Entretien de la maison à l’automne : aide-mémoire pratique

Source: centris.ca
L’automne s’installe tranquillement, avec ses couleurs flamboyantes, ses feuilles qui tapissent le sol… et ses premières bourrasques annonçant l’hiver à venir. C’est la période idéale pour préparer sa maison pour l’hiver, alors que la température est clémente et que le gel et les intempéries n’ont pas encore pointé le bout de leur nez.

Un entretien automnal bien planifié, c’est l’arme secrète contre l’eau qui s’infiltre, le système de chauffage qui brise et la toiture qui fuit. Bref, c’est une façon simple (et bien plus zen) de préserver la valeur de votre propriété tout en profitant d’un confort optimal durant les mois les plus froids.

Ce guide vous propose un aide-mémoire clair et pratique, divisé en deux volets : l’extérieur, pour protéger votre bâtiment et son environnement, et l’intérieur, pour assurer la chaleur et la sécurité de votre cocon.

Entretien de l’extérieur : protéger sa maison avant l’hiver
Avant de penser au confort de l’intérieur, il faut d’abord préparer l’extérieur. Un terrain bien entretenu et des installations protégées sont la première barrière contre les rigueurs de l’hiver. Ces quelques gestes simples vous permettront d’éviter bien des désagréments et de garder votre maison en bon état, saison après saison.

1. Préparer les plates-bandes et le jardin      
Quand les feuilles mortes s’accumulent et que les vivaces terminent leur cycle, il est temps de donner un dernier coup de râteau avant l’hiver.

  • Ramasser les feuilles mortes : en les retirant régulièrement, vous évitez qu’elles n’étouffent la pelouse ou ne nuisent aux plates-bandes, tout en favorisant un sol aéré et en réduisant les risques de moisissures. Les feuilles peuvent aussi être compostées pour enrichir le jardin au printemps.
  • Tondre une dernière fois la pelouse : un bon entretien de pelouse consiste à couper le gazon un peu plus court qu’à l’habitude afin de limiter les maladies et d’assurer une reprise vigoureuse dès la fonte des neiges.
  • Fertiliser le gazon : appliquez un engrais d’automne riche en potassium pour renforcer les racines et préparer le terrain pour les rudesses de l’hiver.
  • Protéger les arbustes et les jeunes arbres : utilisez des treillis ou des toiles de jute pour les mettre à l’abri du gel et des animaux, tout en évitant que les branches fragiles ne cassent sous le poids de la neige.
  • Ranger ou couvrir le mobilier de jardin : mettez à l’abri chaises, tables, pots décoratifs et fontaines afin de préserver l’aménagement de votre cour. Les pots de terre cuite doivent être vidés et entreposés, car ils se fissurent facilement lors des périodes de gel.
  • Vidanger les boyaux d’arrosage : videz l’eau restante et fermez l’entrée d’eau extérieure. Un simple oubli peut provoquer l’éclatement des tuyaux et engendrer des réparations coûteuses.
  • Nettoyer et ranger les outils de jardinage : retirez la terre, aiguisez les lames et entreposez-les dans un endroit sec pour prolonger leur durée de vie.

2. Inspection et réparations de l’enveloppe du bâtiment      
Une fois le terrain et les végétaux prêts pour la saison froide, concentrez votre attention sur l’état général de la maison.

  • Inspecter la toiture : repérez les bardeaux gondolés ou manquants. Un entretien préventif de la toiture permet non seulement d’éviter les infiltrations, mais aussi de prolonger la durabilité du revêtement.
  • Nettoyer les gouttières et les descentes pluviales : retirez feuilles et débris accumulés, et surveillez la présence de granules dans les gouttières, signe d’usure. Vérifiez aussi l’écoulement de l’eau autour de la maison pour éviter refoulements et formation de glace. Un entretien régulier des gouttières permet d’éloigner l’eau des murs et des fondations, réduisant ainsi les risques d’humidité et d’infiltration au sous-sol.
  • Vérifier les fondations : cherchez fissures, traces d’humidité ou effritement. Des signes comme l’efflorescence indiquent la présence d’humidité. Un produit d’étanchéité peut limiter les problèmes.
  • Examiner le calfeutrage extérieur : inspectez les joints autour des fenêtres, des portes et du revêtement. Rebouchez ou refaites le calfeutrage fissuré, et portez une attention particulière à la porte d’entrée et au garage, souvent des zones de fuite de chaleur et donc de perte énergétique.
  • Fermer la piscine : attendez que l’eau atteigne environ 10 °C, puis effectuez les étapes recommandées, comme abaisser le niveau d’eau, ajouter les produits d’entretien préhivernal, démonter les accessoires et installer une toile protectrice.
  • Sécuriser les structures extérieures : inspectez balcons, rampes, escaliers et margelles. Remplacez les pièces brisées et appliquez un scellant sur le bois exposé aux intempéries.

