Vendre ou acheter en premier : quelle stratégie adopter?

Vendre ou acheter en premier : quelle stratégie adopter?

Source: Centris.ca

Vous envisagez de déménager et vous vous demandez si vous devriez vendre ou acheter en premier? C’est une question que se posent de nombreux propriétaires pour laquelle aucune réponse unique n’existe.

Votre situation financière, le marché immobilier et le niveau de risque que vous acceptez influenceront votre décision. Vous devrez également tenir compte des impacts sur votre pouvoir de négociation et la date de déménagement souhaitée.

Vendre votre propriété actuelle ou en acheter une nouvelle en premier présente des avantages et des inconvénients. En comprenant les facteurs à considérer, vous pourrez déterminer la stratégie qui vous convient.

Vendre avant d’acheter ou acheter avant de vendre : comprendre les deux scénarios

Les deux approches peuvent convenir, mais elles ne comportent pas les mêmes risques ni contraintes. Avant de décider, comparez les deux scénarios pour choisir celui qui correspond le mieux à votre situation.


Vendre avant d’acheter ou acheter avant de vendre

Critère

Vendre avant d’acheter

Acheter avant de vendre

Risque financier

Faible

Élevé

Budget disponible

Défini

Incertain

Possibilité de contracter 2 prêts hypothécaires

Non

Oui

Besoin d’un logement temporaire

Possible

Rarement nécessaire

Flexibilité dans la recherche

Plus limitée

Plus élevée


Trucs et conseils

Avant d’opter pour une stratégie, évaluez votre capacité d’emprunt. Cela vous aidera à connaître le montant et les conditions pour y avoir accès, tout en facilitant l’obtention ou le renouvellement d’un prêt hypothécaire.

Acheter avant de vendre

Acheter avant de vendre sa maison peut être avantageux si vous souhaitez prendre votre temps pour trouver votre prochaine propriété et éviter un déménagement temporaire. Cette stratégie permet aussi de faire rapidement une offre d’achat sur une maison qui vous plaît, surtout si vous avez l’occasion de transférer votre prêt hypothécaire.

Cela demande toutefois une bonne planification. Tant que votre maison actuelle n’est pas vendue, vous devrez assumer vos obligations financières et, dans certains cas, rembourser momentanément deux hypothèques.

Avantages et risques d’acheter en premier

Acheter une maison avant de vendre la sienne offre plus de flexibilité, mais comporte un risque financier plus élevé.

Principaux avantages

  • Prendre le temps de trouver la bonne propriété : vous n’avez pas à conclure une transaction au plus vite parce que votre maison est déjà vendue.
  • Saisir une occasion rapidement : vous pouvez faire une offre sur une propriété sans attendre la vente de votre maison.
  • Faciliter la planification du déménagement : connaître l’adresse suivante rend la coordination des dates de possession et de déménagement plus facile.

Principaux risques

  • Rembourser temporairement deux prêts hypothécaires : si votre maison actuelle n’est pas vendue au moment de votre achat, vous devrez payer deux prêts hypothécaires, en plus des taxes, des assurances et des autres frais. Votre ratio d’endettement sera également plus élevé.
  • Vendre moins cher ou plus tard que prévu : si votre propriété ne se vend pas, vous devrez revoir votre stratégie ou accepter une baisse du prix de vente.
  • Demander un financement supplémentaire : vous pourriez avoir besoin d’un nouveau prêt pour couvrir la période entre les deux transactions.

Implications financières d’acheter avant de vendre

Avant d’acheter une maison, vous devez déterminer si vous pouvez financer cette nouvelle habitation sans compter immédiatement sur le produit de votre vente.

Votre institution financière évaluera vos revenus, vos dettes, votre mise de fonds et la valeur de votre maison actuelle. Elle analysera également votre capacité à remplir temporairement vos obligations liées aux deux propriétés afin de vous proposer le prêt hypothécaire le plus avantageux, si vous êtes admissible.

Qu’est-ce qu’un prêt-relais?

Le prêt-relais, aussi appelé prêt-pont ou crédit-relais, est un financement temporaire permettant d’acheter une nouvelle propriété avant d’avoir reçu le produit de la vente de votre maison actuelle.

Dans ce cas, vous pouvez obtenir des liquidités provisoires en utilisant l’équité de votre ancienne habitation comme garantie. Les taux d’intérêt sont généralement plus élevés qu’un prêt hypothécaire régulier.

Les conditions, les coûts et le fonctionnement d’un prêt-relais varient selon la situation et les exigences de l’institution financière. Vérifiez vos options avant de vous engager.

Peut-on contracter deux prêts hypothécaires en même temps?

On peut détenir temporairement deux hypothèques, mais l’approbation dépend de votre réalité et des critères de votre institution financière.

Avant de soumettre une offre, vérifiez le montant que vous pouvez emprunter tout en tenant compte des paiements des deux propriétés. Demander une préautorisation hypothécaire vous aidera à établir un budget réaliste, tout en évitant de vous retrouver avec une marge de manœuvre trop limitée en cas de retard dans la vente de votre maison.

Comment fonctionne une offre d’achat conditionnelle à la vente d’une propriété?

Si vous achetez avant de vendre, vous pouvez proposer une offre d’achat conditionnelle à la vente de votre propriété actuelle.

Dans ce scénario, l’achat de la nouvelle propriété dépend de la vente de votre maison. Les modalités de la condition, notamment le délai accordé pour vendre, doivent être précisées dans la promesse d’achat.

Cette stratégie vous protège financièrement en vous permettant d’annuler l’achat si la condition prévue au contrat n’est pas remplie. Elle peut être utile si votre capacité à acheter relève de la vente de votre bien.

En contrepartie, une offre conditionnelle peut s’avérer moins attrayante pour le vendeur, surtout si la concurrence est forte et que plusieurs acheteurs sont intéressés.

Qu’est-ce que la clause de 72 h?

La clause de 72 h, aussi appelée clause de premier refus, est une option dans une promesse d’achat conditionnelle. Elle permet au vendeur de recevoir d’autres offres pendant que votre condition reste en vigueur.

Si le vendeur obtient une autre offre qu’il veut accepter, vous aurez alors 72 h pour lever votre condition et poursuivre la transaction ou vous retirer, selon les modalités prévues.


Trucs et conseils

Avant de faire une offre, faites vos calculs en fonction de différents scénarios. Que se passera-t-il si votre maison se vend moins cher que prévu ou reste sur le marché plus longtemps? Cela vous aidera à déterminer votre marge de manœuvre et à choisir une stratégie adaptée à votre situation.

Vendre avant d’acheter

Vendre d’abord, puis acheter est l’option la plus prudente pour les propriétaires souhaitant limiter les risques financiers. Cela permet de connaître le montant de la transaction et d’établir un budget pour la prochaine maison sans avoir besoin d’un prêt-relais.

Cette stratégie nécessite une bonne planification. Après la vente, vous devez respecter la date de prise de possession convenue avec l’acheteur. Si vous n’avez pas encore trouvé votre prochain chez-vous, prévoyez une solution temporaire.

Avantages et risques de vendre en premier

Vendre avant d’acheter donne une meilleure visibilité de votre situation financière, mais limite la flexibilité pour planifier un déménagement.

Principaux avantages

  • Connaître votre budget d’achat : le produit net de la vente vous aide à déterminer la somme que vous pouvez consacrer à votre prochaine propriété.
  • Réduire le risque financier : vous n’avez pas à acheter une nouvelle propriété avant d’avoir vendu la vôtre et vous évitez donc d’avoir deux hypothèques simultanément.

Principaux risques

  • Trouver une nouvelle propriété en un temps limité : vous devrez quitter votre maison à la date prévue, ce qui implique d’organiser rapidement la mise en marché de votre maison.
  • Prévoir un logement temporaire : selon le calendrier des deux transactions, vous devrez peut-être louer un appartement ou dénicher une autre solution pour vous loger provisoirement.
  • Faire des compromis dans votre recherche : un délai serré peut vous inciter à élargir vos critères ou à accepter une propriété qui répond moins bien à vos besoins.
  • Payer des coûts de transition : un hébergement temporaire, l’entreposage de vos biens ou deux déménagements peuvent augmenter les dépenses liées à votre projet.

Implications financières de vendre avant d’acheter

Vendre d’abord réduit l’incertitude financière. Cependant, le prix de vente de votre propriété ne correspond pas nécessairement au montant disponible pour votre prochain achat.

Comment le produit de la vente influence-t-il le budget d’achat?

Pour établir votre budget, calculez le produit net de la vente, c’est-à-dire le montant qui vous revient après avoir remboursé votre hypothèque et payé les frais liés à la transaction. Par exemple, si votre propriété se vend 500 000 $, vous pourriez disposer de 350 000 $ pour votre prochaine mise de fonds.

Comment coordonner la vente et l’achat d’une propriété?

Le calendrier constitue souvent le principal défi lorsqu’on vend avant d’acheter. Les dates de signature, de prise de possession et de déménagement doivent idéalement s’enchaîner sans période de transition trop longue.

Vous pouvez commencer à chercher une propriété avant de vendre la vôtre, ce qui vous permettra de mieux connaître les biens disponibles et d’en trouver un qui répond à vos critères.

Dans certains cas, vous pouvez également négocier la date de prise de possession avec l’acheteur. Cette marge de manœuvre peut vous donner davantage de temps pour conclure votre prochain achat.


Trucs et conseils

Lors des négociations, vous pouvez demander aux acheteurs de vous louer la maison pendant quelques mois. S’il accepte, vous éviterez de déménager deux fois.

Le marché immobilier influence-t-il la stratégie?

Le marché immobilier au Québec peut influencer le choix entre acheter ou vendre en premier. Le nombre de propriétés disponibles, le délai moyen de vente et la concurrence peuvent affecter votre marge de manœuvre.

Consulter les statistiques immobilières de votre secteur pour mieux comprendre les tendances. Portez une attention particulière au nombre de propriétés sur le marché, aux délais de vente et aux prix des résidences comparables. Ces données vous aideront à déterminer si votre immeuble risque de se vendre rapidement et la concurrence avec d’autres vendeurs.


Stratégie à privilégier selon l’état du marché immobilier au Québec

Situation du marché

Stratégie souvent privilégiée

Marché favorable aux vendeurs

Acheter avant de vendre

Marché favorable aux acheteurs

Vendre avant d’acheter

Marché équilibré

Selon les objectifs de l’acheteur

Marché favorable aux vendeurs

Dans un marché favorable aux vendeurs, la demande est généralement plus forte et les propriétés se vendent rapidement. Acheter avant de vendre offre un avantage : vous avez déjà trouvé votre prochaine propriété et évitez de laisser passer une occasion dans un marché où les acheteurs sont nombreux.

À l’inverse, présenter une offre conditionnelle à la vente de votre propriété peut la rendre moins attrayante. Un vendeur qui dispose de plusieurs propositions pourrait privilégier un acheteur ne dépendant pas de la vente de sa propriété pour conclure la transaction.

Marché favorable aux acheteurs

Dans un marché favorable aux acheteurs, les propriétés peuvent être plus nombreuses et rester plus longtemps sur le marché. Les acheteurs ont plus de choix; vendre avant d’acheter devient donc une option intéressante.

Dans ce contexte, il est plus facile de négocier une offre conditionnelle pour la vente de votre propriété, car la concurrence entre acheteurs s’avère moins forte.

Marché équilibré

Dans un marché équilibré, il n’y a pas de stratégie unique. Votre situation financière, vos priorités, la facilité à vendre votre résidence et la disponibilité des propriétés qui vous intéressent auront davantage de poids dans la décision.

Comment choisir la meilleure stratégie?

Il n’y a pas de stratégie unique pour déterminer s’il vaut mieux vendre ou acheter sa propriété en premier. La meilleure approche dépend de votre situation financière, de vos priorités et du niveau de risque accepté.

Un courtier immobilier peut vous aider à comparer les différents scénarios, à comprendre le marché et à planifier les étapes de votre transaction. Que vous souhaitiez acheter avec un courtier ou vendre avec un courtier, l’accompagnement d’un professionnel vous permettra de prendre une décision éclairée et de coordonner les étapes de votre projet.

Questions à se poser avant de décider

En répondant à ces questions et en discutant de votre projet avec différents professionnels, vous pourrez déterminer si vendre avant d’acheter ou acheter avant de vendre constitue la meilleure option.

  • Pouvez-vous assumer deux propriétés? Si oui, vous pouvez envisager d’acheter avant de vendre. Sinon, vendez d’abord pour réduire le risque financier.
  • Devez-vous utiliser le produit de la vente pour financer votre achat? Si votre mise de fonds ou votre budget dépend de cette somme, vendre avant d’acheter peut être plus prudent. Préparez les documents nécessaires à l’achat d’une propriété, afin de pouvoir réagir au plus vite si une occasion se présente.
  • Votre propriété devrait-elle se vendre rapidement, considérant le marché dans votre secteur? Un délai de vente court peut simplifier l’achat avant la vente. Si votre propriété risque de rester plus longtemps sur le marché, vendre d’abord permet de mieux maîtriser votre situation financière.
  • Les propriétés que vous recherchez sont-elles rares? Lorsque les occasions sont peu nombreuses ou que les ventes se concluent rapidement, acheter avant de vendre offre plus de flexibilité pour trouver la bonne propriété.
  • Pouvez-vous accepter une période de transition? Si vous êtes à l’aise avec l’idée de louer temporairement, d’entreposer vos biens ou de déménager deux fois, vendre avant d’acheter peut être envisagé.

Acheter ou vendre en premier : une décision propre à sa situation

Alors, doit-on acheter ou vendre en premier? La réponse varie d’une situation à l’autre. Le meilleur choix dépend de votre réalité, de vos objectifs, de votre tolérance au risque et des conditions du marché immobilier.

Vendre avant d’acheter demeure généralement l’option la plus prudente sur le plan financier. Elle permet de connaître le montant dont vous disposez pour votre achat et d’éviter d’avoir à assumer les coûts de deux propriétés.

Acheter avant de vendre peut toutefois s’avérer intéressant si votre situation financière vous permet de rembourser temporairement deux prêts hypothécaires ou si les propriétés que vous recherchez se font rares et sont très convoitées. Vous pourrez alors avoir plus de flexibilité pour trouver votre prochaine maison sans devoir vous précipiter.

Vous êtes prêt à commencer vos recherches? Découvrez les propriétés à vendre sur Centris.ca.

Foire aux questions

1. Peut-on acheter une maison sans avoir vendu sa propriété?

Oui, on peut acheter une maison avant d’avoir vendu sa propriété actuelle. Cette stratégie peut offrir plus de flexibilité pour trouver la bonne habitation, mais comporte généralement un risque financier plus élevé. Selon votre situation, vous pourriez devoir assumer temporairement les coûts de deux propriétés ou avoir recours à une solution de financement, comme un prêt-relais. Avant de proposer une offre, pensez à évaluer votre capacité financière avec votre banque ou votre courtier hypothécaire.

2. Peut-on contracter deux hypothèques en même temps?

Oui, il est possible d’avoir deux prêts hypothécaires en même temps, à condition que votre situation le permette. Dans ce cas, votre institution financière évaluera vos revenus, vos dettes, vos dépenses et votre capacité d’emprunt. Une préautorisation hypothécaire peut vous aider à déterminer le montant que vous pourriez financer avant d’acheter une nouvelle propriété.

