Intentions d’achat et de vente au Québec selon la récente étude Léger

Source : centris.ca

Le marché immobilier au Québec traverse une période charnière. Inflation, hausse du coût de la vie, incertitude économique, retour progressif au bureau : les cinq dernières années ont profondément transformé les parcours résidentiels des ménages. Pourtant, malgré ces bouleversements, les intentions d’achat et de vente des Québécois demeurent étonnamment stables.

C’est ce que révèle l’édition 2025 de l’enquête sur les intentions d’achat et de vente dans le secteur immobilier au Québec, réalisée par la firme Léger pour l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ). Menée à l’automne 2025 auprès de 2 501 adultes québécois, cette étude d’envergure analyse à la fois les comportements observés depuis 2020 et les intentions pour les cinq prochaines années.

Que faut-il retenir? Qui sont les acheteurs d’aujourd’hui et de demain? Les jeunes peuvent-ils encore accéder à la propriété? Et que prévoient les vendeurs?

Intentions d’achat et de vente : une stabilité surprenante dans un contexte incertain

Premier constat : 21 % des Québécois prévoient acheter une résidence principale au cours des cinq prochaines années. Cette proportion est stable par rapport aux éditions précédentes de l’enquête.

Même chose du côté des vendeurs : 14 % des propriétaires envisagent de vendre leur résidence principale d’ici cinq ans, un niveau qui se maintient depuis plusieurs années.

Lors de son passage au balado de l’APCIQ L’Immobilier en mouvement, Sébastien Dallaire, vice-président exécutif pour l’Est du Canada chez Léger, explique :

« Ce qui est impressionnant, c’est la résilience. On a vécu la pandémie, l’inflation, les incertitudes géopolitiques… et malgré tout, quand on regarde les intentions d’achat et de vente, ça demeure stable. Les Québécois continuent de planifier leur avenir à long terme. »

Autrement dit, malgré la fatigue collective et les inquiétudes économiques, le désir d’accéder à la propriété ou d’améliorer sa situation résidentielle demeure bien ancré pour les Québécois.

Un prix d’achat moyen en hausse : pression accrue sur les ménages

Si les intentions restent stables, le contexte financier, lui, s’est complexifié.

En 2025, le prix moyen anticipé à l’achat d’une résidence principale atteint 485 000 $, soit une hausse de 28 000 $ par rapport à 2024. Cette progression exerce une pression directe sur la capacité d’emprunt des ménages, particulièrement chez les premiers acheteurs.

Selon les données analysées par l’APCIQ, le marché de la revente fait preuve d’une grande résilience depuis 2020. Mais les parcours résidentiels s’allongent : les ménages prennent plus de temps avant de passer à l’action, ajustent leurs critères ou reportent leur projet.

Les 18-34 ans : un moteur du marché… mais un écart grandissant

Les jeunes adultes demeurent le groupe le plus actif dans le marché immobilier au Québec, tant pour l’achat que pour la vente.

Au cours des cinq dernières années :

  • 33 % des 18-34 ans ont acheté une propriété.
  • 43 % déclarent avoir l’intention d’acheter au cours des cinq prochaines années.

Cet écart de 10 points attire l’attention. Comme l’explique Sébastien Dallaire :

« On voit un décalage de plus en plus marqué entre le désir d’acheter et la capacité réelle de passer à l’action. Ce n’est pas un manque d’intérêt, c’est une question d’accessibilité. »

Une hausse marquée du prix d’entrée

Chez les jeunes acheteurs, le prix moyen payé a atteint environ 392 000 $ en 2025, comparativement à 356 000 $ l’année précédente, une hausse d’environ 10 %, la plus importante parmi toutes les cohortes d’âge.

Résultat :

  • Endettement plus élevé
  • Achat à deux ou en copropriété
  • Aide financière des parents
  • Report du projet

Sébastien Dallaire parle même d’un « petit drapeau jaune » :

« Si l’écart entre les intentions et les achats réalisés continue de se creuser, il y a un risque de décrochage. Certains pourraient finir par planifier leur vie autrement. »

Montréal vs Québec : un accès inégal à la propriété

L’étude met également en lumière une différence marquée entre les régions métropolitaines.

