Acheter des propriétés n’est pas la seule manière d’investir dans le marché immobilier. Si la gestion d’édifices et tout ce qui y est relié est loin de vous passionner, une option intéressante est de regarder ce que la Bourse peut veut offrir.
Une manière d’investir dans l’immobilier sans avoir de propriétés est de le faire par l’entremise d’un fonds de placement immobilier (FPI ou, en anglais, Real Estate Investment Trust — REIT).
« Lorsqu’on investit dans des propriétés, il y a l’aspect gestion qui entre en jeu, souligne Marc L’Écuyer, gestionnaire de portefeuille principal et associé à Cote 100. Et même en embauchant des gens pour gérer les immeubles, beaucoup d’autres aspects sont à considérer. Les FPI sont une solution clé en main pour un investisseur. »
Le vice-président et stratège d’investissement chez Desjardins Gestion de patrimoine, Jean-René Ouellet, indique que de choisir la voie des FPI permet d’éviter certains risques et certaines contraintes, particulièrement en 2022. Toute personne qui achètera une propriété cette année doit garder en tête le coût du financement et, dans le cas d’une propriété déjà acquise, celui du refinancement.
Une hausse des taux d’intérêt doit être prise en considération pour un investissement direct dans le marché immobilier, car les prix des loyers ne grimperont peut-être pas aussi rapidement.
« Les charges financières seront en augmentation, remarque-t-il. L’abordabilité des propriétés est bonne lorsque les taux d’intérêt sont bas, mais la détérioration est rapide lorsqu’ils augmentent. Si le levier financier est utilisé à plein rendement, il y aura un risque lors du refinancement. »
Les FPI sont aussi une façon beaucoup plus simple d’investir à l’étranger, ajoute Marc L’Écuyer. Acheter des propriétés aux États-Unis ou en Europe comporte son lot de défis et de formalités.
Critères de sélection
Lorsqu’on décide de se tourner vers les FPI, il y a plusieurs critères à considérer, explique Jean-Philippe Legault, CFA et analyste financier à Cote 100.
Le premier est celui de la capitalisation boursière. Plus la capitalisation est élevée, plus elle offre à l’investisseur une diversité d’édifices sous gestion. Elle offre de plus une certaine protection à l’investisseur, car les FPI résidentiels nécessitent de bons investissements pour maintenir les actifs, notamment dans les aires communes des édifices.
Jean-Phillipe Legault recense six FPI canadiens résidentiels qui possèdent une capitalisation boursière de plus de 1 milliard de dollars. À son avis, ce sont ceux qui offrent la meilleure diversité des actifs et la meilleure capacité de générer des bénéfices.
Le deuxième critère est la localisation des propriétés sous gestion. « C’est la principale différenciation entre les FPI, avance-t-il. La localisation va déterminer quel est le potentiel de croissance pour le fonds. Il faut regarder si le marché aura une croissance de population et s’il permet d’augmenter les prix des loyers et les revenus. »
Les propriétés de Killam Apartment REIT (KMP-UN, 22,07 $), par exemple, sont concentrées dans l’est du pays, surtout en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick. Celles de Canadian Apartment Properties REIT (CAR-UN, 57,04 $) se trouvent dans de plus grands marchés, comme Toronto, Ottawa, Québec et Montréal.
Il faut également jeter un œil sur les taux d’occupation. Chaque point de pourcentage absent implique une incidence importante sur les bénéfices.
Jean-René Ouellet soutient que les investisseurs doivent aussi se renseigner sur l’état des actifs, les niches dans lesquelles les FPI sont actifs et la feuille de route des dirigeants avant de faire leurs choix de titres.
Quelques fonds
Jean-René Ouellet suggère aux investisseurs qui ne veulent pas se poser de questions et qui veulent démarrer avec de l’immobilier générique de regarder du côté d’un fonds négocié en Bourse (FNB) qui est investi dans le secteur des FPI. « C’est une solution à faible coût qui va se rééquilibrer par elle-même, mais qui se trouve exposée à l’ensemble des niches immobilières, pas seulement au résidentiel », précise-t-il.
Sinon, il suggère Canadian Apartment Properties chez les joueurs à plus grande capitalisation, mais aussi InterRent (IIP-UN, 16,12 $), « un groupe immobilier qui achète des propriétés qui ont un peu besoin d’amour dans des endroits stratégiques, qui va les rénover, ce qui leur permet une accélération de leur croissance ». L’investissement dans InterRent pourrait apporter plus de rendement à moyen terme que Canadian Apartement, mais cela vient également avec son lot de volatilité, prévient-il.
Le vice-président et stratège d’investissement chez Desjardins Gestion de patrimoine avoue ne jamais avoir investi dans des FPI en Europe et ne sait pas s’il recommanderait aux gens de le faire. Par contre, aux États-Unis, il affirme qu’il est beaucoup plus simple d’investir, avec des valeurs plus riches qu’au Canada.
Jean-René Ouellet met un bémol aux investissements dans les FPI dans un contexte de hausse des taux d’intérêt comme celui qui est prévu pour 2022.
« L’immobilier tend à pouvoir s’ajuster à l’inflation et à préserver une certaine valeur si les taux n’augmentent pas trop rapidement, explique-t-il. Mais si nous avons un choc rapide, il se pourrait qu’il y ait une compression des valorisations publiques. »
Investir dans les matériaux
Une autre option à l’achat direct de propriétés serait de se procurer des actions d’entreprises qui produisent des matériaux de construction ou encore des entrepreneurs généraux cotés en Bourse. Il faut toutefois comprendre que les risques liés à ce type d’investissement sont beaucoup plus élevés que ceux des FPI.