3. Peut-on présenter une offre d’achat conditionnelle à la vente de sa maison?

Oui, une offre d’achat peut dépendre de la vente de votre propriété actuelle. Cette condition peut vous protéger contre le risque de devoir acheter une nouvelle maison avant d’avoir vendu la vôtre. Toutefois, une offre comportant cette condition peut être moins attrayante pour un vendeur, particulièrement lorsque plusieurs acheteurs se trouvent en concurrence. Les modalités de la condition, notamment les délais et les recours prévus, doivent être clairement établies dans la promesse d’achat.

Les informations fournies dans cet article sont uniquement à des fins informatives et ne constituent pas des conseils ou des avis financiers, juridiques, professionnels ou autres. À ce titre, aucune garantie, expresse ou implicite, n’est offerte quant à l’exactitude, la fiabilité, l’intégralité ou l’exhaustivité de ces informations, lesquelles vous utilisez à vos propres risques et périls. En aucun cas Centris ne sera responsable des actions prises sur la base des informations contenues dans cet article ou de tout dommage ou perte, direct ou indirect, pouvant découler de, ou en relation avec, l’utilisation de celles-ci. Il est recommandé de consulter des professionnels du secteur afin d’obtenir des conseils personnalisés avant de prendre toute décision.

Source: Centris.ca

Le 2e trimestre confirme le retour graduel de l’offre immobilière

Source: Centris.ca

Le printemps 2026 n’a pas marqué un arrêt du marché immobilier québécois. Il a plutôt confirmé une transition déjà amorcée depuis la fin de 2025 : nombre de transactions à la baisse, propriétés à vendre plus nombreuses et prix encore à la hausse, mais de façon plus modérée.

Pour les acheteurs, ce changement est important. Après plusieurs années de rareté, ils retrouvent progressivement un peu plus de choix. Pour les vendeurs, le marché demeure favorable, mais les conditions sont moins exceptionnelles que l’an dernier.

Le portrait du deuxième trimestre invite donc à la nuance. Le Québec ne bascule pas dans un marché d’acheteurs; il revient plutôt vers une dynamique plus normale, avec de fortes différences d’une région à l’autre.

Un printemps moins effervescent, mais toujours actif

Entre avril et juin 2026, 27 296 ventes résidentielles ont été conclues au Québec par l’entremise des courtiers immobiliers. C’est 5 % de moins qu’à la même période l’an dernier, ce qui représente un troisième trimestre consécutif de recul des transactions.

Ce repli confirme la perte de vitesse anticipée en début d’année. Il ne faut toutefois pas y voir un affaiblissement profond du marché. Le nombre de ventes demeure légèrement supérieur à la moyenne des dix dernières années, signe que l’activité reste soutenue malgré une demande plus prudente.

Comme le résume Charles Brant, directeur du Service de l’analyse de marché de l’APCIQ : « Le marché immobilier résidentiel québécois montre des signes de normalisation. Les ventes sont en baisse, mais elles demeurent à un niveau historiquement solide. Ce qui change surtout, c’est que l’offre revient, ce qui réduit graduellement la pression sur les acheteurs. »

La mi-année 2026 se distingue ainsi moins par un choc que par un changement de rythme. Les ménages n’ont pas déserté le marché, mais ils prennent davantage le temps d’évaluer leur budget, leur financement et le moment opportun pour concrétiser leur projet.

Pourquoi les acheteurs avancent avec plus de prudence

Plusieurs facteurs expliquent cette attitude plus réfléchie. L’abordabilité demeure le premier enjeu, en particulier pour les premiers acheteurs. Même si la croissance des prix ralentit, les valeurs atteintes au cours des dernières années exigent toujours une mise de fonds importante et des versements hypothécaires élevés.

Les acheteurs expérimentés ne sont pas épargnés. De nombreux propriétaires renouvellent en 2026 un prêt contracté pendant la pandémie, à une époque où les taux étaient exceptionnellement bas. Le passage à des taux plus élevés réduit leur marge de manœuvre et limite les projets de vendre leur propriété afin d’en acquérir une nouvelle de gamme supérieure.

Hélène Bégin, économiste-experte à l’APCIQ, rappelle que le contexte économique joue aussi un rôle : « L’emploi à temps plein chez les 25 à 54 ans, qui représente le cœur de la demande résidentielle, a montré des signes de fragilité depuis le début de l’année. À cela s’ajoutent une croissance démographique moins soutenue et un climat d’incertitude économique qui incitent plusieurs ménages à attendre avant de s’engager. »

Le ralentissement n’est donc pas causé par un manque d’intérêt pour la propriété. Il traduit plutôt un arbitrage plus serré des ménages dans un environnement où chaque décision immobilière doit être mieux planifiée.

Le grand changement du trimestre : le retour de l’offre

La donnée la plus révélatrice du printemps n’est peut-être pas la baisse des ventes, mais la progression du nombre de propriétés disponibles.

Au deuxième trimestre, les inscriptions en vigueur sur Centris ont atteint 41 466 propriétés, en hausse de 14 % sur un an. La remontée touche toutes les grandes catégories de propriétés : les copropriétés affichent la progression la plus marquée (+20 %), devant les unifamiliales et les plex (+11 % chacun).

Cette hausse redonne de l’oxygène aux acheteurs. Elle permet de comparer davantage de propriétés, de visiter sans nécessairement se précipiter et, dans certains marchés, de négocier avec un peu plus de marge.

Il faut toutefois garder le bon repère : l’inventaire demeure inférieur à sa moyenne des dix dernières années dans la majorité des marchés québécois. La seule exception notable est la RMR de Montréal, où l’offre dépasse maintenant sa moyenne historique. Le marché se détend, mais un manque de maisons unifamiliales à vendre persiste, alors que la copropriété s’avère en surplus dans les quartiers centraux de l’île.

Des prix qui montent encore, mais moins rapidement

La progression des prix s’est poursuivie au printemps, mais la décélération devient plus visible. Les hausses demeurent présentes, surtout pour les maisons unifamiliales, mais elles ne ressemblent plus aux poussées très rapides observées en 2024 et en 2025.

À l’échelle du Québec, les prix médians du 2e trimestre se présentent ainsi :


Évolution des prix des propriétés au Québec

 Type de propriété

 Prix médian T2 2026

 Variation annuelle

 Maison unifamiliale

 523 250 $

 +5 %

 Copropriété

 405 000 $

 +1 %

 Plex

 690 000 $

 +2 %

Le message est clair : la pression sur les prix n’a pas disparu, mais elle se modère. Les délais de vente confirment aussi que le marché demeure actif. Une unifamiliale s’est vendue en moyenne en 38 jours au Québec, un plex en 43 jours et une copropriété en 46 jours.

La copropriété est le segment où le changement est le plus perceptible. L’offre y augmente plus rapidement, les acheteurs ont davantage de choix et les prix progressent beaucoup plus lentement. Ce mouvement confirme les constats récents de l’APCIQ : la copropriété est souvent le premier segment à se rapprocher d’un meilleur équilibre.

Sept marchés, sept rythmes différents

Les données provinciales donnent la tendance générale, mais elles masquent des réalités régionales très contrastées. Le deuxième trimestre illustre bien cette diversité.

Montréal : La RMR a enregistré 13 365 ventes, en baisse de 7 % depuis un an. L’offre a augmenté de 14 %, avec une poussée marquée des copropriétés. Le rééquilibrage y est plus avancé qu’ailleurs, même si les prix continuent de progresser : +3 % pour les unifamiliales, +1 % pour les copropriétés et +5 % pour les plex.

Québec : Le marché demeure très compétitif. Les ventes ont légèrement progressé (+2 %) et l’offre a enfin rebondi (+19 %), mettant fin à neuf trimestres de recul. Malgré cette amélioration, l’inventaire reste 57 % sous sa moyenne historique, ce qui maintient une forte concurrence entre acheteurs.

Gatineau : La transition est plus nette. Les ventes ont reculé de 15 %, tandis que l’offre a bondi de 30 %. Les conditions se rapprochent de l’équilibre, particulièrement en copropriété, où le prix médian a diminué.

Sherbrooke : Après neuf trimestres de croissance des ventes, le marché change de cap. Les transactions ont diminué de 9 % et l’offre a augmenté de 10 %. Les vendeurs conservent toutefois l’avantage, car l’inventaire demeure inférieur à sa norme historique.

Saguenay : Le marché reste dynamique. Les ventes ont progressé de 3 % et l’offre de 18 %, mais les propriétés disponibles demeurent rares. Cette rareté continue de soutenir les prix, notamment pour les unifamiliales.

Trois-Rivières : La région évolue à contre-courant, avec une hausse de 9 % des ventes. Le segment des plex s’est particulièrement démarqué. Même si l’offre a fortement augmenté, les conditions demeurent serrées.

Drummondville : Le marché ralentit légèrement, avec une baisse de 3 % des ventes et une hausse de 22 % des inscriptions en vigueur. Les acheteurs ont plus de choix, mais les conditions demeurent favorables aux vendeurs, surtout dans l’unifamiliale.

Ce que cela change pour les acheteurs et les vendeurs

Le marché de 2026 exige une lecture plus fine que celui des années de surchauffe. Pour les acheteurs, le retour de l’offre est une bonne nouvelle, mais il ne garantit pas automatiquement une négociation facile. Dans les marchés où l’inventaire demeure faible, les bonnes propriétés continuent de susciter de l’intérêt rapidement.

Pour les vendeurs, la stratégie devient plus importante. Le prix demandé doit être réaliste, surtout dans les segments où l’offre augmente rapidement. Une propriété bien positionnée dès le départ continue de se vendre dans des délais courts; une propriété avec un prix initial surévalué risque toutefois de rester plus longtemps sur le marché qu’au cours des dernières années.

Le mot d’ordre n’est donc plus simplement la rapidité. C’est l’ajustement. Ajustement des attentes, du prix, du financement, des critères de recherche et du calendrier de décision.

Perspectives 2026 : un atterrissage en douceur

Les perspectives révisées de l’APCIQ s’inscrivent dans cette logique. Pour l’ensemble de 2026, l’équipe de l’Analyse de marché anticipe maintenant une baisse d’environ 6 % des ventes résidentielles au Québec et une hausse d’environ 5 % du prix médian des unifamiliales.

Ce scénario ne repose pas sur un retournement du marché, mais sur une poursuite du rééquilibrage. L’emploi, l’abordabilité, les renouvellements hypothécaires et la démographie devraient continuer d’inciter les ménages à la prudence. En parallèle, la remontée de l’offre devrait contribuer à ralentir davantage la croissance des prix, surtout dans le segment de la copropriété.

En résumé, 2026 s’annonce comme une année de transition : moins de fébrilité, plus de choix et des conditions de marché qui deviennent graduellement plus prévisibles.

Le 2e trimestre : ce qu’il faut retenir

  • Les ventes reculent de 5 %, mais demeurent légèrement au-dessus de leur moyenne des dix dernières années.
  • L’offre augmente fortement, avec 41 466 propriétés en vigueur, soit 14 % de plus qu’un an auparavant.
  • Les prix continuent de progresser, mais à un rythme plus modéré.
  • La copropriété se rééquilibre plus rapidement que l’unifamiliale.
  • Les délais de vente demeurent courts, signe d’un marché encore actif.
  • Les écarts régionaux sont importants : Québec et Trois-Rivières résistent mieux, tandis que Montréal, Gatineau et Sherbrooke se rééquilibrent plus rapidement.
  • Les prévisions 2026 pointent vers une baisse des ventes, mais pas vers une correction marquée.

Pourquoi bien s’entourer reste essentiel

Dans un marché plus nuancé, l’information locale devient déterminante. Les tendances provinciales donnent un cadre utile, mais elles ne remplacent pas une lecture précise du quartier, du type de propriété et du niveau de concurrence sur le terrain.

Pour les acheteurs comme pour les vendeurs, l’accompagnement d’un courtier immobilier demeure donc un atout important. Il permet de mieux interpréter les statistiques, d’ajuster sa stratégie et de prendre des décisions éclairées dans un marché qui retrouve progressivement son équilibre.

Article écrit en collaboration avec :

Source: Centris.ca

Visite libre en été : préparer votre maison pour séduire les acheteurs

Source : centris.ca

Ah, la belle saison! Ce temps de l’année où il fait chaud et où faire une sieste au soleil est le comble du bonheur. C’est aussi un moment très favorable pour la vente de votre maison, particulièrement pour les visites libres.

Lors d’une visite, chaque détail compte. La luminosité, la température intérieure, les odeurs, l’aménagement paysager, la terrasse ou encore l’ambiance générale contribuent tous à la première impression des acheteurs. Une bonne préparation avant de vendre sa propriété peut donc faire toute la différence.

Contrairement à l’hiver, où le terrain est souvent enneigé et les espaces extérieurs moins attrayants, l’été met votre propriété en valeur. Les jardins sont en fleurs, les espaces de vie extérieurs prennent vie et les acheteurs peuvent plus facilement se projeter. Découvrez nos conseils pour créer un environnement accueillant et maximiser l’impact de votre visite libre.

Maximiser l’attrait extérieur dès l’arrivée

On dit souvent qu’on n’a qu’une seule chance de faire une bonne première impression. C’est particulièrement vrai lors d’une visite libre. Si le gazon ressemble à un champ de foin et que les traces de doigts dans les vitres se voient, les visiteurs risquent d’avoir une opinion négative sur l’entretien de la maison. En un coup d’œil, l’extérieur de la propriété peut donner une idée de l’entretien qui a été fait au fil des ans.

Quelques jours avant la visite, afin de séduire les futurs acheteurs au premier regard, prenez le temps de :

  • Désherber l’aménagement paysager.
  • Tailler les buissons.
  • Tondre la pelouse.
  • Nettoyer l’entrée principale.
  • Laver les fenêtres.

Pour aller encore plus loin, ajoutez quelques pots de fleurs ou des plantes en bon état près de l’entrée. Ces petites attentions rendent la façade plus accueillante et contribuent à créer une première impression positive.

Trucs et conseils

Dans les semaines précédant la visite, faites le tour de la maison et prenez en note les endroits où la finition extérieure a besoin d’un second souffle, comme une gouttière endommagée ou du scellant arraché. Ces petites rénovations peuvent faire une grosse différence lors de la négociation.

Contrôler la température de la maison

Cepoint est crucial en été, surtout avec les nombreuses canicules. Plus les acheteurs passent du temps dans une propriété et s’y projettent, plus ils sont susceptibles de faire une offre.Pourvu qu’ils y soient confortables! Et bien souvent, ça passe par une température intérieure fraîche.

Juste avant la visite libre de votre maison, pensez à :

  • Régler la climatisation de la maison à une température confortable autour de 21-22 °C.
  • Programmer les thermostats pour que l’air climatisé rafraîchisse la maison quelques heures avant les visites.
  • Faire circuler l’air et allumer les ventilateurs de plafond à basse vitesse pour créer une brise.
  • Nettoyer toutes les grilles de ventilation afin qu’elles ne soient pas obstruées.
  • Éliminer les odeurs désagréables, comme les poubelles, le compost, ou les accessoires pour animaux, etc.

Si une journée particulièrement chaude est prévue, mettez quelques bouteilles d’eau ou un pichet d’eau fraîche à la disposition des visiteurs. Ce petit geste contribue à rendre l’expérience plus agréable et laisse une impression positive.

Trucs et conseils

Quelques semaines avant la visite, faites inspecter et nettoyer votre système de ventilation ou de climatisation par un professionnel. Un système bien entretenu améliore la qualité de l’air et favorise une meilleure circulation de l’air frais.