Chez les 18-34 ans :

  • 35 % sont propriétaires dans la région de Montréal.
  • 44 % le sont dans la région de Québec.

Cette réalité reflète les enjeux d’abordabilité dans la métropole. Les jeunes ménages s’éloignent souvent du centre urbain, non par préférence, mais par nécessité économique.

M. Dallaire résume bien cette tension :

« Les désirs et la réalité sont plus distants chez les jeunes. On aimerait être proche du travail et des services, mais on se résigne à s’éloigner pour réduire le prix d’achat. »

Cette dynamique contribue à l’étalement urbain et transforme progressivement le visage du secteur immobilier au Québec.

Les 35–54 ans : pilier stratégique du marché de la revente

Majoritairement déjà propriétaires (67 %), les 35-54 ans représentent un segment clé du marché.

Leurs intentions d’achat s’établissent à 23 % pour les cinq prochaines années. Contrairement aux plus jeunes, leurs transactions sont souvent liées à :

  • Un changement familial (naissance, départ des enfants)
  • Une évolution professionnelle
  • Un désir d’améliorer la qualité de vie

M. Dallaire souligne que cette tranche d’âge se trouve souvent à un moment charnière :

« Nos vies sont plus stables, mais aussi plus complexes. On a les enfants, parfois les parents à soutenir. Quand on achète, on vise souvent plus grand et plus cher. »

Ce groupe contribue fortement à la valeur totale des transactions dans le marché de la revente.

Les 55 ans et plus : une transition progressive

  • 9 % ont l’intention d’acheter.
  • 13 % prévoient vendre leur résidence principale.

Les décisions sont souvent liées à des transitions de vie :

  • Entretien devenu trop exigeant
  • Mobilité réduite
  • Rapprochement des services ou de la famille

Fait important : la vente ne mène pas toujours à un nouvel achat. Certains optent pour la location ou une résidence pour aînés.

Comme le mentionne M. Dallaire :

« Quand on est un peu plus vieux, si on vend, c’est peut-être parce qu’on va passer à un autre niveau : on va devenir locataire, on va aller en résidence, on va aller vivre avec les enfants. Il y a plein d’autres choix qu’on a tendance à faire et qui explique qu’on a moins tendance à acheter. Au point de vue comportement achat, c’est un peu moins actif chez les plus âgés. On a tendance à être plus locataire, mais aussi parce que si on n’est pas déjà propriétaire dans la cinquantaine, les chances qu’on le devienne à 59, 60, 65 ans, si on ne l’était pas avant, sont quand même assez minces. »

Cette réalité influence directement l’offre disponible dans le marché immobilier au Québec.

Vente conditionnelle : un frein potentiel à l’offre

Un élément clé ressort de l’étude : plus de la moitié des vendeurs potentiels pourraient reporter leur projet s’ils ne trouvent pas une nouvelle propriété répondant à leurs besoins.

Autrement dit, la décision de vendre est de plus en plus conditionnelle à la capacité d’acheter ailleurs.

Cela crée une dynamique circulaire :

  • Moins d’acheteurs = moins de vendeurs
  • Moins de vendeurs = moins d’inventaire
  • Moins d’inventaire = pression sur les prix

Cette prudence pourrait ralentir la remontée de l’offre dans les prochaines années.

Depuis 2020 : des parcours résidentiels plus longs et plus complexes

Pourquoi avoir analysé une période de cinq ans? Sébastien Dallaire l’explique clairement :

« L’achat ou la vente d’une propriété, ce sont des décisions qu’on prend quelques fois dans une vie. C’est un cycle long. Se limiter à un an ne donnerait pas le portrait complet. »

Depuis 2020, le marché a été marqué par de nombreux facteurs :

  • La pandémie
  • Le télétravail
  • Les variations rapides des taux d’intérêt
  • L’inflation
  • Les incertitudes géopolitiques

Malgré ces changements, la perception de l’importance de la propriété n’a pas changé.

« Notre façon de concevoir l’importance de la propriété dans nos vies n’a pas changé », insiste Dallaire.

Ce qui change, en revanche, c’est la manière d’y accéder.