« Ils sont liés à la demande de la construction neuve, mentionne Jean-Philippe Legault. Ce secteur est plus affecté par les ralentissements économiques. On peut voir la hausse de l’inflation comme très intéressante pour ces secteurs, mais ce sont des facteurs temporaires et cycliques. La valeur du titre est liée à celle de la commodité, et c’est difficile de prévoir les variations à long terme. »
En plus d’être plus volatiles que les FPI, les actions d’entreprises de matériaux de construction n’offrent pas de facteurs différenciateurs. Un deux par quatre demeure un deux par quatre, rappelle Jean-Philippe Legault. Il devient difficile d’obtenir de la plus-value créée par les produits.
Accès à la propriété: Québec harmonise ses incitatifs fiscaux à ceux d’Ottawa
Source : www.lesaffaires.com
Le ministre Girard a jugé que le moment était approprié, alors que la hausse marquée des prix de l’immobilier semble vouloir s’essouffler. (Photo: La Presse Canadienne)
Québec compte faciliter l’accès à la propriété et l’acquisition d’une première maison, grâce à de nouveaux incitatifs fiscaux annoncés jeudi par le ministre des Finances, Eric Girard, en point de presse.
Au moment où le marché immobilier est en pleine ébullition à travers le pays, décourageant ceux qui aimeraient devenir propriétaires, le gouvernement Legault modifiera sa réglementation de manière à harmoniser ses programmes à ceux mis en place par le gouvernement fédéral et destinés aux acquéreurs d’une première propriété dans son dernier budget, présenté en avril dernier.
L’outil privilégié sera le compte d’épargne libre d’impôt (CELI).
Ottawa a créé un compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP), dont les cotisations seront déductibles. Les revenus accumulés dans ce compte ne seront pas assujettis à l’impôt et les retraits effectués dans le but d’acquérir une première résidence ne seront pas imposables. Cette mesure entrera en vigueur au cours de l’année 2023. Pour le trésor québécois, le manque à gagner sera de 75 millions de dollars annuellement.
En point de presse, le ministre Girard a jugé que le moment était approprié pour aller en ce sens, alors que la hausse marquée des prix de l’immobilier semble vouloir s’essouffler.
«On avait un marché qui était en totale ébullition et on a un marché qui ralentit, alors c’est un moment qui est plus approprié pour introduire une telle mesure», a-t-il fait valoir.
Québec bonifie de plus le crédit d’impôt prévu pour acheter une première habitation, qui passera de 750 $ à un montant pouvant aller jusqu’à 1500 $. Environ 70 000 acquéreurs d’une première maison pourraient en profiter chaque année et pourront en bénéficier dès cette année.
D’autres mesures fiscales annoncées jeudi visent à contrer la rareté de la main-d’œuvre.
Pour retenir au travail les employés prêts à prendre leur retraite, Québec renonce au critère des 5000 heures requises afin que les entreprises puissent bénéficier d’un crédit d’impôt remboursable. On vise environ 28 000 travailleurs et 13 000 entreprises avec cette mesure. Québec retire aussi le critère des 5000 heures pour le crédit d’impôt disponible à l’égard des personnes ayant des contraintes sévères à l’emploi.
La nouvelle a été très bien accueillie par le monde patronal. Le vice-président Québec de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), François Vincent, a rappelé qu’il avait été très déçu lors du dernier budget du Québec de constater que ce type de mesures n’y apparaissait pas. «On est vraiment contents» du changement de cap annoncé jeudi, qui «lève des barrières» pour les petites et moyennes entreprises (PME), a-t-il dit, lors d’une brève mêlée de presse au parlement.
Les changements annoncés sont consignés dans le bulletin d’information publié jeudi par le ministère des Finances.
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Acheter une maison unifamiliale : les avantages et les inconvénients
Source: www.centris.ca
Vous rêvez à la fois de grandeur et d’intimité? Une maison unifamiliale pourrait bien être un choix tout indiqué pour satisfaire vos envies et répondre aux exigences de votre mode de vie. Découvrez les avantages et les inconvénients de ce type de propriété en parcourant cet article.
1. Qu’est-ce qu’une maison unifamiliale?
Ce terme comprend tous les types de propriétés qui n’abritent qu’un seul logement et qui possèdent un terrain à usage exclusif[1]. Maison plain-pied ou à deux étages, avec ou sans garage : peu importe, tant et aussi longtemps qu’elle est habitée par un seul ménage.
D’ailleurs, ce type de propriété est le plus populaire au Québec[2]. Selon les données compilées par l’Association des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ)[3], 67 914 ventes de maisons unifamiliales ont été conclues en 2021, ce qui représente 10 % de moins que l’année précédente. En outre, le prix médian de celles-ci était de 365 000 $, soit une augmentation de 24 % par rapport à l’année 2020 et de 56 % par rapport aux 5 années précédentes. Le délai de vente moyen, quant à lui, est désormais estimé à 51 jours, soit une diminution de 40 %, comparativement à l’année précédente.
2. Les avantages d’un bungalow ou d’un cottage
L’espace, le calme et l’intimité sont sans doute les principaux avantages au fait de posséder une maison unifamiliale. En plus d’avoir une plus grande superficie habitable, vous aurez la possibilité d’y aménager le sous-sol, ainsi qu’un jardin ou une terrasse : de quoi y voir grandir votre famille et profiter des petits plaisirs de la vie en toute saison!