Troquer la déco d’hiver pour un style estival

L’été est le moment idéal pour rafraîchir votre décoration et créer une ambiance lumineuse, légère et accueillante. En adaptant votre décor à la saison, vous mettez votre propriété en valeur tout en aidant les acheteurs à s’y projeter. C’est d’ailleurs l’un des principes de la valorisation immobilière (home staging) : présenter une maison sous son meilleur jour.

Actualisez votre décor avec du home staging en commençant par :

  • Ranger les éléments associés à l’hiver, comme les grosses couvertures ou les tapis à poils longs. Ajouter des textiles plus légers, tels qu’un jeté en lin ou des coussins aux couleurs estivales. Disposer un bouquet de fleurs fraîches sur la table de la salle à manger ou dans l’entrée
  • Privilégier des accessoires aux teintes claires et naturelles afin de créer une atmosphère lumineuse et apaisante.

Découvrez quelques idées supplémentaires pour séduire un acheteur dans notre article sur la décoration du salon.

Baigner la maison de lumière naturelle

La luminosité est l’un des critères les plus recherchés par les acheteurs. Pour faire une réelle différence sur la lumière qui entre dans les différentes pièces, nettoyez les fenêtres à l’intérieur et à l’extérieur. Un conseil : ne vous attelez pas à la tâche le matin de la visite! Pensez-y quelques semaines avant.

Le jour de la visite, pensez à :

  • Ouvrir les rideaux et les stores pour laisser entrer un maximum de lumière naturelle.
  • Remplacer les ampoules brûlées et allumer les luminaires dans les pièces plus sombres.
  • Dégager les fenêtres en retirant les objets ou les plantes qui pourraient bloquer la lumière.

Toutes les propriétés ne bénéficient pas de la même luminosité naturelle. Si certaines pièces sont plus sombres, n’hésitez pas à allumer les lampes d’appoint, même en plein jour. Un miroir bien placé peut également réfléchir la lumière et donner une impression de grandeur. Ces quelques astuces contribueront à créer une ambiance lumineuse, chaleureuse et accueillante.

Scénariser la cour arrière

Vendre sa maison l’été, c’est aussi proposer un espace de vie extérieur et permettre aux gens de s’y projeter. Sortez le grand jeu en créant un environnement hospitalier qui favorisera un coup de cœur lors de la visite libre.

Prenez le temps de :

  • Dresser la table extérieure comme si vous receviez des invités.
  • Mettre des coussins décoratifs sur les chaises et le sofa extérieur.
  • Agrémenter le patio d’un grand tapis décoratif.
  • Ranger tous les outils de jardinage.

Assurez-vous que les éléments du patio et de la cour sont propres. Passez le souffleur à feuilles, enlevez les toiles d’araignées et nettoyez la piscine.

Si la visite a lieu par temps ensoleillé, créez des zones d’ombre en ouvrant un parasol ou un auvent, si vous en avez un. Les visiteurs pourront ainsi profiter pleinement de l’espace et mieux s’imaginer y passer leurs journées d’été. 

Trucs et conseils

Misez sur une ambiance invitante, sans en faire trop. Quelques plantes bien entretenues, un éclairage extérieur discret ou un foyer propre et prêt à être utilisé peuvent contribuer à créer une atmosphère chaleureuse. Si la température est agréable et que les conditions le permettent, allumer un foyer au gaz ou un foyer extérieur peut aider les visiteurs à se projeter dans une soirée estivale conviviale.

Porter attention aux détails

Qu’on le veuille ou non,les détails influencent inconsciemment la perception des futurs acheteurs sur l’entretien général de votre maison.

Votre demeure est magnifique, mais les garde-robes débordent, la poussière s’accumule sur les cadrages des portes, des fenêtres et des luminaires, et des traces de mains de vos tout-petits agrémentent le bas de vos fenêtres? Porter une attention particulière à ces détails et effectuer un nettoyage complet de la maison est important afin de faire une première bonne impression.

Alléger et dépersonnaliser l’espace

En entrant dans votre maison, les acheteurs doivent pouvoir s’imaginer y vivre. Bien que vos photos de famille lors du dernier voyage soient superbes, les visiteurs désirent visualiser leur propre famille entre ces murs.

Dépersonnalisez votre maison en enlevant les items trop spécifiques, comme les photos, le nom de vos enfants sur les murs de leur chambre ou leurs jouets.

On ne s’en rend pas toujours compte, mais les objets s’accumulent rapidement sur les surfaces et, à force, on ne les voit plus. En rangeant les comptoirs de la cuisine et de la salle de bain, et en faisant un désencombrement de la maison, donner une impression d’espace et mettre en valeur les possibilités de rangement.

Portez également attention aux objets décoratifs spécifiques. Disons que vous avez une grande passion pour les imprimés léopard et qu’il y en a dans toutes les pièces : ce n’est malheureusement pas pour tout le monde. Il vaudrait mieux n’en laisser que quelques-uns seulement.

Erreurs courantes à éviter lors des visites libres

Malgré une bonne préparation, certaines erreurs peuvent nuire à l’expérience des visiteurs et détourner leur attention des points forts de la propriété. Les éviter permet de maximiser l’impact de votre visite libre et de laisser une impression positive durable.

Voici une liste non exhaustive de choses à ne pas faire :

  • Oublier l’entretien de la piscine ou du spa.
  • Trop parfumer la maison ce qui pourrait donner l’impression de vouloir masquer certaines odeurs problématiques.
  • Laisser trainer des objets saisonniers encombrants (vélos, jouets d’enfants).
  • Oublier de retirer les toiles d’araignées ou de traiter la présence d’insectes.
  • Négliger les petites réparations (poignées desserrées, robinets qui fuient, portes qui grincent).
  • Laisser la télévision allumée ou mettre la musique trop forte.
  • Ignorer le nettoyage du garage ou du cabanon (les visiteurs voudront les examiner).
  • Sous-estimer l’importance de l’organisation des garde-robes : des espaces trop remplis peuvent donner l’impression d’un manque de rangement. Etc.

Prêt pour une visite libre en été

Vous êtes sur le point d’accueillir de futurs acheteurs? Souvenez-vous que la réussite d’une visite libre en été repose autant sur la préparation des espaces intérieurs que sur la mise en valeur des espaces extérieurs.

Votre courtier immobilier est là pour vous accompagner dans cette étape importante. Il pourra vous conseiller sur les meilleures façons de préparer votre propriété, vous suggérer des ajustements pour la mettre en valeur et organiser la visite libre afin d’offrir une expérience agréable aux acheteurs potentiels.

Après tous ces préparatifs, votre propriété sera prête à faire bonne impression. Il ne vous restera plus qu’à tourner la page et à trouver la prochaine maison qui fera battre votre cœur!

Foire aux questions

1.      Quelle est la meilleure température à maintenir lors d’une visite libre en été?

Les experts considèrent qu’une température est confortable entre 21 et 22 °C. Pensez à actionner les ventilateurs et ouvrir les fenêtres ou à partir le climatiseur quelques heures avant le début de la visite.

2.      Faut-il quitter la maison pendant une visite libre?

Il est préférable de laisser votre courtier immobilier s’occuper de faire visiter aux futurs acheteurs pour une raison très simple : ils seront beaucoup plus à l’aise de poser des questions, d’ouvrir les armoires et d’explorer l’environnement.

3.      Que faire avec les animaux de compagnie lors d’une visite?

Emmenez-les avec vous, si c’est possible, ou faites-les garder. Ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise entouré d’animaux. Et puis, vous ne voulez pas que votre chat vole la vedette à votre maison!

Source : centris.ca

Copropriété au Québec : tendances clés et nouvelles réalités

Source: Centris.ca

La copropriété occupe une place de plus en plus importante dans le marché immobilier québécois. Plus accessible que la maison unifamiliale et adaptée aux nouvelles réalités urbaines, elle représente aujourd’hui près d’une transaction résidentielle sur quatre.

Une place grandissante pour la copropriété dans le marché immobilier québécois

Au fil des années, la copropriété s’est imposée comme une composante incontournable du marché immobilier au Québec. Longtemps perçue comme une option marginale, elle est aujourd’hui au cœur des choix résidentiels de nombreux ménages partout au Québec, en particulier dans les grands centres urbains.

Comme le souligne l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec dans son étude Copropriété : entre compromis, législation et pressions financièresbasée sur les données Centris, les condos occupent une place de plus en plus importante dans les transactions immobilières.

Dans l’épisode L’évolution de la copropriété du balado L’immobilier en mouvement, l’économiste Camille Laberge rappelle d’ailleurs :

« La copropriété a pris beaucoup d’expansion au cours des 20 dernières années. Il y a 10 ans, c’était une transaction sur cinq. Aujourd’hui, on est rendu à une sur quatre. »

Ce changement reflète une transformation des modes de vie, mais aussi une adaptation du marché aux réalités économiques actuelles.

Plusieurs facteurs expliquent cette progression :

  • La densification urbaine
  • La diminution de la taille des ménages
  • Une accessibilité financière relative

Comme le résume Camille Laberge :

« La copropriété est devenue un produit disponible partout au Québec et accessible à un grand nombre de ménages. »

Une réalité qui prend plusieurs formes

Avant d’aller plus loin, il est essentiel de bien comprendre ce qu’est une copropriété.

« Juridiquement, c’est un immeuble divisé en parties privatives et communes. Chaque copropriétaire possède son unité, mais aussi une part des espaces communs », explique Camille Laberge.

Contrairement aux idées reçues, la copropriété ne se limite pas aux tours à condos en centre-ville. Elle peut aussi prendre la forme de :

  • maisons en rangée
  • duplex divisés
  • petits immeubles

Cette diversité contribue à son accessibilité et à sa popularité croissante.

Condos : un marché à deux vitesses

Le marché des copropriétés n’évolue pas de manière uniforme à travers le Québec.

Selon les données récentes :

  • Montréal et Gatineau : marché plus équilibré, davantage à l’avantage des acheteurs.
  • Québec, Saguenay, Trois-Rivières : marché encore très compétitif.

Dans le balado, Camille Laberge résume bien cette dynamique :

« Les marchés n’évoluent pas au même rythme. À l’ouest, on observe un ralentissement, alors que dans les marchés de l’est, la demande demeure forte et les prix restent sous pression. »

Les différents marchés au Québec ne sont pas parfaitement synchronisés. La forte hausse de dynamisme avait commencé avant la pandémie dans les marchés plus à l’ouest, alors qu’elle a été plus tardive dans les marchés plus à l’est.

Résultat : un marché de la copropriété, où la réalité varie fortement d’une région à l’autre.

Des prix en hausse… mais une demande plus prudente

Sur un horizon de dix ans, les prix des copropriétés ont fortement augmenté. Toutefois, la croissance ralentit progressivement.

Cette tendance s’explique notamment par la capacité financière des acheteurs.

« La demande est toujours là, mais elle devient plus prudente », observe l’étude.

Malgré tout, la copropriété conserve un avantage clé :

« Elle demeure plus abordable que l’unifamiliale, même lorsqu’on inclut les frais mensuels, même lorsqu’on la compare à une unifamiliale d’entrée de gamme », précise Camille Laberge.

Loi 16 : un tournant majeur pour la copropriété

L’entrée en vigueur de la Loi 16 a profondément transformé la gestion des copropriétés.

Parmi les nouvelles obligations :

  • carnet d’entretien obligatoire
  • étude du fonds de prévoyance aux 5 ans
  • transparence accrue

« L’objectif est simple : assurer une meilleure planification financière à long terme », explique Camille Laberge.

Cependant, cette réforme a aussi entraîné des ajustements importants dans certains cas.

Un marché en transformation… et une décision plus stratégique que jamais

Le marché immobilier québécois de la copropriété n’est pas en déclin : il est en mutation.

La copropriété en est un parfait exemple :

  • plus encadrée
  • plus transparente
  • mais aussi plus exigeante

« Le budget ramène souvent les acheteurs à faire des choix plus rationnels », résume Camille Laberge.

Des frais de copropriété en hausse… mais pas déconnectés

L’un des impacts les plus visibles de la Loi 16 est la hausse des frais de copropriété.

« Oui, les frais ont augmenté fortement, mais ils évoluent au même rythme que la valeur des propriétés », précise Camille Laberge.

Sur 10 ans :

  • les frais ont presque doublé
  • mais ils représentent toujours environ 0,9 % de la valeur du bien

Autrement dit, ils restent proportionnels à la valeur des unités et reflètent une gestion plus réaliste des dépenses à venir.

L’abordabilité : une réalité à nuancer

La copropriété demeure une porte d’entrée vers la propriété, mais son accessibilité doit être analysée globalement. La forte hausse des frais de copropriétés peut rebuter certains acheteurs au premier coup d’œil.

Un point souvent sous-estimé, selon Camille Laberge :

« Dans une maison, on oublie souvent de prévoir les coûts d’entretien, qui devrait représenter, en moyenne, entre 1 % et 3 % de la valeur de la propriété par année. »

Ainsi, les frais de condo remplacent des dépenses en partie invisibles pour les propriétaires de maisons.

Les cotisations spéciales : un risque réel, mais en diminution

Les cotisations spéciales demeurent un enjeu important.

En 2025, environ 5 % des transactions en impliquaient.

« C’est souvent le résultat d’un fonds de prévoyance insuffisant », explique Camille Laberge.

Bonne nouvelle :

« À long terme, la Loi 16 devrait réduire significativement ces situations. »

Un produit clé dans la crise de l’abordabilité

Au-delà du marché, la copropriété joue un rôle stratégique dans les politiques d’habitation.

Dans le balado, Simon Langelier souligne :

« La copropriété est un produit très abordable, mais cette réalité n’est pas toujours reflétée dans les politiques publiques. »

Il ajoute :

« Si on veut améliorer l’accès à la propriété, il faudrait miser davantage sur la copropriété dans les programmes gouvernementaux. »

Cela pourrait passer par :

  • des incitatifs fiscaux ciblés
  • des programmes d’aide spécifiques
  • une adaptation des politiques d’habitation

Un mode de vie en phase avec les tendances actuelles

Au-delà de l’aspect financier, la copropriété offre aussi des avantages concrets :

« Les copropriétés sont souvent situées près des réseaux de transport et des services, ce qui réduit la dépendance à la voiture », rappelle Simon Langelier.

Et contrairement aux clichés :

« Ce n’est plus seulement le condo en centre-ville pour jeunes professionnels. L’offre s’est énormément diversifiée. »

Pourquoi l’accompagnement d’un courtier immobilier est essentiel

Dans ce contexte plus complexe, le rôle du courtier est crucial.

Acheter une copropriété implique de comprendre :

  • les états financiers
  • le fonds de prévoyance
  • les procès-verbaux
  • les règlements

Un courtier permet :

  • d’identifier les risques
  • d’interpréter les documents
  • de sécuriser la transaction

Ce qu’il faut retenir

  • La copropriété représente aujourd’hui environ 25 % des transactions
  • Elle est plus accessible que l’unifamiliale
  • Les réalités varient fortement selon les régions
  • Les frais augmentent, mais reflètent une meilleure gestion
  • La Loi 16 améliore la transparence
  • Les cotisations spéciales devraient diminuer à long terme

Dans un contexte où l’accès à la propriété demeure un défi pour de nombreux ménages, la copropriété demeure une solution clé. Toutefois, comme tout projet immobilier, elle exige une analyse rigoureuse. Pour une copropriété, il s’agit de prendre en considération la situation financière du syndicat, l’état de l’immeuble et les obligations qui y sont associées. Bien informés et accompagnés par des professionnels compétents, les acheteurs peuvent ainsi prendre une décision éclairée et tirer pleinement parti des avantages qu’offre ce mode d’habitation en pleine évolution.