3. Dernières mesures à prendre pour l’extérieur 
Avant que la neige ne tombe, finalisez les préparatifs.

  • Vérifier et préparer la souffleuse : testez le démarrage, changez la bougie au besoin, examinez les courroies et assurez-vous d’avoir du carburant frais. Un entretien préventif évite bien des frustrations lors de la première bordée.
  • Ranger et entretenir les outils de jardin : nettoyez la tondeuse, le taille-haie et autres appareils. Videz l’essence des réservoirs ou ajoutez un stabilisateur pour éviter d’endommager les moteurs.
  • Installer les piquets à neige, marqueurs d’entrée et abri d’auto : ces repères facilitent le déneigement et préviennent les accidents. Mieux vaut le faire avant que le sol ne gèle.
  • Maintenir les entrées et voies d’urgence dégagées : l’accès doit rester praticable en tout temps pour les services d’urgence et les livraisons, même en hiver.

À l’intérieur : chaleur, sécurité et air sain pour l’hiver
Quand les journées raccourcissent, c’est le bon moment pour adapter l’intérieur de la maison à la saison froide. Un peu de ménage, quelques vérifications ciblées et une meilleure qualité de l’air contribueront à améliorer le confort… et à alléger la facture d’énergie.

1. Grand ménage d’automne      
Avant de mettre la maison en mode cocooning, un nettoyage en profondeur s’impose.

  • Laver les vitres et moustiquaires : démontez-les, nettoyez-les soigneusement et rangez-les dans un endroit sec. Cela limite l’accumulation de saleté pendant l’hiver et simplifie le travail au printemps. Un nettoyant maison à base d’eau et de vinaigre est efficace et écologique.
  • Nettoyer tapis, textiles et rideaux : les fibres emprisonnent poussière, allergènes et polluants. Passez l’aspirateur, utilisez une machine pour tapis ou confiez-les à un service spécialisé, surtout si vous avez des animaux.
  • Désencombrer et réorganiser les espaces : rangez les vêtements d’été, sortez manteaux, bottes et accessoires. Profitez-en pour réaménager l’entrée et prévoir des bacs ou paniers pour les mitaines et foulards.
  • Entretenir le garde-manger : vérifiez les dates de péremption, utilisez les produits avant qu’ils ne se perdent et réorganisez les réserves pour l’hiver.

2. Vérifications et réparations 
Avant que le chauffage fonctionne à plein régime, ces vérifications sont essentielles.

  • Tester les détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone : changez les piles et assurez-vous que le signal sonore est bien audible. Un test simple peut sauver des vies.
  • Vérifier le système de chauffage : faites inspecter la fournaise, les plinthes, les convecteurs et la thermopompe. Un entretien préventif améliore l’efficacité énergétique.
  • Ramoner la cheminée : si vous utilisez un foyer, un ramonage annuel est crucial pour éviter les feux de cheminée causés par l’accumulation de créosote.
  • Contrôler l’étanchéité des fenêtres et portes à l’intérieur : passez la main ou un bâton d’encens près des cadres et des prises murales pour détecter les infiltrations d’air. Remplacez les coupe-froid usés et assurez-vous que la trappe d’accès au grenier est bien fermée. Une bonne isolation intérieure réduit les pertes de chaleur et améliore le confort.
  • Inspecter la plomberie visible : examinez les tuyaux exposés, les raccords et appareils comme le chauffe-eau. Recherchez la corrosion et purgez les radiateurs à eau chaude, si vous en avez, pour optimiser leur efficacité.