Vous souhaitez effectuer un agrandissement ou quelques rénovations? En étant propriétaire d’une maison unifamiliale, vous serez la seule personne à prendre l’ensemble des décisions concernant votre bien, outre celles qui requièrent l’obtention d’un permis municipal.
3. Les inconvénients d’une maison unifamiliale
Le prix d’achat est sans doute le principal inconvénient lorsque vient le temps de chercher une maison unifamiliale[4]. Pour certains acheteurs, cela pourrait être un frein assez important pour les empêcher de concrétiser d’autres rêves. Si cela est votre cas, un courtier immobilier pourrait très certainement vous aider à trouver la maison idéale au meilleur prix qui soit.
En outre, une maison unifamiliale vous demandera plus d’entretien, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Ainsi, vous aurez fort possiblement plus de temps et d’énergie à consacrer à ces responsabilités que si vous habitiez dans une copropriété, par exemple.
Vous êtes célibataire ou vivez en couple? Une propriété de moins grande superficie vous permettrait sans doute de payer moins cher pour répondre à vos besoins. C’est donc un pensez-y-bien!
4. Les coûts à prévoir
Comme le coût d’une maison unifamiliale est généralement plus élevé que celui d’un condo, d’une maison jumelée ou d’une maison de ville, il y a fort à parier que votre mise de fonds et votre prêt hypothécaire seront plus importants. Néanmoins, cela vous permettra d’acquérir un bien immobilier de plus grande valeur. Et en choisissant un quartier favorablement situé, vous maximiserez vos chances d’en augmenter la valeur de revente.
De plus, comme la taxe de bienvenue, ainsi que les taxes foncières et scolaires sont calculées en fonction de la valeur d’une propriété, celles-ci seront généralement plus élevées que pour un autre type de propriété[5].
Bref, que votre choix se porte ou non sur l’achat d’une maison unifamiliale, l’important est de considérer vos besoins à long terme. Avant d’entreprendre vos démarches, déterminez une liste de critères; cela vous permettra de profiter d’un investissement rentable, tout en vous évitant d’avoir à payer des frais de déménagement inutiles.
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Achat d’un condo : quels sont les avantages?
Source: www.centris.ca
Ça y est, vous êtes prêt à devenir propriétaire pour la toute première fois! Mais peut-être êtes-vous confronté à un choix important : acheter un condo ou une maison? Explorez cet article pour connaître les avantages liés à l’achat d’un condo et ainsi orienter vos recherches en fonction de votre mode de vie.
1. Évaluez vos besoins
Règle générale, habiter un condo implique moins de responsabilités qu’une maison de ville, jumelée ou unifamiliale. Parfait pour ceux et celles qui aiment voyager ou avoir du temps libre pour vaquer à d’autres occupations!
Outre votre espace de stationnement et votre balcon, les lieux extérieurs sont habituellement considérés comme des aires communes. Ainsi, leur entretien est généralement pris en charge par l’ensemble des propriétaires, incluant[1] :
À titre indicatif, les frais moyens de copropriété au Québec s’élèvent à près de 195 $ par mois, ce qui représente 2 340 $ annuellement[3]. Lorsque viendra le moment de présenter une offre d’achat, rappelez-vous aussi que l’hypothèque combinée aux frais de copropriété, aux impôts fonciers et à l’assurance ne devrait pas dépasser 30 % de votre revenu.
2. Déterminez votre style de vie
Si le fait de vivre en ville peut être un rêve pour plusieurs futurs propriétaires, en revanche, cela peut être un frein pour ceux qui souhaiteraient fonder une famille. Prenez donc le temps d’évaluer vos besoins à court et à long terme.
Voici quelques questions qui pourront vous guider dans votre réflexion[4] :
Malgré ce que l’on pourrait penser, de plus en plus de jeunes familles achètent un condo en raison du mode de vie urbain qui y est associé. Écoles, garderies, cliniques médicales, pharmacies, épiceries et restaurants à proximité : voilà de quoi vous faciliter la vie avec de jeunes enfants.
Pour d’autres acheteurs, un condo c’est un peu comme un tout inclus! Salle d’entraînement, piscine, sauna, terrasse sur le toit : les équipements qui agrémentent la qualité de vie sont nombreux[5]. Toutefois, ces avantages ont un coût qui devra être considéré avant de faire votre choix.
3. Dressez un budget
Même si acheter un condo peut sembler plus accessible à première vue, ce n’est pas toujours le cas[6]. En fait, le coût d’acquisition dépendra grandement de la manière dont celui-ci est construit. Structure de béton insonorisée, climatisation, garage avec ascenseur : tous ces éléments influenceront le prix d’un condo.
Ainsi, l’une des premières choses à faire avant d’entreprendre vos démarches est d’évaluer votre budget, et la mise de fonds. Vous voulez être prêt à agir rapidement? Pensez également à obtenir une préapprobation hypothécaire.
Et n’oubliez pas qu’en achetant un condo, vous devrez prévoir[7] :
En somme, différents éléments vous permettront de faire un choix adapté à votre mode de vie. D’ailleurs, certains d’entre eux augmenteront la valeur de revente, tels que l’emplacement, la qualité des matériaux et de la finition, l’insonorisation, la présence d’ascenseurs, les équipements des aires communes, la présence d’un stationnement intérieur et les équipements de sécurité.