Source: Centris.ca

Maison plus verte : les meilleures rénovations écoénergétiques

Source: Centris.ca

Maison plus verte : les meilleures rénovations écoénergétiques

Face à la hausse des coûts d’énergie et aux préoccupations environnementales grandissantes, plusieurs propriétaires cherchent à rendre leur maison plus verte. En améliorant l’efficacité énergétique de votre habitation, il est possible de réduire votre consommation d’énergie tout en réalisant des économies à long terme.

Dans bien des cas, rénover une propriété est une solution responsable . En modernisant une maison existante, on limite la consommation de ressources ainsi que l’empreinte écologique liée aux matériaux, au transport et aux travaux de construction.

Pour rendre votre maison écoénergétique, vous pouvez améliorer l’isolation, moderniser les systèmes de chauffage ou intégrer des équipements plus performants. De plus, grâce aux subventions et aux programmes d’aide financière offerts aux propriétaires, de nombreux travaux de rénovation peuvent être effectués à moindre coût , surtout lorsqu’ils sont bien planifiés.

Pourquoi habiter une maison verte?

Aujourd’hui, plusieurs propriétaires et futurs acheteurs recherchent des habitations plus confortables, économiques et durables. Transformer sa propriété en maison verte offre donc plusieurs avantages qui vont bien au-delà de l’aspect environnemental.

Améliorer le confort

Une habitation mieux pensée améliore le confort au quotidien en maintenant une température stable et en limitant les variations d’humidité et de chaleur. Cela favorise un environnement plus sain et plus agréable pour les occupants.

Réduire la consommation électrique

Les rénovations écoénergétiques réduisent la consommation électrique de la maison. Opter pour des fenêtres bien isolées, des appareils de chauffage performants, des électroménagers homologués ENERGY STAR ® , de l’éclairage DEL et des matériaux de construction durables permet de diminuer les coûts d’électricité à long terme et de rentabiliser les investissements initiaux.

Augmenter la valeur de la propriété

Les maisons écologiques sont de plus en plus recherchées sur le marché immobilier. Un bon entretien peut augmenter leur valeur et les rendre plus attrayantes pour les futurs acheteurs.

Préserver l’environnement

Choisir des solutions plus durables réduit l’impact environnemental d’une propriété. En consommant moins d’énergie et en utilisant des matériaux plus responsables, les propriétaires diminuent l’émission de gaz à effet de serre, tout comme l’empreinte écologique de leur maison.

Améliorer l’efficacité énergétique de votre habitation

Toutes les rénovations n’ont pas le même impact sur la performance d’une maison. Une planification réfléchie permet de cibler les améliorations qui auront le plus grand impact sur son efficacité énergétique.

Évaluer l’efficacité énergétique actuelle

Plusieurs habitations perdent de la chaleur sans qu’on s’en rende compte, ce qui augmente inutilement la consommation d’énergie. Pour améliorer l’efficacité énergétique d’une propriété, la première étape consiste à relever les signes d’une mauvaise isolation et les principales sources de déperdition de chaleur. Ces informations permettront de prioriser les meilleures rénovations pour isoler une maison déjà construite .

Le test d’infiltrométrie est particulièrement utile pour détecter les infiltrations d’air dans l’enveloppe du bâtiment autour des portes, des fenêtres et de la toiture. La thermographie, quant à elle, permet de repérer les pertes de chaleur à l’aide d’une caméra thermique.

Vous pouvez contacter un conseiller ÉnerGuide ou consulter les étiquettes ÉnerGuide pour obtenir un portrait plus complet de la performance énergétique de votre habitation. Cette démarche peut également vous donner accès à des subventions et vous aider à mieux planifier vos rénovations.

Choisir les meilleures rénovations énergétiques

Toutes les rénovations n’offrent pas le même rendement. Dans plusieurs cas, l’isolation thermique demeure l’investissement le plus rentable pour améliorer l’efficacité énergétique – les fuites d’air pouvant représenter jusqu’à 25 % des pertes de chaleur . Une meilleure isolation du grenier, des murs et du sous-sol peut avoir un impact majeur sur le confort et les coûts de chauffage.

Les portes et fenêtres influencent aussi la performance énergétique d’une habitation. Des modèles avec un bon isolant thermique limitent les courants d’air et améliorent le maintien de la température intérieure tout au long de l’année.

La thermopompe est une option populaire pour le chauffage et la climatisation. Selon le type d’installation et les habitudes de consommation, elle peut permettre de réaliser des économies allant jusqu’à 40 % de la facture d’électricité . Les systèmes de géothermie sont aussi une solution intéressante pour réduire les frais de chauffage et de climatisation de près de 60 % .

Enfin, les propriétaires qui utilisent encore le mazout peuvent vérifier les subventions pour remplacer leur système par une option plus écologique.

Trucs et conseils

Avant d’entreprendre des travaux, consultez notre article 7 étapes incontournables pour trouver un entrepreneur en rénovation afin de mieux planifier votre projet .

Plus d’améliorations écoénergétiques

D’autres améliorations peuvent rendre votre maison plus verte, comme les planchers chauffants , qui gagnent en popularité pour leur confort et leur diffusion uniforme de la chaleur.

Les panneaux solaires deviennent également plus accessibles pour les propriétaires qui souhaitent produire une partie de leur énergie.

Enfin, les toits verts sont appréciés pour leurs bénéfices environnementaux, leur capacité à améliorer l’isolation thermique d’un bâtiment et la gestion des eaux de pluie. Cependant, leur installation nécessite une structure adaptée, car le poids de la végétation et du substrat peut être considérable.

Acheter local pour utiliser des matériaux écologiques et durables

Opter pour des matériaux plus écoresponsables permet de minimiser l’impact environnemental des rénovations tout en améliorant le confort et la qualité de vie. Heureusement, il existe une multitude d’options écologiques, innovantes et non toxiques pour les revêtements intérieurs et les matériaux de construction, permettant de rénover de manière plus responsable.

Par exemple, les peintures écologiques contiennent moins de composés organiques volatils (COV). Cela contribue à limiter l’exposition à certains produits chimiques et à améliorer la qualité de l’environnement intérieur pour les occupants. Ainsi, la peinture à la chaux représente une option intéressante pour les propriétaires qui recherchent un fini naturel et respirant. Appréciée pour son aspect authentique et sa composition plus écologique, elle aide à réguler l’humidité et offre un cachet unique aux surfaces.

De plus en plus de propriétaires optent pour l’achat local afin de minimiser l’empreinte écologique du transport des matériaux. En plus d’encourager les entreprises de la région, cette démarche permet souvent d’obtenir des produits mieux adaptés aux conditions climatiques du Québec.

La récupération et la réutilisation de matériaux représentent une autre stratégie intéressante pour limiter le gaspillage des déchets liés aux rénovations, tout en ajoutant une touche originale à votre projet.

Astuces pour réduire sa consommation énergétique quotidienne

Pour rendre une maison plus écologique, il est possible d’adopter des habitudes quotidiennes simples, comme éteindre les lumières, baisser le chauffage ou utiliser des appareils économes en énergie.

Appareils énergivores

Même lorsqu’on ne les utilise pas, certains appareils électroniques continuent de consommer de l’électricité. Les téléviseurs, les ordinateurs et les petits électroménagers, par exemple, peuvent ainsi faire augmenter votre facture d’électricité de 5 % à 10 % sans que vous vous en rendiez compte.

Pour limiter sa consommation d’électricité, il est recommandé de choisir des appareils certifiés ENERGY STAR ® , autant pour les électroménagers que pour les équipements de chauffage et de climatisation. Ces appareils consomment généralement jusqu’à 25 % moins d’énergie tout en maintenant une bonne performance.

Les barres d’alimentation intelligentes avec minuterie représentent aussi une solution simple pour couper automatiquement l’alimentation de certains appareils pendant la nuit ou lors des périodes d’inactivité.

Avant de partir en vacances ou lors d’absences prolongées , adoptez les bons réflexes et débranchez les appareils faciles d’accès afin d’éviter la consommation inutile d’énergie.

Consommation d’eau

Réduire sa consommation d’eau contribue à rendre sa maison plus verte. Installer des équipements de plomberie à faible débit, comme les pommes de douche, les robinets et les toilettes, diminue la quantité d’eau utilisée au quotidien, sans nuire à la pression ou compromettre votre confort.

Changer certaines habitudes, comme laver les vêtements à l’eau froide, peut réduire la consommation énergétique et avoir un impact positif sur l’environnement. Pour une économie d’énergie supérieure, suspendez vos vêtements à l’air libre plutôt que d’utiliser la sécheuse.

Par ailleurs, la récupération de l’eau de pluie est une solution intéressante pour l’arrosage du jardin. Certains systèmes peuvent même être reliés à des bassins destinés pour alimenter les chasses d’eau.

Température et éclairage

Les thermostats intelligents offrent un meilleur contrôle de la température et permettent d’ajuster le chauffage et la climatisation selon vos habitudes de vie, sans compromettre votre confort.

Pour l’éclairage, les ampoules DEL sont plus efficaces et durables que les ampoules incandescentes, car elles consomment de 75 % à 90 % moins d’électricité . L’ajout de gradateurs de lumière sans résistance permet également d’adapter l’éclairage selon les moments de la journée.

Trucs et conseils

Plusieurs autres initiatives contribuent à réduire votre impact environnemental, comme le compostage, la végétalisation de votre terrain, l’ aménagement d’un potager et l’utilisation d’emballages réutilisables.

Prêts, subventions et aides financières pour une maison plus verte

Rendre sa maison plus verte implique certains investissements. Heureusement, plusieurs prêts, subventions et aides financières peuvent vous permettent de réduire le coût de vos rénovations écoénergétiques.


Aides financières pour rendre sa maison plus verte au Québec

Subvention

Description

Montant alloué

Remboursement de la TPS/TVH pour les acheteurs d’une première habitation

Pour les premiers acheteurs qui souhaitent obtenir un remboursement sur la TPS/TVH, pour les maisons neuves ou faisant l’objet de rénovations majeures.

Jusqu’à 50 000 $ pour une propriété de moins de 1 M$.

Remboursement partiel pour une propriété de 1 à 1,5 M$.

Produits ECO de la SCHL

Pour l’achat d’une habitation écologique ou la rénovation d’une propriété existante.

25 % de votre prime d’assurance SCHL.

Novoclimat

Pour la construction d’habitations homologuées Novoclimat offrant un plus grand confort et des économies d’énergie.

Le premier propriétaire d’une maison neuve homologuée Novoclimat reçoit une aide financière de 2 000 $ (4 000 $ pour un premier acheteur).

Si une thermopompe admissible est installée, le propriétaire peut recevoir une aide financière supplémentaire.

Énergir

Subventions pour améliorer l’enveloppe thermique des bâtiments ou construire des habitations écoénergétiques.

Programme Rénovation efficace, qui permet d’obtenir jusqu’à 100 000 $.

Subvention de 850 $ pour un système combo à très haute efficacité.

Jusqu’à 100 $ à l’achat et à l’installation d’un thermostat intelligent.

Hydro-Québec

Aide financière octroyée dans le cadre du programme LogisVert pour des travaux d’efficacité énergétique et l’achat d’équipements performants (thermopompe, cuisinière à induction, chauffe-piscine, etc.)

Les montants varient selon les équipements admissibles et les économies d’énergie prévues.

Pour une thermopompe, l’aide financière est de 50 $ par tranche de 1 000 BTU de chauffage à -8 °C ou de 120 $ par 1000 BTU/h à -8 °C lorsque celle‑ci est de type « climat froid ». Elle peut aller jusqu’à 6 700 $.

Éconologis

Les propriétaires et les locataires ayant un revenu modeste peuvent recevoir des conseils personnalisés et profiter de petits travaux d’amélioration énergétiques sans frais.

Services gratuits.

RénoRégion

Pour les familles à revenu faible ou modeste qui habitent en milieu rural, dont l’habitation nécessite d’importants travaux.

Jusqu’à 95 % du coût reconnu pour la réalisation des travaux admissibles, jusqu’à 20 000 $.

Municipalités

Certaines villes offrent des subventions, des financements ou même des congés de taxes à l’achat d’une maison certifiée.

Varie selon la municipalité.

Institutions financières

Plusieurs banques proposent des rabais ou une réduction du taux hypothécaire pour l’acquisition d’une maison écoénergétique.

Varie selon l’institution financière.


Rendre sa maison plus verte : une question de planification

Qu’on cherche à réduire sa consommation d’énergie, à améliorer son confort ou à réduire ses coûts énergétiques à long terme, plusieurs solutions permettent de rendre une maison plus verte.

Cibler les principales pertes de chaleur, évaluer l’efficacité énergétique, moderniser les systèmes de chauffage, adopter de meilleures habitudes de consommation, sont toutes des solutions qui améliorent la performance globale d’une propriété. Même des changements simples, comme l’utilisation d’appareils plus efficaces, la récupération de l’eau de pluie ou le lavage à l’eau froide, améliorent votre empreinte écologique.

En somme, planifier les travaux de façon stratégique en priorisant les rénovations les plus rentables vous aidera à réduire progressivement votre consommation d’énergie tout en augmentant la valeur de votre propriété sur le marché immobilier.

Source: Centris.ca

Rénovations : quels travaux nécessitent un permis au Québec?

Rénovations : quels travaux nécessitent un permis au Québec?

Source : centris.ca

Rénover une propriété est souvent un bon investissement. Cependant, plusieurs propriétaires négligent l’étape de la demande de permis de construction, croyant à tort qu’il n’est pas obligatoire ou que l’entrepreneur qui effectue les travaux s’en occupe. Or, cette autorisation municipale est liée au bâtiment et non à la personne qui exécute les travaux. Ainsi, vous avez la responsabilité d’obtenir un permis même si vous faites appel à un spécialiste.

De plus, les règles varient selon la municipalité et le type d’habitation : unifamiliale, copropriété, chalet ou résidence locative. Rénover sans permis peut entraîner des amendes, compromettre votre assurance ou rendre la vente de votre propriété plus difficile.

Cet article vous explique la différence entre le permis de construction, le certificat d’autorisation et la déclaration de travaux, quand demander un permis de rénovation, ainsi que les démarches, les coûts et les délais à prévoir.

Pourquoi certaines rénovations nécessitent-elles un permis?

Le permis garantit que vos travaux de rénovation résidentielle respectent les normes de sécurité du Code national du bâtiment . Il assure aussi la sécurité des occupants, le respect du zonage municipal et la valeur des propriétés.

Les informations recueillies sont partagées avec différents organismes, comme la Régie du bâtiment du Québec (RBQ), la Commission de la construction du Québec (CCQ) et Revenu Québec . Cela permet au gouvernement de suivre les chantiers de rénovation en cours, tout en favorisant l’équité fiscale et la protection des consommateurs.

Quelle est la différence entre le permis de construction, le certificat d’autorisation et la déclaration de travaux?

Avant de commencer des rénovations résidentielles, il est important de déterminer l’autorisation nécessaire. Les municipalités utilisent généralement trois types d’approbations, selon la nature du projet.