3. Qualité de l’air et préparation au chauffage      
L’air sec et confiné de l’hiver exige une attention particulière.

  • Changer les filtres du chauffage et de la ventilation : remplacez-les selon les recommandations du fabricant, souvent tous les deux à trois mois. Cela réduit la poussière ambiante et améliore la qualité de l’air.
  • Vérifier l’humidificateur ou le déshumidificateur : maintenez un taux d’humidité de 30 à 50 %. Un air trop sec favorise les irritations respiratoires, tandis qu’un excès d’humidité peut provoquer moisissures et condensation. Un système de ventilation, comme un ventilateur-récupérateur de chaleur (VRC) ou un ventilateur-récupérateur d’énergie (VRE), contribue aussi à maintenir un air sain et équilibré.
  • Laver les conduits de ventilation : si vous notez la présence de poussière excessive ou une odeur persistante, songez à un nettoyage professionnel. Certains modèles permettent aussi un entretien de base à faire soi-même.
  • Entreposer les produits inflammables : éloignez solvants, peintures et produits chimiques de toute source de chaleur. Rangez-les dans des contenants hermétiques et clairement étiquetés.
  • Mettre de côté les climatiseurs : retirez-les ou isolez-les pour éviter les infiltrations d’air froid. Profitez-en pour nettoyer les filtres avant de les ranger.
  • Aérer régulièrement, même en hiver : ouvrez les fenêtres quelques minutes après avoir cuisiné ou pris une douche pour renouveler l’air et réduire l’humidité.

L’automne : prévenir aujourd’hui pour profiter d’un hiver sans tracas
L’automne est une saison de transition, mais aussi d’action. En prenant le temps de préparer votre propriété maintenant, vous mettez toutes les chances de votre côté pour traverser l’hiver dans le confort, la tranquillité… et sans mauvaises surprises.

Chaque petit geste posé cet automne contribue à rendre votre maison plus saine, plus efficace et plus agréable à vivre – pour vous, votre entourage, et même votre voisinage. Une propriété bien entretenue valorise non seulement votre investissement, mais aussi l’harmonie du cadre de vie qui vous entoure.

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Source: centris.ca

3 enjeux clés du marché immobilier résidentiel au Québec en 2025

Source: centris.ca

Quels enjeux d’actualité impacteront le marché immobilier résidentiel au Québec au cours de la prochaine année? Plusieurs experts ayant participé au Forum immobilier résidentiel 2025 de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) partagent leur analyse de la situation. Inspiré du 35e épisode du balado L’Immobilier en mouvement, cet article aborde les impacts de l’économie sur le pouvoir d’achat des ménages, l’évolution des formes d’habitation au Québec et les enjeux juridiques liés au désistement après inspection. Voici tout ce que vous devez savoir sur les grandes tendances du marché immobilier québécois.

Les impacts de l’économie sur le pouvoir d’achat des ménages
Est-ce que les acheteurs ont le pouvoir d’achat nécessaire pour accéder à la propriété dans le contexte actuel? Entre les hausses de l’inflation, des taux d’intérêt hypothécaires et la montée des prix des maisons, le marché immobilier résidentiel québécois présente plusieurs défis.

Tania Bourassa-Ochoa, économiste en chef adjointe à la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), et Hélène Bégin, économiste experte, marché immobilier et économie du Québec, à l’APCIQ, partagent leur analyse des impacts de ces facteurs économiques.

Capacité d’achat des ménages et choix restreints
La capacité d’achat des ménages a considérablement diminué au cours des 20 dernières années. Selon Tania Bourassa-Ochoa, l’abordabilité s’est détériorée depuis la pandémie de COVID-19. « L’habitation représente maintenant une plus grande part du budget des ménages. Le choix accessible pour ceux-ci est également plus limité », explique-t-elle.

Aujourd’hui, de plus en plus d’acheteurs se tournent vers une propriété dont le prix correspond à la limite maximale de leurs capacités financières. Selon une enquête de la SCHL, environ 50 % des acheteurs contractent un prêt hypothécaire au maximum de ce qu’ils peuvent emprunter. Cette tendance découle, en partie, de la hausse marquée des prix des maisons au Québec.

Lorsque la marge financière se resserre, le choix de propriétés disponibles diminue aussi. L’exemple de la région d’Ottawa–Gatineau est parlant : en 2004, un ménage avec un revenu typique avait accès à 90 % des propriétés sur le marché. En 2024, ce pourcentage était de 25 %. Autrement dit, seul un quart des habitations est maintenant accessible à ce type de ménage, explique Tania Bourassa-Ochoa.