Que vous souhaitiez acheter un condo ou une maison, un courtier immobilier sera toujours un allié de choix pour vous donner de bons conseils. En outre, il pourra vous éclairer sur les règlements des copropriétés divises et vous aider à faire le meilleur choix selon votre situation personnelle.
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Investir en immobilier sans acheter de propriété
Acheter des propriétés n’est pas la seule manière d’investir dans le marché immobilier. Si la gestion d’édifices et tout ce qui y est relié est loin de vous passionner, une option intéressante est de regarder ce que la Bourse peut veut offrir.
Une manière d’investir dans l’immobilier sans avoir de propriétés est de le faire par l’entremise d’un fonds de placement immobilier (FPI ou, en anglais, Real Estate Investment Trust — REIT).
« Lorsqu’on investit dans des propriétés, il y a l’aspect gestion qui entre en jeu, souligne Marc L’Écuyer, gestionnaire de portefeuille principal et associé à Cote 100. Et même en embauchant des gens pour gérer les immeubles, beaucoup d’autres aspects sont à considérer. Les FPI sont une solution clé en main pour un investisseur. »
Le vice-président et stratège d’investissement chez Desjardins Gestion de patrimoine, Jean-René Ouellet, indique que de choisir la voie des FPI permet d’éviter certains risques et certaines contraintes, particulièrement en 2022. Toute personne qui achètera une propriété cette année doit garder en tête le coût du financement et, dans le cas d’une propriété déjà acquise, celui du refinancement.
Une hausse des taux d’intérêt doit être prise en considération pour un investissement direct dans le marché immobilier, car les prix des loyers ne grimperont peut-être pas aussi rapidement.
« Les charges financières seront en augmentation, remarque-t-il. L’abordabilité des propriétés est bonne lorsque les taux d’intérêt sont bas, mais la détérioration est rapide lorsqu’ils augmentent. Si le levier financier est utilisé à plein rendement, il y aura un risque lors du refinancement. »
Les FPI sont aussi une façon beaucoup plus simple d’investir à l’étranger, ajoute Marc L’Écuyer. Acheter des propriétés aux États-Unis ou en Europe comporte son lot de défis et de formalités.
Critères de sélection
Lorsqu’on décide de se tourner vers les FPI, il y a plusieurs critères à considérer, explique Jean-Philippe Legault, CFA et analyste financier à Cote 100.
Le premier est celui de la capitalisation boursière. Plus la capitalisation est élevée, plus elle offre à l’investisseur une diversité d’édifices sous gestion. Elle offre de plus une certaine protection à l’investisseur, car les FPI résidentiels nécessitent de bons investissements pour maintenir les actifs, notamment dans les aires communes des édifices.
Jean-Phillipe Legault recense six FPI canadiens résidentiels qui possèdent une capitalisation boursière de plus de 1 milliard de dollars. À son avis, ce sont ceux qui offrent la meilleure diversité des actifs et la meilleure capacité de générer des bénéfices.
Le deuxième critère est la localisation des propriétés sous gestion. « C’est la principale différenciation entre les FPI, avance-t-il. La localisation va déterminer quel est le potentiel de croissance pour le fonds. Il faut regarder si le marché aura une croissance de population et s’il permet d’augmenter les prix des loyers et les revenus. »
Les propriétés de Killam Apartment REIT (KMP-UN, 22,07 $), par exemple, sont concentrées dans l’est du pays, surtout en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick. Celles de Canadian Apartment Properties REIT (CAR-UN, 57,04 $) se trouvent dans de plus grands marchés, comme Toronto, Ottawa, Québec et Montréal.
Il faut également jeter un œil sur les taux d’occupation. Chaque point de pourcentage absent implique une incidence importante sur les bénéfices.
Jean-René Ouellet soutient que les investisseurs doivent aussi se renseigner sur l’état des actifs, les niches dans lesquelles les FPI sont actifs et la feuille de route des dirigeants avant de faire leurs choix de titres.
Quelques fonds
Jean-René Ouellet suggère aux investisseurs qui ne veulent pas se poser de questions et qui veulent démarrer avec de l’immobilier générique de regarder du côté d’un fonds négocié en Bourse (FNB) qui est investi dans le secteur des FPI. « C’est une solution à faible coût qui va se rééquilibrer par elle-même, mais qui se trouve exposée à l’ensemble des niches immobilières, pas seulement au résidentiel », précise-t-il.
Sinon, il suggère Canadian Apartment Properties chez les joueurs à plus grande capitalisation, mais aussi InterRent (IIP-UN, 16,12 $), « un groupe immobilier qui achète des propriétés qui ont un peu besoin d’amour dans des endroits stratégiques, qui va les rénover, ce qui leur permet une accélération de leur croissance ». L’investissement dans InterRent pourrait apporter plus de rendement à moyen terme que Canadian Apartement, mais cela vient également avec son lot de volatilité, prévient-il.
Le vice-président et stratège d’investissement chez Desjardins Gestion de patrimoine avoue ne jamais avoir investi dans des FPI en Europe et ne sait pas s’il recommanderait aux gens de le faire. Par contre, aux États-Unis, il affirme qu’il est beaucoup plus simple d’investir, avec des valeurs plus riches qu’au Canada.
Jean-René Ouellet met un bémol aux investissements dans les FPI dans un contexte de hausse des taux d’intérêt comme celui qui est prévu pour 2022.