  1. Le permis de construction : il s’applique aux travaux majeurs qui modifient la structure ou la valeur d’une maison, comme une construction neuve, un agrandissement, une transformation importante ou l’ajout d’un bâtiment. Le projet doit respecter les règlements municipaux en vigueur, notamment en matière de lotissement, de zonage et de construction.
  2. Le certificat d’autorisation : il s’applique à des interventions plus ciblées, souvent liées à l’aménagement du terrain ou aux installations extérieures. Il est requis, par exemple, pour un changement d’usage, des travaux d’excavation, la construction d’un cabanon, l’installation d’une piscine ou l’abattage d’un arbre.
  3. La déclaration de travaux : certaines villes l’utilisent pour encadrer des projets mineurs, tels que le remplacement de portes et fenêtres ou d’un revêtement extérieur identique, sans passer par un processus complet de demande de permis. Cette démarche est généralement simple, rapide et sans frais.

Quel est le risque de rénover sans permis?

Rénover sans autorisation peut entraîner diverses conséquences, puisque le permis de construction sert de preuve attestant que vos rénovations respectent les normes en vigueur. Sans ce document, vous risquez une amende pour rénovation sans permis, qui peut varier entre 350 $ et 4 000 $ . La ville peut aussi exiger des correctifs ou la remise en état du bâtiment pour assurer sa sécurité et celle du voisinage en cas d’irrégularités.

L’absence de permis peut aussi avoir un impact sur votre assurance habitation. En cas de sinistre lié à des travaux non déclarés ou non conformes, votre assureur pourrait refuser de couvrir les dommages.

À long terme, un historique de travaux incomplet peut compliquer la revente de votre propriété, en ralentissant l’ inspection préachat et les vérifications notariales. Régulariser la situation après coup n’est pas toujours simple; des frais supplémentaires peuvent s’appliquer, et, dans certains cas, des recours judiciaires peuvent être envisagés.

Trucs et conseils

Avant de rénover, prenez le temps de consulter le portail citoyen de votre municipalité. Plusieurs villes offrent des outils simples pour vous guider vers les démarches et formulaires appropriés selon votre projet.

Les rénovations résidentielles qui nécessitent un permis de construire

Chaque municipalité a ses propres règlements, mais la plupart exigent une autorisation pour tout projet d’ autoconstruction d’une maison ou de rénovation majeure qui touche la structure, l’usage ou la sécurité d’un bâtiment.

Dans certains cas, l’obligation d’obtenir un permis peut aussi dépendre de la valeur des rénovations. À Sherbrooke, par exemple, des travaux peuvent être réalisés sans permis si leur coût est inférieur à 25 000 $, une exception qui ne s’applique pas partout au Québec.

Agrandissement ou modification de la structure de la maison

Tout projet qui modifie l’empreinte au sol, l’intégrité structurale du bâtiment ou l’usage d’une pièce nécessite un permis de construction. Cela inclut :

  • Un agrandissement
  • La construction d’un étage
  • La modification des murs porteurs
  • La transformation d’un escalier intérieur
  • La construction d’un garage attaché à la maison
  • L’ajout d’une mezzanine ou d’une chambre
  • L’installation d’une cheminée ou d’un foyer intérieur

Pour bien préparer ce type de projet, consultez nos articles Planifier son agrandissement de maison : options et étapes clés et 8 conseils pour un projet d’agrandissement réussi .

Modification extérieure de la propriété

Certains travaux extérieurs nécessitent une autorisation, même s’ils ne modifient pas la structure du bâtiment. Ça peut être le cas si vous souhaitez :

  • Refaire votre toiture avec un nouveau type de revêtement
  • Modifier les dimensions des portes et fenêtres
  • Construire une galerie, une terrasse
  • Agrandir un balcon existant
  • Remplacer un escalier ou des rampes
  • Installer une piscine ou un spa de plus de 2 000 litres
  • Construire un cabanon

Modification de la plomberie ou de l’électricité

Les travaux de plomberie et d’électricité doivent généralement être approuvés, même s’ils semblent mineurs. Par exemple, refaire une partie de la plomberie d’une maison ou déplacer une installation existante – une douche, un bain, une toilette ou un robinet – nécessite une autorisation pour s’assurer que ces travaux respectent les normes du Code du bâtiment.

Ajout d’un logement ou d’une chambre en location

Vous voulez convertir un sous-sol en logement ou un duplex en unifamiliale? Les changements d’usage sont soumis à une réglementation stricte. Ainsi, l’ajout d’une unité d’habitation autonome ou la reconfiguration d’un espace nécessite un permis.

Trucs et conseils

Ne vous fiez pas uniquement à la valeur des travaux pour déterminer si un permis est requis, car même une rénovation mineure peut nécessiter un certificat d’autorisation. En cas de doute, communiquez avec le service de l’urbanisme de votre municipalité.

Les rénovations qui ne nécessitent généralement pas de permis

La plupart des travaux esthétiques ou d’entretien courant peuvent être réalisés sans permis, puisqu’ils ne sont pas considérés comme des travaux de construction au sens de la Loi sur le bâtiment . Cela dit, la réglementation dépend toujours de la municipalité : une vérification rapide sur le site web de votre ville demeure la meilleure pratique avant d’entreprendre des travaux.

Travaux mineurs

Si votre projet vise surtout à rafraîchir votre propriété, vous pouvez probablement rénover sans permis. La rénovation d’une cuisine ou d’une salle de bain, par exemple, est souvent exemptée tant qu’elle ne touche pas aux murs porteurs ni à la configuration de la plomberie. Même chose pour le changement d’armoires de cuisine, de la vanité de la salle de bain ou la modernisation des surfaces .

Voici d’autres exemples de rénovations intérieures généralement autorisées sans permis :

  • Peinture et décoration intérieure
  • Changement de revêtements de plancher
  • Remplacement d’un robinet ou d’un luminaire
  • Petites réparations de plâtrage et de menuiserie
  • Remplacement de portes intérieures
  • Aménagement paysager, incluant clôture et haie
  • Installation d’une thermopompe ou d’un climatiseur

Travaux extérieurs

La règle d’or est souvent le remplacement « à l’identique ». Tant que les travaux extérieurs ne modifient ni l’apparence ni la structure du bâtiment, aucune autorisation n’est généralement requise.

Beaucoup de propriétaires se demandent : faut-il un permis pour changer des fenêtres? Non, si vous installez des modèles de mêmes dimensions dans les ouvertures existantes. Il en va de même pour une toiture refaite avec un matériau identique, sans modification à la structure.

Trucs et conseils

Ce n’est pas parce que la ville n’exige pas de permis que l’entrepreneur que vous embauchez n’a pas besoin d’une licence de la RBQ . Saviez-vous que si un ami ou un membre de votre famille vous aide dans vos travaux et en retire un avantage ou un gain (par exemple, vous lui promettez vos vieilles armoires pour qu’il les revende), il peut être considéré comme un entrepreneur et doit détenir une licence? Consultez le site du gouvernement avant de vous lancer!

Comment demander un permis?

Formuler une demande de permis repose sur une bonne préparation. Bien que chaque ville possède ses propres outils – plusieurs d’entre elles ont maintenant des portails en ligne –, la démarche suit généralement un parcours similaire. Dans tous les cas, vous devrez présenter un dossier détaillé décrivant votre projet; un dossier incomplet peut entraîner des délais ou un refus.

Documents à fournir pour une demande de permis

Pour être analysée, votre demande doit démontrer que le projet respecte la réglementation en vigueur. Voici les documents les plus couramment exigés :

  • Certificat de localisation : permet de vérifier les distances avec les limites de terrain et les servitudes.
  • Plans et devis : les plans de construction, les croquis et la description des matériaux utilisés sont requis.
  • Photographies du bâtiment actuel : souvent demandées pour divers projets de rénovation, comme le changement du revêtement extérieur ou de nouvelles portes et fenêtres de tailles différentes.
  • Contrat de l’entrepreneur : certaines municipalités exigent une copie du contrat et le numéro de licence RBQ.

Principales étapes d’une demande de permis

Voici le déroulement typique d’une demande de permis de construction :

  • Validation du projet auprès de la municipalité : une première consultation avec le service de l’urbanisme permet de confirmer la faisabilité du projet et d’éviter des ajustements coûteux.
  • Dépôt de la demande et paiement des frais : le dossier est soumis avec les documents requis. Le traitement de la demande débute uniquement lorsque la municipalité le considère complet.
  • Analyse de conformité : un inspecteur ou un urbaniste évalue votre projet afin de s’assurer qu’il respecte les règlements municipaux et les normes de sécurité.
  • Affichage du permis : une fois obtenu, le permis doit être affiché sur le chantier. Cette étape officialise le début des travaux et facilite les inspections.

Combien coûte un permis de construction?

Au Québec, le prix d’un permis de construction n’est pas fixe : il varie selon la municipalité, la nature du projet et la valeur des travaux. Pour une rénovation résidentielle, le coût de base commence généralement entre 75 $ et 275 $, montant auquel s’ajoute souvent un supplément proportionnel à la valeur du projet. S’il s’agit d’une construction neuve, la tarification est souvent nettement plus élevée et dépasse fréquemment les 700 $.

Dans plusieurs localités, la demande de permis de construction implique des frais d’ouverture de dossier non remboursables. Ceux-ci sont habituellement déduits du coût total du permis, s’il est approuvé. Pour obtenir une estimation juste, consultez votre service d’urbanisme.

Coût moyen d’un permis de construction selon la ville

Ville

Coût de base

Supplément par tranche de 1 000 $ (valeur des travaux)

Sherbrooke

254 $

5,00 $

Laval

92 $

2,50 $

Montréal

167,40 $

9,80 $

Québec

275 $

50,00 $(par tranche de 100 000 $)

Longueuil

150 $

N/A

Saint-Jean-sur-Richelieu

75 $

1,50 $

Drummonville

150 $

N/A

Quel est le délai moyen d’obtention d’un permis?

Le délai pour obtenir un permis de construction au Québec varie également d’une ville à l’autre et selon la nature des travaux. En général, on doit prévoir entre 30 et 60 jours pour recevoir une autorisation. Dans le cas de projets plus complexes, ce délai peut s’étendre jusqu’à six mois.

Plusieurs facteurs peuvent influencer la période de traitement. D’abord, la période de l’année joue un rôle important. Puisque le printemps et l’été sont des périodes très achalandées, déposer une demande en hiver peut parfois accélérer le processus.

L’absence d’un document – comme un plan d’architecte ou un certificat de localisation – peut aussi retarder l’analyse de plusieurs semaines. Enfin, certains projets nécessitent des étapes supplémentaires, comme une dérogation mineure ou une approbation du Comité consultatif d’urbanisme (CCU).

Permis de construction : l’essentiel à retenir avant de rénover au Québec

En résumé, le permis de construction et le certificat d’autorisation ne doivent pas être vus comme de simples formalités administratives, mais plutôt comme des outils qui encadrent vos travaux et protègent votre investissement.

Avant d’entreprendre des rénovations, mieux vaut vérifier les exigences de votre municipalité, ce qui peut vous éviter des conséquences importantes sur le plan financier et lors de la revente de votre propriété.

Même si certaines rénovations intérieures offrent plus de liberté, chaque projet mérite d’être évalué avec attention. En respectant les règles en vigueur dès le départ et en formulant une demande de permis de construction lorsque nécessaire, vous vous assurez une rénovation résidentielle conforme et sécuritaire.

Foire aux questions

1. Est-ce qu’un permis est requis pour effectuer des travaux d’entretien?

En règle générale, les travaux d’entretien et les réparations mineures (peinture, revêtement de sol, changement de luminaire, etc.) n’exigent pas de permis de construction, car ils visent à maintenir l’état d’origine du bâtiment sans en modifier la structure ou l’usage.

2. La démarche pour obtenir un permis est-elle la même pour une maison patrimoniale?

Les bâtiments patrimoniaux sont protégés en raison de leur valeur culturelle, historique ou archéologique. Lors d’un projet les touchant, l’autorisation de construction ou de rénovation relève du ministère de la Culture et des Communications .

3. Existe-t-il des subventions pour les rénovations?

Oui, il existe plusieurs programmes et subventions pour alléger vos coûts, surtout pour les projets d’efficacité énergétique. Au Québec, le programme Rénoclimat offre des subventions pour l’isolation et l’étanchéité, tandis que LogisVert d’Hydro-Québec propose des remises pour l’installation de thermopompes. Certaines municipalités offrent également des crédits de taxes pour la rénovation résidentielle.

Source : centris.ca

Inspection de maison : 10 mythes à déconstruire avant l’achat

Source: centris.ca

L’achat d’une propriété représente souvent l’investissement d’une vie. Malgré cela, plusieurs futurs acheteurs entretiennent encore des perceptions erronées au sujet de l’inspection préachat. Certains croient que celle-ci est inutile ou superflue, alors qu’elle s’inscrit parmi les étapes déterminantes d’un projet immobilier, permettant de déceler des problèmes potentiels et d’obtenir un portrait plus juste de l’état d’un bâtiment.

Comme le rappellent les ressources gouvernementales en matière de protection du consommateur, l’inspection constitue un outil clé pour prendre une décision éclairée. Dans un marché immobilier où chaque décision peut avoir des répercussions importantes, il devient essentiel de départager les mythes et les réalités.

Mythe 1 : L’inspection préachat est obligatoire au Québec
Contrairement à une croyance répandue, l’inspection préachat n’est généralement pas obligatoire au Québec. Dans certains cas, toutefois, une institution financière peut l’exiger, notamment si la propriété présente des particularités ou si elle a un certain âge.

Dans tous les cas, elle demeure fortement recommandée. Elle permet notamment de :

  • Mieux comprendre l’état du bâtiment;
  • Repérer des problèmes potentiels;
  • Éviter des dépenses imprévues.

Dans un marché très compétitif, certains acheteurs peuvent être tentés de renoncer à cette condition pour rendre leur promesse d’achat plus attrayante. Cette décision augmente toutefois le risque de découvrir, après coup, des problèmes coûteux ou complexes.

Par ailleurs, le cadre réglementaire évolue : certaines mesures visent à rendre l’inspection obligatoire pour les bâtiments résidentiels de 25 ans et plus.

Mythe 2 : Une maison neuve ou un condo n’a pas besoin d’inspection
Même une propriété récente peut présenter des défauts qui ne sont pas visibles au premier coup d’œil.

Nouvelles constructions
L’inspection préréception, prévue dans la garantie de construction résidentielle (GCR), permet de vérifier l’état du bâtiment avant la remise des clés. Elle vise surtout à repérer les défauts apparents et les travaux à corriger.

Elle ne remplace toutefois pas une inspection préachat indépendante, plus complète. Certaines malfaçons ou installations inadéquates peuvent passer inaperçues, et même des constructions neuves peuvent faire l’objet d’avis de correction de la part de la Régie du bâtiment du Québec lorsqu’elles ne respectent pas les normes en vigueur.

Condos
Dans le cas d’un condo, l’inspection ne devrait pas se limiter à l’unité. Elle gagne à inclure :

  • Les composantes visibles du logement;
  • Les parties communes;
  • Les documents de copropriété.

Ces vérifications permettent d’anticiper d’éventuels travaux ou frais à venir. Pour approfondir, il peut être utile de consulter les éléments à vérifier avant d’acheter un condo.

Mythe 3 : N’importe qui peut faire une inspection préachat
C’est faux. Une inspection préachat exige des compétences techniques et le respect de critères précis. Cela suppose aussi une formation adaptée et une bonne connaissance du bâtiment, de ses composantes et des normes applicables.