Reprise inégale du marché de l’habitation au Canada
Si le Québec subit moins durement les contrecoups que certaines régions, comme Toronto et Vancouver – où le prix moyen d’une propriété frôle ou dépasse le million de dollars –, il se montre résilient. « Les propriétés sont chères au Québec, mais le marché demeure moins sensible. Cependant, la détérioration du marché immobilier résidentiel québécois survient habituellement avec trois à six mois de décalage », précise Hélène Bégin.

Au Québec, la détérioration du marché de l’habitation commence à se faire ressentir dans les régions plus touchées par la hausse des tarifs douaniers et du taux de chômage. Même si les prévisions pour le marché immobilier québécois restent globalement positives, certains secteurs commencent déjà à ralentir.

Changements concernant les prêts hypothécaires
En parallèle, les habitudes de financement évoluent. Les prêts hypothécaires à taux variable et à taux fixe à court terme de deux ou trois ans gagnent en popularité, tant pour un premier achat que pour le renouvellement d’un prêt existant. « Le taux variable a été le choix le plus prisé, explique Tania Bourassa-Ochoa. D’une part, parce qu’il présente un escompte intéressant pour certains acheteurs. D’autre part, parce que plusieurs espèrent une baisse des taux d’intérêt par la Banque du Canada. »

Cette recherche de flexibilité se reflète aussi dans les refinancements. Selon la SCHL, la principale raison de refinancer un prêt hypothécaire en 2025 n’est plus la rénovation d’une propriété – comme c’était le cas auparavant –, mais plutôt l’amélioration de la santé financière d’un ménage, notamment par la consolidation ou le remboursement de dettes.

L’évolution des formes d’habitation au Québec
Le marché immobilier résidentiel québécois ne se transforme pas seulement par ses prix et son accessibilité; les formes d’habitation elles-mêmes évoluent. Parmi ces changements, les unités d’habitation accessoires (UHA) occupent une place grandissante.

Selon Guillaume Lessard, professeur invité à la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal et chercheur à l’Observatoire Ivanhoé Cambridge du développement urbain et immobilier, les UHA gagnent en popularité. Ils sont portés à la fois par un besoin de logements abordables et par des changements réglementaires récents.

Qu’est-ce qu’une unité d’habitation accessoire?
Une UHA est une seconde unité d’habitation résidentielle construite sur un lot où se trouve déjà un bâtiment principal. Elle peut prendre la forme d’une minimaison dans la cour arrière, d’un appartement aménagé dans un sous-sol ou encore d’un logement attenant à la propriété existante.

Contrairement à une minimaison, on ne considère pas une UHA comme une résidence indépendante : elle reste toujours liée au bâtiment principal, sans division légale du terrain.

Nouveautés en matière de réglementation au Québec
Deux lois récentes viennent encadrer et faciliter l’intégration des UHA dans le paysage immobilier québécois. Le projet de loi 16 rend impossible la demande de referendum lorsqu’une municipalité adopte un règlement d’UHA. Cependant, il est toujours possible de tenir des consultations publiques pour écouter la population.

Le projet de loi 31, quant à lui, impose à l’échelle provinciale l’autorisation d’une UHA attachée à un bâtiment principal. Pour Guillaume Lessard, cette mesure s’avère avantageuse pour les ménages qui souhaitent construire une maison intergénérationnelle et qui ne pouvaient pas le faire auparavant.

« Les règles ne sont toutefois pas uniformes dans l’ensemble des municipalités du Québec, précise l’expert. Chacune a sa propre définition, souvent liée à la taille du bâtiment principal, à la superficie du lot et au nombre de bâtiments accessoires permis ». De manière générale, la réglementation autorise une UHA représentant entre 40 % et 70 % de la superficie du bâtiment principal.

Tendances de construction des UHA
Bien souvent, la construction d’une UHA constitue une stratégie intergénérationnelle. Par exemple, un couple à deux revenus, limité dans ses options d’achat par la hausse des prix, peut s’associer avec un parent préretraité ou retraité pour financer ensemble un projet immobilier. Cette formule permet de mettre en commun leurs ressources pour mieux répondre à leurs besoins. C’est aussi une solution adaptée pour des personnes vieillissantes qui souhaitent repousser leur déménagement en résidence privée pour aînés (RPA).