Vers une transformation du secteur immobilier au Québec?

Si les obstacles persistent, plusieurs transformations pourraient s’accélérer :

  • Augmentation des maisons en rangée et des plex
  • Projets multigénérationnels
  • Ajustements de zonage
  • Densification urbaine
  • Solutions alternatives à la maison unifamiliale traditionnelle

Selon l’analyse, le Québec affiche historiquement un taux de propriété plus faible que d’autres provinces canadiennes. Faciliter l’accès à la propriété pourrait devenir un enjeu structurant des prochaines années.

Ce qu’il faut retenir des intentions d’achat et de vente de l’étude 2025

  • Les intentions d’achat et de vente demeurent stables.
  • Le prix d’entrée continue d’augmenter chez les jeunes acheteurs (392 000 $ en moyenne pour 2025, soit une hausse d’environ 10 % par rapport à 2024).
  • Les 18-34 ans font face à un écart croissant entre désir et capacité.
  • Les vendeurs sont plus prudents et conditionnels.
  • Les parcours résidentiels s’allongent et se complexifient.

Malgré les changements dans les comportements et les préférences, les gens restent résilients et planifient de façon stable et prévisible, avec des intentions d’achat et de vente qui se maintiennent dans le temps.

Pourquoi l’accompagnement professionnel d’un courtier immobilier est plus crucial que jamais

Dans un contexte où les décisions sont plus réfléchies, plus conditionnelles et plus sensibles aux fluctuations économiques, l’accompagnement devient stratégique.

Comprendre les dynamiques locales, négocier efficacement, évaluer correctement une propriété, anticiper les conditions du marché : autant d’éléments qui peuvent faire une différence majeure dans un projet immobilier.

Collaborer avec un courtier immobilier demeure un levier essentiel pour sécuriser et optimiser un processus d’achat ou de vente.

Envie d’aller plus loin?

Pour entendre l’analyse complète de Sébastien Dallaire et mieux comprendre les grandes tendances des intentions d’achat et de vente dans le secteur immobilier au Québec, écoutez l’épisode du balado L’Immobilier en mouvement produit par l’APCIQ.

Article écrit en collaboration avec : APCIQ

Source : centris.ca

Acheter une maison ou un condo : tous les documents à avoir en main

Source: centris.ca

Au-delà de la recherche d’une propriété, la réussite d’une transaction immobilière repose sur une bonne préparation. Vous devrez avoir en main différents documents à chaque étape clé du processus d’achat : lors de la première rencontre avec votre courtier immobilier, de la préapprobation hypothécaire et de l’obtention du prêt, jusqu’à la signature chez le notaire.

Pour vous simplifier la tâche, nous avons créé cet aide-mémoire complet des documents pour l’achat d’une maison ou d’un condo. En suivant les sections ci-dessous, vous saurez exactement quoi planifier à chaque jalon du processus pour concrétiser votre projet immobilier en toute confiance.

Documents pour bien préparer sa première rencontre avec un courtier immobilier
La première rencontre avec un courtier immobilier permet de poser les bases de votre projet d’achat. Plus vous arriverez préparé, plus le courtier pourra vous conseiller efficacement et vous guider vers des propriétés qui respectent votre budget et votre réalité. Voici les documents à lui fournir lors du premier rendez-vous.

Une pièce d’identité valide avec photo
Dès la première rencontre, le courtier immobilier doit confirmer votre identité. Cette vérification fait partie de ses obligations professionnelles et vise à assurer une transaction encadrée, sécuritaire et conforme à la réglementation en vigueur.

Un budget réaliste
Le courtier s’appuiera sur vos informations financières pour vous aider à évaluer un prix réaliste, selon votre salaire et votre capacité d’emprunt.

Vous devez être en mesure de préciser :

  • Vos revenus (salaire, revenus autonomes et autres sources)
  • Vos dépenses mensuelles récurrentes
  • Votre capacité d’épargne et la mise de fonds envisagée

Ces informations permettent d’éviter de cibler des propriétés qui ne correspondent pas à votre situation financière. Des outils, comme une calculatrice de capacité d’emprunt, peuvent aussi vous aider à mieux planifier votre budget.