« L’immobilier tend à pouvoir s’ajuster à l’inflation et à préserver une certaine valeur si les taux n’augmentent pas trop rapidement, explique-t-il. Mais si nous avons un choc rapide, il se pourrait qu’il y ait une compression des valorisations publiques. »
Investir dans les matériaux
Une autre option à l’achat direct de propriétés serait de se procurer des actions d’entreprises qui produisent des matériaux de construction ou encore des entrepreneurs généraux cotés en Bourse. Il faut toutefois comprendre que les risques liés à ce type d’investissement sont beaucoup plus élevés que ceux des FPI.
« Ils sont liés à la demande de la construction neuve, mentionne Jean-Philippe Legault. Ce secteur est plus affecté par les ralentissements économiques. On peut voir la hausse de l’inflation comme très intéressante pour ces secteurs, mais ce sont des facteurs temporaires et cycliques. La valeur du titre est liée à celle de la commodité, et c’est difficile de prévoir les variations à long terme. »
En plus d’être plus volatiles que les FPI, les actions d’entreprises de matériaux de construction n’offrent pas de facteurs différenciateurs. Un deux par quatre demeure un deux par quatre, rappelle Jean-Philippe Legault. Il devient difficile d’obtenir de la plus-value créée par les produits.
Copropriété divise ou indivise : connaissez-vous la différence?
Source: www.oaciq.com
Martyne souhaite acheter sa première copropriété. Son amie Katia lui demande s’il s’agit d’une copropriété divise ou indivise. Martyne ne sait quoi répondre et se demande bien quelle est la différence.
Règle générale, lorsqu’on souhaite acheter une copropriété, un des premiers éléments à vérifier est le type de copropriété : s’agit-il d’une copropriété divise ou indivise? Ces deux types de copropriétés possèdent des caractéristiques bien à elles. Il est important de vous assurer qu’elles correspondent à vos besoins et à vos attentes.
Voici un bref aperçu des principales distinctions entre ces types de copropriétés.
La copropriété divise
Si vous faites l’achat d’une copropriété divise, vous ferez l’achat d’une partie privative (ex. : votre appartement, votre stationnement privé) et aussi d’un pourcentage des parties communes de l’immeuble (ex. : les corridors, les cages d’ascenseurs, la piscine, etc.).
Vous serez le seul propriétaire de votre partie privative et partagerez, avec les autres copropriétaires, la propriété des parties communes.
Dans ce type de copropriété, il est possible qu’un des copropriétaires ait l’usage exclusif de certaines parties communes à usage restreint (ex. : une terrasse ou un balcon). Cette information doit être inscrite dans la section « Description sommaire de l’immeuble » de votre contrat de courtage.
En achetant une copropriété divise, votre appartement aura son propre numéro de lot (cadastre). Vous aurez aussi vos propres comptes de taxes scolaires et municipales.
Puisqu’il s’agit d’une copropriété divise, il vous sera possible de vendre votre fraction sans l’avis des autres copropriétaires. D’ailleurs, advenant un problème de solvabilité d’un voisin, vous ne serez pas affecté par la situation hypothécaire de ce dernier.
Une autre caractéristique de la copropriété divise est la présence d’un syndicat de copropriété qui a pour mission de veiller à l’administration de l’immeuble.
La copropriété indivise
Si vous faites l’achat d’une copropriété indivise, vous ferez l’achat d’un pourcentage d’un immeuble entier. L’immeuble appartient donc à plusieurs propriétaires.
Dans la copropriété indivise, il n’y a pas de syndicat de copropriété comme dans la copropriété divise. C’est une convention d’indivision qui permet d’administrer les droits de tous les propriétaires et d’établir les droits d’usage exclusif attribués à chacun d’entre eux (ex. : votre appartement, votre stationnement privé).
La convention d’indivision est facultative, mais généralement recommandée. On y indique le fonctionnement et la gestion de la copropriété. C’est également dans la convention d’indivision qu’on détermine si, au moment de la revente de votre part, vous êtes libre de la vendre ou de la céder à n’importe qui ou encore si vous êtes obligé de l’offrir aux autres propriétaires déjà en place. Cette convention doit être publiée au Registre foncier du Québec pour que tout futur acheteur soit tenu de la respecter.
Dans le cas d’une copropriété indivise, un seul numéro de lot (cadastre) décrit l’ensemble de la propriété. Les taxes scolaires et municipales sont communes entre les propriétaires. Aussi, les charges de l’immeuble sont assumées par tous les propriétaires, et ce, en proportion de leur part respective.
Suivant les conseils de son amie Katia, Martyne a communiqué avec un professionnel de l’immobilier autorisé par l’OACIQ. C’est ainsi qu’elle a appris qu’il s’agissait d’une copropriété divise. Emballée par cette première conversation, Martyne a pris rendez-vous avec lui pour faire une visite en bonne et due forme de la copropriété… À suivre!
Devenir copropriétaire vous donne certains droits, mais aussi des obligations. Assurez-vous de bien vous renseigner et de bien comprendre toutes les implications liées à l’acquisition d’une copropriété. L’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) recommande de consulter un professionnel dûment formé qui possède les compétences spécifiques pour vous assister dans l’achat d’une copropriété.
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Mauvaises herbes : que faire?
Source: www.centris.ca
C’est enfin le printemps ! Le gazon refait surface, et les mauvaises herbes envahiront votre pelouse, le gravier de l’entrée et vos plates-bandes plus vite que vous ne le croyez. Ces pissenlits, chiendents et autres herbes sont tenaces et réapparaissent chaque année. Voici plusieurs trucs pour vous aider à les éliminer, le plus longtemps possible.
