratiques peuvent ralentir ou nuire à l’amélioration de votre pointage :

  • Oublier un paiement ou ne pas le régler en entier, même s’il ne manque que quelques dollars.
  • Dépasser régulièrement sa limite de crédit.
  • Ne pas signaler une erreur dans son dossier de crédit.
  • Cosigner un prêt sans connaître les habitudes de paiement de l’autre personne.
  • Annuler une carte de crédit active sans raison stratégique.

Combien de temps faut-il pour améliorer sa cote de crédit?
Améliorer une mauvaise cote de crédit ne se fait pas du jour au lendemain. Tout dépend de la gravité de la situation initiale et de votre constance à adopter de bonnes habitudes financières. Certaines informations négatives, comme un paiement en retard ou une faillite, peuvent rester inscrites à votre dossier pendant plusieurs années.

En général, il faut compter entre quelques mois et plusieurs années pour observer une progression notable. Par exemple, des événements comme une proposition de consommateur (une entente légale pour rembourser une partie de vos dettes) ou un solde impayé peuvent continuer à affecter votre dossier pendant une période prolongée, même après avoir repris vos paiements. L’important est de faire preuve de régularité et de patience : chaque mois de gestion saine vous rapproche d’une meilleure cote de crédit.

Une bonne cote de crédit, c’est bien plus qu’un chiffre
Améliorer sa cote de crédit, c’est plus qu’une formalité : c’est une stratégie à long terme pour accéder à une plus grande liberté financière. Comprendre comment augmenter sa cote de crédit peut véritablement transformer votre parcours financier. En instaurant dès aujourd’hui de saines habitudes, vous augmentez vos chances de concrétiser votre rêve immobilier dans les meilleures conditions. Une cote solide ne se limite pas à l’achat d’une maison : elle vous accompagne dans plusieurs sphères de votre vie, en facilitant vos démarches et en renforçant votre pouvoir de négociation. Assurez-vous de poser dès aujourd’hui les bons gestes pour renforcer la vôtre, et commencez votre recherche de propriété.

FAQ
1.  Est-ce que vérifier ma propre cote de crédit nuit à mon pointage?
Non. Lorsque vous consultez vous-même votre cote de crédit, cela n’a aucun impact sur votre pointage. Ce type de vérification est considéré comme une « demande de consultation à des fins personnelles », sans effet négatif.

2.  Quelle est la différence entre une cote de crédit et un rapport de crédit?
La cote est une note chiffrée qui se situe généralement entre 300 et 900. Elle reflète la santé globale de votre crédit. Le rapport, quant à lui, est un document complet qui détaille l’ensemble de votre historique de crédit.

3.  Que faire si je repère une erreur dans mon dossier?
Vous devez contacter l’agence concernée — Equifax ou TransUnion — et soumettre les documents justificatifs. Une fois l’erreur signalée, l’agence analysera votre demande et apportera les corrections, si elles sont justifiées.

4.  Est-il préférable de fermer mes anciennes cartes de crédit?
Pas nécessairement. Si vos cartes plus anciennes sont en bon état et sans frais annuels élevés, il peut être avantageux de les conserver actives. L’ancienneté des comptes est un facteur qui peut améliorer votre cote de crédit.

5.  À quelle fréquence devrais-je consulter mon dossier de crédit?
Idéalement une à deux fois par année, pour repérer les erreurs ou les activités suspectes. Si vous êtes en processus d’achat immobilier ou en train de redresser votre situation financière, un suivi plus régulier peut être utile.

Source: centris.ca