Selon les bonnes pratiques du secteur, une inspection devrait notamment répondre à quatre exigences :

  • Une assurance responsabilité professionnelle;
  • Une convention de service précisant la portée de l’inspection;
  • Le respect d’une norme de pratique reconnue;
  • La remise d’un rapport écrit détaillé.

Ces éléments permettent de s’assurer que l’inspection de la maison est réalisée de façon rigoureuse et conforme aux standards de l’industrie.

La profession est d’ailleurs en voie d’être mieux encadrée, notamment à la suite de nouvelles mesures réglementaires, avec une certification obligatoire prévue d’ici 2027. D’ici là, il est recommandé de vérifier si l’inspecteur est inscrit dans un registre officiel ou membre d’une association reconnue, comme l’Association des inspecteurs en bâtiments du Québec (AIBQ), qui regroupe des inspecteurs à travers la province.

Mythe 4 : L’inspection peut nuire à la vente d’une propriété
L’inspection préachat ne vise pas à faire échouer une transaction, mais à protéger les acheteurs.

Dans le cadre d’une promesse d’achat, l’inspection constitue une condition importante. Pour se désister, il ne suffit pas de relever un défaut mineur : le problème doit être suffisamment important pour influencer la décision d’achat ou le prix offert. Des délais précis doivent également être respectés pour transmettre un avis écrit au vendeur.

Selon la nature des constats, les suites possibles varient : il peut s’agir de poursuivre la transaction telle quelle, de renégocier certaines conditions ou, dans les cas plus sérieux, de se retirer de la promesse d’achat.

Les constats du rapport peuvent ainsi mener à formuler une contre-proposition afin de tenir compte des travaux à prévoir.

Mythe 5 : La déclaration du vendeur remplace l’inspection
La déclaration du vendeur repose sur les connaissances et la bonne foi du propriétaire. Elle peut contenir des informations utiles, mais elle demeure limitée par ce que la personne connaît – ou croit connaître – de sa propriété.

L’inspection préachat, quant à elle, apporte un regard objectif et professionnel sur l’état du bâtiment. Elle permet de relever des indices, de poser des constats et, au besoin, de recommander des vérifications plus approfondies. C’est donc un complément essentiel, et non un substitut.

Un autre élément souvent méconnu concerne la notion d’acheteur prudent et diligent. En cas de vice caché, il est généralement nécessaire de démontrer que toutes les vérifications raisonnables ont été effectuées avant l’achat. Omettre de faire inspecter une maison peut ainsi compliquer un recours éventuel.

Mythe 6 : L’inspection garantit la détection de tous les vices cachés
C’est une attente fréquente, mais irréaliste. L’inspection d’une maison avant achat repose avant tout sur un examen visuel des composantes accessibles du bâtiment. Autrement dit, un vice caché, par définition dissimulé, peut ne présenter aucun signe visible au moment de l’inspection. Le rapport d’inspection permet plutôt de relever des indices, d’identifier des anomalies et, au besoin, de recommander des expertises supplémentaires.

Dans certains cas, l’intervention d’un spécialiste peut être nécessaire pour approfondir un doute, par exemple en présence de signes liés à l’humidité, à la structure ou à des matériaux problématiques, comme la pyrite.

Ainsi, même si une inspection préachat est une étape essentielle, elle ne constitue pas une garantie absolue contre les vices cachés. Il est donc important de mieux comprendre comment les repérer et s’en protéger et de connaître les vices cachés les plus courants.

Mythe 7 : Le rapport d’inspection est une perte de temps et d’argent
Perçue comme une dépense, l’inspection d’une maison avant achat s’avère plutôt un investissement. Le rapport d’inspection fournit des éléments concrets qui permettent d’agir avant de s’engager pleinement, notamment en s’y appuyant pour les négociations.

Il peut notamment servir à :

  • Demander des correctifs;
  • Ajuster le prix d’achat;
  • Planifier un budget de rénovation réaliste.

Le prix pour une inspection de maison se situe généralement autour de 750 $ à 850 $ pour une résidence unifamiliale, selon ses caractéristiques. Comparativement, certaines réparations majeures peuvent représenter des coûts dans les cinq, voire six chiffres.

Mythe 8 : L’inspection est inutile pour une vente sans garantie légale
C’est plutôt l’inverse. Lorsqu’il est question d’acheter sans garantie légale, l’acheteur assume une plus grande part de responsabilité, avec des recours plus limités en cas de problème.

Dans ce contexte, l’inspection préachat devient une étape clé pour documenter l’état du bâtiment avant l’achat et mieux cerner les risques réels, notamment en mettant en lumière des éléments qui pourraient autrement passer inaperçus.

Une vente sans garantie légale demande d’ailleurs une vigilance accrue, particulièrement dans certaines situations plus à risque, comme :

  • Une succession;
  • Une reprise bancaire;
  • Un immeuble à démolir;
  • Un changement d’usage prévu.

L’inspection permet surtout d’aborder la transaction en connaissance de cause, sans avancer à l’aveugle dans un contexte où les protections sont limitées.

Mythe 9 : L’inspecteur vérifie tout, même la piscine et le spa
L’inspection préachat vise principalement les composantes du bâtiment lui-même, comme la structure, la toiture, la plomberie ou les systèmes électriques.

Certains éléments ou équipements, comme une piscine, un spa ou des installations spécialisées, ne font généralement pas partie de l’inspection standard. Ils peuvent nécessiter une vérification distincte par un spécialiste, selon leur nature et leur état. Des organismes comme l’APCHQ permettent notamment de trouver des professionnels qualifiés selon le type d’inspection ou d’expertise requis.

De plus, certaines conditions peuvent limiter la portée de l’inspection. Une composante difficilement accessible, ou encore une toiture recouverte de neige, ne pourra pas être évaluée adéquatement au moment de la visite.

Mythe 10 : L’inspecteur tranchera si vous devez acheter ou non
C’est une attente fréquente, mais qui ne correspond pas à son rôle. L’inspecteur en bâtiment n’est pas un conseiller immobilier : il ne recommande pas d’acheter ou non une propriété.

Son mandat consiste plutôt à dresser un portrait objectif de l’état physique visible du bâtiment et à signaler les éléments à surveiller ou à faire vérifier. La décision finale revient toujours aux acheteurs, en fonction de leur tolérance au risque et de leur projet.

Le courtier immobilier peut ensuite aider à interpréter ces constats dans le cadre de la transaction, notamment pour orienter la suite des démarches. Il a d’ailleurs une obligation de conseil envers les parties, ce qui inclut de les guider adéquatement à la lumière des résultats de l’inspection.

Protégez votre investissement avec l’inspection préachat
En revisitant ces mythes, on réalise surtout que l’inspection de maison est souvent mal comprise. Ni superflue ni infaillible, elle constitue une étape clé pour éclairer une décision qui ne devrait jamais reposer sur une simple impression.

Prêt à passer à l’étape suivante? Parcourez les propriétés à vendre ou entourez-vous d’un courtier immobilier pour avancer avec confiance dans votre projet.

FAQ
1. Combien de temps dure une inspection de maison?

Une inspection de maison dure généralement entre deux et trois heures, selon la taille, l’âge et l’état de la propriété.

2. Est-ce que l’acheteur et les vendeurs sont présents durant l’inspection?

Il est recommandé que la personne qui achète soit présente. Le vendeur est généralement absent, à moins d’une entente contraire.

3. Combien coûte une inspection de maison?

Le prix d’une inspection de maison se situe généralement entre 750 $ et 850 $, selon le type de propriété, sa superficie et la région.

Source: centris.ca

Comment faire une offre d’achat sur une maison?

Source: Centris.ca

Lorsque vous trouvez enfin la propriété qui vous plaît, l’étape suivante consiste à déposer une offre d’achat. Encadrée par la Loi sur le courtage immobilier, l’offre d’achat signifie au vendeur votre intention d’acquérir son bien immobilier en définissant les conditions de la transaction. Cette procédure s’inscrit dans un processus plus large qui est détaillé dans notre Guide complet : comment acheter une maison en 12 étapes .

  1. Qu’est-ce qu’une offre d’achat?
  2. Où obtenir un modèle de promesse d’achat?
  3. Que contient une offre d’achat?
  4. Les clauses conditionnelles les plus courantes d’une offre d’achat
  5. Particularités de l’offre d’achat selon le type de bâtiment
  6. Peut-on annuler une promesse d’achat?
  7. Que faire si le vendeur fait une contre-proposition?
  8. Offre d’achat : les points essentiels à retenir
  9. Foire aux questions

Dans cet article, vous découvrirez comment proposer une offre d’achat sur une maison. Nous aborderons les formulaires requis, les clauses et conditions, les obligations des deux parties, le processus de contre-offre et les options d’annulation de l’offre. Ce guide pratique vous aidera à naviguer avec succès dans ce moment clé.

Qu’est-ce qu’une offre d’achat?

Une offre d’achat , aussi appelée promesse d’achat , est un contrat par lequel un acheteur propose d’acquérir une propriété à certaines conditions.

La promesse d’achat précise notamment le prix offert, les délais, les conditions de financement et d’inspection, ainsi que les différentes modalités de la transaction. Une fois acceptée par le vendeur, l’offre d’achat lie les deux parties jusqu’à la signature de l’acte de vente chez le notaire, sauf si certaines conditions ne sont pas respectées.

Où obtenir un modèle de promesse d’achat?

Au Québec, les courtiers immobiliers utilisent des formulaires de l’ Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) . Ceux-ci permettent de structurer la transaction et de s’assurer que toutes les informations essentielles à la protection des deux parties sont inscrites.

Il existe différents modèles de promesse d’achat selon le type de propriété : maison unifamiliale , condo, immeuble multilogement ou terrain. Les modèles de promesse d’achat en PDF sont mis en exemple sur le site web de l’OACIQ.

Que contient une offre d’achat?

Pour que la promesse d’achat soit valide, elle doit inclure plusieurs informations importantes sur la propriété, les modalités de paiement et les conditions de la vente. Le formulaire de promesse d’achat comprend aussi différentes clauses qui précisent les obligations de l’acheteur et du vendeur. Votre courtier immobilier prendra le temps de vous les expliquer avant la signature.

L’identification des parties

Le formulaire de promesse d’achat doit identifier clairement les parties impliquées dans la transaction. On y inscrit généralement :

  • Le nom complet de l’acheteur et du vendeur
  • Leur adresse
  • Leur numéro de téléphone, ainsi que leur adresse courriel (si disponible)

La désignation de la propriété

L’offre d’achat doit décrire précisément l’immeuble visé, incluant :

  • L’adresse de la propriété
  • La désignation cadastrale
  • Les dimensions et la superficie du terrain

Certaines particularités s’appliquent aux copropriétés par indivision, aux copropriétés divises et aux immeubles à revenus.

Le prix offert et l’acompte

La promesse d’achat indique le prix proposé par l’acheteur pour acquérir la propriété et prévoit un acompte sur le prix d’achat , recommandé afin de démontrer le sérieux de l’acheteur. Le formulaire précise alors :

  • Le montant de l’acompte
  • La façon dont il sera versé
  • Ce qu’il adviendra de cette somme si la transaction est annulée

L’acompte doit être déposé dans un compte en fidéicommis et y est conservé jusqu’à la signature de l’acte de vente chez le notaire.

Dans le cas d’une propriété assujettie à la TPS et à la TVQ, on y mentionne aussi la proportion de taxes.

Les modalités de paiement

La promesse d’achat précise également comment l’acheteur prévoit de payer la propriété. On y retrouve :

Ces informations permettent au vendeur d’évaluer la capacité financière de l’acheteur.

Les délais importants

L’offre d’achat prévoit plusieurs échéances, par exemple :

  • Le délai de réponse accordé au vendeur
  • La date d’occupation de la propriété
  • Les délais pour réaliser les conditions prévues (inspection, financement, etc.)
  • La date de signature de l’acte de vente chez le notaire

Ces délais structurent le processus et permettent aux différentes parties – acheteur, vendeur, institution financière et notaire – d’organiser la transaction immobilière. À titre informatif, le délai de réponse à une promesse d’achat est généralement de 24 à 72 heures. Toutefois, dans un marché actif, ce délai est souvent beaucoup plus court et peut varier de quelques heures à 24 heures, notamment en situation d’offres multiples.

Les inclusions et les exclusions

Une promesse d’achat précise aussi ce qui est inclus dans la vente , comme :

  • Les électroménagers
  • Les luminaires
  • Les habillages de fenêtres
  • Certains équipements extérieurs

Cette section indique également ce qui est exclu et vise à éviter les malentendus entre l’acheteur et le vendeur.

La garantie légale

L’offre d’achat précise si la propriété est vendue avec ou sans garantie légale . Pour faire ce choix, l’acheteur peut s’appuyer sur les renseignements fournis dans la déclaration du vendeur , qui décrit l’état de la propriété et les problèmes connus.

Les conditions

La promesse d’achat inclut généralement des conditions, telles que l’inspection ou l’obtention du financement. On parle alors de promesse d’achat conditionnelle .

Ces conditions doivent être réalisées dans les délais prévus pour que la transaction puisse aller de l’avant. Si elles ne sont pas réalisées ou levées dans les délais, la promesse d’achat peut devenir caduque, à moins d’une entente entre les parties.

À l’inverse, une promesse d’achat sans conditions engage les parties de façon ferme. L’acheteur et le vendeur sont alors tenus de conclure la transaction, même si un problème est découvert par la suite, par exemple lors d’une inspection , à moins d’une entente commune.

Trucs et conseils
Déposer une promesse d’achat constitue un engagement sérieux. Les parties doivent agir de bonne foi et respecter les conditions et les délais prévus afin de mener la transaction à terme.

Les clauses conditionnelles les plus courantes d’une offre d’achat

Voici les clauses conditionnelles les plus courantes que l’on retrouve dans une offre d’achat. Elles sont généralement proposées par l’acheteur, puis négociées avec le vendeur, et peuvent varier selon le type de bâtiment et les particularités de la propriété.

Offre d’achat conditionnelle au financement

Une offre d’achat conditionnelle au financement permet à l’acheteur de confirmer qu’il peut obtenir un prêt hypothécaire qui respecte les conditions prévues, comme le montant du prêt, le taux d’intérêt et la durée de l’amortissement.

Il dispose généralement d’un délai pour obtenir une confirmation de financement, souvent autour de quelques jours à deux semaines, selon l’entente entre les parties.

Promesse d’achat conditionnelle à l’inspection

Une promesse d’achat conditionnelle à l’inspection permet à l’acheteur de faire inspecter la propriété par un inspecteur en bâtiment afin d’en vérifier l’état général et de déceler d’éventuels problèmes avant de finaliser la transaction.

Si l’inspection révèle des défauts majeurs pouvant diminuer la valeur de la propriété ou entraîner des dépenses considérables, l’acheteur peut retirer son offre. Les défauts observés doivent toutefois ne pas avoir été divulgués avant la rédaction de la promesse d’achat et être significatifs, c’est-à-dire suffisamment sérieux pour affecter la valeur ou l’intégrité de la propriété. Cela peut concerner, par exemple, une problématique structurelle ou un défaut majeur du système électrique ou de la toiture.

En général, le délai pour réaliser une inspection préachat est de 7 à 10 jours, mais il peut varier selon l’entente prévue dans la promesse d’achat.

Offre d’achat conditionnelle à la vente de la maison de l’acheteur

Dans plusieurs cas, l’acheteur doit vendre sa propriété actuelle afin de pouvoir en acquérir une nouvelle. Il présente alors une promesse d’achat conditionnelle à la vente de sa propriété.