Un gazon en santé = moins de mauvaises herbes
Pour commencer, moins de mauvaises herbes pousseront dans votre gazon si celui-ci est en bonne santé. Voici trois mots à retenir : aération, engrais, ensemencement.
Aération : pour certaines mauvaises herbes, un sol compact est l’idéal. Aérez vos sols!
Engrais : utilisez le gazon fraîchement coupé comme engrais naturel. Coupez-le et laissez-le, un moyen simple de le rendre plus fort.
Ensemencement : une pelouse bien fournie aura moins tendance à laisser la place aux indésirables mauvaises herbes. Procurez-vous des semences à gazon pour regarnir votre pelouse. Un petit truc : faites un mélange de semences à gazon et semences de trèfles.
Ah! Ces mauvaises herbes!
Votre pelouse est envahie par les mauvaises herbes. Est-ce que vos voisins croient qu’il y en a plus que le gazon lui-même? Si oui, ne vous découragez pas. Il existe plusieurs solutions pour vous en débarrasser.
Attaquons-nous à ces mauvaises herbes :
Soyez bien préparé avec tout ce qu’il y a à faire au printemps, consultez l’article Préparez votre cour pour l’été.
Liste des mauvaises herbes
Nous reconnaissons facilement les mauvaises herbes qui envahissent nos terrains, mais leur nom est souvent un mystère. Pour les identifier, voici une liste non exhaustive des mauvaises herbes qu’on retrouve le plus souvent sur le gazon, entre les pavés et dans le gravier.
Pour découvrir comment entretenir votre terrain pendant la belle saison, consultez l’article Astuces pour pelouse et plates-bandes.
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Ce qu’il faut savoir sur la fosse septique
Source: www.centris.ca
Si vous avez acheté récemment votre première maison à la campagne, vous avez probablement bien des questions au sujet de la fosse septique, n’est-ce pas ? Soyez sans crainte : cet article répond aux questions les plus courantes concernant les fosses septiques.
Qu’est-ce qu’une fosse septique ?
Quand une maison n’est pas reliée à un service municipal d’égouts, il faut installer une fosse septique. Il s’agit d’un réservoir enfoui dans le sol à proximité de votre maison.
Le principe commun à toutes les fosses septiques est le suivant : les eaux usées sont envoyées dans ce réservoir où les bactéries transforment les résidus liquides ou semi-liquides. Les liquides sont évacués par des tuyaux vers un champ de drainage. Les matières liquéfiées sont évacuées à l’aide de tuyaux percés. Il ne reste plus dans le fond du réservoir qu’une boue qui doit être retirée pour éviter que la fosse septique se bouche.
À quelle fréquence faut-il faire nettoyer la fosse septique ?
En fonction de l’utilisation, la fosse septique doit être vidée tous les deux, trois ou quatre ans. S’il s’agit de votre résidence principale, la loi québécoise exige une vidange aux deux ans. S’il s’agit plutôt d’un chalet ou d’une résidence secondaire, vous pouvez attendre un peu plus longtemps.
Attention : plusieurs municipalités ont des exigences précises concernant les fosses septiques. Assurez-vous de vérifier ce qu’il en est dans votre cas.
Quand faut-il changer la fosse septique ?
Les fosses septiques ont une durée de vie de 20 à 25 ans.
Comment peut-on savoir s’il est temps de vider la fosse septique ?
Vous pouvez ouvrir une trappe qui recouvre votre fosse septique et y descendre un bâton pour connaître le niveau de résidus accumulés. Si le niveau dépasse la moitié de la hauteur, il est temps de faire appel à des spécialistes du vidage des fosses septiques.
Mais vous devez aussi être attentifs à différents signes que votre fosse septique est pleine :
Attention : si vous entendez des bruits d’écoulement en vidant la laveuse ou une baignoire, il se peut que l’évacuation soit bouchée.
Rappelez-vous qu’un vidage périodique est la meilleure méthode pour éviter des problèmes avec votre fosse septique.
Quelles sont les précautions à prendre pour maintenir une fosse septique en bon état et assurer son efficacité ?
En plus de procéder régulièrement à un vidage, il est prudent de :
La fosse septique a besoin de micro-organismes pour « digérer » les matières qu’on y dépose. Il faut donc éviter d’y jeter tout produit qui nuirait à leur efficacité.
Si vous avez une fosse septique, voici ce qu’il faut retenir : vous devez faire attention à ce que vous y jetez, la vidanger régulièrement et rester attentif à tout signe de problèmes.
Pour en savoir plus, consultez ce Guide des bonnes pratiques.
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Financement d’une propriété: quelles sont les options?
BLOGUE INVITÉ. L’achat d’une propriété demeurera sûrement toujours un des investissements les plus importants d’une personne. Comme tout investissement, on se doit d’y injecter du capital. Quelles sont les options? Où puiser ce capital afin d’investir dans ma première propriété?
La question se pose encore plus dans une situation comme celle que nous vivons actuellement. Le prix des propriétés a augmenté considérablement, imposant une mise de fonds plus élevée.
Dans la majorité des cas, l’achat d’une propriété subséquente vous permettra d’injecter le profit net de vente de la résidence précédente comme mise de fonds. Toutefois, dans certains cas, il vous faudra solliciter d’autres sources de mise de fonds si vous souhaitez garder votre propriété actuelle afin de la louer ou de l’utiliser comme résidence secondaire.
Voici les sources possibles de mise de fonds au Canada.