Pour d’autres, l’UHA représente avant tout un investissement. Dans les secteurs proches des transports collectifs, d’un hôpital ou d’une université, la location d’un logement accessoire peut générer des revenus intéressants. Cette tendance, bien implantée dans des marchés immobiliers tendus comme Toronto, Vancouver et Edmonton, commence à se faire sentir au Québec.

Même si ce type d’habitation existe depuis longtemps, il reste nouveau dans les secteurs d’unifamiliales. Pour l’instant, les institutions financières offrent néanmoins peu de produits hypothécaires aux ménages qui souhaitent construire une UHA.

Les enjeux juridiques liés au désistement après inspection
Dans un marché immobilier compétitif, certaines pratiques prennent de l’ampleur, parfois en décalage avec les règles en vigueur. C’est le cas du désistement après inspection. Me Isabelle Sirois, avocate en droit immobilier et en droit du courtage immobilier, observe que cette situation survient de plus en plus souvent, alors même qu’elle soulève d’importants enjeux juridiques. Elle rappelle que l’inspection préachat constitue une étape cruciale pour sécuriser une transaction, mais qu’on ne doit pas s’en servir comme prétexte pour annuler une promesse d’achat sans motif valable.

Comment éviter un désistement après inspection?
La première étape pour éviter un désistement inutile ou abusif consiste à bien comprendre les résultats de l’inspection préachat. « L’acheteur doit bien lire le rapport et idéalement discuter avec l’inspecteur afin qu’il attire son attention sur les éléments importants », explique Me Sirois.

On doit aussi comprendre que le rapport d’inspection, surtout pour une maison plus ancienne, énumère souvent une longue liste de points à surveiller. Cela ne signifie pas que la propriété présente des défauts majeurs : dans bien des cas, il s’agit de points d’entretien préventif.

Le rôle du courtier immobilier dans cette étape clé
Pour un courtier immobilier, le rapport d’inspection est un outil d’accompagnement stratégique. Il lui permet de mieux informer et conseiller son client, qu’il soit acheteur ou vendeur. Me Sirois insiste d’ailleurs sur l’importance pour les courtiers d’assister à l’inspection préachat, lorsque c’est possible. En effet, certains détails ou nuances partagés verbalement par l’inspecteur ne figurent pas toujours dans le rapport écrit.

Dans quels cas un acheteur peut-il se désister légalement?
Un désistement après inspection est seulement envisageable dans des circonstances précises. En outre, le problème doit être significatif, affecter la valeur de l’immeuble et être coûteux à réparer. Il ne doit pas relever de l’entretien normal ni être un élément prévisible au moment où la promesse d’achat a été signée.

Si l’inspecteur recommande des tests supplémentaires – par exemple, un test de pyrite ou de qualité de l’air –, l’acheteur devra obtenir ces résultats avant de se prévaloir d’un droit de désistement.

Dans ce contexte, la déclaration du vendeur est d’une grande importance : « Depuis que ce formulaire existe, en 2002-2003, on assiste à une réforme complète du droit immobilier », souligne Me Sirois. Grâce à celui-ci, le vendeur divulgue des informations essentielles sur l’état de la propriété, ce qui permet d’éclairer l’acheteur, tout en protégeant les deux parties. Ainsi, tout ce qui est clairement indiqué dans la déclaration du vendeur empêche le désistement après inspection.

Négocier après inspection : un choix, pas un droit
La négociation après une inspection préachat est une possibilité, mais non une obligation. L’acheteur peut tenter de renégocier le prix ou demander des réparations, mais le vendeur n’est pas tenu d’accepter. À l’inverse, un vendeur peut proposer des ajustements ou une réduction de prix, mais l’acheteur est libre de refuser.

Transformer les enjeux actuels du marché immobilier résidentiel en opportunités
Le marché immobilier résidentiel québécois fait face à différents enjeux d’actualité. Entre la hausse du coût de la vie qui pèse sur le budget des ménages, les nouvelles tendances en matière de types d’habitation et les questions juridiques, comme le désistement après inspection, il y a plusieurs réalités à suivre.

Mais ces défis viennent aussi avec leur lot d’occasions : adapter ses stratégies d’achat, explorer des formes d’habitation innovantes et, surtout, s’entourer de professionnels compétents. Dans ce contexte en mouvement, le courtier immobilier joue un rôle clé pour guider les acheteurs et les vendeurs afin de concrétiser leur projet immobilier dans les meilleures conditions possibles.

Article écrit en collaboration avec : APCIQ
Source: centris.ca