Dans ce contexte, il est fréquent qu’une clause soit ajoutée afin de permettre au vendeur de continuer à recevoir d’autres offres pendant que l’acheteur tente de vendre sa propriété. Si une autre offre est acceptée, l’acheteur dispose alors d’un délai déterminé (72 heures) pour lever sa condition de vente ou se retirer de la transaction.

Offre d’achat conditionnelle à l’examen de documents

Une promesse d’achat conditionnelle peut aussi prévoir une clause permettant à l’acheteur d’examiner certains documents avant de confirmer la transaction, comme :

  • Rapport d’expertise
  • Les documents de copropriété
  • Les baux en vigueur

Si les documents ne sont pas disponibles ou s’ils révèlent un élément problématique – par exemple des changements au zonage non divulgués, des irrégularités dans la gestion de la copropriété ou une prime d’assurance élevée –, l’acheteur pourrait, selon les conditions prévues à la promesse d’achat, se prévaloir de celles-ci pour se retirer ou renégocier.

Les délais et modalités varient selon l’entente entre les parties, et le courtier est là pour conseiller l’acheteur dans l’analyse de la situation et des options disponibles.

Particularités de l’offre d’achat selon le type de bâtiment

Le contenu d’une offre d’achat peut varier selon le type de propriété. Les clauses à inclure, les documents à vérifier et parfois même le type de formulaire utilisé varient pour l’achat d’un condo, d’une maison neuve ou d’un immeuble à revenus.

Copropriété divise

La promesse d’achat d’une unité en copropriété divise comprend généralement une clause permettant à l’acheteur d’examiner les documents de la copropriété, tels que la déclaration de copropriété, les états financiers du syndicat, le budget prévisionnel, le carnet d’entretien de l’immeuble et autres documents pertinents.

Cet examen permet à l’acheteur de mieux comprendre la situation financière et administrative de la copropriété, ainsi que les obligations qui y sont liées. Le courtier peut alors l’accompagner dans l’analyse de ces documents afin de prendre une décision éclairée.

Copropriété indivise

La copropriété indivise présente certaines particularités, notamment en matière de financement. Une mise de fonds minimale de 20 % est généralement requise, et les options de financement sont plus limitées. En pratique, seules certaines institutions financières offrent ce type de prêt.

L’acheteur doit aussi examiner la convention d’indivision, puisque ce type de propriété prévoit souvent un droit de préemption donnant aux autres copropriétaires la priorité pour acheter une part indivise mise en vente.

Propriété neuve

Le cadre juridique pour l’ achat d’une maison neuve ou d’une propriété vendue sur plan par un constructeur est différent. Plutôt qu’une promesse d’achat, les parties signent un contrat préliminaire , comme l’exige le Code civil du Québec.

Les constructeurs titulaires d’une licence de la Régie du bâtiment du Québec utilisent généralement le modèle de contrat préliminaire de copropriété divise résidentielle de la Garantie de construction résidentielle (GCR) . Ce document précise le plan de garantie applicable et prévoit un délai de résolution de 10 jours permettant à l’acheteur de se retirer du contrat après la signature.

Propriété multilogement

Une offre d’ achat d’un plex ou d’un multilogement comporte souvent des clauses liées aux revenus locatifs de l’immeuble. L’acheteur peut notamment demander à vérifier les baux en vigueur, les avis d’augmentation transmis aux locataires et l’état des loyers. Certaines clauses prévoient aussi l’examen des revenus et dépenses de l’immeuble afin d’évaluer sa rentabilité.

Peut-on annuler une promesse d’achat?

La possibilité d’annulation d’une promesse d’achat dépend des conditions prévues dans le document et du moment où le désistement survient.

Avant que l’offre d’achat soit acceptée

1. Propriété neuve

Dans le cas d’un achat auprès d’un constructeur, le Code civil du Québec prévoit un droit de dédit. L’acheteur dispose alors d’un délai de 10 jours pour annuler le contrat préliminaire. Le constructeur peut toutefois prévoir une pénalité pour l’annulation de la vente de la maison ne dépassant pas 0,5 % de son prix.

2. Propriété usagée

Pour une propriété existante, la possibilité de retirer une promesse d’achat dépend du moment où elle est acceptée.

Tant que le vendeur ne l’a pas acceptée, l’acheteur peut généralement la retirer. Toutefois, si un délai de réponse est prévu, la promesse d’achat demeure valide pendant cette période et ne peut pas être retirée une fois qu’elle a été reçue par le vendeur.

Une fois acceptée, la promesse d’achat devient un engagement. Les parties ne peuvent alors s’en dégager que selon les conditions prévues ou d’un commun accord.

Une fois l’offre d’achat acceptée

Une fois la promesse d’achat acceptée, l’acheteur ne peut plus se retirer simplement par changement d’idée. Il est tenu de conclure la transaction et pourrait être poursuivi pour une promesse d’achat annulée, notamment pour dommages-intérêts ou en passation de titre. L’acheteur pourrait se dégager de la promesse d’achat si les conditions prévues ne sont pas remplies, conformément aux modalités qui y sont indiquées.

Une autre possibilité consiste en une résiliation à l’amiable, lorsque l’acheteur et le vendeur acceptent de mettre fin à la promesse d’achat par une entente écrite d’un commun accord.

Les obligations du vendeur

Une fois l’offre acceptée, le vendeur a certaines obligations. Il doit notamment remettre l’immeuble dans l’état où il se trouvait au moment de l’acceptation de l’offre, ce qu’on appelle l’obligation de délivrance. Il doit également fournir certains documents à l’acheteur, comme les titres de propriété, le certificat de localisation et toute déclaration pertinente.

Par ailleurs, l’acceptation de la promesse d’achat crée une exclusivité transactionnelle. Le vendeur ne peut plus vendre la propriété à un autre acheteur, sauf dans certaines situations particulières. Par exemple, lorsque la promesse d’achat est conditionnelle à la vente de la propriété de l’acheteur, une clause peut permettre au vendeur de continuer à recevoir d’autres offres. Si une autre offre est acceptée, l’acheteur dispose alors d’un délai pour lever sa condition ou se retirer.

Que faire si le vendeur fait une contre-proposition?

Lorsqu’il reçoit une offre d’achat, le vendeur a trois options : l’accepter, la refuser ou présenter une contre-offre , aussi appelée contre-proposition. Cette dernière consiste à modifier certains éléments de l’offre initiale et doit être faite par écrit à l’aide du formulaire de courtage prévu à cet effet afin d’assurer la clarté de la négociation.

La contre-offre peut porter sur différents aspects de la transaction : prix de vente, date d’occupation, inclusions et exclusions, conditions liées au financement ou à l’inspection. Comme pour l’offre d’achat, un délai de réponse est prévu. Pendant ce temps, l’autre partie peut accepter la contre-offre, la refuser ou présenter une nouvelle contre-proposition.

Lorsqu’une contre-offre est déposée, elle constitue une nouvelle proposition qui reprend et modifie certains éléments de l’offre initiale. La négociation se poursuit alors sur cette base jusqu’à ce qu’une entente finale soit acceptée par les deux parties.

Offre d’achat : les points essentiels à retenir

Le dépôt d’offre d’achat est un moment clé de toute transaction immobilière. Bien rédigée, elle précise les conditions de la transaction, protège les intérêts des deux parties et encadre leurs engagements.

Maintenant que vous avez constaté la complexité de cette étape — entre la précision des clauses conditionnelles et la difficulté de revenir en arrière une fois le document déposé — l’importance d’un accompagnement professionnel prend tout son sens. Le courtier immobilier est le meilleur allié pour guider, conseiller et s’assurer que chaque détail technique et légal est pris en compte afin de sécuriser la transaction.

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Foire aux questions

1. Peut-on présenter plusieurs offres d’achat en même temps?

Oui, mais cela comporte des risques. Chaque promesse d’achat est un engagement contractuel : si plusieurs vendeurs acceptent votre promesse d’achat, vous pourriez être tenu d’acheter plus d’une propriété.

Ce type de situation doit être évité ou encadré avec prudence. Le courtier pourra conseiller l’acheteur sur les options possibles afin de limiter les risques.

2. Une offre d’achat verbale est-elle valide?

En droit civil, une offre d’achat peut être verbale . Toutefois, en pratique, dans le cadre d’une transaction immobilière avec un courtier, la promesse d’achat doit être formulée par écrit à l’aide des formulaires prévus à cet effet . Cela permet d’assurer une preuve claire des conditions convenues et de protéger les parties.

3. Qu’est-ce qu’une offre d’achat de second rang?

Une offre d’achat de second rang est une promesse d’achat placée « en attente » sur une propriété déjà sous promesse acceptée. Elle ne devient active que si la première transaction ne se réalise pas.

Les informations fournies dans cet article sont uniquement à des fins informatives et ne constituent pas des conseils ou des avis financiers, juridiques, professionnels ou autres. À ce titre, aucune garantie, expresse ou implicite, n’est offerte quant à l’exactitude, la fiabilité, l’intégralité ou l’exhaustivité de ces informations, lesquelles vous utilisez à vos propres risques et périls.

En aucun cas Centris ne sera responsable des actions prises sur la base des informations contenues dans cet article ou de tout dommage ou perte, direct ou indirect, pouvant découler de, ou en relation avec, l’utilisation de celles-ci. Il est recommandé de consulter des professionnels du secteur afin d’obtenir des conseils personnalisés avant de prendre toute décision.


Source: Centris.ca

Acheter une maison en reprise de finance ?

Source: centris.ca
Pour bien des acheteurs, la reprise de finance est une occasion en or à ne pas manquer. L’idée d’acquérir une maison saisie par une institution financière, parfois affichée à un prix inférieur à sa valeur marchande, fait miroiter la bonne affaire. Mais est-ce vraiment aussi simple? La réalité est en effet plus nuancée… Derrière cette promesse d’économie se trouvent des règles particulières, des risques bien réels et un cadre juridique qu’il faut comprendre avant de se lancer.

Dans cet article, il sera question de définir clairement ce qu’est une reprise de finance, de la distinguer de la vente sous contrôle de justice, d’en examiner les avantages et les limites, puis de passer en revue les étapes à suivre pour comprendre la portée d’une telle transaction et mener à bien votre projet d’achat immobilier sans mauvaise surprise.

Qu’est-ce qu’une reprise de finance?
La reprise de finance d’une maison, aussi appelée prise en paiement ou saisie immobilière, survient lorsqu’un propriétaire ne respecte plus les obligations de son prêt hypothécaire. En contractant une hypothèque, l’emprunteur accepte que le prêt soit garanti par la propriété elle-même. Si les paiements cessent, l’institution financière peut reprendre possession de l’immeuble pour le revendre et récupérer les sommes dues.

Le défaut de paiement est la cause la plus fréquente, mais ce n’est pas la seule. La reprise de finance peut aussi résulter d’une négligence importante. Par exemple, si le propriétaire laisse la propriété se détériorer, omet d’entretenir les composantes essentielles ou ne paie pas ses taxes municipales et scolaires, la banque peut intervenir pour protéger la valeur de sa garantie.

Une fois la propriété reprise, l’institution financière la remet sur le marché. Son objectif est simple : récupérer le capital impayé et les frais engagés. Certaines propriétés peuvent ainsi être affichées sous leur valeur marchande… sans que cela constitue automatiquement une aubaine.

Reprise de finance ou vente sous contrôle de justice?
Il est essentiel de distinguer la reprise de finance de la vente sous contrôle de justice, car les mécanismes juridiques et le cadre d’intervention ne sont pas les mêmes.

La reprise de finance s’inscrit dans un recours hypothécaire exercé par un créancier garanti. Lorsque les conditions prévues au contrat ne sont plus respectées, le prêteur peut devenir propriétaire de l’immeuble afin de le revendre. On parle parfois de reprise par un créancier lorsque l’hypothèque ou une autre créance garantie permettent au prêteur d’exercer ce droit. Il s’agit d’un processus principalement administratif, encadré par les règles du contrat hypothécaire et par le Code civil.

La vente sous contrôle de justice, quant à elle, relève directement du tribunal. Un juge désigne la personne responsable de la vente, fixe les conditions et peut déterminer le mode de mise en marché. Cette procédure est généralement utilisée lorsque plusieurs créanciers sont impliqués ou lorsque les dettes excèdent la valeur marchande de la propriété. Le tribunal veille alors à ce que le produit de la vente soit réparti équitablement.

Avantages et inconvénients d’acheter une reprise de finance
Acheter une reprise de finance peut représenter une occasion stratégique… ou un pari risqué. Tout dépend du prix, de l’état de la propriété et de votre capacité à bien évaluer les coûts réels. Avant de déposer une offre, il est essentiel de soupeser les avantages et les limites de ce type de transaction avec lucidité.

Les avantages

  • Un prix parfois sous la valeur marchande : Les maisons saisies par la banque qui sont affichées sous leur valeur marchande nécessitent souvent des travaux. Si le solde hypothécaire à récupérer est limité, l’écart peut être intéressant. Toutefois, il faut comparer avec des ventes similaires pour éviter de surpayer la maison.
  • Un potentiel réel de retour sur investissement : Lorsque les rénovations sont ciblées et bien budgétées, une reprise de finance peut offrir un bon retour sur investissement, notamment en vue d’une revente. Tout l’enjeu consiste à prioriser les améliorations qui créent une valeur durable.
  • Moins de concurrence dans certains cas : Les propriétés vendues sans garantie légale ou nécessitant des travaux attirent un bassin d’acheteurs plus restreint. Cette réalité peut réduire la pression et laisser davantage de place à la négociation.

Les inconvénients

  • Une vente sans garantie légale : La majorité des reprises de finance sont vendues sans garantie légale de qualité. Même en cas de vice caché, les recours sont limités, ce qui augmente le niveau de risque.
  • Des coûts imprévus liés à l’état de la propriété : Une propriété négligée peut nécessiter des travaux importants. L’écart entre le prix affiché et le coût réel peut rapidement se réduire si les réparations sont mal évaluées.
  • Des documents possiblement manquants : Certains dossiers peuvent être incomplets. Il arrive qu’un certificat de localisation doive être refait et que le notaire doive effectuer des vérifications supplémentaires sur le titre de propriété, ce qui entraîne des frais additionnels. Le notaire pourrait également vous conseiller de prendre une assurance-titres pour vous protéger en cas d’irrégularité.
  • Des procédures plus rigides : Les institutions financières imposent souvent des délais serrés et des conditions standardisées. La négociation est généralement plus encadrée que dans une transaction entre particuliers.

L’inspection préachat : un réflexe non négociable
Dans une reprise de finance vendue sans garantie légale, l’inspection préachat devient votre principal filet de sécurité. Elle permet d’évaluer l’état réel de la propriété, de déterminer les travaux à prévoir et d’estimer les coûts avec précision.

Sans cette étape, le risque financier repose entièrement sur l’acheteur. Investir dans l’inspection rigoureuse de la maison convoitée, c’est acheter en connaissance de cause et éviter de payer pour une mauvaise surprise après la signature.

Comment trouver une reprise de finance à acheter?
La façon la plus simple de repérer une reprise de finance consiste à utiliser les outils de recherche offerts sur Centris.ca. Le filtre « Reprise de finance », accessible dans la section « Autres critères », permet de consulter à la fois les reprises de finance et les propriétés en vente sous contrôle de justice. Une recherche ciblée permet ainsi d’accéder rapidement aux propriétés concernées et de comparer les options disponibles dans un secteur donné.