Une liste de critères essentiels et souhaitables
Prenez le temps de définir vos besoins et attentes. Dressez une liste de critères en distinguant les éléments essentiels – comme le quartier, le type de propriété et le nombre de chambres – de ceux que vous aimeriez avoir, tels qu’une cuisine rénovée ou un garage.

Cet exercice aide le courtier immobilier à bien comprendre vos priorités et à vous proposer des propriétés cohérentes avec votre budget, tout en vous accompagnant efficacement dans vos recherches.

Documents pour obtenir une préapprobation hypothécaire
La préapprobation hypothécaire permet de connaître le montant maximal que vous pouvez emprunter, d’estimer vos paiements hypothécaires et de geler un taux d’intérêt pendant une période de 60 à 130 jours, avant même de déposer une offre d’achat. Il est important de comprendre que ce montant correspond à un maximum théorique et qu’il ne garantit pas automatiquement que vous obtiendrez une hypothèque de cette somme.

Pour confirmer votre préapprobation hypothécaire, le prêteur vous demandera certains renseignements personnels et documents justificatifs, en plus de procéder à la vérification de votre dossier de crédit, y compris de votre cote de crédit.

Une pièce d’identité valide avec photo
Comme pour toute démarche financière, une pièce d’identité avec photo est exigée afin de confirmer votre identité et de prévenir la fraude. Vous devez aussi fournir votre adresse actuelle ainsi que deux adresses antérieures, si applicable. Ces informations servent à obtenir votre consentement pour consulter votre dossier de crédit et à valider votre admissibilité à contracter un prêt au Canada.

La liste de vos actifs
Votre institution financière aura besoin d’un portrait clair de vos actifs afin d’évaluer votre solidité financière et votre capacité d’emprunt. Cela inclut notamment :

  • Une propriété actuelle ou une résidence secondaire
  • Des placements
  • De l’épargne ou des liquidités

La liste de vos dettes et de vos paiements à faire
Le prêteur analysera aussi l’ensemble de vos dettes pour évaluer votre ratio d’endettement et votre capacité à rembourser un prêt hypothécaire. Vous devrez dresser la liste de vos paiements en cours :

  • Les soldes de cartes de crédit
  • Les marges de crédit
  • Les prêts automobiles
  • Les prêts étudiants
  • Les pensions alimentaires
  • Toute autre dette ou obligation financière

La preuve d’emploi et la preuve de revenu
Une preuve d’emploi est exigée afin de confirmer la stabilité de vos revenus. Les documents demandés varient selon votre situation.

Pour un salarié, cela inclut généralement :

  • Une lettre de votre employeur indiquant votre poste et votre statut
  • Des relevés de paie récents

Si vous êtes travailleur autonome, vous devez fournir des preuves de revenu pour les deux dernières années, incluant vos avis de cotisation. Le prêteur peut aussi demander certains documents complémentaires pour démontrer que votre entreprise est active et financièrement stable :

  • Les statuts de constitution ou un permis d’exploitation
  • Une preuve d’inscription à la TPS/TVH
  • Des relevés bancaires du compte d’entreprise (souvent pour les six derniers mois)

Les documents liés à la mise de fonds
Que vous versiez la mise de fonds minimale de 5 % ou plus, votre prêteur doit en confirmer l’origine. Cette exigence réglementaire vise à prévenir la fraude et à s’assurer que vous ne comptez pas sur des fonds non vérifiés.

Les documents demandés peuvent inclure :

  • Des relevés bancaires ou de placements
  • Une preuve de retrait dans le cadre du RAP
  • Une preuve d’un compte CELIAPP
  • Une lettre signée si la mise de fonds provient d’un don d’un membre de la famille

Les relevés doivent être récents, indiquer clairement votre nom et couvrir généralement une période minimale de 90 jours. Tout document incomplet ou somme inexpliquée peut entraîner des délais et nuire à votre approbation.

Documents pour demander un prêt hypothécaire
Alors que la préapprobation hypothécaire sert à estimer votre capacité d’emprunt, la demande de prêt porte sur un achat précis. À cette étape, votre institution financière analyse la propriété choisie, les conditions de la transaction, votre mise de fonds et votre situation à jour pour confirmer le financement.