Épargne
L’épargne demeure toujours la source privilégiée des prêteurs hypothécaires et des grandes banques canadiennes. Elle démontre entre autres de bonnes habitudes en ce qui concerne la gestion financière personnelle, ce qui rassure un créancier quant au remboursement du prêt. On parle ici de compte bancaire, CELI, REER ainsi que les investissements encaissables ou à terme. Notez qu’afin de confirmer l’admissibilité des fonds, vous allez devoir démontrer l’activité bancaire des 90 jours derniers, afin de confirmer que les fonds soi-disant « épargnés » sont en votre possession depuis un certain temps.
Régime d’accession à la propriété
Communément appelé le RAP, ce programme gouvernemental vous permet de décaisser jusqu’à 35 000 $ par emprunteur pour l’achat de votre première propriété sans imposition d’impôts, à condition de le rembourser à l’intérieur des 15 années subséquentes.
Depuis le 19 mars 2019, les règles ont changé en ce qui concerne le régime d’accès à la propriété. Voici les détails complets.
L’incitatif à l’achat d’une première propriété (IAPP)
Ce programme a fait couler beaucoup d’encre quant à ses réels bénéfices. Annoncée en mars 2019, l’incitatif permet d’obtenir de 5% à 10% additionnel à votre 5% personnel afin de réduire le prêt, donc les paiements. Cela permet ainsi une facilité accrue quant à la qualification hypothécaire des premiers acheteurs. L’idée est géniale jusqu’à ce que l’on s’interroge le remboursement de l’incitatif en question.
Il s’agit d’un prêt participatif devant être remboursé dans 25 ans maximum ou à la vente de la propriété. Le gouvernement participe donc à l’appréciation ou à la dépréciation de la valeur de la propriété. Autrement dit, participer au programme en 2021 à 5% impliquant une propriété de 400 000$ (donc 20 000 $) nécessitera un remboursement de 35 000 $ si celui-ci se fait au moment où la propriété vaut 700 000 $.
Il est impératif de consulter un expert en financement hypothécaire, ou votre notaire pour bien comprendre toutes les implications du programme.
Don monétaire
Il arrive souvent qu’une opportunité se présente plus rapidement que prévu et nos épargnes ne sont pas tout à fait prêtes pour votre projet d’achat. Avec l’augmentation récente des prix de vente, il est possible aussi que votre objectif d’achat doive être repoussé, car votre mise de fonds accumulée n’est plus suffisante pour atteindre le 5% minimal requis.
Peu importe la circonstance, le financement hypothécaire permet à un membre de la famille proche d’injecter un montant d’argent comme mise de fonds afin de vous aider. Dans la majorité des cas, le lien de parenté se limite à père, mère, frère ou sœur, mais dans certaines situations, le lien peut s’étirer jusqu’aux grands-parents.
Ce don doit être déclaré comme étant non-remboursable afin d’être admissible par le créancier. Sinon, cette avance de fonds sera perçue comme un prêt ce qui pourrait limiter votre capacité d’emprunt.
Don d’équité
Au même titre que le don monétaire, le don d’équité implique qu’un membre de la famille proche vous fasse un « cadeau », cette fois-ci, sous forme d’équité. Pour se faire, la transaction doit bien sûr impliquer la propriété propre du donateur.
Utilisons un exemple concret. Audrey achète la maison de son père évaluée à 475 000 $. Afin de l’aider dans son premier achat, le père d’Audrey lui vend 425 000 $. Sur l’offre d’achat conclue entre les deux partis, ils déclarent la vente à 475 000 $, un don d’équité de 50 000 $ et un solde de vente net due au vendeur de 425 000 $. Audrey profitera donc de l’équité donnée par son père comme mise de fonds pour son achat.
Prêt ou refinancement hypothécaire
Si vous possédez déjà une propriété, qu’elle soit locative ou secondaire, vous pourriez piger dans l’équité de celle-ci via un refinancement afin de libérer le capital et ainsi l’injecter dans l’achat d’un autre immeuble.
Que ce soit via un refinancement hypothécaire, un prêt personnel ou toute forme de crédit, il est important de comprendre que cette nouvelle créance devra faire partie de votre bilan lors de l’achat. Votre ratio d’endettement devrait considérer ce nouveau prêt et pourrait, dans certains cas, avoir un impact sur la prime d’assurance imposée par les assureurs hypothécaires canadiens lorsqu’on injecte moins de 20% de mise de fonds.
Plusieurs options sont disponibles, mais elles sont propres à chacun. Vérifiez avec votre expert en financement hypothécaire afin de bien faire analyser votre situation et de voir quelles options s’offrent à vous quant aux sources possibles de mise de fonds, mais aussi les avantages et les inconvénients d’augmenter ou de réduire votre mise de fonds.
Note: Ceci représente mon opinion et mon expérience personnelle, et non celle de nesto inc. Je ne suis ni courtier hypothécaire ni courtier immobilier.
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Tout savoir sur les frais de condos
Source: centris.ca
Vous venez de visiter le condo de vos rêves et souhaitez aller plus loin dans votre démarche d’achat. Le courtier immobilier avec lequel vous faites équipe vous présente tous les documents reliés à la copropriété et vous voilà face à plusieurs interrogations.
Les frais de copropriété semblent peu élevés et cela fait bien votre affaire! Toutefois, votre courtier vous indique de demeurer vigilant et vous explique quels sont les enjeux face à des frais peu élevés.
Quels sont les frais de condo à prévoir?