Certains investisseurs expérimentés consultent également le Registre foncier du Québec afin de repérer les nouvelles inscriptions liées à des recours hypothécaires. Cette démarche demande toutefois une bonne compréhension des mécanismes juridiques et ne permet pas toujours d’obtenir une vision complète du marché actif.

Dans la majorité des cas, travailler avec un courtier immobilier demeure l’approche la plus efficace. Le courtier peut repérer les reprises de finance qui correspondent à vos critères, analyser la valeur marchande, évaluer le potentiel de négociation et vous accompagner à chacune des étapes de la transaction. Son expertise permet aussi d’éviter certains pièges propres à ce type de transaction immobilière.

Les étapes pour acheter une maison faisant l’objet d’une reprise de finance
La marche à suivre pour acheter une reprise de finance ressemble à celle de tout autre achat immobilier, avec quelques particularités. Pour connaître le processus complet, il peut être utile de revoir les étapes d’achat d’une maison.

1. Préapprobation hypothécaire

Obtenir une préapprobation hypothécaire est essentiel pour agir rapidement, car les reprises de finance peuvent se vendre vite. Elle confirme votre capacité d’emprunt, sans garantir le prêt final.

2. Recherche de la propriété

Avant de visiter, analysez le secteur, les ventes comparables et le positionnement du prix. Une reprise de finance doit être évaluée à la lumière de propriétés similaires pour vérifier si l’écart est réel… ou seulement apparent. L’accompagnement d’un courtier peut affiner cette lecture du marché et vous éviter bien des désagréments.

3. Promesse d’achat

La promesse d’achat est souvent rédigée à partir des formulaires du prêteur, et il peut arriver qu’un dépôt préachat, ou acompte, soit demandé. L’offre d’achat doit habituellement rester valide au moins 72 heures. Elle est généralement conditionnelle au financement et à l’inspection préachat.

4. Inspection préachat

L’inspection de la maison ne sert pas qu’à confirmer un coup de cœur. Elle doit permettre d’identifier les signes d’usure, les travaux prioritaires et les éléments susceptibles d’influencer la valeur à moyen terme. L’inspection devient alors un outil d’aide à la décision, et non pas seulement une formalité.

5. Acceptation et financement

L’institution financière, ou l’huissier, dans certains cas, analyse les offres — un processus qui peut prendre environ 3 à 5 jours —, et peut formuler une contre-proposition.

6. Demande de prêt hypothécaire

Même avec une préapprobation hypothécaire, une demande formelle de prêt hypothécaire doit être complétée. La préapprobation repose sur votre capacité d’emprunt et n’est pas liée à une propriété en particulier.

7. Signature de l’acte de vente

La transaction se conclut chez le notaire (parfois désigné par la banque, selon le dossier) par la signature de l’acte de vente. Des frais sont à prévoir, incluant les honoraires notariaux. La transaction se conclut généralement dans un délai d’environ 30 jours et se fait sans garantie légale de la part de la banque.

Une stratégie à évaluer avec lucidité
L’achat d’une maison qui fait l’objet d’une reprise de finance de maison ne devrait pas être motivé uniquement pas l’appât du gain. Se lancer dans ce processus d’achat, c’est accepter un cadre particulier, évaluer les risques avec rigueur et mesurer le véritable potentiel de la propriété. Pour certaines personnes, ce sera une occasion réfléchie. Pour d’autres, un projet qui exige préparation et sang-froid.

La clé réside dans l’analyse, la stratégie et l’accompagnement. Une décision éclairée repose autant sur les chiffres que sur la compréhension de la démarche.

Passez à l’action dès aujourd’hui : explorez les propriétés à vendre ou trouvez un courtier immobilier pour vous guider à chaque étape de la transaction.

FAQ
1.  Est-ce vraiment moins cher d’acheter une reprise de finance?

Les maisons faisant l’objet d’une reprise de finance sont parfois vendues à un prix inférieur à leur valeur marchande, puisque la banque cherche surtout à récupérer les sommes dues. Toutefois, les travaux à prévoir et l’absence de garantie légale peuvent augmenter les coûts réels et les frais à débourser en fin de compte.

2.  Y a-t-il une garantie légale lors d’une reprise de finance?

Dans la majorité des cas, non. Les propriétés sont vendues sans garantie légale de qualité, aux risques et périls de l’acheteur. Les problèmes cachés découverts après la vente ne sont donc généralement pas couverts.

3.  Est-il possible de négocier le prix d’une maison en reprise de finance?

Oui, mais la négociation est souvent plus encadrée. Les institutions financières sont généralement moins flexibles que des vendeurs privés et imposent des conditions et des délais précis.
Les informations fournies dans cet article sont uniquement à des fins informatives et ne constituent pas des conseils ou des avis financiers, juridiques, professionnels ou autres. À ce titre, aucune garantie, expresse ou implicite, n’est offerte quant à l’exactitude, la fiabilité, l’intégralité ou l’exhaustivité de ces informations, lesquelles vous utilisez à vos propres risques et périls. En aucun cas Centris ne sera responsable des actions prises sur la base des informations contenues dans cet article ou de tout dommage ou perte, direct ou indirect, pouvant découler de, ou en relation avec, l’utilisation de celles-ci. Il est recommandé de consulter des professionnels du secteur afin d’obtenir des conseils personnalisés avant de prendre toute décision.
Source: centris.ca

Intentions d’achat et de vente au Québec selon la récente étude Léger

Source : centris.ca

Le marché immobilier au Québec traverse une période charnière. Inflation, hausse du coût de la vie, incertitude économique, retour progressif au bureau : les cinq dernières années ont profondément transformé les parcours résidentiels des ménages. Pourtant, malgré ces bouleversements, les intentions d’achat et de vente des Québécois demeurent étonnamment stables.

C’est ce que révèle l’édition 2025 de l’enquête sur les intentions d’achat et de vente dans le secteur immobilier au Québec, réalisée par la firme Léger pour l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ). Menée à l’automne 2025 auprès de 2 501 adultes québécois, cette étude d’envergure analyse à la fois les comportements observés depuis 2020 et les intentions pour les cinq prochaines années.

Que faut-il retenir? Qui sont les acheteurs d’aujourd’hui et de demain? Les jeunes peuvent-ils encore accéder à la propriété? Et que prévoient les vendeurs?

Intentions d’achat et de vente : une stabilité surprenante dans un contexte incertain

Premier constat : 21 % des Québécois prévoient acheter une résidence principale au cours des cinq prochaines années. Cette proportion est stable par rapport aux éditions précédentes de l’enquête.

Même chose du côté des vendeurs : 14 % des propriétaires envisagent de vendre leur résidence principale d’ici cinq ans, un niveau qui se maintient depuis plusieurs années.

Lors de son passage au balado de l’APCIQ L’Immobilier en mouvement, Sébastien Dallaire, vice-président exécutif pour l’Est du Canada chez Léger, explique :

« Ce qui est impressionnant, c’est la résilience. On a vécu la pandémie, l’inflation, les incertitudes géopolitiques… et malgré tout, quand on regarde les intentions d’achat et de vente, ça demeure stable. Les Québécois continuent de planifier leur avenir à long terme. »

Autrement dit, malgré la fatigue collective et les inquiétudes économiques, le désir d’accéder à la propriété ou d’améliorer sa situation résidentielle demeure bien ancré pour les Québécois.

Un prix d’achat moyen en hausse : pression accrue sur les ménages

Si les intentions restent stables, le contexte financier, lui, s’est complexifié.

En 2025, le prix moyen anticipé à l’achat d’une résidence principale atteint 485 000 $, soit une hausse de 28 000 $ par rapport à 2024. Cette progression exerce une pression directe sur la capacité d’emprunt des ménages, particulièrement chez les premiers acheteurs.

Selon les données analysées par l’APCIQ, le marché de la revente fait preuve d’une grande résilience depuis 2020. Mais les parcours résidentiels s’allongent : les ménages prennent plus de temps avant de passer à l’action, ajustent leurs critères ou reportent leur projet.

Les 18-34 ans : un moteur du marché… mais un écart grandissant

Les jeunes adultes demeurent le groupe le plus actif dans le marché immobilier au Québec, tant pour l’achat que pour la vente.

Au cours des cinq dernières années :

  • 33 % des 18-34 ans ont acheté une propriété.
  • 43 % déclarent avoir l’intention d’acheter au cours des cinq prochaines années.

Cet écart de 10 points attire l’attention. Comme l’explique Sébastien Dallaire :

« On voit un décalage de plus en plus marqué entre le désir d’acheter et la capacité réelle de passer à l’action. Ce n’est pas un manque d’intérêt, c’est une question d’accessibilité. »

Une hausse marquée du prix d’entrée

Chez les jeunes acheteurs, le prix moyen payé a atteint environ 392 000 $ en 2025, comparativement à 356 000 $ l’année précédente, une hausse d’environ 10 %, la plus importante parmi toutes les cohortes d’âge.

Résultat :

  • Endettement plus élevé
  • Achat à deux ou en copropriété
  • Aide financière des parents
  • Report du projet

Sébastien Dallaire parle même d’un « petit drapeau jaune » :

« Si l’écart entre les intentions et les achats réalisés continue de se creuser, il y a un risque de décrochage. Certains pourraient finir par planifier leur vie autrement. »

Montréal vs Québec : un accès inégal à la propriété

L’étude met également en lumière une différence marquée entre les régions métropolitaines.

Chez les 18-34 ans :

  • 35 % sont propriétaires dans la région de Montréal.
  • 44 % le sont dans la région de Québec.

Cette réalité reflète les enjeux d’abordabilité dans la métropole. Les jeunes ménages s’éloignent souvent du centre urbain, non par préférence, mais par nécessité économique.

M. Dallaire résume bien cette tension :

« Les désirs et la réalité sont plus distants chez les jeunes. On aimerait être proche du travail et des services, mais on se résigne à s’éloigner pour réduire le prix d’achat. »

Cette dynamique contribue à l’étalement urbain et transforme progressivement le visage du secteur immobilier au Québec.

Les 35–54 ans : pilier stratégique du marché de la revente

Majoritairement déjà propriétaires (67 %), les 35-54 ans représentent un segment clé du marché.

Leurs intentions d’achat s’établissent à 23 % pour les cinq prochaines années. Contrairement aux plus jeunes, leurs transactions sont souvent liées à :

  • Un changement familial (naissance, départ des enfants)
  • Une évolution professionnelle
  • Un désir d’améliorer la qualité de vie

M. Dallaire souligne que cette tranche d’âge se trouve souvent à un moment charnière :

« Nos vies sont plus stables, mais aussi plus complexes. On a les enfants, parfois les parents à soutenir. Quand on achète, on vise souvent plus grand et plus cher. »

Ce groupe contribue fortement à la valeur totale des transactions dans le marché de la revente.

Les 55 ans et plus : une transition progressive

  • 9 % ont l’intention d’acheter.
  • 13 % prévoient vendre leur résidence principale.

Les décisions sont souvent liées à des transitions de vie :

  • Entretien devenu trop exigeant
  • Mobilité réduite
  • Rapprochement des services ou de la famille

Fait important : la vente ne mène pas toujours à un nouvel achat. Certains optent pour la location ou une résidence pour aînés.

Comme le mentionne M. Dallaire :

« Quand on est un peu plus vieux, si on vend, c’est peut-être parce qu’on va passer à un autre niveau : on va devenir locataire, on va aller en résidence, on va aller vivre avec les enfants. Il y a plein d’autres choix qu’on a tendance à faire et qui explique qu’on a moins tendance à acheter. Au point de vue comportement achat, c’est un peu moins actif chez les plus âgés. On a tendance à être plus locataire, mais aussi parce que si on n’est pas déjà propriétaire dans la cinquantaine, les chances qu’on le devienne à 59, 60, 65 ans, si on ne l’était pas avant, sont quand même assez minces. »

Cette réalité influence directement l’offre disponible dans le marché immobilier au Québec.

Vente conditionnelle : un frein potentiel à l’offre

Un élément clé ressort de l’étude : plus de la moitié des vendeurs potentiels pourraient reporter leur projet s’ils ne trouvent pas une nouvelle propriété répondant à leurs besoins.

Autrement dit, la décision de vendre est de plus en plus conditionnelle à la capacité d’acheter ailleurs.

Cela crée une dynamique circulaire :

  • Moins d’acheteurs = moins de vendeurs
  • Moins de vendeurs = moins d’inventaire
  • Moins d’inventaire = pression sur les prix

Cette prudence pourrait ralentir la remontée de l’offre dans les prochaines années.

Depuis 2020 : des parcours résidentiels plus longs et plus complexes

Pourquoi avoir analysé une période de cinq ans? Sébastien Dallaire l’explique clairement :

« L’achat ou la vente d’une propriété, ce sont des décisions qu’on prend quelques fois dans une vie. C’est un cycle long. Se limiter à un an ne donnerait pas le portrait complet. »

Depuis 2020, le marché a été marqué par de nombreux facteurs :

  • La pandémie
  • Le télétravail
  • Les variations rapides des taux d’intérêt
  • L’inflation
  • Les incertitudes géopolitiques

Malgré ces changements, la perception de l’importance de la propriété n’a pas changé.

« Notre façon de concevoir l’importance de la propriété dans nos vies n’a pas changé », insiste Dallaire.

Ce qui change, en revanche, c’est la manière d’y accéder.

Vers une transformation du secteur immobilier au Québec?

Si les obstacles persistent, plusieurs transformations pourraient s’accélérer :

  • Augmentation des maisons en rangée et des plex
  • Projets multigénérationnels
  • Ajustements de zonage
  • Densification urbaine
  • Solutions alternatives à la maison unifamiliale traditionnelle

Selon l’analyse, le Québec affiche historiquement un taux de propriété plus faible que d’autres provinces canadiennes. Faciliter l’accès à la propriété pourrait devenir un enjeu structurant des prochaines années.

Ce qu’il faut retenir des intentions d’achat et de vente de l’étude 2025

  • Les intentions d’achat et de vente demeurent stables.
  • Le prix d’entrée continue d’augmenter chez les jeunes acheteurs (392 000 $ en moyenne pour 2025, soit une hausse d’environ 10 % par rapport à 2024).
  • Les 18-34 ans font face à un écart croissant entre désir et capacité.
  • Les vendeurs sont plus prudents et conditionnels.
  • Les parcours résidentiels s’allongent et se complexifient.

Malgré les changements dans les comportements et les préférences, les gens restent résilients et planifient de façon stable et prévisible, avec des intentions d’achat et de vente qui se maintiennent dans le temps.

Pourquoi l’accompagnement professionnel d’un courtier immobilier est plus crucial que jamais

Dans un contexte où les décisions sont plus réfléchies, plus conditionnelles et plus sensibles aux fluctuations économiques, l’accompagnement devient stratégique.

Comprendre les dynamiques locales, négocier efficacement, évaluer correctement une propriété, anticiper les conditions du marché : autant d’éléments qui peuvent faire une différence majeure dans un projet immobilier.

Collaborer avec un courtier immobilier demeure un levier essentiel pour sécuriser et optimiser un processus d’achat ou de vente.

Envie d’aller plus loin?

Pour entendre l’analyse complète de Sébastien Dallaire et mieux comprendre les grandes tendances des intentions d’achat et de vente dans le secteur immobilier au Québec, écoutez l’épisode du balado L’Immobilier en mouvement produit par l’APCIQ.

Article écrit en collaboration avec : APCIQ

Source : centris.ca