La promesse d’achat et les documents liés à la propriété
Pour obtenir un prêt hypothécaire, vous devez fournir une promesse d’achat signée, accompagnée de la fiche descriptive de la propriété. Ces documents confirment votre intention d’acheter et permettent au prêteur d’évaluer les conditions prévues, comme le prix, les délais et certaines clauses particulières.

La déclaration du vendeur est également requise. Elle contient des informations importantes sur l’état de l’immeuble et les éléments connus pouvant influencer la décision du prêteur. Divers documents supplémentaires peuvent être demandés dans certains cas, comme un certificat de conformité de la fosse septique ou un rapport d’analyse de l’eau.

Rapport d’inspection et certificat de localisation
Lorsque la promesse d’achat l’exige ou que le prêteur le recommande, le rapport d’inspection permet de confirmer l’état général de la maison ou du condo et d’identifier les travaux à prévoir. Le certificat de localisation, quant à lui, décrit la propriété, les limites du terrain et leur conformité aux règlements municipaux.

Mise de fonds et assurance prêt hypothécaire
Vous devez aussi fournir des preuves à jour de votre mise de fonds, incluant l’origine des sommes utilisées : épargne personnelle, RAP, CELIAPP ou don familial.

Si votre mise de fonds est inférieure à 20 % du prix d’achat, la banque peut exiger une assurance prêt hypothécaire. Le prêteur peut également demander que vous vous procuriez une assurance vie ou invalidité pour garantir le remboursement de votre prêt en cas de perte d’emploi, d’invalidité ou de décès.

Documents financiers mis à jour
Même si vous avez déjà fourni certains documents lors de la préapprobation, votre institution financière exigera des documents à jour concernant vos revenus et vos dettes. Cette étape permet de s’assurer que votre situation n’a pas changé entre la préapprobation hypothécaire et la demande de prêt, surtout si vous changez de prêteur.

Pour un condo
Des documents supplémentaires sont requis dans le cas de l’achat d’une copropriété : frais de condo, budget annuel et preuve d’assurance du syndicat de copropriété. Ces informations permettent d’évaluer la santé financière de la copropriété et les charges récurrentes, deux éléments qui influencent directement l’approbation du prêt hypothécaire.

Documents à fournir au notaire
Le notaire joue un rôle clé dans l’achat d’une maison. Il s’assure que la transaction respecte les règles juridiques en vigueur, tant pour l’acheteur que pour le vendeur. C’est lui qui vérifie la conformité des documents, prépare l’acte de vente et confirme le transfert de propriété.

L’achat d’une maison ou d’un condo se déroule généralement en deux rencontres. La première sert à signer l’hypothèque, puis la seconde, quelques jours plus tard, permet de signer l’acte de vente.

Deux pièces d’identité valides
Vous devez fournir deux pièces d’identité valides, ainsi qu’une copie de votre contrat de mariage ou de divorce, le cas échéant. Ces documents permettent au notaire de confirmer votre identité et de rédiger l’acte de vente selon votre situation personnelle.

Mise de fonds
Une fois que le notaire reçoit votre mise de fonds, un délai maximal de 10 jours ouvrables s’applique avant la signature de l’acte de vente. Ce délai, appelé délai de compensation, permet à l’institution financière de confirmer la disponibilité des fonds.

Confirmation du prêt hypothécaire
Le notaire doit recevoir la confirmation de votre prêt hypothécaire par votre institution financière. Sans celle-ci, il ne peut finaliser la transaction ni publier l’acte hypothécaire.

Preuve d’assurance habitation
Vous devez fournir une preuve d’assurance habitation valide à la date de prise de possession, puisque votre habitation doit être assurée dès le transfert de propriété.

Documents préparés par le notaire
De son côté, le notaire analyse le certificat de localisation, qui décrit la propriété, ses limites, les bâtiments qui s’y trouvent et la conformité aux règlements municipaux. Au besoin, il peut préparer uneassurance-titres pour protéger les deux parties contre certaines irrégularités juridiques. Il examine aussi les titres de propriété afin de confirmer que le vendeur est bien le propriétaire légal et que l’immeuble est libre de droits, d’hypothèques ou de charges non déclarées.