Ce qu’on appelle communément les « frais de condo » sont les coûts nécessaires pour l’administration, l’entretien des parties communes d’un immeuble en copropriété et qui sont payables par les copropriétaires au syndicat.
Les frais communs ont également été inclus afin d’avoir une vue plus globale des frais mensuels engendrés lors de l’achat d’une copropriété (par ex. : déneigement, entretien du terrain, etc.). Il est important de prendre connaissance des frais de condo dans votre budget mensuel qui s’ajoutera au montant de l’hypothèque, des assurances et autres.
Soyez vigilant avec des frais de condo peu élevés
Lorsque les copropriétés affichent des frais peu élevés, cela peut être mauvais signe.
Cela peut notamment cacher une déficience du fonds de prévoyance, un manque d’entretien et une inexécution de travaux majeurs. Une négligence de la sorte augmente le risque de sinistres plus importants, ce qui peut à terme coûter très cher!
[Bon à savoir : si des travaux majeurs sont à prévoir, mais qu’il n’y a pas assez d’argent dans le fonds de prévoyance, le syndicat de copropriétaires peut facturer une cotisation extraordinaire.]
Qu’est-ce que le fonds de prévoyance?
Le fonds de prévoyance représente une somme d’argent que la copropriété se constitue par le biais de versements de montants d’argent afin d’anticiper le financement de certains travaux des parties communes.
La loi impose que le fonds de prévoyance soit alimenté par un apport financier des copropriétaires, qui ne peut être inférieur à 5 % de leur contribution aux charges communes.
Enfin, la Loi impose à tout syndicat de copropriétaires de constituer un fonds de prévoyance, en fonction du coût estimatif des réparations majeures et du coût de remplacement des parties communes. Les sommes accumulées appartiennent au syndicat et ne donnent lieu à aucun remboursement par le syndicat au copropriétaire, à l’occasion de la vente de sa partie privative.
source : fr.condolegal.com
Michel Girard MICHEL GIRARD Le nouveau CELIAPP: une bonne idée
Source: journaldemontreal.com
Le meilleur placement à vie de la plupart des gens qui, bien sûr, en ont les moyens financiers, c’est l’achat d’une propriété à titre de résidence principale.
Voilà pourquoi je suis nettement en faveur du nouveau CELIAPP (Compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété) qui entrera en vigueur dès janvier prochain, en 2023. Et qui, cinq ans plus tard, pourrait permettre à un futur acheteur québécois d’accumuler plus de 40 000 $ de capital, tout en bénéficiant d’une économie d’impôts de 14 000 à 15 000 $ s’il gagne entre 50 000 $ et 100 000 $ par année.
Parenthèse importante : je présume ici que les provinces, dont le Québec, vont emboîter le pas et accorder également une déduction provinciale sur les cotisations au CELIAPP, comme elles le font pour le REER.
Avec le CELIAPP, Justin Trudeau et sa ministre des Finances, Chrystia Freeland, vont ainsi donner un bon coup de pouce fiscal aux Canadiens de 18 ans et plus qui souhaitent acquérir une première maison. Par première propriété, on entend « ne pas avoir vécu dans une propriété » qui nous appartient dans l’année de l’ouverture du CELIAPP et lors des quatre années civiles précédentes.
LA MÉCANIQUE
La contribution au CELIAPP est plafonnée à 8000 $ par année, en plus d’être assujettie à des contributions à vie totales de 40 000 $. En contribuant au CELIAPP, les gens bénéficieront d’une déduction d’impôts.
Le capital accumulé dans le CELIAPP pourra être utilisé en franchise d’impôt lors de l’acquisition de la propriété. Le délai d’utilisation des fonds est de 15 ans.
Au prix que coûtent aujourd’hui les maisons, la moindre aide financière ne peut qu’aider les futurs propriétaires à réaliser le rêve d’avoir son chez-soi.
PAS POUR TOUT LE MONDE
Maintenant, le nouveau CELIAPP est fiscalement pertinent pourvu que les futurs détenteurs gagnent un revenu suffisamment élevé pour avoir au bout du compte de l’impôt à payer, tant au fédéral qu’au provincial.
Dans son budget, la ministre Chrystia Freeland cite pour exemple un ménage dont chacun gagne entre 50 000 $ et 100 000 $, et dont le taux d’impôt fédéral est de 20,5 %.
Si chaque membre du couple effectue une cotisation annuelle de 8000 $, cela donnera droit à chacun à une déduction fiscale fédérale de 1640 $. Au Québec, en raison de l’abattement fiscal, le taux d’imposition fédéral est de 17,12 % pour ces tranches de revenu imposable. Ce qui procurerait, dans cet exemple, une déduction fédérale de 1370 $.
Et si Québec emboîte le pas comme on s’y attend, le détenteur du CELIAPP bénéficiera d’une déduction provinciale additionnelle de 20 % par tranche d’investissement dans le CELIAPP. Une cotisation annuelle de 8000 $ rapporterait une déduction provinciale d’environ 1600 $.
Par tranche de 8000 $ de cotisation au CELIAPP, un contribuable québécois économiserait donc au total 2970 $ d’impôts (1370 $ au fédéral, 1600 $ au provincial).
Sur la contribution à vie maximale de 40 000 $ dans le CELIAPP, le rabais d’impôts potentiel serait de l’ordre de 14 850 $ pour un contribuable québécois gagnant un revenu imposable variant de 50 000 $ à 100 000 $.
Je ne pense pas que le CELIAPP va générer une surchauffe immobilière.
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