Le notaire rédige ensuite les documents officiels, soit l’acte de vente et l’acte hypothécaire, qui formalisent l’achat et le financement de la propriété. Il calcule également les ajustements, comme le partage des taxes municipales et scolaires, entre l’acheteur et le vendeur à la date de la transaction.

Documents à conserver après l’acquisition de la propriété
Une fois l’achat de la propriété officialisé, d’autres documents doivent être conservés précieusement, car ils peuvent être utiles en cas de réclamation, d’un refinancement hypothécaire et de la revente.

Assurance habitation
Votre police d’assurance habitation précise les protections en vigueur, les montants assurés et les démarches à suivre lors d’un sinistre. Elle doit être facilement accessible, puisque vous pourriez en avoir besoin rapidement en cas d’urgence.

Contrat de prêt hypothécaire
Le contrat de prêt hypothécaire doit être conservé pendant toute la durée de votre financement. Il contient les conditions du prêt, le taux d’intérêt et les modalités de remboursement. Ce document peut être requis lors d’un renouvellement hypothécaire ou d’un refinancement.

Comptes de taxes municipales et scolaires
Les comptes de taxes municipales et de taxes scolaires permettent de vérifier les montants payés et de répondre à certaines demandes financières.

Carnet d’entretien, factures des travaux et garanties
Le carnet d’entretien permet de consigner les travaux réalisés dans la propriété et de brosser un portrait de l’historique de la maison. Conservez toutes les factures liées aux travaux, aux rénovations et aux réparations. Elles démontrent l’entretien de la maison et peuvent influencer sa valeur lors de la revente. Les garanties associées aux appareils ou à certaines composantes du bâtiment doivent aussi être gardées, puisqu’elles peuvent être exigées en cas de problème ou de réclamation. Pour une maison neuve, ayez en main les documents liés à la garantie de construction résidentielle (GCR), ainsi que les plans et devis.

Tous les documents essentiels pour l’achat d’une maison, au bon moment
L’achat d’une maison ou d’un condo avec un courtier s’effectue étape par étape. À chaque moment du processus, certains documents doivent être prêts. De la première rencontre avec votre courtier à la préapprobation hypothécaire, en passant par la demande de prêt et jusqu’à la signature chez le notaire, un minimum de préparation est nécessaire.

Savoir à l’avance quels documents seront exigés et quand les fournir vous permet d’éviter les délais et de réduire le stress inutile. Une fois ces bases bien établies, il ne reste plus qu’à trouver l’habitation qui vous correspond parmi les propriétés à vendre sur Centris.ca.

Foire aux questions
1. Ai-je besoin d’une préapprobation hypothécaire avant de faire une offre?

Ce n’est pas obligatoire, mais c’est fortement recommandé. La préapprobation hypothécaire vous permet de connaître le montant que vous pouvez emprunter avant de faire une offre. Elle rassure aussi le vendeur, puisqu’elle démontre que votre demande de financement est déjà bien avancée. Dans un marché concurrentiel, cela peut jouer en votre faveur.

2. Les travailleurs autonomes doivent-ils fournir des documents différents?

Oui. Les travailleurs autonomes doivent généralement fournir plus de documents pour démontrer la stabilité de leurs revenus. Les institutions financières demandent souvent les déclarations de revenus et les avis de cotisation des deux dernières années, ainsi que certains états financiers ou relevés d’entreprise, selon la situation.

3. Est-ce qu’un courtier peut m’aider à savoir quels documents fournir?

Absolument. Le courtier immobilier est là pour vous guider à chaque étape de l’achat. Il vous indique quels documents préparer, quand les fournir et à qui les transmettre. Il peut aussi faciliter la coordination avec les autres professionnels impliqués.

4. Faut-il joindre des documents à la promesse d’achat?

Dans la plupart des cas, les documents ne sont pas joints directement à la promesse d’achat. Celle-ci inclut plutôt des conditions, comme l’obtention du financement ou l’inspection de la propriété. Les documents officiels sont généralement transmis à l’institution financière et au notaire une fois l’offre d’acceptée.

Source: centris.ca